Presse: Nouvelles du Gandhari

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Plutark38
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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » jeu. nov. 07, 2019 7:00 pm

Ganatantr - गणतंत्र

Grand quotidien national - 1 £g

21 juillet 2040


Bhavana Amat se dit opposée à la laïcité


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La Commissaire du Peuple à la Recherche et à l’Éducation s'oppose frontalement au projet des députés communistes

La fronde vient toujours de là où on ne l'attend pas.
Lors d'une interview à la télévision, Bhavana Amat est revenue sur le projet de la dizaine de députés communistes qui entendent abroger les liens entre les institutions religieuses et l’État. Si les élections territoriales ont monopolisé une part importante de son propos, la Commissaire a accepté de donner un avis sans filtre sur la question.

"Je trouve particulièrement violent la façon dont le sujet est posé sur la table. Le Gandhari est lié éternellement à la religion hindoue, c'est ce qui l'a façonné, des rajas de notre pays au temple de Krishna de Gollokorunda qui vient d'être inscrit comme merveille du monde moderne. Moi je suis communiste, profondément, mais nous ne pouvons pas nier nos origines, notre culture et tout ce qui nous a façonné.
Avant d'être communiste je suis gandharienne, pratiquante assidue et j'en suis fière. Demain je ne veux pas avoir à faire attention à dissimuler mon appartenance religieuse car tout dans la rue respire l'appartenance religieuse du pays à l'hindouisme.
Demain on fera quoi ? On abattra les statues des Dieux, on interdira de porter des tuniques traditionnelles, on demandera aux moines de se cacher, on interdira la prière à l'école ou dans l'espace public, on ne financera plus la restauration des temples hindous qui sont une trésor national ?
Moi tout ça j'y suis opposée et je demande à ces députés de réfléchir à la blessure qu'ils infligent à des millions de gens qui vivent librement et fièrement leur foi."


Sur la question des castes, Bhavana Amat préfère botter en touche en mettant en avant les progrès effectués sous le gouvernement Lota (interdiction des mariages forcés, interdiction de la dot, avortement en cas de viol). Progrès justement considérés comme insuffisants par les initiateurs de la proposition de loi puisque l'avortement reste interdit sauf en cas de viol.
Les propos de la Commissaire ont été salués à droite, ce qui n'a pas manqué d'exaspérer chez les communistes.
"Bhavana Amat tire contre son camp !", s'emporte un Commissaire du Peuple anonyme, "Jasbir Kejar doit vite trancher la question avant que la majorité ne se fracture ! Il ne doit même pas attendre les résultats des Territoriales, les propos de Bhavana Amat vont infuser dans la société et motiver le camp des opposants !"

Un vent de panique semble souffler du côté de certains communistes qui refusent de se positionner et s'alarment de voir une brèche sociétale potentiellement grave s'ouvrir. Un député communiste qui prend ses distances avec l'initiative de ses collègues ne cache pas sa détresse.
"Mes collègues sont animés de bonnes intentions mais ils ont été trop vite. On va être coincé entre notre électorat qui sera plutôt favorable à une telle mesure et le reste de la société qui va potentiellement s'allier pour faire échouer le projet".

Au palais du Gurbaghat Taoni, les propos de la Commissaire du Peuple à l’Éducation et à la Recherche à seulement 4 jours des élections territoriales provoquent agacement et lassitude.
"Jasbir Kejar est en colère. Il donnera son avis quand il aura décidé mais auparavant il songe à réunir gouvernement et députés de la majorité pour un recadrage en règle. Si cette affaire a un impact électoral des têtes vont tomber", nous confie un conseiller proche du Président du Conseil des Commissaires, laissant entendre que Bhavana Amat pourrait s'être mise dans une situation délicate.
Et une réunion de la majorité est effectivement prévue avant le scrutin tant il est urgent d'éteindre l'incendie...

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Plutark38
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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » ven. nov. 08, 2019 7:13 pm

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Grand quotidien national - 1 £g

25 juillet 2040


Élections Territoriales: Douche froide pour les Communistes qui échouent à dépasser 30%


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Si les Communistes remportent les élections dans la douleur, le Parti Libéral de Parampal Kahlon est en embuscade


