Grimoire encyclopédique

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Johel3007
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Re: Grimoire encyclopédique

Message par Johel3007 » lun. juil. 25, 2016 4:48 pm

Détails généraux complémentaires

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Gouvernement et institutions (3)


Crimes et punitions

La loi en Roumalie vise avant tout à organiser le Grand Royaume en un tout cohérent et harmonieux où l’ensemble des énergies est au service de la volonté du Trône, incarnée par le Grand-Roi, mise en pratique par la Cité-Soleil, tout ceci pour le bien du peuple et la paix céleste.
Si l’organisation des grands dessins est une affaire avant tout de politique, elle nécessite toutefois que soit régler mille et un petits détails du quotidien sans lesquels les tendances égoïstes de chacun des sujets du Grand-Royaume resurgiraient en force, pulvérisant l’ouvrage. Pour empêcher cela, la loi est ferme et intraitable en apparence, avec des règles dures et des punitions terribles pour quiconque défie l’autorité royale ou tente d’en abuser à son seul profit.
Là où la plupart des nations d’Alméra (et du monde, en fait) favorisent des peines de prison pour les criminels et délinquants, cherchant à protéger la société contre eux tout en les réhabilitant comme citoyens productifs, la Roumalie se veut pragmatique et fataliste : chaque sujet est responsable de ses actes et il n’appartient pas au Trône de refaire l’éducation du sujet là où sa famille a visiblement échoué. Chaque transgression est punie de manière rapide et efficace. Il n’est pas de place pour des « écoles à barreaux » où les adultes réapprennent soi-disant la citoyenneté mais, dans les faits, ne font que moisir pendant des années aux frais du reste de la nation. Les châtiments corporels, les travaux forcés, l’exil ou même la peine de mort sont donc d’application tandis que la prison ne sert en fait que de maison d’arrêt entre l’interpellation et le jugement.

Châtiments corporels

La forme la plus fréquente et expéditive de punition consiste en un châtiment corporel. Le fouet ou la canne en bambou sont fréquemment utilisés pour les offenses mineures. Mais dans les cas plus graves, comme lorsque l’auteur est un récidiviste qui ne peut compenser les victimes, des méthodes plus créatives sont parfois d’usage tel que :

Tatouage, lequel varie considérablement et est de plus en plus fréquent dans l’usage moderne, la technologie permettant de l’apposer avec une relative simplicité et une garantie de résultat potable, sans complication médicale sérieuse. Les symboles ayant pour signification « voleur », « escroc », « contrebandier », « assassin », etc… sont généralement appliqués sur le front, les joues ou les mains. Il s’agit ici moins d’une punition pour le condamné que d’un avertissement à l’égard de toute personne qu’il rencontrera dans le futur. Le tatouage s’accompagne généralement du fouet, de la canne, d’amendes ou de période de servitude, selon le crime considéré.

Amputation d’une oreille ou du nez, réservée aux escrocs, fraudeurs, marchands malhonnêtes et autres crimes nécessitant une dose de duplicité suite à un échange de marchandises ou services. Une telle défiguration vise à indiquer à tous la nature malhonnête du condamné. Si son application passée était fréquente, elle est aujourd’hui réservée aux récidivistes qui, en dépit d’un tatouage appliqué suite à de précédentes condamnations, s’entêtent dans leurs activités criminelles.

Amputation de la langue, réservée aux parjures et aux individus coupables de mensonges ou insultes envers des nobles, des magistrats, des mandarins ou des officiers. Souvent remplacé par un tatouage sur la nuque de nos jours, l’amputation devient un dernier recours à l’égard de journalistes et autres opposants politiques particulièrement vocaux. Son application reste systématique en cas d’insulte à l’égard des membres de la Maison Cheng.

Amputation de doigts, réservée aux voleurs. La logique est qu’un vol est parfois nécessaire pour survivre et que la perte d’un doigt, au vu de la rude nature des travaux de champs et de l’artisanat, n’est pas inhabituelle même sans délit. L’amputation est alors une manière ambiguë de marquer un voleur récidiviste sans pour autant le mettre au banc de la société. Le fait que sa dextérité s’en trouvait réduite pouvait être un obstacle professionnel mais pas au point de ruiner sa vie. Mais si après avoir reçu le fouet, la canne et le tatouage, le voleur continue à voler, c’est qu’il se fiche des normes sociales et des cicatrices éphémères. Le diminuer durablement dans sa chair et d’une manière qui peut être répétée (l’humain ayant dix doigts…) devient alors le seul recours en dehors de la mise à mort. Un multirécidiviste pouvait très bien se retrouver avec deux moignons, errant sur les routes à mendier, le tatouage ne laissant que peu de doute quant à l’origine de ses mutilations.

Amputation d'un pied, réservée aux servants qui auraient fui leur devoir et, bien que de manière plus rare de nos jours, aux femmes infidèles, afin qu’il soit plus difficile de parcourir de longues distances et donc d’échapper à leur maître ou mari. Une version moins extrême consiste à briser une rotule ou une cheville puis à la ressouder de travers. La punition est parfois appliquée par défaut à ceux condamnés à plus de trois décennies de servitude, période jugée si longue qu’il devient intéressant pour le condamné de chercher à fuir.

