PRESSE | Prensa de la Confederación del Aguador

Lot 10
Répondre
Avatar du membre
Djinndigo
Maitre du monde
Messages : 1822
Enregistré le : jeu. août 20, 2015 12:22 pm
NJ V3 : Empire de Tyrance
NJ V4 : Provinces-Unies du Txile

PRESSE | Prensa de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo »

PRENSA DE LA CONFEDERACIÓN DEL AGUADOR
Presse de la Confédération d'Aguador | Dernière mise-à-jour : 06/02/2041

Image

Image


La liberté de presse dans la Confédération est plus ou moins garantie, principalement par le manque de moyen de coercition centralisé qui puisse permettre aux autorités des différentes Républiques de faire taire les journalistes et éditorialistes dissidents. Sur le papier, la plupart des Républiques permettent la liberté d'expression totale, à l'exception de la République d'Iquique qui interdit le blasphème contre l'ancienne dynastie impériale indigène et le panthéon animiste local. La très forte décentralisation de l'Aguador est une porte ouverte à la presse régionale, qui est lue à l'internationale, tandis que la presse nationale et confédérale est relativement peu lue, si ce n'est par les ambassadeurs et analystes en relations internationales curieux de voir l'évolution du pays. La diffusion difficile des moyens de télécommunication modernes rend la presse papier incontournable, là où les chaînes radiophoniques peinent à avoir de l'influence en-dehors des grandes villes. La télévision est quant à elle oubliée, si ce n'est inexistante.

PRINCIPAUX JOURNAUX

Image
Carta del Mediodia (« Lettre du Midi ») est un périodique hispanophone tourné vers les affaires confédérales et internationales, traduisant les dynamismes intra-confédérales et les conflictualités entre États-membres, tout en se voulant une vitrine de l'actualité du pays. Sans réel penchant politique, le journal est néanmoins attaché aux valeurs du traité fondateur de Huanacho : le confédéralisme et la centralisation des pouvoirs par la juste entente entre les différentes composantes de la grande nation aguadorienne.

Image
El Águila Nostro (« Notre Aigle ») est un journal hispanique régional de la République d'Alegreja qui diffuse les idées du parti libéral-nationaliste en place au sommet de l’État alegrejien : la suprématie hispanique et hispanophone sur la confédération et l'unification de celle-ci par la politique expansionniste du président de l'Alegreja, Bautista Santángel. Le média est fermement engagé contre les populations euskales/euskalophones et indigènes, en en faisant des ennemis du fédéralisme alegrejien. La posture générale du journal est à l'idéologisme libéral et l'expression du point de vue alegrejien dans les affaires confédérales.

Image
Mendi Eguna (« Le Quotidien des Montagnes ») est un quotidien euskal régional de la République du Karatxoa défendant les intérêts du peuple euskal au sein de la confédération et sa représentation au sein des institutions. L'actualité karatxoane comme l'opinion des autorités de la République y sont traités, et le journal est le favori de la population euskalophone au niveau confédéral. Le journal oscille entre opinion et information, profitant de la vague de popularité de l'euskara (langue euskale) au sein de la Confédération pour porter le point de vue de la petite République montagneuse au-delà de ses frontières.

Image
Laphi mä Uru (« Missive d'un Jour ») est un périodique indigéniste très virulent contre la domination hispanique et hispanophone au sein de la confédération, regrettant la cohabitation pacifique avec les occidentaux et défendant l'indépendance de la République d'Iquique dans les confins de la jungle aguadorienne. L'information y est traitée non sans radicalité et l'opinion y est clairement hostile à la présence de dytoliens dans les frontières iquiquéennes, si ce n'est au-delà. Les récentes exactions du régime alegrejien contre les indigènes du sud de l'Alegreja, à la frontière iquiquéenne, ont attiré une grande attention sur ce journal et ses propos, autant chez les populations indigènes qu'auprès des lecteurs internationaux sur l'ouverture d'un potentiel conflit.
Si vis pacem, para bellum

Avatar du membre
Djinndigo
Maitre du monde
Messages : 1822
Enregistré le : jeu. août 20, 2015 12:22 pm
NJ V3 : Empire de Tyrance
NJ V4 : Provinces-Unies du Txile

Re: PRESSE | Prensa de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo »

Image
2041 s'ouvre sur la menace d'un conflit confédéral
6 février 2041

Image
La République d'Iquique accuse l'Alegreja d'exécuter des civils à la frontière entre les deux États.

C'est une lourde accusation que vient de lancer l’État iquiquéen à son voisin, la République d'Alegreja : en effet, le président de la République d'Iquique, Wayta Quelka Hualla, a dénoncé devant le Consejo Confederal (Conseil confédéral) le « génocide entrepris par les autorités alegrejiennes à l'encontre de populations aymaras ». Ces exactions du régime alegrejien, si elles venaient à se confirmer, pourraient peser lourdement en défaveur de la première puissance de la confédération : comment justifier devant le Conseil de tels actes ? Le président de la République d'Alegreja, le très populaire Bautista Santángel, a défendu l’État alegrejien face aux « sempiternelles accusations victimaires d'un peuple déchu qui ne peut plus endurer la civilisation ». Des propos provocateurs auxquels le Piqi (président iquiquéen) a répondu en quittant la séance hebdomadaire du Conseil, mettant fin au débat du jour et suspendant toutes les propositions faites par l'Iquique ce jour-là.

Mais Salvador Mariano, le président du Conseil confédéral, sur le papier dirigeant de la confédération, ne désespère pas de voir une issue pacifique aux très lourdes accusations du président iquiquéen. « Je suis sûr que mes collègues des Républiques d'Iquique et d'Alegreja arriveront à trouver un terrain d'entente », affirme-t-il lors d'une conférence de presse exceptionnelle organisée ce jour-là pour rebondir sur l'événement. Mais les espoirs du président confédéral Mariano vont devoir attendre : l'Iquique a décidé de réclamer une commission confédérale spéciale à l'encontre du régime alegrejien et de ses potentielles exactions contre des populations civiles dans le sud du pays, mais il est encore difficile pour aujourd'hui d'établir la culpabilité de l'Alegreja alors même qu'aucun document officiel n'atteste de la chose. Les rumeurs vont bon train au sein des institutions confédérales, et l'affaire est loin d'être élucidée, si tant est qu'elle existe bel et bien.

Il faut dire que la République alegrejienne a donné du fil à retordre à son voisin indigène depuis quelques années : mouvements militaires, rachat fallacieux de terres aux petits propriétaires locaux pour grandir l'Alegreja au détriment de la République indigène d'Iquique, occupation du corridor de San Pedro il y a deux décennies coupant le seul accès de l'Iquique à la mer, tous les prétextes semblent bons pour l'Alegreja de réduire le territoire de son voisin. L'engagement d'une course économique dans la confédération entre l'Alegreja et le Karatxoa a laissé l'Iquique en friches là où les deux Républiques de l'ouest s'industrialisent à grande vitesse. Nombreuses sont les préoccupations pour cet État traditionnel lové dans les frontières du sud-est de la Confédération aguadorienne, alors même que les quatre mandats successifs de Bautista Santángel inquiètent les iquiquéens par les propos virulents tenus par le président alegrejien à l'encontre des populations natives.