Les électeurs se sont prononcés pour élire les conseils régionaux et municipaux. Si le détail ne nous parviendra que dans plusieurs jours, nous savons déjà les tendances au niveau national. La participation est par ailleurs très élevée avec 87,8% de votants, un chiffre supérieur aux législatives de 2039.
Sans grande surprise le PSTUG termine en tête mais de seulement 2 points devant les libéraux, ce qui constitue une douche froide pour les troupes de Jasbir Kéjar. Pendant la campagne, les sondages annonçaient une formation communiste au-delà de 30-35%, ce qui aurait été une victoire éclatante.
La percée des Verts, historique et due à la marée noire au large de la côte ouest, a visiblement eu un impact sur le total du parti du Président du Conseil qui passe sous la barre tant désirée de 30%. Il s'agissait même de l'objectif formulé par Jasbir Kejar à ses troupes il y a quelques jours. Nul doute que ce résultats décevant aura des répercussions dans la majorité, également engluée dans une polémique sur la laïcité.
Du côté des troupes de Parampal Kahlon c'est un jour de victoire car les Libéraux parviennent encore à coller de près les communistes, plus d'un après les élections législatives. Les première remontées de terrain font état d'une victoire à Bunaghar, où l'ancien Premier ministre serait élu maire de la capitale. Les Libéraux auraient remporté 4 régions sur 12, toutes situées au sud-est du pays.
Du côté de la droite, Mata Jaghal peut aussi se réjouir. Élue maire de Channapuram haut la main, avec plus de 35%, son parti remporte aussi la région du même nom et propulse Lakshbir Amrish comme Président de la Région, un véritable pied de nez aux communistes au pouvoir. En franchissant tout juste la barre des 20% avec quelques micro-partis alliés, la cheffe de la droite parvient à s'ancrer à la tête de sa famille politique. Particulièrement appréciée dans le sud du pays, elle obtient un fief précieux.
Chez les écologistes c'est aussi un triomphe car, grosse surprise du scrutin, la région de Sojatpur échappe aux communistes en plus de celle de Tamarchandia. Avec deux régions sur douze, les écologistes confirment leur succès sur la côte est du pays.
Les communistes parviennent malgré des résultats décevants à décrocher cinq régions sur douze et dépassent la barre des 10 millions d'électeurs. Au niveau des grandes villes, le PSTUG l'emporterait très largement à Gollokorunda avec plus de 40% des voix mais aussi à Sojatpur devant les Verts.
De son côté, l'extrême-droite ne fait pas recette et ne remporte ni région ni villes.
Avec de tels résultats, la composition du futur Conseil Suprême ne fait plus vraiment mystère: la gauche n'aura pas la majorité à la chambre haute. Communistes et écologistes devront négocier avec les Libéraux pour arriver à des accords de principe, sans quoi le travail législatif pourrait largement ralentir.
Les conseillers suprêmes, au nombre de 220, seront élus ces prochains jours par le vote conjoint des conseillers régionaux et municipaux et des délégués syndicaux désignés par les conseils d'ouvriers et de paysans.
La moitié des régions et des communes seront renouvelées dans 2 ans en 2042, afin de mettre en place un renouvellement de moitié tous les deux ans du Conseil Suprême.

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Plutark38
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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » dim. nov. 10, 2019 7:13 pm

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31 juillet 2040


La droite conservatrice, les nationalistes et le centre forment une majorité au Conseil Suprême


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Parampal Kahlon a été élu Président du Conseil Suprême et ne sera donc pas maire de Bunaghar.


Le Conseil Suprême de la République a été élu par les conseillers municipaux, régionaux et les délégués syndicaux désignés par les conseils d'ouvriers et de paysans. Sans surprise, la gauche communiste et écologiste est privée de majorité à cause d'une union de la droite et du centre. Nationalistes, centristes et conservateurs feront donc front commun au sein de la Chambre Haute pour modérer les ardeurs du gouvernement communiste.
Élu Président du Conseil Suprême lors de la séance inaugurale, Parampal Kahlon devient le troisième personnage de l’État derrière Harbir Dilbar et Jasbir Kejar. Le leader libéral voit sa posture d'opposant modéré payer.
Lors de son discours inaugural, le premier Président du Conseil Suprême s'est dit animé par l'envie de mener des travaux constructifs et non par celle d'orchestrer un blocage à tout prix pour faire échec au gouvernement. Selon lui, le blocage systématique prôné par une partie de la droite ne saurait déboucher sur quelque chose de constructif pour le pays. Il s'est néanmoins dit opposé à une laïcité du pays mais ouvert à des discussions sur des mesures pouvant mener à l'abolition définitive des castes. Une position qui ne froisserait pas trop la droite et aurait le mérite de s'attirer les faveurs des communistes les plus prudents sur la question.
La constitution d'une majorité de droite et du centre et l'élection de Parampal Kahlon a la tête de l'institution ont été vécus comme un revers cinglant pour les Communistes qui n'ont désormais plus tous les pouvoirs au sein des institutions. Un compromis permanent sera nécessaire pour continuer à réformer le pays.
La situation politique nouvelle du pays pourrait permettre de rééquilibrer l'orientation politique du pays et modérer les velléités communistes de dictature du prolétariat. Mata Jaghal a par ailleurs annoncé que son parti ferait bloc contre toute mesure allant dans le sens du dogmatisme communiste.
Jasbir Kejar peut néanmoins souffler car la Chambre du Peuple aura le dernier mot. Mais pourra-t-il vraiment se permettre de multiplier les chantiers polémiques qui nécessiteront de défendre le texte avec énergie ?
Du côté des communistes on est formel: le programme communiste porté par Asha Lota continuera à être appliqué. Le pourront-ils vraiment sans perdre de nombreuses plumes ?

