[PRESSE] Médias communautaires

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Serance
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Message par Serance » jeu. déc. 05, 2019 12:37 am

En Uassan, les principes libertaires prévalent jusque dans l'exercice du journalisme. Aussi, la liberté est un droit protégé à l'échelle intercommunautaire et ne peut souffrir de censure parmi les différentes autoritaires communautaires.

Ci-dessous sont identifiées les principaux médias du pays, généralistes et affiliés par communauté.

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Venalmu est une chaîne de télévision locale qui alimente en information la communauté chicani du pays. Initialement positionnée sur des actions de prosélytisme religieux catholiques sous la gouvernance de l'amirauté jusqu'en 2037, la Direction de la chaîne a depuis la mise en place des espaces communautaires, travaillé à rediriger ses sources d'informations vers la communauté Chicani.

Venalmu est la contraction de "Ventana al mundo" qui signifie fenêtre sur le monde. C'est aujourd'hui le premier quotidien suivi par les communautés Chicanis Uassani.

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L'Antologia est l'un des plus anciens journaux (presse et télévisé) du pays avec une date de fondation au 4 mars 1963.

Quotidien généraliste Uassani diffusé localement sur l'arrondissement de Pujichala, l'Antologia était, avant la communautarisation de la société civile Uassani, le quotidien des plus suivis par la population Uassani. S'il cède sa première place aux audimats sur une partie du territoire, l'Antologia demeure un programme d'information très largement suivi par la communauté Tenakus.

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La Voz de Tlolu (litt. La voix de Tlolu) est un journal communautaire des Imbithis. Historiquement, il a été créé en 2031 et servait à diffuser des communications clandestines dans l'Empire Luciférien d'Algarbe où la communauté noire (dont imbithis) y était opprimée.

Depuis, le quotidien en provenance d'Algarbe s'est rendu fréquentable pour devenir l'un des moyens de communication les plus appréciés par les jeunes imbithis de 'arrondissement de Tlolu et d'autres.

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Re: [PRESSE] Médias communautaires

Message par Serance » ven. déc. 06, 2019 1:10 am

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4 octobre 2040 - L’Archevêque néoriote Geronimo Rosales rendra visite à la communauté catholique Chicani.


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Avec près de 660 000 membres de communauté, les Chicani constituent l'un des foyers du christianisme les plus persistants en Dorimarie.


2 ans après la dernière visite d’une institution étrangère dans le pays, c’est finalement l’Église néoriote qui rompt avec l‘isolationnisme Uassani.

Désireux d’accompagner l’Eglise catholique Uassani dans sa professionnalisation, son excellence l’archevêque Rosales se rendra, d’ici la fin de l’année en Uassan, pour entretenir l’héritage de la chrétienté léontarienne et l’esprit communautaire chicani.

L’archevêque et son groupe de missionnaires, seront notamment amenés à visiter les villages originelles de l’arrivée léontarienne que sont Sambococha et Arautillo. Une visite pour partie destinée à la présentation de différents édifices religieux en quête de subventions.

La visite se déroulera à 6 heures de route au départ de Libertalia pour aller rencontrer cette communauté Uassani née d’une empreinte régionale indélébile, faite par le colonisateur léontarien.

“Tant Sambococha qu’Arautillo se sont faites les terres ambassadrices et hospitalières de la charité chrétienne dans un pays où l’excès de liberté est un combat permanent contre la perversion des corps et des âmes.

Je ne viens pas en Uassan pour leur apprendre de moi, je viens apprendre d’eux” résuma l’homme d’Eglise pour motiver son déplacement à l’international. Une liberté revendiquée qui constrate toujours avec la réalité du terrain à l’heure où la plupart des moyens de production agricoles repose sur la traction animale. Des maisonnettes bétonnées et imperméabilisées par des tôles métalliques et ondulées, majoritairement sans eau courante, la liberté ne rime pas avec prospérité pour une grande partie des Uassani implantés sur les espaces communautaires des Imbithis et des Chicanis.

L’archevêque Rosales, malgré toute sa compassion pour le sort des indigents reste formel: l’Eglise néoriote vient offrir les moyens de professionnaliser l’Eglise catholique Uassani, à la seule condition que celle-ci, intervienne dans la construction du lien social local.