Castration, réservée aux violeurs et aux proxénètes. La peine vise ici à les diminuer en tant qu’hommes autant qu’à limiter leur capacité de nuisance future. Mais surtout, l’expérience a montré qu’il s’agissait d’un très puissant dissuasif. La même peine fut parfois réservée aux hommes ayant pris une vierge hors des liens du mariage ou pris la femme d’un autre homme, bien que les cas furent rares.
La peine est encore appliquée aux officiers, mandarins et notables ayant failli de manière impardonnable à leur devoir envers le Trône, la justification ancienne étant qu’un castré n’aurait pas de nouveaux descendants. À une époque où la mortalité infantile était élevée et où un homme dépendait de ses fils pour ses vieux jours, cela encourageait les jeunes officiers, mandarins et notables, souvent issus de familles influentes, à faire preuve d’une grande rigueur et intégrité, au moins jusqu’à ce qu’ils aient sécurisé deux ou trois héritiers adultes et viables. Aujourd’hui, il s’agit surtout d’humilier l’individu au-delà de la simple perte de prestige professionnel qui accompagne une révocation du titre.

Procès et emprisonnement

Si les châtiments corporels peuvent sembler violents ou barbares, il faut toutefois modéré leur usage : à l’exception du fouet et de la canne, l’ensemble des autres peines suit toujours une période d’emprisonnement visant à protéger l’accusé contre la vindicte de la population tandis que le procès se prépare. Cette tradition de justice méthodique et inquisitive garantit ainsi qu’aucune condamnation précipitée n’ait lieu.
L’emprisonnement peut aussi être la conséquence d’une demande d’appel au jugement. Le condamné verra ainsi sa punition suspendue mais il restera incarcéré jusqu’au nouveau jugement. En cas d’acquittement, il sera compensé par la partie accusatrice.

Toutefois, en dehors des prisonniers en attente de procès, les peines de prison n’ont jamais réellement été dans les traditions de Roumalie, celle-ci préférant une sentence plus expéditive ayant pour objectif de clore l’incident aussi tôt que possible en s’assurant que les parties lésées s’estiment compensées équitablement, que le condamné ne recommence pas et que sa punition serve d’exemple à tous.
On citera toutefois deux exceptions : les otages politiques et les otages fiscaux.
Les premiers sont gardés à portée de main par la Cité-Soleil en vue de maintenir sous contrôle des adversaires. Il peut s’agir d’opposants et rebelles comme de princes étrangers. Mais la logique reste la même : en tenant leurs chefs, amis ou parents sous prétexte de conduire appel au jugement initial, la Cité-Soleil se réserve le droit de punir toute action hostile de ses adversaires.
Les seconds sont de moins en moins fréquents, bien que le code légal autorise la pratique. Elle consiste en autoriser les percepteurs, dans le cas où un sujet ne pourrait s’acquitter de ses taxes, à saisir l’ainé des enfants vivant sous le toit du sujet en question et à l’emprisonner jusqu’au paiement des taxes. Si, après une durée raisonnable, le sujet semble toujours incapable de payer, l’otage sera libéré en échange du sujet, lequel sera tenu en servitude jusqu’à paiement de ses taxes par son travail.

Amende et servitude

De la même manière que le code légal prévoit la protection des accusés par leur emprisonnement puis par la tenue d’un procès dans des conditions sereines, ce même code prévoit que tout châtiment corporel peut être évité par le paiement d’une amende dont le montant varie en fonction du crime. L’amende doit être payée en monnaie et consiste d’une part en une somme à versé à la Cité-Soleil et d’autre part en une compensation versée à la famille de la victime. Si l’individu est trop pauvre, il a alors le choix entre payer par son travail ou endurer le châtiment corporel.
Ce travail se fait via des camps de travaux forcés propriétés du Trône. Les conditions de vie y sont rudes mais pas inhumaines, l’objectif étant d’offrir aux condamnés les plus pauvres une autre option que la mutilation. Quelques mois ou années de servitude dans ces camps permettent au condamné de payer sa dette à la société, littéralement.
Chaque condamné reçoit un tatouage avec la date de début de sa servitude et un matricule. Il sait qu’en cas d’évasion, ce tatouage pourra être une source d’intérêt pour les autorités lors de contrôle d’identité et donc lui valoir une condamnation plus forte, comme l’amputation d’un pied ou la perte d’une rotule.

Le prix d’une vie

Très tôt dans l’Histoire de Roumalie, les législateurs se sont intéressés à l’équation entre crime, coût pour la victime, châtiment corporel et compensation financière. Il est en effet apparu très vite que simplement punir le fautif via un châtiment corporel ne contribuait pas à faire justice à la famille victime de l’acte ou, à tout le moins, cette justice ne compensait en rien la perte occasionné par l’acte et son impact matériel sur l’existence de la famille. Les vols, dégradations matérielles, blessures lors de rixes et atteintes à l’honneur formant le gros des affaires judiciaires dans les villages paysans, une solution propre à éviter les rancœurs dans ces communautés assez isolées devint vite nécessaire. Elle s’imposa même comme indispensable quand les voyageurs (et notamment les soldats) du Grand-Royaume apportèrent leurs lots de troubles et de misère que les seuls coûts de fouet ne pouvaient rien faire pour alléger.