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Plutark38
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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » lun. nov. 11, 2019 6:26 pm

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3 août 2040


Laïcité: Jasbir Kejar ferme la porte mais ouvre la voie à la suppression des varnas et des jatis et à l'égalité salariale stricte entre les femmes et les hommes


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Brahmanes, Khsatriyas, Vaishyas, Shudras et Dalits, ces castes devraient ne plus avoir d'existence juridique et traiter un individu en fonction de sa caste d'origine sera interdit.


Depuis plus d'un millénaire, les gandhariens étaient divisés en quatre varnas (Brahmanes, Khsatriyas, Vaishyas et Shudras) plus les Dalits qui sont les hors-castes et considérés comme ayant le plus haut degré d'impureté. Les Dalits ont jusqu'à aujourd'hui exercé les métiers les plus ingrats (cordonniers, barbiers, bouchers, pêcheurs, chasseurs...) mais au sein même des Dalits, des milliers de jatis qui correspondent à des sous-castes liées aux différents métiers exercés créent une hiérarchie. Le proverbe gandharien "On trouve toujours plus impur que soi" s'explique par cette rigidité de la société gandharienne où la naissance déterminait l'appartenance sociale et le métier.
Jusque dans les années 2010, les varnas et les jatis étaient complètement insérées dans la vie quotidienne des gandhariens et dans les territoires les plus reculés, l'endogamie liée à l'existence de ces traditions reproduisait ces castes d'une génération à l'autre.
Depuis trente ans, la reconnaissance des castes s'est émoussée dans les territoires situés dans l'ouest du pays tandis que l'est gardait un très fort attachement à ces traditions religieuses.
L'arrivée des communistes au pouvoir avec Asha Lota a mis un coup sévère aux traditions persistantes en interdisant toute discrimination basée sur l'appartenance à une caste ou sur le fait d'être un Dalit.
Le débat sur la laïcité qui a fait irruption ces dernières semaines a remis sur la table ce principe des castes basés sur l'hindouisme. Le Président du Conseil Jasbir Kejar qui a longtemps botté en touche sur la question a fini par prendre position et s'est opposé à la laïcité du Gandhari tout en se disant favorable à une fin définitive des castes et à une égalité homme-femme gravée dans le marbre, à commencer par le salaire. Il sera très concrètement interdit d'obliger les enfants issus d'une jati à reprendre le même métier que leurs parents. Il sera néanmoins possible de décider d'exercer le même métier que ses parents, mais seulement sur décision personnelle non contrainte. Une solution médiane, donc, qui risque de faire consensus tout en provoquant le mécontentement chez les communistes les plus radicaux sur la question et à droite où l'annonce ne sera pas satisfaisante et trop radicale.
Jasbir Kejar a mandaté une étude du Commissariat du Peuple aux Affaires Intérieures pour faire appliquer l'abolition des castes et leur effacement dans la société et a également lancé une concertation sur la mise en place d'une égalité entre hommes et femmes au sein de la société gandharienne.
Sur la question d'un possible référendum à l'issue de ces réflexions, Jasbir Kejar a dit ne pas avoir de préférence tout en soulignant que cette affaire qui était partie du parlement devrait probablement se régler au parlement.
A l'issue des annonce du chef du gouvernement, les communistes se sont dits globalement satisfaits de la position de Jasbir Kejar. La droite conservatrice s'est contentée de dénoncer une démarche "destructrices des valeurs religieuses et traditionnelles du Gandhari".
Plus surprenant, les libéraux ont jugé que cette mouture du projet de renforcement de l'égalité sociale était bien plus acceptable sans une laïcité imposée brutalement. Une situation intéressante pour Jasbir Kejar qui peut se permettre d'avoir des députés de sa majorité boudeurs.
Les communautés de Dalits ont de leur côté salué cette grande promesse d'avancée pour leurs droits et libertés.

