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Janubie 21-36
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Alex Scker
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Message par Alex Scker » dim. août 25, 2019 5:51 pm

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ACTIVITESINTERNES

Sommaire

Parti Nationaliste Panjanubien (1)
Histoire, idéologie et priorités

La roue du paon (1)

Au pays (1)

Le Triumvirat (1)
Un air de déjà vu...

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Re: Activités internes

Message par Alex Scker » sam. août 31, 2019 6:34 pm

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Parti Nationaliste Panjanubien
Histoire, idéologie et priorités


L'Ashtravadee Pajanoobiyan Partee (APP) ou Parti Nationaliste Panjanubien est une association politique dhosali qui a développé et intégré une approche continentale caractérisée par une vision nationaliste de la société et autoritaire du capitalisme. L'APP est le parti historique de l'indépendance du Dhosa.

Histoire

En cours.

Idéologie

L'idéologie de l'APP est fondamentalement nationaliste et xénophobe bien que ses membres s'en défendent publiquement.

Ses idéologues identifient le Janube, et parfois par extension le Wenlei, comme le berceau civilisationnel de l'humanité. La presqu'île continentale est associée à un paradis ayant influencé le monde pendant des millénaires grâce à sa culture, ses découvertes technologiques et ses performances économiques. Cet âge d'or est le produit du génie créateur d'une grand catégorie, le « grand peuple ». Cette notion désigne généralement la somme des sociétés janubiennes s'étant bien justement nourries de leurs différences pour construire un avenir radieux. Affaiblies par les « barbares » ou les « étrangers », leurs « fausses croyances » (religions du livre, colonialisme, normes sociales...), le grand peuple a sombré dans le déclin. Bien qu'il ait chassé les étrangers de ses terres, il ne s'en est toujours pas entièrement relevé.

L'APP voit ainsi comme une nécessité de la réunion sous un même toit du continent, au sein d'une confédération des peuples janubiens, pour le défendre contre les tentations étrangères et ouvrir un nouvel âge d'or pour l'humanité. Cette position défensive ne rentre pas en contradiction avec une posture d'ouverture et des échanges pragmatiques entre le Janube et des civilisations considérées comme inférieures. Il est nécessaire de s'enrichir et d'apprendre de l'autre pour n'en garder que le meilleur, à condition de ne pas renier son identité, ses valeurs et ses traditions. Cette vision n'est pas synonyme non plus d'assimilation mais de préservation des singularités et des souverainetés locales à de meilleures fins. Sa définition territoriale varie selon l'intérêt national ou le besoin politique du moment, englobant plus ou moins de territoires au-delà de la définition géographique du Janube.

Ce qui est important pour les panjanubiens, c'est de susciter des sentiments nationaux suffisament forts pour s'exprimer au sein d'un ensemble cohérent qui travaillerait ensemble à de grands projets permettant la naissance d'un « paradis sur terre » culturellement approprié. Les stratégies pour y arriver divergent mais s'accordent sur la nécessité de laisser à chaque nation janubienne le choix de son gouvernement et de son régime politique. Monarchies, républiques et gouvernements d'un seul peuvent s'accomoder d'un même gouvernement continental tant qu'ils aient à y gagner. La progression politique de systèmes primitifs à plus avancés se fera presque tout seul, permettant l'établissement d'un cercle auto-critique vertueux pour le progrès des peuples janubiens.

Priorités intérieures (2039)

• Compléter la « dhosalisation » de la société (« la nation comme communauté primaire »)
• Consolider son asise politique et assumer le gouvernement du pays seul
• Favoriser le développement économique avec le soutien de l'Etat

Priorités extérieures (2039)

• Diffuser le panjanubianisme sans l'imposer
• Faire émerger une organisation continentale
• Développer les échanges avec l'extérieur et affirmer sa souveraineté

Note
Roleplay largement inspiré des écrits de Johel3007 sur le panmakiranisme. Le contenu ne reflète bien évidemment pas les convictions de ses auteurs.
Je suis tout à fait ouvert à l'approfondissement du background du panjanubianisme avec d'autres volontaires.

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Re: Activités internes

Message par Alex Scker » mer. oct. 16, 2019 7:45 pm

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Le Triumvirat
Un air de déjà-vu...


La Cité vermillon n'avait jamais été aussi belle. Délaissée par les maîtres précédents de la « nation du paon », cet ancien et vaste palais (62 hectares) venait tout juste d'être remis à neuf. Ses murs tenaient fièrement leurs positions face aux rayons de l'astre d'or, projetant leurs ombres sur de luxuriant et verdoyant jardins ceinturés par de nobles pierres, dessinant un contraste saisissant avec ce rougeoyant arrière-plan. L'architecture délicate de ses pavillons se reflétait gracieusement dans cette danse conjointement menée par l'ombre et la lumière. Petit à petit, le soleil sombrait à l'horizon pour laisser la nuit envelopper le monde de son manteau. Quelque chose mourrait pour qu'une autre renaisse.