Le bilan économique de l'année 2040 vient noircir le tableau : si le Karatxoa et l'Alegreja poursuivent leur progression économique, la croissance n'est pas au rendez-vous pour la petite économie traditionnelle et substantive de l'Iquique, avec une légère récession. L'émergence d'une menace belliqueuse aux frontières de la République indigène, si elle est une malédiction pour la population iquiquéenne, est également une aubaine pour les dirigeants qui peuvent compter sur le militarisme de la population, malgré l'obsolescence certaine de son équipement, pour tenir tête aux miliciens peu entraînés de la République alegrejienne. Mais l'éclatement d'un conflit alegrejo-iquiquéen, s'il est pensable par les chefs de ces deux États, serait une horreur pour la confédération : que deviendra l'Aguador si ses États-membres entraient en guerre contre eux-mêmes ? La sortie de la confédération est impensable pour la plupart des Républiques, qui ne bénéficient pas d'une économie viable en-dehors de l'espace de libre-échange aguadorien.
Si vis pacem, para bellum

Avatar du membre
Djinndigo
Maitre du monde
Messages : 1822
Enregistré le : jeu. août 20, 2015 12:22 pm
NJ V3 : Empire de Tyrance
NJ V4 : Provinces-Unies du Txile

Re: PRESSE | Prensa de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo »

Image
L'Iquique s'engagerait-il sur la pente du militarisme belliqueux ?
6 février 2041

Image
L'agressif président iquiquéen Wayta Quelka Hualla refait encore des siennes et menace de mordre.

Agressions frontalières répétées et hostilité envers les entrepreneurs hispaniques, maintenant des accusations lancées sans fondement aucun au Consejo confederal (Conseil confédéral) : le président de la République d'Iquique, le belliqueux Wayta Quelka Hualla, semble encore être décidé à montrer une hostilité viscérale à celui qu'il a dressé comme son ennemi, le peuple hispanique. L'an dernier, plusieurs centaines d'alegrejiens s'étaient fait agresser à la frontière intra-confédérale entre l'Iquique et l'Alegreja, dans le bassin du Río del Oro. N'ont-ils peut-être pas digéré la reprise en main du territoire du couloir de San Pedro par les forces armées alegrejiennes il y a de cela vingt ans, lorsque les autorités iquiquéennes avaient laissé en friches cette immense bande de terre frontalière et côtière et où prospéraient bandits et malfrats ? Nous ne pouvons pas nous permettre de céder aux prétentions des indigénistes, à savoir la cession du territoire du couloir de San Pedro, sous couvert d'humanisme afin de nous dédouaner des prétendues exactions.

Non, nous devons réclamer ce qui nous est dû à l'Iquique : une juste réparation, financière et morale, à l'atteinte à notre réputation en tant qu’État par un des territoires ingouvernables qui tirent la confédération vers le bas. Notre contribution financière et militaire est inestimable et vitale au Conseil, et les autorités indigénistes devraient s'en rappeler plus souvent. L'anti-occidentalisme et l'anti-hispanisme des iquiquéens sont mal placés, car leur véritable ennemi ne réside pas là. Le magnanime Bautista Santángel, gardien et protecteur de notre République, devrait rappeler à l'imprudent président indigène le potentiel militaire et industriel de notre État, quand bien même nous désirerions une guerre que de toute façon nous ne souhaitons pas. L'Iquique fonce droit dans le mur, par sa politique isolationniste inefficace et sa démographie vieillissante, et cherche un exutoire, un moyen de re-dynamiser la pseudo-nation aymara autour d'une guerre prétendument patriotique.

Mais ça n'est pas l’État failli et voyou de l'Iquique à qui il faut redonner du dynamisme, c'est à la confédération elle-même : ce sont à cause des indigènes paresseux et manipulateurs, comme nous le démontre Wayta Quelka Hualla à la perfection, que le Conseil piétine dans ses délibérations et peine à donner un cap strict et net à ses États-membres. La population dytolienne et hispanique est le moteur dont la confédération a besoin ; si l'Iquique continue à refuser cette aide quasi-humanitaire que constitue la migration de milliers d'entrepreneurs hispaniques sur les terres arables du sud, c'est la déchéance assurée pour tout ce qui a un jour porté l'étiquette de la prétendue « civilisation aymara ». Leur langue n'est plus parlée et nos institutions ont depuis longtemps supplantées les leurs ; seul le Conseil confédéral, gangrené par cet indigénisme décadent, est le dernier obstacle à l'hispanisation de la République d'Iquique. Nous ne voulons pas livrer la guerre aux iquiquéens, mais bien les intégrer à notre nation.

Les indigènes iquiquéens n'ont jamais et ne sont pas des aguadoriens, leur religion, leur langue et leurs coutumes archaïques le démontrent. Mais nous ne devons pas nous laisser abattre par ces tigres de papier : la langue hispanique a déjà supplanté l'aymara guttural que les occidentaux se refusent à apprendre et les missions catholiques ont accompli leur dessein en ces terres ingouvernables. Le dernier pas à franchir est de rendre les armes : la confédération ne peut triompher que par la paix, là où le bellicisme des derniers dirigeants indigénistes, parmi lesquels le chef d’État iquiquéen prompt aux accusations mensongères, ne mène qu'au conflit et à la victoire inévitable des troupes alegrejiennes sur les anarchistes d'un autre temps. L'ordre économique confédéral aurait déjà dû mettre la puce à l'oreille au président de l'Iquique sur les conséquences de mensonges éhontés lancés avec une telle ampleur : qu'il ne s'étonne pas si, lorsqu'il sera venu pour lui de nous déclarer la guerre, notre État fera s'effondrer le sien comme un château de cartes.
Si vis pacem, para bellum

Avatar du membre
Djinndigo
Maitre du monde
Messages : 1822
Enregistré le : jeu. août 20, 2015 12:22 pm
NJ V3 : Empire de Tyrance
NJ V4 : Provinces-Unies du Txile

Re: PRESSE | Prensa de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo »

Image
Le Conseil confédéral bloque encore le rapprochement txiléen
7 février 2041

Image
Le tunnel trans-andoan est l'un des seuls moyens de communication entre les Provinces-Unies et le Karatxoa.

Rares sont les moyens de communication terrestres entre les Provinces-Unies du Txile et la Confédération d'Aguador, en particulier la petite République euskale du Karatxoa, et pourtant : la huitième puissance économique mondiale est le principal partenaire économique de la confédération, s'appuyant sur un vaste réseau de voies ferrées et routières pour contourner l'imposante barrière andoane ainsi que sur de nombreux commerçants de ce côté-ci de la chaîne montagneuse de l'Andoak, qui profitent des prix très bas pratiqués par les grossistes et exportateurs txiléens à l'encontre des pays dorimariens limitrophes. Vin txiléen, céréales ou encore métaux extraits et raffinés dans les Provinces-Unies sont monnaie courante dans la région, notamment avec le retour en force de l'économie txiléenne sur la scène internationale au cours de la décennie passée. La grande porosité économique entre le Txile et la République du Karatxoa s'accompagne également d'importants flux humains, travailleurs karatxoans vers le Txile et entrepreneurs txiléens vers l'Aguador.