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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » mar. nov. 12, 2019 8:00 pm

Vartamaan Parampara - वर्तमान परंपरा

Journal Conservateur - 1.05 £g

6 août 2040


Lakshbir Amrish: "La région de Channapuram est une zone libre du communisme gandharien"


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Lakshbir Amrish souhaite se poser en gardien des valeurs gandhariennes


Le fils du défunt président Sankar Amrish a été élu président de la région de Channapuram par le Parlement régional. Forts de 32,4% des voix, les conservateurs ont remporté la région de manière assez large devant des Libéraux situés à 23,6% et des communistes moribonds ne dépassant pas la barre des 20% (19,7%).
Longtemps recherché par le pouvoir communiste de Bunaghar, le régime communiste a renoncé à le faire arrêter au vu de sa popularité dans le sud du pays.
Désireux de ne pas décevoir ses électeurs, Lakshbir Amrish souhaite faire de la région de Channapuram "un ilot solide dans une mer rouge mortifère pour le pays". Tandis que les régions doivent progressivement acquérir de l'autonomie pour faire du Gandhari un régime fédéral en 2046, le président de la région de Channapuram souhaite s'orienter vers un État fédéré et non pas vers une "république socialiste".

"Nos concitoyens ont voté, ils ont dit non au communisme donc il n'y aura pas de république socialiste de Channapuram. Nous deviendrons un État fédéré. L'Etat fédéré autonome de Channapuram défendra ses particularités, la première d'entre elles étant l'attachement aux valeurs historiques du pays. Nous ne voulons pas de la laïcité, et encore moins de la destruction de notre modèle traditionnel. Les castes aujourd'hui n'ont plus la même signification qu'il y a 500 ans, le gouvernement joue la comédie par pure démagogie. Les Channapuramis sont des résistants et je défendrai leur honneur en luttant contre le processus communiste dont mes administrés ne veulent pas. Nous souhaitons également rétablir les entreprises telles qu'elles étaient avant la révolution communiste avec conseils d'administration et hiérarchie bien précise. Notre région est riche et nous allons restaurer notre compétitivité internationale en attirant des entreprises et en faisant de notre région la seule véritablement ouverte au monde dans tout le Gandhari. Le communisme s'arrête aux frontières de notre région, que le gouvernement se le tienne pour dit !"

Ces propos quasiment guerriers ont suscité une grande approbation parmi la population channapurami. La nouvelle maire de la ville de Channapuram (440 000 habitants), Mata Jaghal, a appuyé les propos de Lakshbir Amrish en disant sa ville "libre de toute influence rouge". La première mesure de la maire, très polémique, a été de décrocher de la mairie le drapeau de la République des Conseils du Gandhari pour mettre celui qui était en vigueur jusqu'en novembre 2039 (vert, blanc, rose). D'autres mesures polémiques devraient suivre avec la fin de la cantine gratuite pour les enfants et une hausse drastique des billets de bus dont la quasi-gratuité a été jugé comme une "aberration" par la nouvelle maire. Ces mesures avaient été mises en place par le Conseil de la Commune Libre de Channapuram qui avait démis l'ancien conseil municipal qui était également conservateur lors de la révolution communiste de novembre 2039.
La maire Mata Jaghal n'a pas assez de mots durs pour qualifier cet interlude rouge à Channapuram.

"Je suis fier que la Commune Libre de Channapuram ait été dégagée par les électeurs. En quelques mois de communisme, les ressources de notre commune ont été dilapidées. Nous préférons largement mettre l'argent dans l'investissement économique que dans le puits sans fond que représente la politique sociale. Cet argent qui est mis dans le but d'augmenter la compétitivité de nos entreprises locales aura bien plus de retombée qu'une politique de mairie-nounou devant ses administrés qu'elle voit comme des assistés à renflouer sans cesse. Non seulement nous responsabilisons les gens mais en plus nous contribuons à élever la richesse de notre territoire. Moi je crois qu'il faut inciter chacun à s'accomplir seul, c'est ça avoir foi en l'humanité".

Si les communistes ont vertement critiqué l'attitude provocante des deux élus conservateurs, les autorités locales représentantes de l'Etat ont sommé la maire de Channapuram de réinstaller le drapeau en vigueur sous peine de sanction pécuniaires infligées à la commune.
"Des pressions inacceptables" selon la jeune maire qui ne compte pas céder.