Le « Principe des Vingt-Cinq Pénitences » fut établi voici plus de deux millénaires pour donner la première table de conversion objective entre châtiment corporel et compensation monétaire, où un coup de fouet était égal à 120 pièces de cuivre, un coup de canne était égal à 60 pièces de cuivre, une année de servitude était égale à 12.000 pièces de cuivre, un exil à une distance de 2000 li était égal à 30.000 pièces de cuivre. Une condamnation à mort nécessitait pour son annulation le paiement de 42.000 pièces de cuivre, soit l’équivalent de 3,5 années de servitude pénale. À noter qu’à l’époque, la « servitude pénale » se faisait dans des conditions très dures où la mort, sans être une certitude, était plus que probable en raison du travail dangereux (comme dans les mines), de la quasi-absence d’hygiène et de médecine ainsi que la faible quantité (voir l’absence en cas de famine régionale) de rations alimentaires.
Les sommes demeurent malgré tout immenses quand on considère qu’un compagnon maçon, à l’époque, recevait environ 21 pièces de cuivre par Lune, donc environ 250 pièces cuivre par an. Éviter une année de servitude pénale pouvait donc coûter une existence entière de labeur normal et éviter la peine de mort était une chose que seuls les nantis pouvaient se permettre et uniquement à grand coût.

En plus de la conversion des châtiments corporels en amendes monétaires, le code du « Chemin pour la Juste Réconciliation », un guide de jurisprudence établi auteur du cinquième siècle après JC et basé sur les us et coutumes de la péninsule de Roumalie, définit un prix que l’auteur d’un délit se doit de payer directement à la famille de la victime (et non à la victime elle-même) afin d’éviter un procès et donc une sanction pénale. Les prix donnés incluent une très large liste d’actes, avec par exemple les vols, dont le prix dépend de la valeur de l’objet et de la durée avant la restitution, traitant dans les faits le vol comme un emprunt à taux d’intérêts usuraires. Le degré de relation entre l’auteur et la victime ainsi que leurs positions sociales respectives jouent aussi un rôle pour définir le prix final. Même le meurtre est inclus dans cette liste, donnant un prix à payer à la famille pour la mort d'un chef de famille, d'un fils aîné, d'une fille vierge, d'une femme, d'une concubine, d'un serviteur,... Typiquement, même le paiement de cette compensation s'accompagne toutefois d'un châtiment corporel symbolique mais qui, là aussi, peut être remplacé par une amende.

Enfin, l’idée d’un « échange de corps » est aussi décrite, où un innocent peut offrir de remplacer le condamné en ce qui concerne le châtiment corporel ou la servitude pénale. La coutume est vue comme un honnête transfert de richesse, où le riche sort appauvri et humilié dans son honneur mais intact dans sa chair tandis que le pauvre en sort enrichi, assurant à ses enfants un meilleur avenir tout en gagnant en prestige pour son courage. Les histoires de plusieurs Maisons actuelles tracent leur lignage à un ancêtre qui, ayant accepté de purger plusieurs années de servitude pénale en échange d’une somme confortable mais inférieure à ce que le condamné aurait dû payer normalement, s’en est sorti vivant et est revenu couvert de gloire dans son village natal, où il a pu acheter des terres et débuter une existence hors du joug des grands clans locaux. La pratique, si elle est moralement réprouvée dans le chef du condamné, reste légale et pratiquée aujourd’hui.

Bien que fondamentalement inéquitable (il était, par exemple, octroyé des coûts plus élevés pour un paysan causant du tort à un noble que pour un noble causant du tort à un paysan), il représente une volonté toute confucéenne d’harmoniser les relations sociales en évitant le conflit, offrant à chaque partie un moyen de sauver son honneur et de conserver sa position socioéconomique, ôtant ainsi le besoin pour une vengeance ou une rancœur susceptible de semer la division. Il inclut aussi la notion de gravité circonstancielle, avec notamment des peines plus lourdes pour les crimes entre membres d’une même famille, et de circonstances atténuantes, où la volonté de nuire de l’accusé, la nécessité du crime au regard de sa survie et de ses devoirs et enfin sa réputation selon les cinq vertus, sont prises en considérations pour établir une sanction et une compensation objectives.

