Congrès de l'Internationale Communiste - Westrait (2040)

Internationale Communiste

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Viktor Troska
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Congrès de l'Internationale Communiste - Westrait (2040)

Message par Viktor Troska » ven. oct. 11, 2019 4:34 pm

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Shalespear Hall a été choisi pour accueillir le congrès de l'Internationale Communiste au Westrait. Le choix de se porter sur un bâtiment situé en dehors de la ville elle-même, avec un accès rapide et pouvant être sécurisé ne s'est matérialisé qu'au dernier moment. C'est ainsi que les délégations étrangères n'ont finalement pu connaître le lieu exact de la tenue du congrès que dans les ultimes instants. Shalespear Hall a également l'avantage d'offrir un cadre qui tranche nettement avec la ville et dispose de tout le nécessaire pour permettre aux différentes délégations de pouvoir se loger, mais également profiter des environs durant les coupures entre les différentes séances et points abordés. L'accueil de chaque délégation s'est fait le long d'une haie de soldats de la WFRA, ainsi que d'une fanfare jouant des airs révolutionnaires en provenance du pays que représentait la délégation. Le temps était plus clément que lors de la manifestation du 1er Mai et c'est par un grand soleil que les délégations des différents pays parcouraient le chemin qui devait les mener jusqu'à l'intérieur de l'édifice. En son sein, la tension était déjà à son comble. Les éclats de voix, la fumée des cigarettes à côté des fenêtres ouvertes, les va et vient en continue de tel ou tel délégué, ou tel ou tel interprète afin de trouver la bonne délégation pour les traductions. Au fond de l'énorme salle, l'imposant podium où allait prendre place les membres du Secrétariat Collégial de l'Internationale Communiste. Derrière, des banderoles aux inscriptions géantes "PROLÉTAIRES ET PEUPLES OPPRIMÉS DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !" ou encore "VIVE L'INTERNATIONALE COMMUNISTE !". Le temps lui, semblait passer lentement et l'on commençait à se demander quand commencerait exactement l'ouverture officielle du congrès. Les délégués trépignaient d'impatience : On leur avait à peine dit où se tiendrait officiellement le congrès, si maintenant en plus il fallait attendre des plombes pour que tout commence, on allait pas s'en sortir.

Légèrement sur le côté droit de la salle, entrain de remettre en ordre ses papiers et fumant cigarettes sur cigarettes, se trouvait Marvin Bowers, le membre westréen du Secrétariat Collégial. C'est lui qui avait proposé au moment de la remise en chantier de l'Internationale Communiste que le secrétariat ne soit pas occupé seulement par une seule personne, mais par un groupe paritaire qui représentait les mouvements communistes les plus avancés. Aujourd'hui pensait-il, il faudra inclure un gandharien ou une gandharienne pour que la représentativité signifie réellement quelque chose. Au bout d'un moment, plusieurs personnes demandèrent poliment aux différents groupes dispersés dans la salle ainsi qu'aux délégations de prendre place car l'on allait bientôt commencer. Des "ENFIN !" furent ironiquement lâché avec des rires moqueurs, mais tout le monde se dirigea vers les places qui avaient été sélectionnés. C'est à ce moment là que le Secrétariat Collégial fit son apparition au complet sur le podium et que l'ensemble des délégués se levèrent pour applaudir longuement, scandant quelques slogans avant de reprendre des applaudissements de plus bel. Certains mauvais esprits pourront raconter que l'on surveillait du coin de l’œil son voisin proche pour être sûr qu'il ne s'arrête pas d'applaudir tant qu'on ne le lui a pas dit. Une fois le calme revenu, le westréen Marvin Bowers se dirigea vers le pupitre afin d'y prendre la parole. A ce moment là, un délégué lança "VIVE LE WESTRAIT ! VIVE LE POUVOIR DES CONSEILS !" et une nouvelle valse d'applaudissements résonnèrent dans la salle, sous les rires des camarades du pauvre Marvin Bowers, qui n'arrivait décidément pas pouvoir en placer une. Le calme revenu et cette fois pour de bon, Bowers se lança dans son discours d'introduction.