Dans cette atmosphère crépusculaire, la silhouette de Neeraj Varma se détachait des murs frappés par les rayons de l'astre couchant. L'idéologue national-capitaliste réhaussa les petites lunettes rondes chaussées sur son nez plat et très brun, dépassant les palmiers et les santals d'un pas assuré, suivi des yeux par les gardes du palais en uniforme blanche. Traversant un des nombreux jardins intérieurs de la Cité, il se dirigea vers un petit pavillon boisé, un véritable salon d'extérieur construit à côté d'une grande mare où se prélassaient de nombreux poissons chats. Neeraj ne connu pas la peine d'ouvrir les lourds battants du bâtiment, une des nombreuses « tuniques blanches » du palais ayant pris les devants. Sans prendre la peine de le remercier — le geste était si commun — le directeur exécutif adjoint déboucha dans une vaste pièce enveloppée d'une douce et chaude lumière. Assis dans des chaises en bois de rose, mélées d'osier et de tissu rouge, ses « collègues » l'attendaient. Sib Majumdar, qui n'avait d'indépendant que l'étiquette politique, lisait tandis que Vishal Dasari, le « maître du pays » aux idéaux nationalistes buvait un thé dans le plus grand des calmes.

Neeraj Varma :
Dir. Ex. Adjoint, Triumvirat


« Veuillez m'excuser pour ce retard... »

Sib Majumdar :
Dir. Ex. Adjoint, Triumvirat


« C'est drôle, j'étais en train de lire cette oeuvre de fiction qui parle d'un monde imaginaire, un pays dyto-ventélien...le Mayong. Les personnages nous ressemblent vachement, un vrai air de déjà-vu : ils font partie d'un triumvirat, héritent d'un pays capitaliste un peu sans dessus dessous, font face à des pays voisins belliqueux, s'endettent jusqu'au cou...mais ils sont ventéliens, on ne peut pas tout avoir. » dit-il sarcastique en jetant un regard furtif à Vishal Dasari.

Le principal intéressé n'haussa pas un sourcil, lissant les plis de sa tunique bleue-verte, bleu paon, buvant une dernière gorgée, le regard dur et impassible. Lentement, il tourna ses deux yeux d'un bleu glaçant, d'un bleu artique, vers ceux qui partageaient — à contre-coeur — le pouvoir avec lui.

Vishal Dasari :
Dir. Exécutif, Triumvirat


« Nous avons passé l'âge et le niveau des fictions. Il se passe des choses bien réelles en-dehors de ces murs avec le Gandhari mettant à feu et à sang le continent. Il y a quand même des raisons de penser qu'ils ne s'arrêteront pas au Raja Tika. La pourriture communiste ne change jamais... »

Sib Majumdar :
Dir. Ex. Adjoint, Triumvirat


« Tiens ! Ça aussi ils en parlaient dans le livre... »

Neeraj Varma :
Dir. Ex. Adjoint, Triumvirat


« Inutile de vous rappeller que nos stratégies de containment sont limitées. Les autres Etats janubiens ne sont pas de taille à s'opposer à la puissance sudiste. Le moins que l'on puisse faire, c'est de s'assurer que leurs tentacules ne s'étirent pas jusqu'ici...et faire disparaitre tout risque à l'intérieur de nos frontières. L'idéologie communiste doit être combattue jusqu'à sa neutralisation totale.

La Ligue des Nations Janubiennes était une belle idée mais mal claibrée et mort-née. »

Sib Majumdar :
Dir. Ex. Adjoint, Triumvirat


« Au risque de vous décevoir, je ne crois pas que les motivations de l'élite dirigeante gandhari soient réellement de répandre leurs germes. On est plus dans une problématique d'intérêt national à ce stade, ces legs stratégiques que se refilent les régnants de siècles en siècles. »

Neeraj Varma :
Dir. Ex. Adjoint, Triumvirat


« L'intérêt national se cache toujours derrière les grandes idées, vous devriez le savoir...je suis bien plus inquiet de la force de frappe de l'idéologie rouge comme outil d'instrumentalisation politique au service du Gandhari. Voyez par vous-mêmes, les forces communistes sont étonnement présentes au Raja Tika et en Anantram. Nous devons nous préparer au pire. »

Vishal Dasari :
Dir. Exécutif, Triumvirat


« Seul l'avenir nous le confirmera.
Il n'est pas temps, à quelques mois des prochaines élections nationales, de s'engager sur un chemin incertain et couteux.
Notre action se cantonnera à offrir un refuge au Raja...au cas où les choses tourneraient mal, à accroitre nos opérations de surveillance intérieure et à des condamnations publiques de principe, bien sûr. »

« Ou à appuyer le programme natcap » se mis à penser Neeraj.
Au Dhosa de mai 2040, il était bien plus question de calculs politiciens que de grandes politiques.
Les priorités domestiques allaient prendre une importance croissante à l'approche d'élections aux enjeux importants.
Chacun s'en irait voir son électorat, prêts à tout pour choyer ceux qui détenaient l'avenir du pays dans leurs bulletins.
Le Gandhari était loin, bien trop loin.