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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » mer. nov. 13, 2019 1:06 pm

Ganatantr - गणतंत्र

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8 août 2040


Channapuram: L'autorité administrative inflige à la ville une astreinte de 50 000 livres par jour pour rétablir le drapeau officiel sur la mairie


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La maire conservatrice de Channapuram dénonce une "persécution judiciarisée des opposants au gouvernement".


L'affaire du drapeau sur la mairie de Channapuram semble prendre une dimension nationale à la suite du verdict express du tribunal administratif de Channapuram qui ordonne à la maire de restaurer les insignes nationaux. La ville se voit en effet dans l'obligation de payer 50 000 livres d'amende par jour tant que le drapeau national n'est pas rétabli. Des huissiers de justice ont également fait apporter sous scellé la décision de justice sommant la maire de se conformer à la décision sous peine de pénalités financières quotidiennes.
Le juge Vinay Mochani a considéré que la remise en cause de symboles nationaux de la part d'une collectivité constituait un acte de rébellion qui invitait à sanctionner la collectivité concernée. Si le juge a refusé de prononcer un retrait ou une diminution des dotations de l’État pour la commune, Mochani n'exclut pas d'aller plus loin si les amende-jours ne suffisent pas.
Si les partisans de la maire ont accusé Mochani d'être un juge communiste au service du pouvoir, ils ont vite déchanté lorsqu'ils ont découvert que le juge était en fonction depuis plus de trente ans.

"Cette remise en cause de mon impartialité est scandaleuse ! J'agis conformément à la loi. Lorsque Sankar Amrish était au pouvoir, j'aurais agi de la même manière. Je ne suis aucunement lié au gouvernement, je fais juste mon métier, celui d'appliquer la loi !"

Vinay Mochani a reçu le soutien de la Commissaire du Peuple à la Justice Vidia Tatli qui juge également scandaleux d'accuser le gouvernement d'organiser une justice aux ordres. La commissaire a invité Mata Jaghal à respecter les symboles nationaux et à cesser sont attitude d'opposante stérile.

"Le juge Mochani est un magistrat exemplaire. Nous serons formels, le gouvernement n'a procédé à aucune chasse aux magistrats. Les juges qui exercent aujourd'hui sont les mêmes que sous Sankar Amrish. Les communistes gandhariens ont toujours refusé de s'en prendre aux fonctionnaires et aux magistrats qui exécutaient les ordres car nous avions conscience qu'ils n'avaient pas le choix, que leur attitude était guidée par la volonté de protéger leur famille. Monsieur Mochani a ses propres opinions, qui ne sont pas les même que celles du gouvernement, mais il exerce son métier avec passion et professionnalisme, peu importe qui constitue le gouvernement.
Quant à madame Jaghal, je l'invite à rentrer dans la légalité et à attendre 2043 pour prendre notre place !"


La maire de Channapuram n'a pas officiellement réagi au verdict du tribunal et serait en train de préparer une riposte. Si la victimisation semble être l'issue privilégiée par la cheffe de la droite conservatrice, près de trois gandhariens sur quatre se disent solidaires avec la décision du juge Mochani. Sept gandhariens sur dix jugent que Mata Jaghal a tort et qu'elle doit respecter les symboles nationaux.
Une conférence des maires conservateurs de la région de Channapuram est attendue. Un retrait des drapeaux en soutien à Mata Jaghal pourrait être décidé, accroissant encore plus le défi à l'encontre du gouvernement et face à la justice et au juge Mochani qui semble engagé dans un conflit politique malgré-lui.

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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » mer. nov. 13, 2019 6:40 pm

Logon ka Sangh - लोगों का संघ

Journal communiste - 0.65 £g

9 août 2040


Quand la droite est reléguée dans son hystérie et son archaïsme par ses propres alliés


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Le président de la Chambre Haute a scellé un accord jusque-là tenu secret avec Jasbir Kejar pour trouver un compromis sur le débat sur la laïcité