Pourtant, malgré cette bonne entente apparente, les relations txiléo-aguadoriennes sont au point mort : entre l'isolationnisme iquiquéen et le libre-échangisme sélectif pratiqué par la République d'Alegreja, le Conseil confédéral bloque encore et toujours l'adhésion de la République du Karatxoa à un potentiel traité avec les Provinces-Unies. Les arguments économiques ne manquent pas : inonder la Confédération et ses États-membres avec les investissements étrangers, l'accroissement bénéfique des échanges commerciaux et financiers, le rapprochement de la fragile confédération avec une puissance régionale susceptible de renforcer le Conseil confédéral par l'établissement de politiques communes... Seuls l'Iquique et l'Alegreja, les deux trublions du Conseil, continuent encore à faire obstruction aux accords txiléens. Pourtant, les autres options ne sont guère reluisantes : au nord, les corporations caeturiennes ont déjà désossé l'économie néoriote au profit de la métropole olgarienne et l'isolationnisme n'est pas une option.

La confédération est déjà suffisamment menacée comme ça : ne laissons pas l'ogre caeturien, hostile aux peuples de Dorimarie, grignoter nos frontières avec ses fronts pionniers invasifs et virulents. La main tendue de la puissance euskale voisine ne le sera peut-être pas toujours : le jour où un affrontement éclatera au sein de la confédération ou pire, sur le territoire aguadorien entre deux puissances étrangères, il en sera fini du potentiel économique des sept Républiques qui sont aujourd'hui membres. Seul le Txile, puissance démocratique voisine, peut nous être utile. Ça n'est pas avec notre Produit Intérieur Brut actuel, de seulement vingt milliards de dollars internationaux, que nous pourrons tenir tête aux autres États du continent, encore plus si ceux-ci s'avèrent être hostiles au maintien des institutions confédérales. La pauvreté endémique de la confédération démontre également l'incapacité de l'économie confédérale à assurer en interne l'autonomie de l'Aguador : avec une richesse par tête de moins de neuf cents mille dollars, l'Aguador est parmi les pays les plus pauvres du monde.

Seul l'obscurantisme fallacieux des deux trouble-fêtes du sud, qui profitent du chaos relatif qui règne dans nos institutions pour se menacer mutuellement, est encore une barrière à la participation active du Txile à notre économie. Quand bien même nous ne pourrions pas adhérer à un traité de libre-échange avec les Provinces-Unies pour une énième revendication iquiquéenne ou alegrejienne, nous pourrions tout de même abaisser les tarifs douaniers exorbitants imposés par l'Iquique au Conseil confédéral, ce qui semble être une proposition somme toute logique pour déverrouiller les économies des États-membres qui souffrent du manque de réalisme économique de l'Iquique et de l'Alegreja, qui militarisent et politisent tous les deux leur économie, au profit d'une lutte idéologique qui n'a pas sa place dans le débat confédéral à l'heure actuelle alors même que la mondialisation vient frapper à nos portes sans que nous nous y soyons préparés. La montée des tensions autour de la frontière alegrejo-iquiquéenne n'est qu'un énième argument des anti-démocrates pour saper les efforts de conciliation déjà entrepris par l'inefficace Conseil confédéral.
Si vis pacem, para bellum

Avatar du membre
Djinndigo
Maitre du monde
Messages : 1822
Enregistré le : jeu. août 20, 2015 12:22 pm
NJ V3 : Empire de Tyrance
NJ V4 : Provinces-Unies du Txile

Re: PRESSE | Prensa de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo »

Image
Goiatz fait de nouveau pression pour le rattachement de Biraltu et Sanavez
8 février 2041

Image
Les villes de Biraltu et Sanavez, au Controfuerte, sont la cible du pouvoir central de Goiatz (Karatxoa).

Lors de la séance hebdomadaire du Consejo confederal (Conseil confédéral), le représentant du Karatxoa et Lehendakari (président) de la République karatxoane, Txurio Ibuaga, a de nouveau réclamé le rattachement des territoires liés aux localités de Biraltu et Sanavez, dans la République du Controfuerte, au territoire de la République du Karatxoa. La République euskale connaît en effet une croissance démographique et économique sans précédent dans son histoire, allant jusqu'à défier la République d'Alegreja sur la question de la suprématie au sein de l'économie confédérale : c'est cet argument qui, selon le chef d’État karatxoan, devrait justifier le rattachement déjà légitime des populations euskales du versant de la chaîne montagneuse de l'Andoak. Cette région montagneuse, prise en étau entre le trop-plein de population du Karatxoa et la puissance démographique txiléenne, a en effet vu sa population euskale locale grimper rapidement ces dernières années.

Mais la question du rattachement du Controfuerte du nord-ouest au Karatxoa ou même de l'Abiedo occidental, autre prétention de la petite République euskale, ne date pas d'hier : depuis 1987 et l'établissement de la République euskale du Karatxoa remplaçant l'ancienne République faillie du Charcas au sein de la Confédération aguadorienne, l’État aguadorien, plus jeune membre de la confédération, n'a de cesse de revendiquer les territoires euskals et euskalophones frontaliers pour s'y étendre. À vrai dire, la République karatxoane est la plus petite de l'union en termes de superficie, alors qu'elle est la deuxième plus peuplée : une injustice apparente, mais à laquelle le président de la République alegrejienne, Bautista Santángel, répond en affirmant que « l'Alegreja est la seconde plus petite République aguadorienne en superficie alors qu'elle est la première puissance économique et démographique de l'Aguador, pourtant [elle] ne [s'en est] jamais plaint en menaçant ses voisins ».

Connu pour ses propos provocateurs et sa tendance à la satire, Santángel s'est attiré une nouvelle fois les foudres du président Ibuaga, comme à son habitude dès lors qu'un État-membre a des revendications audacieuses auprès du Conseil. La position de l'Alegreja sur les mouvements de frontières au sein de la confédération est pourtant contradictoire avec les propos du président alegrejien : l'occupation du couloir de San Pedro en 2021 constitue la dernière annexion en date d'un territoire intra-confédéral par Arenjuez (la capitale alegrejienne), tandis que plusieurs projets de rachats territoriaux envisagé par Santángel ont été suspendus par le Conseil in extremis pour éviter l'expansion de l'Alegreja au détriment des autres Républiques en jouant sur les règles du marché cadastral confédéral. Les milices du régime alegrejien occupent encore le couloir de San Pedro, ce qui mine la position manifestement fédératrice de Bautista Santángel sur l'immobilisme des frontières internes à la confédération.

L'enclavement démographique du Karatxoa n'a pour instant que trois issues : l'épanchement du dynamisme démographique karatxoan dans le reste des États aguadoriens, fragilisant la majorité hispanique dans toutes les Républiques du centre (ce qui n'est pas dans l'intérêt du régime d'Arenjuez, qui cherche à affirmer la nation hispanique au sein de l'union), l'ouverture des flux migratoires euskals vers le Txile (proposition rendue difficile par le refus du Conseil confédéral au libre-échange avec le Txile) ou alors l'élargissement des frontières physiques de la République du Karatxoa, allant jusqu'à restituer le corridor d'Artza de l'ancienne République du Charcas afin de conférer un accès maritime à la République jusque-là exclusivement montagnarde (cette option est elle-même impensable pour les nationalistes-libéraux de l'Alegreja). La requête karatxoane semble donc être au point mort, alors que la confédération se dirige tout droit vers l'explosion démographique des euskals et euskalophones sur le sol aguadorien sans trouver une issue durable à la trop grande concentration démographique sur le haut-plateau de Goiatz.
Si vis pacem, para bellum

Avatar du membre
Djinndigo
Maitre du monde
Messages : 1822
Enregistré le : jeu. août 20, 2015 12:22 pm
NJ V3 : Empire de Tyrance
NJ V4 : Provinces-Unies du Txile

Re: PRESSE | Prensa de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo »

Image
Au bras de fer de Santángel nous devons répondre par la fermeté
12 février 2041

Image
Le Piqi a réclamé à la dernière réunion du Conseil la mise en place d'un commission en Alegreja.