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Re: Activités internes

Message par Alex Scker » dim. nov. 10, 2019 10:46 pm

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Au pays
Seuls


540 000 enfants n'ont ni père ni mère au Dhosa.

1,86% de la population de la « nation du paon » a perdu au moins un de ses parents et plus de 60% d'entre eux n'ont plus aucun parent sur qui compter. Maladies sexuellement transmissibles et autres causes de décès prématurés pour mis à part, la raison majeure d'abandon est la pauvreté des familles qui ne peuvent entretenir leur progéniture. Des différences significatives ont été constatées entre les régions les plus riches et les plus pauvres du Dhosa, ces dernières ayant une proportion d'orphelins bien plus élevée. En-dehors de l'adoption, si rare, de la main paternaliste de l'Etat, des réseaux marchands ou religieux, les orphelins sont exposés à des menaces bien réelles, aux mains des réseaux criminels ou des hasards d'une vie vulnérable dans les recoins sombres et froids des rues dhosali.

Orphelinats publics

Dès son indépendance, l'Etat dhosali a compris qu'il était dans son intérêt de s'occuper plus sérieusement de la question des orphelins. Outre le gain moral permis par cette action providence, l'élite administrative et politique pouvait espérer transformer cette masse maléable livrée à elle-même en loyalistes du régime. Après tout, les enfants de la république leur devaient bien survie et avenir. Tous les gouvernements, sans exception, ont muliplié les déclarations et les promesses, batissant un vaste réseau d'établissement publics destinés à recueillir les « sans-famille ». Tous font quotidiennement oeuvre de propagande pour le parti au pouvoir, façonnant les militants, administrateurs, militaires, « fidèles citoyens-votants » de demain.

Les orphelinats des environs de Makayore, Jabar City et South Dhosa sont reconnus comme étant les meilleurs tandis que les autres opèrent dans des conditions bien plus précaires, soumis à l'arbitraire, aux scandales criminels et à la corruption.

Orphelinats chrétiens

Les missionnaires chrétiens, dont l'engagement n'a fait que grimper en intensité avec la colonisation du Dhosa, ont tissé un vaste réseaux d'établissements recueillant sans condition tout orphelin dans le besoin. Leurs oeuvres de charité offrent un refuge et une voie de sortie à ceux qui n'ont pas eu « la chance » d'être recueillis par un orphelinat public ou bien d'être adoptés. En échange de quoi la plupart de leurs pensionnaires se convertissent au christiannisme et sont envoyés dans un pays occidental étranger pour être adoptés.

La main invisible

Les grandes familles marchandes du Dhosa ont montré très tôt un intérêt pour les actions de « main tendue » à l'égard de ceux qui n'ont rien. En utilisant la puissance financière de leurs conglomérats (les samooh), elles ont créé de multiples fondations recueillant les « délaissés et les abandonnés ».

Outre la poursuite de gains réputationnels, à l'instar de l'Etat qui les gouverne, les samooh ont intégré le besoin de formation des orphelins qui leur étaient confiés avec pour objectif leur transformation en employés productifs. Leurs pensionnaires ne leur doivent pas seulement la vie, mais également un avenir, une éducation, un métier à vie et le confort matériel suivant cette attribution.

Adoption & kafala

La république souveraine a souhaité universaliser l'adoption pour tous, sans considération communautaire. Il est ainsi légalement possible pour tout détenteur majeur de la nationalité dhosali d'établir de nouveaux liens de filiations avec une personne mineure sans parents ou non pris en charge par tout autre membre de sa famille.

Dans la réalité, les normes culturelles communautaires priment sur toute considération légale. Ainsi, l'islam donne une importance tout à fait particulière aux liens du sang et ne conçoit pas que l'on puisse adopter un mineur comme s'il s'agissait véritablement d'un de ses enfants légitimes, avec tous les droits et devoirs associés. Dans ces conditions, les « cas d'adoption » répondent à d'autres arrangements légaux épousant la tradition du « kafala ». Les « adoptés » sont alors appelés « makfool ». Aucun lien du sang n'est légalement recréé par procédure d'adoption et leur nouvelle famille n'a pour obligation que de subvenir à leurs besoins matériels les plus fondamentaux. Les religions hindouistes et apparentées n'ont aucune forme d'obligation comparable.

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