Encore aujourd’hui, le « Chemin pour la Juste Réconciliation » et le « Principe des Vingt-Cinq Pénitences » sont utilisés comme guides par les magistrats, bien que les amendes et châtiments aient été adaptés à l’air du temps. Il coûte environ 5 ans de salaire pour éviter une année de servitude,

Exile

Lorsque, en dépit des tentatives de réparation envers les victimes et de sa dette payée à la société, le condamné reste une nuisance évidente par sa seule présence dans la région, il est souvent décidé de l’exiler dans une autre province. Dans le « Principe des Vingt-Cinq Pénitences », l’exil est divisé en trois types de respectivement 2000, 2500 et 3000 li, ce qui correspond à entre 850 et 1250 kilomètres. Une distance considérable, jugée comme nécessitant environ une Lune de voyage à pieds et donc suffisamment distante que pour, dans la Roumalie rurale, éviter toute confrontation fâcheuse.
Aujourd’hui, la Roumalie pratique toujours l’exil mais les distances ont changées. Les 2000 li qui se contentaient d’écarter de sa communauté natale un sujet indésirable sont aujourd’hui un bannissement vers l’île de Zhao ou, pour les moins chanceux, hors des frontières du Grand-Royaume. Cela est dû au fait que le monde est, de par la vitesse des transports, devenu bien plus petit et que la Roumalie ne peut donc plus se permettre le luxe de simplement séparer deux clans qui se haïssent si une heure d’automobile pourrait les renvoyer face à face.
Les juristes actuels planchent sur des alternatives acceptables à long terme mais le peuplement de Zhao par des exilés semble l’option choisie pour l’heure, au risque d’en faire un semblant de colonie pénale.

Exécution

Comme vu plus haut, le système judiciaire de Roumalie est dur mais juste, en cela qu’il prononce des sentences lourdes mais offre aussi quantité d’opportunités aux accusés pour avoir un procès équitable, des possibilités d’appels, une prise en compte des circonstances présentes et passées de l’accusé et des victimes, une commutation de la peine en amende et même la possibilité de négocier avec quelqu’un pour qu’il endure la peine à la place de l’accusé. Dans les faits, les condamnations à mort restent très peu fréquentes et sont souvent commutées en exil, en servitude pénale ou en amende. Mais lorsqu’elles sont appliquées, elles le sont avec brutalité, afin de marquer les esprits.

Pendaison, réservée aux crimes de sang les plus communs, la pendaison est aussi la forme d’exécution la plus courante dans les campagnes, où il est facile et économe de trouver une corde ainsi une branche ou une poutre. Jugée comme une méthode « humaine », il s’agit ici de tuer vite si possible et « proprement ».

Décapitation, réservée aux notables et personnalités dont la mort par pendaison est vue comme honteuse aussi bien pour le condamné que pour les bourreaux et juges. Par cette mort rapide et digne, il s’agit de témoigner du respect et d’honorer les actions passées du condamné et de sa famille, sans pour autant les autoriser à se soustraire à la justice objective du Trône.

Fusillade, méthode d’exécution de masse où une tranchée est creusée, les condamnés alignés à genoux, pieds et poings liés, avant qu’une balle ne soit tirée dans chacun d’eux. Si possible, la tête est visée. Les corps sont couverts de chaux vive et la tranchée est recouverte de terre peu après. C’est une méthode appliquée dans des cas similaires à la pendaison mais lorsque le nombre de condamnés est trop important que pour permettre une exécution « propre ».

Écartèlement, quatre bêtes de trait connectées ensemble par des cordes attachées les membres du condamné. La mort est assez lente, très douloureuse et graphiquement impressionnante pour les témoins. Réservés aux traitres et autres criminels ayant attiré la colère et la haine de la Cité-Soleil plutôt que simplement l’exercice de sa justice.

Ébouillantage, considérée comme brutale et cruelle, cette forme d’exécution est réservée aux traitres, aux déserteurs et autres criminels jugés trop odieux que pour mériter une mort douce mais trop nombreux que pour justifier l’écartèlement. Il fut autrefois coutume après une rébellion de faire bouillir de grandes marmites où des dizaines de prisonniers étaient précipités, pieds et poings liés, en guise d’avertissements à la population locale.

« Lingchi », forme particulièrement cruelle d’exécution qu’on pourrait traduire par « mort par un millier de coupures ». Le condamné est découpé en morceaux de son vivant, ceci en recevant une dose d’opiacé juste suffisante à le maintenir conscient et vivant durant le processus mais pas suffisante à lui endormir les sens. Le nombre de morceaux dépend de l’infamie du crime. Les morceaux sont ensuite dispersés à travers le Grand Royaume afin qu’aucune sépulture décente ne soit offerte au condamné. Certains morceaux sont parfois envoyés à la famille ou aux alliés du condamné, en une moquerie de respect servant à la fois d’affront et d’avertissement. La méthode n’a plus été utilisée depuis presque trois cent ans et est réservée spécifiquement pour les mandarins, officiers, magistrats et notables ayant volontairement trahis la confiance du Trône.
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Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
Frédéric Bastiat, La loi

Johel3007
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Re: Grimoire encyclopédique

Message par Johel3007 » ven. août 05, 2016 10:33 am

Détails généraux complémentaires

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Démographie et culture (1)


Le Grand Royaume de Roumalie est une terre vaste où les communications et transports modernes restent encore hors de portée de la majorité de la population. Les distances importantes et le caractère limité des échanges ont ainsi entrainé l’émergence de cultures locales parfois fortement distinctes. Officiellement, le Grand-Royaume de Roumalie reconnait quatre grandes ethnies :
Les Kiyus, originaires de la péninsule de Roumalie et formant environ 85% de la population totale
Les Kai, descendants d’émigrés de l’Empire du Kaiyuan, formant 11% et principalement concentrés dans les villes côtières et le Nord.
Les Nûkuda, supposés être descendants des populations du Levant et d’Eran, représentent 5% de la population et sont, eux aussi, surtout concentré dans les grandes villes côtières.
Les Dakan, également venus du Kaiyuan, représentent 1%. La plus grande partie se retrouve à Jiyi.