Bautista Santángel, le président et apprenti dictateur de la République d'Alegreja, s'est une énième fois laissé aller à la haine gratuite et aux propos outrageux envers les habitants de la République d'Iquique, sous couvert de défendre la confédération et ses institutions obsolètes contre la « menace indigène ». Mais l'amateurisme certain du Caudillo (surnom peu flatteur au demeurant pour le chef d’État hispanique) ne doit pas justifier le laxisme des autorités iquiquéennes, qui se doivent de répondre aux provocations alegrejiennes par la fermeté la plus totale. Les institutions confédérales, si elles n'ont aucun pouvoir effectif comme l'a montré la réaction du Conseil confédéral il y a vingt ans lors de l'invasion du couloir de San Pedro par l'Alegreja, doivent néanmoins servir de levier diplomatique utile à la République d'Iquique dans son combat inégal contre Santángel et les dignitaires de l’État alegrejien, qui se font les chevaliers d'un hispanisme mal placé au sein de la confédération.

Les aymaras du couloir de San Pedro sont les victimes d'une politique jusqu’au-boutiste du gouvernement d'Arenjuez, qui se refuse à reconnaître les exactions menées volontairement par les milices du régime alegrejien à l'encontre des natifs. Les expéditions punitives de ces mêmes milices se font également légion à la frontière alegrejo-iquiquéenne dans le bassin de l'Iquique-Río del Oro, affront que l’État iquiquéen ne peut plus tolérer : quelle est la crédibilité du Piqi, le président iquiquéen, s'il ne reconnaît pas la nécessité de défendre les peuples natifs de la Confédération contre l'ire du régime de Bautista Santángel ? Le dernier atout de l'Iquique dans cette lutte inégale est son armée, la Jaljayaña : la force numérique de cette dernière doit entrer en jeu dans l'équilibre confédéral, avant qu'Arenjuez (capitale de l’État d'Alegreja) ne s'arme plus lourdement qu'il ne le fait déjà. Nos alliés ne sont également pas légions, depuis l'effondrement de la République indigène du Tlaloctlitlal et les aymaras d'Aguador ne peuvent plus compter que sur la République d'Iquique et sa force de frappe.

Trois issues s'offrent à l'Iquique : la résolution du conflit diplomatique alegrejo-iquiquéen par l'ouverture d'une commission d'enquête à l'encontre du régime de Santángel et des exactions des milices du pouvoir d'Alegreja dans le sud du pays, la déclaration d'une guerre préventive par Viru Viru (la capitale iquiquéenne) en s'appuyant sur la supériorité momentanée de la Jaljayaña pour remporter une victoire décisive et préserver l'Iquique au détriment de l'union confédérale, ou alors laisser le régime alegrejien perpétrer des actes de guerre terribles en envahissant la plaine du confluent de l'Iquique et du Valacerón, autour de la ville de Jacuerma. Là où les optimistes confédéralistes, qui se font rares de nos jours, voient en la Confédération des États aguadoriens la solution à tout conflit, nous devons garder la tête froide et envisager le pire des scénarios. Le choix de s'en remettre au Conseil confédéral pour résoudre de telles problématiques est un jeu osé, qui pourrait coûter cher à la République iquiquéenne et ses ressortissants sur le reste du territoire aguadorien.

La menace qui pèse sur l'Iquique, les iquiquéens et les habitants du sud de la plaine de Guadazapela (qui recouvre presque tout le territoire de la République d'Alagreja) est bien trop importante pour que le Conseil confédéral se permette de céder aux plaisanteries de l'autoritaire président alegrejien : les populations hispaniques des Républiques de l'arrière-pays (Abiedo, Ubriera, Alcavez et Controfuerte) ne doivent pas céder au populisme nationaliste des propos dangereux tenus par Santángel. C'est le sort de la confédération qui est en jeu : Bautista Santángel fait passer les intérêts de son parti avant ceux des habitants des différentes Républiques aguadoriennes en dynamitant la faible unité confédérale. Les acteurs internationaux risquent également de menacer l'équilibre régional en voulant jouer aux interventionnistes sous couvert de « main tendue » : telle est l'expression utilisée par la presse karatxoane, ce vassal de Donostia (la capitale txiléenne), pour défendre les volontés expansionnistes de l'influence directe des Provinces-Unies sur le continent dorimarien. C'est une bien sombre décennie qui s'ouvre pour les États libres d'Aguador avec la promesse d'une année 2041 explosive.
Si vis pacem, para bellum

Avatar du membre
Djinndigo
Maitre du monde
Messages : 1822
Enregistré le : jeu. août 20, 2015 12:22 pm
NJ V3 : Empire de Tyrance
NJ V4 : Provinces-Unies du Txile

Re: PRESSE | Prensa de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo »

Image
Les finances des États de l'arrière-pays inquiètent le Conseil
28 février 2041

Image
Les représentants du Karatxoa et de l'Iquique se sont inquiétés de la situation financière confédérale.

Depuis 2037, l'accueil d'un nombre croissant de travailleurs et familles euskals sur le sol des Républiques de l'arrière-pays (Controfuerte, Abiedo, Alcavez et Ubriera dans l'ordre décroissant du solde migratoire) a provoqué une certaine forme de crise démographique dans l'arrière-pays boisé, région traditionnellement peu peuplée et faisant face à de lourds problèmes structurels par la présence de la jungle Todermosía sur l'essentiel de leur territoire. À ces contraintes naturelles, l'arrivée de nombreux aguadoriens sur le sol de Républiques garantissant certains services aux citoyens confédéraux - à l'inverse du Karatxoa, de l'Alegreja et de l'Iquique qui mettent en avant des garanties envers leurs propres ressortissants et citoyens - a provoqué un effondrement des finances déjà fragiles de ces États-membres de la Confédération. Depuis la crise de 1987 liée à l'explosion démographique et l'effondrement de la République du Charcas, la libre-circulation des citoyens aguadoriens est garantie par le Conseil confédéral et les institutions aguadoriennes.

Du moins, sur le papier : les nombreuses milices qui contrôlent les frontières du régime d'Arenjuez (capitale de la République d'Alegreja) assurent la perméabilité des zones frontalières, tandis que la Jaljayaña iquiquéenne, seule véritable force armée officielle au sein des États aguadoriens, assure l'étanchéité ethnique des communautés indigènes du sud-est de la Confédération. Le Karatxoa et sa démographie débordante, héritage de l'immigration txiléenne des années 1950, est à lui seul un répulsif à hispaniques comme aymaras qui laissent les communautés conquérantes euskales s'entasser dans ces régions montagneuses peu hospitalières. Mais les quatre Républiques qui recouvrent l'arrière-pays, à savoir le Controfuerte, l'Abiedo, l'Alcavez et l'Ubriera, sont les seules véritables victimes de l'épanchement du trop-plein de population euskale au niveau confédéral : la concentration humaine dans les hauts-plateaux du Karatxoa pousse à une forte migration des nouvelles familles euskales, essentiellement à destination de ces États-pionniers où les richesses de la jungle demeurent encore à exploiter.