Le cauchemar continue pour Mata Jaghal.
Alors que la justice a condamné sa ville à rétablir les insignes nationaux avec des jours-amendes de 50 000 livres tant que l'injonction n'était pas appliquée, la leader de la droite vient aussi de faire les frais d'une trahison qui régale communistes et opposants à la droite bourgeoise.
Un coup de théâtre s'est joué à la Chambre du Peuple, lorsque députés libéraux et députés communistes ont soutenu conjointement un texte de loi visant à supprimer définitivement les castes et à proclamer l'égalité salariale entre les hommes et les femmes. Si cette alliance de circonstance a de quoi surprendre, souvenons-nous de l'alliance entre Parampal Kahlon alors Premier ministre de transition, et Asha Lota, ministre de l'agriculture, pour mettre fin au travail des enfants.
L'ex-Premier ministre et nouveau Président du Conseil Suprême a une fois de plus marqué son attachement aux libertés individuelles en faisant fi des couleurs politiques pour faire avancer le pays.
L'alliance entre Jasbir Kejar et Parampal Kahlon pour liquider la question de la laïcité et des discrimination sociales et religieuses pose toutefois question, notamment en ce qui concerne l'empressement du chef de file libéral à apporter son soutien au Président du Conseil des Commissaires.
La discipline des députés libéraux (pas un n'a voté contre ou s'est abstenu), laisse penser qu'une stratégie en amont s'est bien construite.
Parampal Khalon a toutefois prévenu que cette alliance de circonstance ne valait certainement pas soutien à la politique du gouvernement communiste. Néanmoins la droite y voit une forme de trahison, la coopération avec les communistes sur tout sujet étant un péché mortel dans ce parti.

"Parampal Kahlon nous a trahi en s'alliant avec les rouges pour détruire les valeurs de notre pays, nous espérons qu'il reviendra à la raison."

Si les accusations de trahison allaient bon train, peu de responsables conservateurs ont entretenu la polémique, par crainte sans doute de s'aliéner les libéraux qui sont indispensables pour gouverner la région de Channapuram.
Voir la droite taper sur les centristes est également une aubaine pour Jasbir Kejar qui voit s'éloigner toute perspective crédible de gouvernement alternatif à la Chambre du Peuple.
Quant à Mata Jaghal ? Les amendes s'accumulent tous les jours dans la boîte au lettre de sa mairie et elle se retrouve de plus en plus isolée.
Sale temps pour les grosses divas hystériques.

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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » dim. nov. 17, 2019 8:26 pm

Ganatantr - गणतंत्र

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21 août 2040


Jasbir Kejar: "Le Gandhari exige des élections libres en Anantram et ne reconnaît pas la légitimité du Gouverneur Général"


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Le Président du Conseil des Commissaires charge violemment le gouvernement d'Anantram issu du Coup d’État du 27 juin.


Pour la première fois depuis la chute de la monarchie en Anantram, Jasbir Kejar s'est exprimé sur la situation du pays du Cap Janubie. Si le conflit avec le Raja-Tika a occulté la situation en Anantram au Gandhari, le retour à la paix laisse le temps au gouvernement de s'intéresser de près aux action de l'auto-proclamé "Gouverneur Général" d'Anantram.
La prise de pouvoir par les insurgés issus des milices de Sankar Amrish avait choqué jusqu'au sommet du pouvoir gandharien. Désireux de ne pas multiplier les fronts diplomatiques, Jasbir Kejar aurait ordonné à son camp de se taire et de se concentrer sur la résolution du conflit janubien à la conférence de paix de Karagol.
La paix revenue et les premières semaines d'exercice du pouvoir par Ranbir Nandlah écoulées, le gouvernement du Gandhari a décidé aujourd'hui de son rompre son silence et de s'attaquer à ce qui est jugé comme une "révolution volée et confisquée" par des groupes violents profondément réactionnaires et autoritaristes.
Les premières mesures du "Gouverneur Général" se sont en effet révélées très virulentes à l'encontre du Gandhari avec une quasi-militarisation de la société, la création d'un crime de collaboration avec le Gandhari, la création non dissimulée d'une police politique ou encore l'expulsion de tout ressortissant gandharien. Le sursis d'un an avant la mise en place d'élections soulève les inquiétudes des autorités gandhariennes qui redoutent un processus électoral insincère.
Dans ce contexte, Jasbir Kejar a fait allusion à l'Anantram lors d'un dîner avec les ambassadeurs gandhariens. Le dirigeant du pays n'a pas de mots assez durs pour qualifier son ancien Commissaire devenu dirigeant auto-proclamé de l'Anantram et lance des menaces à peine voilées:

"Aux yeux du Gandhari, tant que le gouvernement d'Anantram ne sera pas passé par les urnes il demeurera illégitime et ne peut donc prétendre pouvoir diriger le pays. Nous accordons une valeur sacrée à la parole du peuple et force est de constater que le peuple d'Anantram qui commençait à vouloir prendre en main sa destinée a rencontré successivement répression féroce, extermination puis Coup d’État conduit par un groupe terroriste qui a sévi au nord du Gandhari l'année dernière. Il est inacceptable dans ces conditions que le peuple anantrami ne puisse se prononcer après les terribles épreuves subies. Les Anantramis seraient dans leur bon droit de vouloir demander des comptes à son dirigeant auto-proclamé qui n'est même pas un des leurs.
Le Gandhari ne reconnaît donc pas le gouvernement auto-proclamé d'Anantram et exige dans un délai court que se tiennent des élections libres afin que le peuple puisse apporter une réponse à la crise sans précédent qu'il traverse. Sans convocation d'élections avant la fin de l'année 2040, le Gandhari agira de manière nettement plus vive."