“Les Eglises uassani et néoriote sont très similaires en ce sens que c’est généralement la population locale qui fait vivre l’activité clericale et les donations. L’Eglise néoriote n’a dès lors pas la prétention de venir subventionner les investissements catholiques sur la région.

Notre objectif est donc de professionnaliser les hommes de l’Eglise uassani pour qu’ils s’entourent d’une communauté solidaire, empreint des valeurs profondes du catholicisme…”

Pluralité des langues et dialectes locaux, raréfaction des hommes religieux, l’Uassan est décidé à cumuler les difficultés pour challenger une Eglise néoriote qui se heurte au recul croissant de la religion chrétienne dans ce qui fut jadis, un berceau pour celui-ci après la colonisation Dorimarienne du Saint-Empire Léontarien.

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Re: [PRESSE] Médias communautaires

Message par Serance » ven. déc. 06, 2019 11:17 pm

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12 octobre 2040 - Reconnaissance du culte luciférien: quatre cents adorateurs du culte investissent les rues de Pujichala.


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A grands renforts de bustiers et statuettes du culte, les lucifériens ont fait entendre leurs voix et leurs aspirations dans les rues du chef-lieu communautaire des Tenakus.


Le collectif des cultes lucifériens Panolgariens a réalisé différentes opérations coups de poing dans les rues de Pujichala (espace communautaire des Tenakus), pour demander sa reconnaissance parmi les religions officielles du pays et leur rejet à toute forme d'institutionnalisation du culte attendue des autorités.

Défilés et manifestations de statues à l’effigie des divinités lucifériennes, cérémonies sacrificielles de poules sur le parvis de l’hôtel de ville, les adorateurs du malin ont bien mérité leur surnom pour faire entendre leurs voix ce matin.

Une réaction que le porte-parole du collectif Moquihi Enkoodaba juge proportionnée, notamment face à la montée en puissance de l'assujettissement à la religion, concédé face aux instances religieuses catholiques.

“Le Luciférisme est un culte qui poursuit un objectif d’affranchissement de l’Homme à l’autorité religieuse et trouve sa vérité sur le monde, par soi-même.

Cette quête de la vérité s’effectue alors par le biais d’interrogations portées sur les textes religieux, et non pas sur les croyances elles-même. Le Luciférisme est alors un hymne à la connaissance et au savoir, qui vise à parfaire sa connaissance du monde et assimile la vérité décrétée à une ignorance abjecte.

Aujourd’hui, on entend et on lit que les communautés catholiques jouissent d’aides versées par des institutions religieux, voient leur religion réglementée par des actions d’endoctrinement.

Nous Lucifériens, demandons la reconnaissance de culte, pour pouvoir initier des collectes et ouvrir un compte au nom du Luciférisme, sur lequel les donations seront déposées.

Le Luciférisme n’est pas mort puisqu’il a toujours désigné la meilleure façon de voir et de profiter de la vie.”

En lutte idéologiques avec les instances religieuses catholiques du pays, le luciférisme se veut profondément libertaire et égalitaire puisqu’il vient inciter l’homme à comprendre le monde qui l’entoure au terme d’une réflexion affranchie des principaux dogmes manichéens.

Contrairement à l’Empire Luciférien d’Algarbe, les communautés lucifériennes panolgariennes sont profondément inscrites dans la lutte contre l’esclavage. Une lutte contre l’esclavage qu’elles associent volontiers à la hiérarchisation des communautés religieuses institutionnalisées et qui rompent avec les préceptes libertaires et égalitaires du territoire insulaire.

Dans une lettre lue sur la Plaza del muro de los sueños (litt. la Place du mur des songes), le porte-parole du collectif luciférien Panolgarien a rappelé au conseil intercommunautaire ses obligations pour soutenir les libertés individuelles et collectives des Uassani, indépendamment de leur sexe, de leur foi ou tout autre critère qui ne serait pas motivé par la défense d’un intérieur supérieur au modèle libertaire Uassani.

Mazeri Abrogara, représentante communautaire des Chicanis et Présidente du conseil intercommunautaire, a déclaré avoir entendu les aspirations communautaires lucifériennes et promis la reconnaissance du culte parmi les entités religieuses du pays. Une annonce qui vient permettre au culte Luciférien de Panolgarie, une organisation plus aisée pour démarcher, collecter et distiller, les fonds issus des donations privées.