La composition théorique énoncée ci-dessus est le fruit de publications et rapports issus de la Cité-Soleil et commandés par celle-ci dans un but avant tout politique. Il s’agit d’affirmer la relative uniformité ethnique du Makara Oriental, en assimilant de manière très large quantité de cultures à des « sous-ethnies » faisant partie de l’ethnie Kiyu. Dans ce modèle, les différences locales comme la langue, le style vestimentaire, les traditions, les coutumes, les religions,… sont ignorées comme de simples cas de régionalisme sans importance par rapport à la vérité historique officielle : que le Grand-Royaume de Roumalie est celui du peuple de Roumalie, lequel s’étendait jadis uniforme, patriote et indivisible sur toute la côte Est du continent et sur une bonne partie de l’Austrobeysin.
La réalité est toutefois un peu différente. Ainsi, il y a des dizaines d’ethnies dans le Grand-Royaume de Roumalie, dont plusieurs réclament une reconnaissance officielle et sont parfois utilisées comme prétexte lors de rébellions locales ou disputes politiques. La Cité-Soleil, de manière générale, adopte une ligne officielle d’ignorance à l’égard des revendications régionales. Mais des études réalisées au Kaiyuan, en Hokkaido, en Eran ainsi que par des anthropologues Almérans permet la mise en lumière de ces ethnies. Les articles suivants analyseront chacune d’elles mais, pour l’heure, nous nous limiterons à les lister.


Groupes ethniques de Roumalie
  • Kiyu (138.000.000)
    • « Vrais » Kiyu
    • Simboks (11.000.000)
    • Pualo
    • Qala (2.000.000)
    • Tatsin (1.000.000)
    • […]
  • Nûkuda (8.000.000)
    • Levantin
    • Eranéen
  • Kai (18.000.000)
  • Dakan (1.600.000)
  • Baisman (100.000)
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Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
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Johel3007
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Re: Grimoire encyclopédique

Message par Johel3007 » sam. août 13, 2016 7:28 am

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Démographie et culture (2)


Ethnie Qala

Région(s) de peuplement : Qalong
Environ 2.000.000 d'habitants


Culture :
Langue : Qala (Zhuang)
Religion : Animisme

Les Qala sont un groupe ethnique situé principalement dans le Sheng de Qalong. Réintégrés récemment dans le Grand-Royaume, ils sont considéré comme faisant partie du peuple Kiyu mais conservent des particularités culturelles régionales propres. Ainsi, leur langue diffère très sensiblement du mandarin, avec de fortes inspirations Kai et Dakan. Bien que la religion d'État dispose de nombreux temples à travers toute Qalong, la majorité de la population reste de confession animiste, révérant leurs ancêtres et les esprits de la nature. Si ce dernier aspect a pu aisément être réconcilié avec l'idée de l'Harmonisateur Cosmique révéré par les Kiyu, le culte des ancêtres demeure à part et vivace.
On citera notamment une célébration durant l'Apogée de la Lune du Cheval, l'astre plein étant vu comme un fenêtre vers le Ciel tandis que la configuration particulière des étoiles est assumée propice à la communication avec les morts. Plus que probablement, il s'agit en fait d'un temps peu avant la moisson et les prières aux ancêtres peu avant celle-ci visent à obtenir un temps clément. Superstition ou pas, le fait est que ces célébrations sont l'occasion pour les couples de se marier "sous l'oeil bien-veillant des ancêtres" (aka la Lune) ainsi que pour chaque famille et clan d'exposer sa prospérité en participant à des festins et célébrations, lesquels sont théorisés avoir eu pour fonction jadis de vider les greniers des plus anciennes réserves en vue de faire de la place pour la récolte suivante.
L'autre fête notable connue est le Couronnement du Buffle-Roi, ancienne coutume où les familles mettent en compétition leurs buffles utilisés dans l'agriculture locale pour déterminer le plus robuste, endurant et viril d'entre eux. Celui-là est choisi pour être épargné des travaux des champs cette année-là et pour s'accoupler avec l'intégralité du cheptel local avant d'être échangé avec le Buffle-Roi d'un village voisin, en vue de réaffirmer les liens d'amitiés entre les clans et effacer toute dispute et affront. Dans ce qui est sans doute un des exemples les plus anciens de sélection génétique, les buffles de Qalong, avec leurs courtes cornes recourbées sur elles-mêmes, ont émergés de cette pratique. La fête servit aussi à réaffirmer l'unité identitaire des Qala face à l'occupation de Rois étrangers.
La langue des Qala est encore fortement pratiquée dans les villages mais l'enseignement formel du mandarin dans les écoles sponsorisées par la Cité-Soleil tend à en effacer progressivement la pratique dans un contexte plus large. On estime qu'un tiers des Qa sont pour ainsi dire incapable d'écrire dans leur langue maternelle alors même qu'ils en sont capables en mandarin. Les efforts initiaux de la Cité-Soleil en la matière ont notamment établi une clé de conversion des symboles entre les mots Qala et les mots Kiyu.