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MARVIN BOWERS
Membre du Secrétariat Collégial de l'Internationale Communiste

MARVIN BOWERS | « Camarades ! Camarades ! Au nom du Secrétariat Collégial de l'Internationale Communiste ainsi qu'au nom de la République Socialiste Libre des Conseils du Westrait qui accueille ce congrès de refondation, je vous remercie de votre présence et vous souhaite la bienvenue dans ce moment historique pour le mouvement communiste international. Avant toute chose, je vous invite tous et toutes à vous lever et observer une minute de silence pour la mémoire de nos martyrs qui ne peuvent pas être présent à notre congrès. Sachons honorer la mémoire des valeureux combattants et combattantes de notre classe et saluer en eux les meilleurs éléments du prolétariat international ! [L'ensemble des délégués se lèvent et observent la minute de silence, poing tendu avant de se rasseoir.]

Camarades ! Nous vivons un moment historique, peut-être le plus important depuis la fin de la Grande Hégémonie. Nous avons aujourd'hui réuni ici des délégations provenant d'organisations et de partis qui viennent de différents continents avec comme objectif de discuter, débattre et nous permettre d'avancer vers la constitution d'une ligne commune d'intervention, une stratégie pour combattre ensemble l'hydre capitaliste. Jamais depuis la réussite de la révolution au Bykova, de la révolution au Westrait et récemment de la révolution au Gandhari, l'offensive capitaliste contre le mouvement communiste, syndical et progressiste au sens général n'a été aussi acharné. Comment cela est-il possible ? C'est très simple, nous restons divisés alors que nos adversaires ne le sont pas. Si nous voulons avancer, il nous faudra dépasser nos division et établir une stratégie claire, une stratégie qui nous permettra de passer de la défensive à l'offensive. C'est pour cela que nous espérons que des idées neuves germeront et pourront être apportées par des partis et organisations qui jusque là, n'avaient pas le droit au chapitre.

Camarades ! C'est en ayant une vision et un but commun que nous pourrons arriver à notre objectif, c'est à dire la réalisation de l'idéal communiste. Le pouvoir des conseils, le pouvoir socialiste portée par les masses en luttes est une épine dans le pied pour la bourgeoisie, qui ne peut plus diriger comme avant. Elle est obligée de faire usage constamment de la force, de la censure, de l'intimidation et de tout un arsenal pour se protéger. Nous devons être fier aujourd'hui, d'arborer le drapeau rouge ainsi que le marteau et la faucille, symbole de l'unité des classes exploitées des villes et des campagnes. Ils nous craignent camarades et plus que tout, craignent les masses qui se mettent en mouvement et qui veulent la révolution. Soyons fier de l'héritage que nous portons et sachons être digne des combats qui nous attendent dans un futur proche. La bourgeoisie ne désarmera pas et c'est pourquoi nous ne devons pas désarmer non plus.

Camarades ! Nous avons de nombreuses choses à traiter et des dossiers brûlants sur la table. Nous invitons officiellement l'ensemble des délégations qui souhaitent prendre la parole à le faire, à saluer les délégués présent et exprimer leur message ainsi que leurs attentes. Nous pourrons ensuite commencer les travaux de commissions et traiter les différents points qui seront à l'ordre du jour. Merci encore camarades, délégués, frères et sœurs de classe, d'être ici au Westrait afin d'assister et de faire vivre ce congrès de refondation.

Camarades ! Vive l'Internationale Communiste ! Vive notre congrès de refondation ! Longue vie à la lutte des masses et des peuples opprimés ! Tout le pouvoir aux conseils, tout le pouvoir au prolétariat ! »

De longs applaudissements viennent conclure ce discours d'ouverture, avant que l'Internationale ne soit chantée par l'ensemble des délégués. Reprenant ensuite sa place, Marvin Bowers invita le délégué suivant à prendre la parole quand les dernières paroles de l'Internationale retentirent et se conclurent sur de nouveaux applaudissements avant la prise de parole suivante.
« [...] Le peuple exige à cor et à cris et nous répondons à cette clameur, à cette exigence, nous sentons ce qu’ils sentent et nous voulons ce qu’ils veulent, ils veulent que leurs mains parlent le langage précis et frappant des faits d’armes. Oui ! Mener des actions, c’est la façon de faire des masses, du peuple : quand on ouvre le sillon, c’est l’action qui parle ; quand on forge sur l’enclume c’est l’action qui parle ; quand les hommes enquêtent, dégagent des lois, c’est l’action qui parle ; quand les mains armées se tendent, c’est le peuple qui combat. »
Presidente Gonzalo
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Plutark38
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Re: Congrès de l'Internationale Communiste - Westrait (2040)

Message par Plutark38 » ven. oct. 11, 2019 7:44 pm

Une fois que Marvin Bowers eût terminé, un délégué gandharien se leva pour rejoindre le pupitre. Il ne s'agissait pas d'une personnalité politique connue au Gandhari et son visage semblait même peu commun aux personnes présentes dans la salle. Du haut de son 1m93 il surplombait la salle à son pupitre. Qu'allait-il dire ? se demandaient de nombreux membres de l'assemblée. Lorsque le silence fut revenu, l'homme entama son discours.