Toutefois, si elle a précisé souhaiter corriger la disparité actuelle entre les communautés lucifériennes et catholiques du pays, elle a dans le même temps tenu à rappeler la totale liberté du culte catholique, à pouvoir s’organiser comme ils l’entendent, avec ou sans formalisme d’origine étrangère.

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Re: [PRESSE] Médias communautaires

Message par Serance » mar. déc. 10, 2019 10:22 pm

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16 octobre 2040 - Le Conseil Communautaire de Tlotlu demande au Conseil Intercommunautaire la prise en charge des actions de désenvoûtement.


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Pour le guérisseur Yonas Banskota, la médecine vaudou est une affaire sérieuse, lui qui jure devant le portrait de Botamba d’avoir propulsé celui-ci à la tête du Makengo, après avoir marabouté son rival Rodrigue Ekomo.


Si des actions issues de la médecine conventionnelle connaissent actuellement un subventionnement intercommunautaire, aucun des actes thérapeutiques dont l’efficacité n’avait scientifiquement su être prouvée, ne pouvait bénéficier d’un traitement identique.

Votre visite chez le marabout pour vous faire désenvoûter pourrait-elle bientôt bénéficier d’un subventionnement et dans des proportions identiques aux opérations chirurgicales lourdes chez les mineurs?

C’est en tout cas l’ambition affichée par le Conseil Communautaire de Tlotlu qui identifie le désenvoutement comme un acte bienfaiteur, si ce n’est médical, auprès des personnes en souffrance et pour lesquelles la médecine conventionnelle ne saura durablement soulager la douleur.

“Le désenvoûtement est un acte chirurgical pour l’âme et vient offrir l’harmonie aux personnes qui vivent sous le mauvais oeil” nous expliquait Yonas Banskota, guérisseur à Diarohane, au nord de l’espace communautaire Imbithis. Toujours selon lui, “le désenvoûtement est une médecine douce qui ne souffre d’aucun traitement de long terme, ni automédicamentation, tout en fournissant au patient l’état d’esprit nécessaire à sa guérison.”

A en croire M. Banskota, le désenvoûtement est l’une des médecines les moins coûteuses du pays. Une médecine qu’il serait alors possible de promouvoir sur l’ensemble des espaces communautaires, pour offrir des solutions de soins à coûts réduits.

Une plaidoirie qui trouve ses premiers soutiens par le biais du Conseil Communautaire de Tlotlu. Ne pouvant toutefois assurer la charge de ce remboursement à l’échelon communautaire, celui-ci a sollicité le Conseil Intercommunautaire pour identifier de nouvelles solutions de financement pour cette action sociale.

Héritage culturel de nos ancêtres algarbiens ayant immigré dès le XVIIIe siècle, la médecine vaudou peine encore à s’institutionnaliser en Panolgarie et recherche inlassablement, la reconnaissance de sa contribution en société.

Le guérisseur Yonas Banskota est là encore formel, beaucoup de monde lui devrait la réussite qu’ils connaissent. Pour justifier ses propos, ce dernier n’hésite pas à nous présenter plusieurs effigies en toile de jute et délavées, parmi lesquelles il déclare nous présenter l’ex-rival de l’actuel président makengais Botamba, lors des élections de 2008.

“Beaucoup pensent le maraboutage est affaire d’argent, il n’en est rien. Un bon marabout est capable de sonder ton âme et de laisser guider son geste par amour.

Moi, je l’ai dit que Botamba était bon, je l’ai toujours su. Cette personne là sera un jour président de quelque chose de beaucoup plus grand que le Makengo en Algarbe. Depuis longtemps je travaille à protéger sa réussite, c’est encore moi qui ai marabouté Ekomo pour qu’il ne puisse se présenter…”

Dans ses consultations quotidiennes et plus anecdotiques, le guérisseur Banskota a également affirmé avoir désenvoûter un ex-soldat de l’ELA installé en Uassan, pour que “le malin luciférien qui a empoisonné son âme la lui rende et lui évite de faire mal à son prochain.” Il l’affirme, les deux hommes sont depuis d’excellents amis.

Aussi, même si le désenvoûtement ne saurait être perçu comme une médecine conventionnelle, il est clair que les guérisseurs de notre communauté sont décidés à l’utiliser pour développer le lien social au coeur de la société imbithi.

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