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Membres de l'ethnie Qala, en habits traditionnels

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Buffle de Qualong, reconnaissable à ses cornes atrophiées et fortement enroulées
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Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
Frédéric Bastiat, La loi

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Re: Grimoire encyclopédique

Message par Johel3007 » sam. août 13, 2016 8:36 am

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Démographie et culture (3)


Ethnie Baisma

Région(s) de peuplement : Sugan
Environ 100.000 d'habitants


Culture :
Langue : Alémanique (Allemand)
Religion : catholicisme (majoritaire) luthéranisme, judaïsme (minorités)

Principalement concentrée dans la municipalité de Idjiwu, les Baisma sont une minorité ethnique descendant de commerçants alémaniques installés à partir du XVème siècle. Originaire de la Basse-Saxe et du Viertenstein, ils furent largement aliénés par la population locale tout au long de leur histoire. Le nom "Baisma" lui-même est une corruption de deux mots signifiants "Diables Blancs" dans le dialecte local et adoptés par les locaux en raison de la proximité phonétique avec "Basse-Saxe". En réaction à la xénophobie des élites Kiyu, les Alémaniques sont restés fortement repliés sur leur communauté, conservant la langue, les traditions, les valeurs et la religion de leurs ancêtres.

Disposant d'une position enviable au sein de l'économie locale, ils devinrent les intermédiaires privilégiés avec les marchands Almérans commerçant le long de la côte orientale du Makara. Cette position s'en trouva légalement renforcée suite du "Grand Pari de Hans". En 1701, Hans von Viertenstein, fils cadet de Rudolf von Viertenstein, lui-même lointain cousin cadet de Karl von Viertenstein, utilise sa part d'héritage pour prendre la mer avec six vaisseaux, 600 mercenaires Kiyu et 5 orgues à fusée en vue de rejoindre l'île de Föhr et se mettre au service du Comte d'Hochburg, alors en dispute avec le Duc de Zaar. Pour leurs services durant les années de conflits qui suivirent, Hans est symboliquement anobli en 1721 par le Prince Ludwig I Von und Zu Viertenstein. Il revint à Idjiwu avec moins de 50 soldats mais avec des cales chargées de présents. La majorité de ceux-ci furent présentés à la Cité-Soleil comme des "tribus de Son Altesse le Prince du Viertenstein à Sa Sage et Céleste Majesté", un geste qui fut apprécié par le Roi de l'époque, lequel accorda à Hans et sa famille le titre de Zhijing (gouverneur) de Idjiwu, une première pour un étranger, ainsi qu'une charte de commerce garantissant à lui-même et à ses descendants sur six générations un monopole sur le commerce naval entre l'Alméra et et la Péninsule de Roumalie. Encore aujourd'hui, même s'ils ne sont plus Zhijing, les descendants de Hans se font appelés "Barons d'Idjiwu" et participent à la prospérité de leur communauté, dont la population explosa pendant près de deux siècles d'immigration enthousiaste et dont ils sont les porte-paroles officieux.

Le Fu de Baishan, quartier-ghetto où 90% des familles Baisma sont concentrée, est un îlot d'Alméra Occidental au coeur d'une métropole largement Makiranne. Les seules concessions culturelles faite par les Baisma à leur héritage portent sur deux points :
L'alimentation, même si la choucroute reste à l'honneur, valant au Fu son surnom informel de "Ku Fu" (Quartier amère) parmi les Kiyu.
Les vêtements, où la laine est très largement remplacée par la soie, à la fois pour des questions pratiques et de prestige.

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Jeunes Baisma lors du "Ziegemondfest"

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Baishan Fu, littéralement "la Préfecture des Blancs"
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Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
Frédéric Bastiat, La loi

Johel3007
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Re: Grimoire encyclopédique

Message par Johel3007 » sam. août 13, 2016 11:06 am

Détails généraux complémentaires

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Démographie et culture (4)