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Samrath Lota, frère aîné d'Asha Lota


Samrath Lota: "Camarades ! Quel honneur de m'adresser ici à vous en tant que membre de la délégation gandharienne ! Quelle chance aussi de se réunir dans ce magnifique bâtiment de Shalespear Hall qui incarne le plus beau et le plus monumental de l'architecture westréenne !
Je remercie la délégation gandharienne de m'avoir confié la mission d'être son porte-parole devant vous.

Le Gandhari... D'un régime bourgeois oppressif et autoritaire à un régime de conseils et d'horizontalité, voilà un peu le parcours que nous avons accompli en un peu plus d'un an, non sans faire quelques détours périlleux que je suis trop bien placé pour ne pas connaître.
Oui, ma sœur Asha Lota qui est aujourd'hui devenue une martyre de notre cause juste n'a pas toujours fait les bons choix, et c'est rendre justice à sa mémoire que de souligner ses zones d'ombres et son ambivalence. Ce n'était et ce n'est toujours pas un être divin exempt de défauts.
Cependant si je me trouve devant vous aujourd'hui c'est finalement parce que je suis en quelque sorte son porte-voix, le porte-voix de celle qui a permis au communisme de triompher et de renverser l'ordre bourgeois.
Depuis son plus jeune âge, Asha avait soif de justice, elle ne supportait pas de voir les plus faibles subir et être exploités par les personnes en position de domination. A plusieurs reprises elle a été renvoyée de son établissement scolaire pour avoir frappé ce qu'on appelle trivialement des fils à papa qui se complaisent dans la bourgeoisie et le confort le plus total au mépris de ceux qui sont en difficulté. Le mépris de classe, l'abus de la position dominante, l'étalement de sa richesse qui renvoie chacun à une certaine médiocrité, qui d'ailleurs n'est qu'une construction imaginaire imposée par la société bourgeoise.

Le Gandhari sous Sankar Amrish c'était ça. Les bourgeois gouvernaient, les ouvriers et les employés dans les grandes propriétés terriennes baissaient la tête pour éviter les coups. Les grandes villes concentraient le pouvoir, la richesse et la classe bourgeoise ne cachait pas sa position dominante qu'elle revendiquait même non sans mépris vis-à-vis des travailleurs et des gens simples. Sankar Amrish était l'incarnation de ce monde capitaliste et bourgeois gouverné par des valeurs passéistes. Les moyens de productions étaient possédés par une minorité quand la majorité était asservie par cette même minorité. Comment ce modèle aujourd'hui encore largement soutenu dans le monde entier peut-il être viable ? A un moment arrive où l'oppression devient si forte que la corde casse, les piliers du système s'effondrent et le toit se retrouve plus bas que les murs !
Les dominant d'hier sont aujourd'hui au Gandhari au même niveau que les autres. La classe bourgeoise ne possède plus les richesses qui faisaient sa position dominante car les travailleurs qui constituent la masse populaire ont pris le pouvoir.

Pour autant tout danger n'est pas écarté. Les forces bourgeoises restent fortes au Gandhari et si plusieurs nuances de bourgeoisie coexistent, nos ennemis mortels sont les conservateurs conduits par Mata Jaghal qui prône une épuration violente de la société pour la débarrasser de notre idéal. Nous avons vaincu mais notre victoire n'est peut-être pas définitive. Le Gandhari qui a entrepris de se faire respecter risque de trouver en face de lui un ensemble de pays capitalistes qui utiliseront la situation au Raja-Tika pour nous déstabiliser, alors même que le sort des rajakiens les importaient peu avant cet épisode. Les rajakiens doivent savoir que leur sort reste tout autant indifférents aux nations capitalistes et qu'ils ne sont qu'un moyen pour atteindre le communisme gandharien.
De notre côté nous portons nos valeurs comme Asha Lota les a porté avec force dans sa jeunesse, dans la clandestinité, en campagne politique, au pouvoir puis au sein de la guérilla au Caskar.
Ce Congrès doit servir à nous unir, à mener à un programme international commun, faire de nos organisations des relais de la lutte contre l'oppression bourgeoise. Le Gandhari diverge dans son application du communisme, nous en sommes conscients tandis que notre régime continue d'éclore. Cependant, et je m'exprime-là au nom de toute la délégation, le Gandhari est devenu adepte de la critique constructive, de l'autocritique et saura évoluer, prendre en compte les conseils donnés par nos camarades. Nous voulons repartir d'ici avec une ligne commune et une Internationale Communiste régénérée et fonctionnelle en tant qu'institution internationale de notre mouvement.