La crise démographique est donc bel et bien présente et les autorités alegrejiennes, dont le libéral-nationaliste Bautista Santángel, Presidente (président) de la République hispanique d'Alegreja, rejettent entièrement la faute sur le gouvernement karatxoan, l'absence de contrôle de la croissance démographique annuelle de la petite République montagneuse mais aussi « l'instrumentalisation de [cette] diaspora euskale confédérale à des fins hégémoniques », selon les propos employés par Santángel au cours de la dernière réunion du Conseil confédéral. Des accusations lourdes, auxquelles n'ont pas répondu le gouvernement du Karatxoa. Si les tensions alegrejo-karatxoane ne sont pas méconnues de la diplomatie confédérale, l'Alegreja s'avance néanmoins en tant que médiateur dans la crise financière à venir, tout en mettant en avant sa prépondérance dans la dette des États de l'arrière-pays. Des arguments qui font mouche dans un débat de sourds, où chacune des trois Républiques majeures souhaite récupérer sa part du gâteau.

Le Karatxoa, qui commence également à peser économiquement et financièrement auprès des Républiques les plus faibles depuis quelques années, espère en effet pouvoir tirer des avantages conséquents de la démise des pays de l'intérieur des terres : nombreux sont les anciens territoires que la petite République veut récupérer afin de se désenclaver, notamment le long de la vallée de l'Hegabera (fleuve dont une partie est aujourd'hui dans l’État de l'Abiedo). Une reconquête qui semble s'annoncer difficile, alors qu'Arenjuez avance ses pions le long de l'Avefría (nom hispanique du fleuve) pour tenir tête aux revendications toujours plus conquérantes de Goiatz (capitale de la République du Karatxoa). La pénétration démographique et économique du Karatxoa et de ses ressortissants dans les Républiques voisines menace également l'équilibre de l'union confédérale : la suprématie hispanique, jusque-là sans conteste dans les institutions, pourrait bien basculer en même temps que différents territoires en faveur du Karatxoa et d'une hégémonie euskale nouvelle.
Si vis pacem, para bellum

Avatar du membre
Djinndigo
Maitre du monde
Messages : 1822
Enregistré le : jeu. août 20, 2015 12:22 pm
NJ V3 : Empire de Tyrance
NJ V4 : Provinces-Unies du Txile

Re: PRESSE | Prensa de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo »

Image
Ne laissons pas l'endettement ronger les États confédérés
28 février 2041

Image
La faillite des finances de l'ex-République du Charcas a été un vecteur important de contestation.

Avec des Produits Intérieurs Bruts qui tournent autour du milliard de dollars internationaux, les différents États de l'arrière-pays aguadorien ne peuvent se permettre d'entretenir des politiques publiques coûteuses, et encore moins dans un climat d'expansion démographique de la population euskale sur l'ensemble du territoire de la Confédération d'Aguador. C'est pourtant ce qu'espère le Conseil confédéral qui, lors de sa dernière réunion, a une nouvelle fois fait une impasse sur la question budgétaire au niveau confédéral comme étatique, avec un déni certain de la part du gouvernement d'Arenjuez (capitale de la République d'Alegreja) concernant le piteux état économique des pays aguadoriens qui couvrent la jungle Todermosía : l'union confédérale et ses institutions ne doivent pas ignorer la situation, notamment dans la République d'Abiedo, alors que plusieurs dizaines de milliers d'euskals et autres ressortissants karatxoans sont présents et établis au sein des frontières abiedéennes.

L'aveuglement de l'Iquique isolationniste et l'interventionnisme profiteur alegrejien ne doivent pas altérer le débat, étant donné l'importance de ce problème au sein de la Confédération : les quatre États les plus économiquement faibles de l'union, à savoir l'Abiedo, le Controfuerte, l'Ubriera et l'Alcavez, ne concentrent que quinze pourcents du Produit Intérieur Brut confédéral, alors qu'ils réunissent quatre millions d'aguadoriens (dix-sept pourcents de la population totale) sur plus de six cents mille kilomètres carrés (deux-tiers de la superficie de la Confédération). Ces territoires sont également des viviers de ressources naturelles intactes et immenses, l'urbanisation étant très faible avec des densités qui ne dépassent quasiment pas les dix habitants au kilomètre carré. Ce sont dans ces frontières que l'on retrouve la moitié des gisements de lignite du continent dorimarien, ressource notable exportée par la Confédération : l'insécurité liée à l'effondrement économique et politique de la région serait un coup fatal pour toute l'union.

Le Lehendakari (président) de la République karatxoane, Txurio Ibuaga, a cependant tenu à affirmer « [sa] vision positive de l'avenir des États les plus démunis au sein de la Confédération grâce au moteur économique que constitue le Karatxoa dans l'union », propos qu'il a tenu devant plusieurs journalistes à la fin de la réunion hebdomadaire du Conseil. Mais les espoirs de l'euskal Ibuaga font face encore une fois à la défense du Presidente alegrejien Bautista Santángel qui a défendu « l'indépendance des États aguadoriens et le devoir de non-ingérence du Conseil et des autres Républiques ». Des arguments fallacieux, étant donné les antécédents interventionnistes du régime d'Arenjuez à l'égard des Républiques de l'arrière-pays mais aussi contre son voisin méridional l'Iquique, que l’État hispanique menace et rackette chaque décennie, ou encore même à l'encontre de l'ex-République du Charcas qui avait connu la tutelle du Conseil confédéral sous l'impulsion de l'Alegreja pour « rétablir l'ordre », à savoir tenter de repeupler l’État karatxoan d'hispaniques dans les années 1980.

Mais si la population des États de l'arrière-pays est majoritairement hispanique elle n'est pas, à l'inverse de ses dirigeants, complètement acquise aux intérêts de l'Alegreja : l'influence de la métropole conquérante s'y fait encore ténue et même si ces Républiques sont des vassales d'Arenjuez sur le papier elles n'en demeurent pas moins des piliers du secteur primaire de l'économie confédérale, alors ne laissons pas Santángel faire s'effondrer ces territoires à son profit. Si la restitution des territoires euskals et euskalophones au sein de la Confédération et aux frontières du Karatxoa sont une priorité pour le Lehendakari, il n'en demeure pas moins que l'indépendance et l'autonomie des pays voisins au sein de l'union confédérale est également dans l'intérêt du gouvernement de la République euskale. L'émergence à la frontière septentrionale de la Confédération d'une puissance interventionniste doit faire réagir le Conseil confédéral pour rappeler aux autorités de tous les États-membres l'utilité du traité fondateur de Huanacho, qui est un garant de notre indépendance commune et individuelle.
Si vis pacem, para bellum

Avatar du membre
Djinndigo
Maitre du monde
Messages : 1822
Enregistré le : jeu. août 20, 2015 12:22 pm
NJ V3 : Empire de Tyrance
NJ V4 : Provinces-Unies du Txile

Re: PRESSE | Prensa de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo »

Image
Le Karatxoa veut ouvrir l'union, Arenjuez négocie
29 février 2041

Image
La position dominante de Santángel au sein du Conseil n'est pas garantie et l'alegrejien le sait.