Ethnie Simbok

Région(s) de peuplement : Simbok
Environ 11.000.000 d'habitants


Culture :
Langue : Simbok (Birman)
Religion : bouddhisme, confucianisme

Les Simboks sont une des ethnies dominantes de l'Austrobeysin, formant la première ethnie au Shankhaï et la seconde ethnie au Wapong. La province actuelle de Simbok, dans le Grand Royaume de Roumalie, est peuplé à 95% par les Simboks. C'est une des régions les plus densément peuplée du Grand-Royaume.
Arrivés initialement dans les années -500 sous l'impulsion de la Cité-Soleil pour y exploiter les gisements de fer, les ancêtres des Simboks se mélangèrent aux populations Lâhoms sur la côte et Koïms des montagnes. Une culture originale, mélange des trois, émergea sans pour autant réellement s'affirmer sous la domination de la Cité-Soleil, qui encouragera sans cesse une immigration massive en vue de fournir l'importante main d'oeuvre nécessaire pour les mines mais aussi pour diluer toute velléité identitaire.
Au XIIème siècle, la rébellion Chosonne chasse la Roumalie de la région. Face au manque de réactivité de la Cité-Soleil face aux raids des hordes du Taego Wang, plusieurs mandarins décident de collaborer avec les princes de Wa et du Mayong, assumant une indépendance de facto à l'égard du Trône du Dragon de Jade et cessant de payer tribus afin de financer leurs propres défenses contre les nomades.
S'en suivront deux siècles de luttes amères entre la fragile coalition des Mongs, Lâhoms, Koïms et Simboks contre les expéditions du Royaume de Cho-seon, avec la victoire de 1367 à la "Chute du Khan" (vallée de Wa). Durant toute cette période, les mandarins et leurs descendants assumèrent eux aussi le titre de princes, envoyant uniquement des hommages symboliques à la Cité-Soleil lorsque cela leur était exigé.
La Roumalie conduira par la suite plusieurs tentatives pour annexer à nouveau la région mais sans succès durable, les autres pouvoirs régionaux ayant eux aussi des intérêts sur l'Austrobeysin. Finalement, l'autorité Roumalienne sera définitivement brisée et chassée de la région au 18ème siècle, quand plusieurs princes Simbok s'allièrent à des corsaires Adéliens en leur offrant leurs filles en mariage, avec une confortable dote. Les corsaires adoptèrent les mœurs polygames locaux mais le portèrent à un tout autre niveau, se bâtissant de véritables harems et enfantant chacun des dizaines de bâtards, lesquels formèrent petit à petit une caste à part, les Shankhaï, métisses formant un cadre militaire et administratif loyal pour les nouvelles principautés.
La "Simbokie" deviendra une colonie Adélienne en 1830, quand les Shankhaïs se retournèrent contre les princes Simbok et offrirent le pays à l'Adélie en échange de son soutien militaire. Durant le siècle qui suivra, entrepreneurs Adéliens et soldats Shankhaïs se partageront les richesses du pays, maintenant leur domination grâce à une technologie militaire leur donnant un avantage absolu sur les populations locales et sur la Roumalie, ceci jusqu'à l'invasion par l'Eran en 1935.
Les Adéliens abandonnèrent alors la région, reléguée à l'état de front secondaire comparé aux événements en Alméra durant la Grande Guerre. Deux mouvements de résistance parallèles feront face à l'occupant : le Front National Adélien, menés par de Shankhaïs luttant pour rétablir l'autorité de l'Adélie, et l'Union de Libération Simbok, menés par des nationalistes Simboks lassés d'être à la merci de "barbares étrangers". Au terme de la guerre, l'ULS semblait dominant mais, avec le soutien des puissances alliés, le FNA reçu le gouvernement, sous réserve que la nation reste indépendante à la demande du Pelabssa, devenant une simple nation associée à l'Adélie, à l'image de l'Océania.
La structure sociale de castes reste d'application et, sans le soutien militaire direct de l'Adélie, l'armée de Simbokie, composée à une écrasante majorité d'officiers et sous-officiers Shankhaï, compense par un excès de violence pour écraser tout soupçon de révolte Simbok. La situation pourrit pendant près de deux décennies jusqu'à la tentative d'invasion de la République Nationale du Wapong. Une fois de plus, les colons Adéliens abandonnent le navire alors que les Shankhaï luttent bec et ongle, repoussant l'envahisseur et contre-attaquant même, envahissant la vallée de Wa et l'occupant pendant deux ans. L'un des généraux Shankhaï, John Ark, prend le pouvoir et s'autoproclame "Président de la République Populaire du Shankhaï", avec l'approbation de la totalité des fonctionnaires et soldats de Simbokie. Les biens des étrangers sont nationalisés et un socialisme militariste est mis en place pour réorganiser le pays.
Pendant près de 40 ans, John Ark règne sur le pays d'une main de fer, portant le pays sur la voie de l'autarcie isolationniste. Il s'ouvre à nouveau au monde en 2013 face à l'impérialisme du Pacte de Novgorod, dont le Sionving alors membre menace tout l'Austrobeysin. Peu après, le Shankhaï rejoint l'Organisation du Traité d'Hellington pour se protéger encore d'avantage. Cela conduira la Rostovie à atomiser la ville d'Hoboken afin de faire payer "les traitres socialistes". Deux millions de personnes sont tuées en quelques heures tandis que les 3/4 des infrastructures militaires et économiques du pays sont en ruines, le laissant dans une situation de crise humanitaire grave.
Le ressentiment des Simboks finira par exploser via une révolution appelant au rattachement du pays à la Roumalie. Incapable de maintenir son autorité au vu de l'état de son armée et du pays, John Ark demandera l'aide de l'OTH, lequel permettra d'arrêter les troupes de Roumalie au fleuve qui coupe le pays en deux. Un traité reconnaitra la souveraineté de la Roumalie sur l'Est de la vallée, en échange de quoi la Roumalie signera un pacte de non-agression de dix ans et autorisera le libre-passage de sa frontière vers le Shankhaï à quiconque veut quitter le Grand-Royaume, ceci pendant trois mois. Peu de Simboks choisissent de quitter la Roumalie mais la quasi-totalité des Shankhaïs émigrent.