Camarades ! Soyons tous ensemble pour construire une union étroite ! Refondons l'Internationale Communiste pour en faire une organisation pérenne ! Rendons justice à nos martyrs et à leur mémoire ! Longue vie à la lutte des travailleurs contre la bourgeoisie ! Lal salam !"

Le discours se conclut par de longs et forts applaudissements. Samrath Lota cède la place à un autre délégué pour qu'il prenne la parole.

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Zaldora
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Re: Congrès de l'Internationale Communiste - Westrait (2040)

Message par Zaldora » sam. oct. 12, 2019 12:25 pm

Le membre du Secrétariat, Marvin Bower, se leva à nouveau, un papier en main.

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MARVIN BOWERS
Membre du Secrétariat Collégial de l'Internationale Communiste

MARVIN BOWERS | « Camarades ! Je vais vous lire une lettre ramenée par le Camarade Lester lors de sa visite dans le mystérieux Royaume de Thorval. Elle a été écrite par un dénommé Eldir qui est le Chef idéologique d'une Fraternité millénariste se réclamant d'un paléo-communisme local. Le message a été traduit du vieux-thorvalois en Briton et retranscrit en langage moderne afin d'être compréhensible. Toutefois, nous sommes restés loyaux à l'esprit. Je commence :

Mes frères les Humbles,

Nous avons pris le pouvoir à Jensgård et en tenons fermement les rênes ! La Haute bourgeoisie s'est sauvée à l'Est, craignant pour sa peau face à l'avancée victorieuse et furieuse des humbles Chrétiens de la terre. Hélas, comme nous pouvions le craindre, les orfèvres et les merciers ne sont pas parties les mains vides en chialant, mais ont emporté avec eux la majeure partie du Trésor municipal, nous laissant sans le sous. Toutefois, grâce à la générosité de nos frères de combat (la Confrérie Sanct-Olafr) et de l'Université, nous sommes désormais passés outre ce problème. Dès lors, nous travaillons avec panache afin d'édifier une société nouvelle au sein de la Cité, une société fraternelle, populaire, communautaire, chrétienne et égalitaire ! Nous avons déjà mis en commun les terres agricoles au sein des murs, les étuves, les greniers et les moulins de la ville. Les boulangers ne voulaient pas ? Peu importe, nos lames se sont profondément enfoncées dans leurs panses. Nos idées se propagent calmement en dehors de Jensgård et bientôt, si Dieu le veut, nous deviendrons les chefs de Sankt-Thøger, l'endroit même où s'est réfugiée la Haute Bourgeoisie. Le bois qui servira à la grande purification par le feu divin les attend patiemment. Le combat se poursuit, repentez-vous, car le Christ est à la porte ! Que les Hommes se réconcilient et vivent comme le Christ demande ! Qu'a Son glorieux retour, Il trouve plein d'humbles et pauvres fidèles ! Veillez à ne pas être comme ces folles vierges ! Ne cherchez rien dans la paix et la discussion, vous n'obtiendrez que votre mise à genoux. Le temps de la guerre universelle approche. En bons guerriers du Christ, nous aiderons Ses Anges dans la tâche de séparation du bon grain de l'Ivraie. L'histoire des nations arrive à son terme, Babylone va s'effondrer et laissera place à la Grande purification ! De l'accomplissement des prophéties, dont nous serons les acteurs en compagnie de la Providence, naitra une nouvelle terre et de nouveaux cieux, d'où le Mal aura complètement disparu, et avec lui la Bourgeoisie injuste !

Signé : Eldir »
Le Thorval en un clin d’œil.
« Il faut pardonner à ses ennemis mais pas avant de les avoir pendus. » Proverbe thorvalois.
« Qui est le plus puissant ? Le roi ou le paysan ? Le paysan. Pourquoi ? Parce que si le paysan n’existait pas, le roi mourrait de faim. » Nasreddin Hodja

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