Le représentant et Presidente (président) de la République d'Alegreja, l'hispanique Bautista Santángel, a accepté la mise en place du débat au niveau confédéral sur la question de l'ouverture diplomatique des États aguadoriens. Bien qu'il se soit montré initialement hostile à la proposition du représentant et Lehendakari (président) de la République du Karatxoa, Txurio Ibuaga, le chef d’État alegrejien surnommé le Caudillo par ses pairs, est revenu sur sa décision prise à une réunion antérieure du Conseil confédéral où il s'était viscéralement opposé à la proposition du dignitaire de l’État euskal. Apparemment enclin à des négociations, le tenant de la chaise alegrejienne au Conseil confédéral semble être revenu sur ses positions tout en conservant des réserves apparentes, puisque les négociations impliquent des sacrifices et la fabrication d'un compromis entre les deux acteurs de la diplomatie confédérale. Santángel, qui s'est fait la solide réputation d'être hostile au rapprochement avec une puissance étrangère, n'a cependant donc pas rendu les armes.

Le régime d'Arenjuez espère en effet depuis plusieurs décennies faire de l'Alegreja une puissance notable dans la région, mais les difficultés rencontrés par l'économie confédérale ont mis à mal ce rêve de puissance - la crise économique des années 2020 rencontrée par l'économie internationale, Dorimarie y compris, y est pour quelque chose -. De son côté, l'euskal Txurio Ibuaga, connu pour son optimisme au sein d'une Confédération dont il reconnaît néanmoins les nombreux défauts, maintient un cap ferme pour la jeune République du Karatxoa qui connaît une progression et un dynamisme inédits dont il se sert depuis plusieurs années pour peser de plus en plus lourdement au Conseil confédéral contre l'hégémonie hispaniste de Bautista Santángel. La lutte interne aux institutions confédérales, bien que latente et discrète, se poursuit et pourrait même voir l'émergence d'un vainqueur au cours de la décennie qui s'annonce, avec la course économique engagée entre les deux puissances économiques de l'union confédérale.

Mais n'oublions pas la force de frappe que détient l'Alegreja, à l'inverse du Karatxoa qui est complètement démuni militairement : les différents États-membres se complètent au sein de la Confédération, chacun étant vital à l'autre. Les négociations sont donc comme toujours le fruit d'un consensus et résultent le plus souvent dans un compromis qui, s'il n'est pas gagnant-gagnant, est bien plus souvent creux et sans réel gain pour quiconque derrière. L'ouverture diplomatique, économique et humaine demeure néanmoins un axe important du développement potentiel de la Confédération des États aguadoriens : les produits importés, qui servent déjà très largement le développement des Républiques notamment l'Alegreja et le Karatxoa, font face aux tarifs douaniers de la très protectionniste République d'Iquique. L'isolationnisme iquiquéen propre à la politique indigéniste des dernières décennies se répercute au niveau confédéral avec l'opposition formelle de l'Iquique à l'ouverture de l'union.

Le Piqi (président iquiquéen) Wayta Quelka Hualla anti-mondialiste, Santángel anti-txiléen, les options se font rares pour un compromis efficace dans la Confédération : l'Organisation Olgaro-Dorimarienne, qui constituait une des seules organisations continentales dorimariennes, a échoué à fédérer un continent hermétique aux relations internationales et cet échec constitue un argument de plus en faveur d'un repli protectionniste encore plus poussé de l'Aguador, alors que le Karatxoa fait pression pour faire baisser les tarifs douaniers depuis plusieurs années - avec une certaine progression. À l'heure où se constituent des blocs géopolitiques régionaux à travers le monde, la Dorimarie fait cavalier seul : la Confédération des États aguadoriens évolue loin du reste du monde, tiraillée par ses politiques internes et sa décentralisation qui font de la Confédération une organisation internationale à elle seule. L'avenir diplomatique des États aguadoriens est incertain : si le Conseil vote contre l'avis de l'Iquique, Viru Viru (la capitale de la République iquiquéenne) pourrait bien décider une sortie inédite de l'union.
Si vis pacem, para bellum

Avatar du membre
Djinndigo
Maitre du monde
Messages : 1822
Enregistré le : jeu. août 20, 2015 12:22 pm
NJ V3 : Empire de Tyrance
NJ V4 : Provinces-Unies du Txile

Re: PRESSE | Prensa de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo »

Image
L'équipement militaire coûteux des Républiques est un boulet financier
2 mars 2041

Image
Malgré leurs finances en chute libre, les autres États aguadoriens entretiennent des effectifs coûteux.

Bien que les estimations des effectifs militaires individuels et confédéraux soient encore à faire de la part des autorités du Conseil confédéral, une chose est sûre : le pseudo-pouvoir coercitif développé par le régime d'Arenjuez au sein des différentes Républiques hispaniques pour contrer la puissance militaire vieillissante qu'est l'Iquique et sa Jaljayaña (l'armée iquiquéenne) et l'escalade des moyens militaires au sein de la Confédération des États aguadoriens sont deux politiques militaristes qui auront très largement plombé les finances des États confédérés depuis plusieurs décennies. Là où l'Alegreja s'en sort quasi-indemne avec une économie rentière basée sur le revenu de l'or, présent en masse sur son territoire, les autres Républiques hispanophones ne peuvent en dire autant : le budget annuel du Ministerio del Ejército (Ministère de l'Armée dans les États de tradition hispanique) des Républiques comme l'Ubriera va croissant alors que ses revenus sont stagnants sinon en baisse.

Le matériel militaire en question, principalement acheté à des puissances étrangères comme le Txile ou les anciens États-fédérés d'Olgarie, a été commandé dans les années 2010, âge d'or économique de la Confédération qui connaissait alors un certain entrain pour les dépenses publiques onéreuses. Ce lourd héritage budgétaire est aujourd'hui tombé en désuétude, avec une flotte aérienne colossale depuis longtemps clouée au sol par l'absence d'utilité directe de toute cette force de frappe. Si la menace militaire extérieure et interne à la Confédération existe bel et bien, comme l'illustre si bien l'escalade des tensions permanente entre la République indigène d'Iquique et ses voisins hispaniques, l'entretien de tels effectifs est un répulsif autant militaire que financier et économique : un État va-t-en-guerre est d'autant moins susceptibles d'être stable et fiscalement favorable à l'établissement d'entrepreneurs sur son territoire, comme c'est le cas pour l'Ubriera devenu vassal militarisé et sorte de marche militaire de l'Alegreja contre l'Iquique.

Or dans cette union où seuls les intérêts alegrejiens et les entrepreneurs euskals font tourner l'économie confédérale, il est de bon aloi de garder une fiscalité intéressante pour agir en pôle d'attractivité interne : Arenjuez (la capitale de la République d'Alegreja) tente tant bien que mal de garder sa suprématie dans l'espace hispanique en plombant les dépenses budgétaires de ses voisins septentrionaux mais cette emprise n'est que circonscrite à une époque déjà révolue, l'économie alegrejienne étant déjà talonnée au sein de la Confédération aguadorienne par le dynamisme propre à la République euskale du Karatxoa. Là où le budget alegrejien est tiraillé entre ses dépenses militaires et les intérêts des cadres du parti au pouvoir, le Partido Per la Victoria (PPV, « Parti Pour la Victoire »), l’État karatxoan ne connaît pas de dépenses militaires significatives outre l'entretien de l'Ertzaintza (police karatxoane), qui organise occasionnellement la défense du territoire de la République du Karatxoa.