Une fermeté qui laisse penser que le Gandhari envisage en dernier recours l'option militaire pour déposer le gouvernement actuel d'Anantram afin de redonner la parole au peuple anantrami.
Mis sous pression, le "Gouverneur Général" a dénoncé l'ingérence du Gandhari dans les affaires internes de l'Anantram et a accusé Jasbir Kejar d'avoir pour but d'instaurer un régime communiste et de vassaliser l'Anantram. Des allégations jugées "ridicules" par le Palais du Gurbaghat Taoni qui rappelle que le Gandhari reste profondément attaché au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
Dans la soirée, le Général Kachela, nouveau Commissaire du Peuple à la Défense Nationale, a déclaré que l'armée souhaitait éviter d'en venir à la solution militaire mais que les soldats gandhariens seraient animés par une motivation de fer dans une mission visant à rétablir la démocratie et non seulement à s'emparer de puits de gaz frontaliers...

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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » lun. nov. 18, 2019 7:56 pm

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24 août 2040


Accusé d'être à la solde des communistes, le juge Mochani poignardé en pleine rue


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Le juge Vinay Mochani, connu pour son attachement à la loi et sa neutralité politique revendiquée a été atteint de plusieurs coups de couteaux à l'abdomen.


La vidéo a été partagée des millions de fois sur les réseaux sociaux.
Le juge Vinay Mochani a été sauvagement attaqué hier en plein centre-ville de Channapuram alors qu'il se rendait au palais de justice de Channapuram. Lors de son trajet à pied depuis son domicile, le magistrat a été victime d'une effroyable agression de la part d'hommes masqués se revendiquant anticommunistes et "défenseurs du Gandhari". Violemment pris à parti, Vinay Mochani s'est dans un premier temps défendu d'être guidé par n'importe quelle idéologie que ce soit dans ses jugements. Il s'est dit fidèle à la loi et fervent défenseur d'une justice équitable qui s'exerce de manière indifférencié selon les individus. Alors accusé de mentir, les agresseurs ont poignardé le juge à plusieurs reprises à l'abdomen. Tandis que les agresseurs prenaient la fuite, des passants sont venus au secours du juge qui s'était alors effondré au sol.
Lorsque les secours sont arrivés, le magistrat a été pris en charge par les urgences. En arrêt cardio-respiratoire, les pompiers sont parvenus à le ranimer et stabiliser son état.
Actuellement entre la vie et la mort, le juge Mochani soulève une énorme vague de compassion à travers le pays.
Jasbir Kejar a rapidement réagi et a dénoncé la lâcheté des agresseurs. La Commissaire du Peuple à la Justice, Vidia Tatli, a de son côté promis de "pourchasser" les auteurs de ce crime et de mettre fin à ce contexte de violences en provenance de la droite.

"Dans ce pays, une partie de la droite n'a pas supporté de perdre le pouvoir l'année dernière au sein d'une révolution populaire. Une fange de la droite conservatrice a recours à la violence pour tenter d'exister et de se venger. Je le dis calmement, notre tolérance devant ces individus arrive à saturation, nous n'oublierons jamais les évènements de Palanai d'il y a un an. Nous n'oublierons non plus jamais l'agression insupportable contre Vinay Mochani. Mata Jaghal doit fermement condamner ces actes dans sa propre ville, son silence est choquant."

Un silence qui, effectivement, continuait de planer sur la mairie de Channapuram alors que la boîte au lettre municipale cumulait déjà 800 000 livres d'amende et que le drapeau officiel gandharien n'avait pas été rétabli sur la façade de l'hôtel de ville.
Un affront au vu du contexte de l'agression selon un Conseiller Suprême communiste qui souhaite que la justice envoie un huissier sur place pour contraindre la commune à obtempérer.
La cheffe des conservateurs se retrouve donc sous le feu des critiques pour son arrogance, son mépris de la justice et son manque d'empathie envers le juge qui a été victime d'une agression politique.
A la Chambre du Peuple aussi la tension monte chez les députés communistes qui accusent Mata Jaghal de fouler la démocratie gandharienne au pied et de légitimer les attaques à l'encontre des magistrats.