Depuis lors, les Simboks forment une ethnie loyale mais néanmoins fière de son héritage de luttes constantes et de défiance à l'égard de toutes les grandes puissances de la planète, peu importe le coût. La mentalité Simbok, forgée par quatre décennies de discipline militariste, de tempérance frugale et d'obéissance à l'autorité légitime, en font des candidats de choix pour la bureaucratie. Mais leur athéisme prononcé en font aussi une étrangeté dans la société Roumalienne encore hautement emprunte de mysticisme. Toutefois, à présent que l'autoritarisme de John Ark et des Shankhaï ne s'exerce plus, la population se montre très enthousiaste à redécouvrir sa culture et fait l'expérience d'une renaissance spirituelle.

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Simboks lors d'une célébration mixte entre bouddhistes et néo-confucéens

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Hoboken, ancienne capitale du pays, toujours en ruines 17 ans après
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Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
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Re: Grimoire encyclopédique

Message par Johel3007 » lun. août 22, 2016 11:27 am

Détails généraux complémentaires

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Démographie et culture (5)


Ethnie Tatsin

Région(s) de peuplement : Simbok, Jianglong, Share
Environ 1.000.000 d'habitants


Culture :
Langue : Tatsinois (Madarin de Xian), Syriaque
Religion : christianisme (nestorianisme)

Population rurale héritière des premiers chrétiens du Makara, les Ta'tsinois sont un peuple faible mais fier. Il ne cherche pas l'indépendance, mais se dit fier de son identité et de ses particularités. Les premières communautés Tatsinoises datent de la fin du XIIIème siècle, où une première vague de grandes persécutions à l’égard des religions « étrangères » eut lieu au Makara suite à une série de troubles incluant épidémies, famines et guerres qui poussèrent les différents monarques à chercher à réaffirmer leur autorité et maintenir l’unité de leurs domaines.
Le christianisme est alors présent un peu partout au Makara, bien qu’il peine à être d’avantage qu’une curiosité sectaire comparé aux autres religions. La tolérance du néoconfusianisme à l’égard des folklores locaux permit aux idées chrétiennes de se répandre à travers la Roumalie assez facilement depuis le VIIème siècle. C’est en Austrobeysin, au Choson et dans l’Ouest du Grand-Royaume que cette évangélisation initiale se déroulera, sans appui direct ou officiel des églises catholiques. Plusieurs communautés et même des villes entières de Simbokie sont alors chrétiennes, bien que la pratique locale soit souvent mixée avec des croyances issues du culte des ancêtres, du bouddhisme et de vénérations animistes variées.
À la fin du XIIIème siècle, la peste prend racine dans les villes surpeuplées de Roumalie, du Kaiyuan, des royaumes Dakan et des cités-états de l’Austrobeysin. Combinée aux invasions nomades du Beysin central et du Choson, cette nouvelle calamitée pousse certains à douter du Grand-Roi d’alors et à remettre en question son mandat céleste. D’autres cherchent l’origine des maux parmi les « fausses » religions contemplatives, dont le bouddhisme, l’islam et le christianisme sont parmi les principaux représentants. Cherchant à apaiser les deux camps, la Cité-Soleil mènera alors des persécutions contre les adeptes de ces religions tout en poursuivant une alliance avec l’Empire du Kaiyuan à travers un mariage.

Les Tatsinois seront parmi les victimes collatérales de cette politique mais, vivant dans des régions montagneuses reculées, leurs familles souffriront moins que d’autres. Elles accueilleront aussi quantité de réfugiés chrétiens venus des municipalités côtières, formant des enclaves au cœur de la région des Cols de Lumière et du massif ceinturant la Péninsule Roumalienne. Depuis ces bastions montagnards, ils maintiendront leur foi en Jésus-Christ, selon le dogme nestorien dont étaient adeptes la majorité des réfugiés. Les vagues suivantes de persécution au cours de l’Histoire de Roumalie épargnèrent les Tatsinois, en grande partie car ceux-ci, avides de protéger leurs foyers et leur foi en prouvant leur loyauté, furent fortement représentés au sein des armées Roumaliennes.
La tradition Tatsinoise veut d’ailleurs que chaque troisième fils s’engage dans les forces armées du Grand-Royaume, en vue d’explorer le monde et d’y répandre la parole du Christ. Ainsi, il est de coutume de confier l’éducation de ces fils directement au prêtre du village. Beaucoup reviennent prendre leurs vieux jours dans les bastions-monastères qui constellent les montagnes, mélange de maisons de retraites pour vétérans et de temples chrétiens où le clergé nestorien a établi depuis des siècles sa structure éducative. Cet évangélisation organisée a permis au cours des siècles de garantir un flux régulier de convertis dont certains vinrent s’installer dans les communautés Tatsinoises.
L’existence des Tatsinois n’a depuis lors que peu changer, entre l’élevage de bouquetins et chèvres, combiné à une culture du blé et du raisin dans les vallées. Ils travaillent, ils prient et servent leur Roi, sans trop se mélanger au reste des Kiyus autant à cause de leur isolation géographique qu’à cause de leur religion.
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Chevrière Tatsinoise, avec une de ses bêtes

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Stèle nestorienne ornant l’entrée de Tatsu, contant la fondation du bastion-monastère
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Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
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