Mais ce qui fait la différence entre le Karatxoa et ses voisins hispaniques, c'est l'absence de forces armées officielles : la vente dans les années 1980 de tout le matériel militaire jamais acquis par l’État failli du Charcas a liquidé toute tentative de militarisation du Karatxoa, avec une difficile remontée de la pente économique entre 1987 et aujourd'hui qui a également limité les politiques dépensières et inutiles comme celles entreprises par les différents gouvernements du reste de l'Aguador dans l'espoir de doter chaque État de forces armées dignes de ce nom. Cet échec du militarisme intra-confédérale révèle également la futilité d'une telle folie, puisque seul l'Alegreja entretient efficacement ses forces armées sans pour autant en faire usage, les milices partisanes alegrejiennes faisant très largement le travail dans le domaine de la défense et de la sécurité intérieure. Les États aguadoriens, notamment hispaniques, s'endettent pour suivre la ligne d'Arenjuez mais ignorent les recommandations du Karatxoa au Conseil confédéral qui soulève pourtant, à chaque réunion, le caractère problématique des dépenses étatiques dans le domaine du militaire.
Si vis pacem, para bellum

Avatar du membre
Djinndigo
Maitre du monde
Messages : 1822
Enregistré le : jeu. août 20, 2015 12:22 pm
NJ V3 : Empire de Tyrance
NJ V4 : Provinces-Unies du Txile

Re: PRESSE | Prensa de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo »

Image
Txurio Ibuaga obtient du Conseil l'ouverture diplomatique
21 mars 2041

Image
Le chef d’État et représentant du Karatxoa au Conseil confédéral a seulement fait face au veto iquiquéen.

Six voix contre une, ainsi est voté la première motion du Consejo confederal (Conseil confédéral) depuis deux décennies concernant les affaires étrangères, à savoir l'un des pouvoirs régaliens du petit comité de chefs d’État. Ce texte, dont le contenu n'a pas encore été entièrement révélé aux journalistes qui couvrent de manière permanente les réunions exceptionnelles et habituelles du Conseil confédéral, couvre différents aspects de la diplomatie, et comprendrait notamment le partage du pouvoir fédératif, à savoir la capacité des États de se représenter diplomatiquement. Les traités et autres accords internationaux impliquant un ou plusieurs États-membres de la Confédération aguadorienne devront toujours être votés par l'unanimité moins une voix. Cette décision, qui a été votée avec l'accord de tous les membres sauf la République indigène de l'Iquique, tournée vers l'isolationnisme de l'union, est un premier pas dans l'ouverture diplomatique réelle du pays.

Malgré son hostilité passée aux puissances étrangères, l'Alegreja semble néanmoins aujourd'hui ouvert à des propositions diplomatiques, chose qui surprend autant experts internationaux qu'alegrejiens. Selon Garbiñe Arrataguibel, analyste en relations internationales à l'université de Donostia, « le virage politique brutal entrepris par Bautista Santángel et son gouvernement sur la question diplomatique montre que les négociations entre Goiatz et Arenjuez [les capitales respectives du Karatxoa et de l'Alegreja] ont été concluantes ». Le contenu des tractions demeure encore méconnu du grand public, mais ce qui est sûr est l'imminence de l'ouverture diplomatique réelle de l'union. En effet, le Kanpo Arazoetako Ministerioa (Ministère des Affaires Étrangères) de la République karatxoane a annoncé la tenue d'un sommet diplomatique txiléo-karatxoan d'ici à quelques semaines pour mettre en place les premiers accords diplomatiques, économiques et culturels entre les Provinces-Unies et le Karatxoa.

Outre la monarchie txiléenne voisine, ce sont également plusieurs autres États extérieurs qui pourraient devenir des partenaires de l'Aguador ou de ses Républiques. Le Piqi (président iquiquéen) Wayta Quelka Hualla s'est insurgé du vote de cette décision et a dénoncé « la mainmise des dytoliens sur la Confédération et les conséquences désastreuses de l'arrivée des puissances étrangères en Aguador », avant de quitter la séance, furibond. Des propos fustigés par le chef d’État alegrejien Santángel, qui critique encore une fois l'isolationnisme à outrance de la petite République traditionnelle. Il n'en demeure pas moins qu'une partie de la population confédérale est d'accord avec les craintes de celui que les dytoliens surnomment « W. Q. H. » (à lire oubé-kou-atché en hispanique), et la mondialisation pourrait bien toucher durement la Confédération des États aguadoriens si des traités économiques étaient établis sans précaution par le Conseil confédéral.

La puissance agricole voisine, ou même l'interventionnisme militariste du voisin septentrional pourraient bien déséquilibrer l'union confédérale dans ses rapports de force internes et précipiter une résolution armée du conflit confédéral qui s'annonce. Les chefs d’État présents à la réunion du Conseil, sauf le président iquiquéen, se sont congratulés de cette prise de décision, première réunion efficace en plus de trois ans et demi. Ils se sont également dit confiants pour la suite, les différentes commissions diplomatiques du Conseil étant désormais rouvertes, notamment celle réunissant les ministres des affaires étrangères de chaque État-membre. Les experts nationaux comme internationaux débattent encore sur la possibilité d'une « fin heureuse » aux tensions internes à la Confédération grâce au simple levier diplomatique qui vient d'être conféré aux Républiques-membres. En effet, si l'équilibre de Nash présent dans les relations internationales actuelles se reproduisent à l'échelle confédérale par le truchement de puissances étrangères, l'escalade militaire pourrait être évitée au profit d'une cohabitation forcée.
Si vis pacem, para bellum

Avatar du membre
Djinndigo
Maitre du monde
Messages : 1822
Enregistré le : jeu. août 20, 2015 12:22 pm
NJ V3 : Empire de Tyrance
NJ V4 : Provinces-Unies du Txile

Re: PRESSE | Prensa de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo »

Image
WQH fustige l'invasion des eaux du Tlaloctlitlal
2 avril 2041

Image
Le Piqi a dénoncé les agissements des corporatistes au cours d'une conférence de presse exceptionnelle.

Ancienne République indigène alliée culturellement et politiquement à la République aguadorienne d'Iquique, le Tlaloctlitlal connaît depuis quelques années des troubles politiques qui ont évolué en une véritable déstabilisation du régime républicain basé à Altepetl. Profitant de la crise interne que connaît la République tlaloctlictec, au prise avec les monarchistes depuis les dernières élections, les autorités corporatistes du Nuevo Río et de l'Uassan ont sauté sur l'occasion pour se saisir des gisements pétroliers dans les eaux environnant les côtes du pays azlanti. Les autorités iquiquéennes, et en particulier le Piqi (le président iquiquéen) Wayta Quelka Hualla, dit « WQH », qui s'est dit « profondément outré par le bellicisme des nations riveraines d'un État natif en difficulté », déclaration faite au cours d'une conférence de presse exceptionnelle qui s'est tenue hier au sujet des relations iquiquéo-tlaloctlictecs, à l'heure où l'histoire de la nouvelle décennie s'écrit sans l'ancienne première puissance indigène du continent.

L'Iquique est-il donc isolé dans sa défense des populations natives d'Olgarie-Dorimarie ? Une problématique qui fait débat, d'abord au Conseil confédéral où les dytoliens, qui y sont majoritaires, se refusent à reconnaître les persécutions passées et en cours à l'encontre des indigènes de Dorimarie centrale. À l'heure où la République euskale du Karatxoa veut faire rentrer les Provinces-Unies du Txile dans les bonnes grâces de ses services diplomatiques, il est de bon ton de rappeler la participation active du Txile à diverses époques dans les grandes entreprises de nettoyage civilisationnel entrepris, entre autres, dans les années 1940. Mais les autres puissances présentes sur le continent dorimarien et susceptibles d'être invitées à la table des négociations diplomatiques par les États occidentaux de la Confédération ne sont pas non plus étrangères de ces exactions génocidaires ni de persécutions actuelles, comme l'illustre le cas de figure des gisements pétrolifères en mer du Tlaloctlitlal.

Outre l'occupation illégitime du territoire revendiqué d'un État certes affaibli mais néanmoins totalement indépendant est un acte de guerre envers l'autonomie des Républiques dorimariennes, provocation qui devrait mettre la puce à l'oreille du gouvernement d'Arenjuez (capitale de la République hispanique d'Alegreja) qui est très enclin à se tourner vers des puissances hispanophones. De quoi refroidir les potentielles alliances prévues par le sulfureux président alegrejien Bautista Santángel, qui pourrait voir sa cote de popularité chuter, déjà mise à mal par l'ouverture diplomatique récente. Espérons que les dangereux chefs d’État qui dirigent l'union contre le gré de Wayta Quelka Hualla sauront s'éloigner des belliqueuses puissances interventionnistes. Ce dernier a également proposé au Conseil confédéral la mise en place de sanctions confédérales contre le Nuevo Río et sa politique interventionniste hasardeuse, suggestion symbolique qui a été refusé comme espéré mais qui a néanmoins ramené certaines valeurs confédérales au centre du débat.

L'indépendance et l'autonomie totale des États aguadoriens semblent être devenus des préoccupations secondaires pour les Républiques blanches, oubliant trop vite les raisons de notre solitude si chèrement acquise. Dans cette période de renouveau diplomatique inédit, il devient nécessaire pour le Conseil de « garder les pieds sur terre en se rappelant à nos racines communes », comme a souhaité le rappeler WQH dans son discours d'hier. Des propos souverainistes accueillis avec une certaine froideur par les différentes diplomaties de la Confédération. La ligne isolationniste tenue par le Piqi et Viru Viru (la capitale et siège du gouvernement iquiquéen) est pourtant ignorée depuis plusieurs décennies, la République indigène ne représentant qu'une seule voix au Conseil confédéral. L'union se meurt dans l'indifférence générale au profit des corporations et multinationales étrangères qui comptent bien se partager le « grand gâteau aguadorien ». À défaut d'avoir su montrer son unité face à l'adversité, l'Aguador a bien montré ses divisions internes aux puissances susceptibles de vouloir participer à la Confédération - à leur manière.
Si vis pacem, para bellum

Avatar du membre
Djinndigo
Maitre du monde
Messages : 1822
Enregistré le : jeu. août 20, 2015 12:22 pm
NJ V3 : Empire de Tyrance
NJ V4 : Provinces-Unies du Txile

Re: PRESSE | Prensa de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo »

Image
Hydrocarbures et secteur automobile : le néant en Aguador
29 avril 2041

Image
Rares sont les engins à moteur en Aguador, même si les voitures txiléennes connaissent du succès.

Avec un Produit Intérieur Brut d'à peine vingt milliards de dollars internationaux et un salaire moyen de soixante-douze dollars par mois, la Confédération des États aguadoriens compte parmi les pays les plus pauvres du monde. En plus de cette pauvreté endémique, l'Aguador souffre d'un isolationnisme relatif, propre aux politiques autarciques menées infructueusement et par les gouvernements des États-membres et par le Conseil confédéral depuis plusieurs décennies. L'enclavement du pays au cœur-même du continent dorimarien, parmi les plus pauvres du globe, a longtemps entretenu le vide technologique total connu par les États aguadoriens et notamment ses pays-membres les plus reculés (la jungle Todermosía agissant en barrière naturelle à la civilisation). Pourtant, la récente industrialisation du Nuevo Río voisin et la prospérité économique des Provinces-Unies txiléennes ont été des événements ayant popularisé le secteur automobile sur le continent.

Une modernisation continentale relativement marginale et tournée vers les grands ensembles urbains côtiers et influencés par les façades océaniques, là où l'Aguador possède pour seules façades commerciales et humaines ses frontières terrestres avec le Txile et le Caeturia, ainsi que le lac Beraconca que la République hispanique d'Alegreja partage avec des États tout aussi reculés technologiquement. Ainsi, le cœur-même de la Dorimarie reste hermétique au progrès technique qui a doté les txiléens et les néoriotes d'une industrie automobile mais aussi du pouvoir d'achat permettant l'importation de véhicules à moteur, principalement d'origine ventélienne. Mais l'ouverture diplomatique de l'Aguador que le Consejo (Conseil confédéral) a voté à majorité le mois dernier pourrait bien changer la donne : ouvrir l'union, c'est également l'ouvrir aux accords commerciaux pouvant amener une éclaircie de modernité dans une Confédération-monde si repliée sur elle-même.

S'il n'est pas encore question de signer des traités diplomatiques ou économiques avec des pays de l'autre côté des océans, l'intensification des échanges entre le Txile et les États aguadoriens, notamment la République euskale du Karatxoa, pourrait bien avoir son lot de conséquences sur l'économie de la Confédération et les opportunités de consommation pour les citoyens aguadoriens lambda. Outre le regain d'intérêt de la population confédérale pour la politique étrangère centralisée des États aguadoriens, l'ouverture diplomatique risque bien de voir s'imposer l'industrie automobile txiléenne, connue pour son équipement bas de gamme propre aux pays en développement. En ce qui concerne les hydrocarbures, qui sont la principale denrée manquant à la mise en place d'une filière automobile confédérale, l'exploitation récente des gisements de gaz de l'arrière-pays (Républiques d'Alcavez et du Controfuerte) pourrait bien permettre la baisse du prix de l'essence sur le sol aguadorien.

En s'appuyant sur les techniques de fabrication de l'essence de la filière des agro-carburants txiléens, l'Aguador pourrait développer sa propre voie en ce qui concerne les hydrocarbures. Le gaz exploité sur son sol, une fois transformé en essence synthétique par procédé chimique, viendrait ainsi alimenter le circuit confédéral, couplé aux importations d'éthanol txiléen. La question du rôle à jouer des gouvernements confédérés demeure encore : l'Iquique, connu pour ses positions traditionalistes et autarciques, risque-t-il de provoquer le recul du progrès technique au sein des frontières de la République indigène ? La pauvreté déjà endémique de la population iquiquéenne pourrait bien pâtir de l'essor technique à venir de la Confédération aguadorienne. A l'inverse, le Karatxoa est le seul État-membre à bénéficier d'un parc automobile qui ne soit pas anecdotique, par le truchement des Provinces-Unies qui appuient déjà l'industrialisation de la petite République malgré les tarifs douaniers (très) désavantageux.
Si vis pacem, para bellum

Répondre

Retourner vers « Aguador »