"Elle n'obéit pas à la justice, ne respecte pas nos symboles nationaux, refuse au gouvernement sa légitimité pourtant issue des urnes et ne condamne pas une violence choquante contre un magistrat exemplaire. Cette femme va trop loin, elle est pourtant procureur et devrait soutenir son collègue, peu importe le contexte tendu et cette histoire de drapeaux. Je vais m'arrêter là pour ne pas dire de paroles de travers si vous voulez bien !"

Devant la mairie, des citoyens ont décidé de se rassembler quotidiennement pour exiger que la maire se remette en question et cesse d'avoir une attitude "odieuse".

"Nous camperons ici tous les soirs s'il le faut pour que cette harpie comprenne qu'elle va trop loin. Et gare à elle si le juge meure !"

Des menaces qui deviennent de plus en plus explicites à l'encontre de la maire de Channapuram, à mesure que la colère monte et que le juge se bat pour rester en vie.

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Plutark38
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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » mar. nov. 19, 2019 9:43 pm

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27 août 2040


Les pays communistes, derniers refuges de la démocratie ?


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Tandis que les démocraties libérales basculent de plus en plus vers l'autoritarisme, les démocraties socialistes continuent de faire progresser les droits humains


Le 27 juillet dernier, un étudiant en perte de repères s'est amusé à dépeindre Jasbir Kejar en "apprenti dictateur" dans la presse du Raj Dahar. Si cette qualification n'a suscité aucune réaction au Gandhari du fait de son outrance, l'accusation infondée appelle à réfléchir sur l'état de la démocratie dans le monde.
Dans notre pays, si la situation est encore imparfaite, les droits ont très largement progressé depuis un an avec l'adoption successive de l'abolition de la peine de mort, l'instauration d'un salaire minimum, une série de lois sur l'égalité entre les sexes parmi lesquels l'instauration toute récente d'une égalité salariale stricte entre hommes et femmes à poste et grade identique, la disparition des castes ou encore le recours aux référendum populaires dont deux sont prévus en septembre.
Le multipartisme dans le pays est également vivace avec une opposition de droite tenace avec une Mata Jaghal qui n'a pas peur d'afficher son désaccord avec le pouvoir en place. Les dernières élections territoriales ont bien montré que les communistes gandhariens, s'ils étaient la force politique majoritaire du moment, n'étaient pas hégémoniques. La possibilité d'une alternance politique en 2043 semble devenir un scénario qui n'a rien d'irréaliste d'autant plus que les dirigeants communistes du pays n'ont pas verrouillé les institutions. L'abandon du système socialiste si les électeurs le décide est donc bel et bien possible mais pour l'heure et au vu de score historique des communistes en juillet (29%) et un record d'électeurs, rien n'indique que le pays se dirige vers ce scénario.
En septembre, les Gandhariens seront amenés à choisir l'âge de la retraite tout en sachant qu'un passage de 65 à 60 ans pourrait causer un casse-tête budgétaire pour financer les pensions de futurs retraités. Le gouvernement gandharien a sur ce dossier choisi la sincérité et la neutralité en détaillant les conséquences estimées pour chaque scénario. Par conséquent, le recul de la retraite de 65 à 62,5 ans semble tenir la corde.
Les citoyens se prononceront aussi sur une modification de la constitution qui propose de réserver au seul Parlement la possibilité de déclarer la guerre, dépouillant ainsi le Président de la République de son monopole de la déclaration de guerre. Une évolution jugée salutaire, car évitant de faire reposer le destin du pays sur les épaules d'un seul homme.

Mais qu'en est-il ailleurs dans le monde ?
Le Raj Dahar par exemple, région autonome au sein du Karmalistan lancée dans une campagne anticommuniste, a été récemment épinglé pour son record d'inégalités économiques. Vivre au Raj Dahar c'est vivre dans une société fracturée où les écarts de revenus sont exorbitants. Les pauvres vivent dans la misère, les riches dans l'opulence. Ce modèle résulte bien évidemment d'une politique qui ne favorise pas la mobilité sociale et entretient la reproduction de ses élites. Une majeure partie de la population se tait donc et subit l'hégémonie d'une partie fortunée de la population qui fait la pluie et le beau temps. Cependant si le Raj Dahar est plutôt libéral sur les questions de société, la répression systématique du droit de grève contribue à réduire au silence les masses populaires en souffrance qui ont interdiction de se rebeller contre un système injuste. Être pauvre c'est se taire et subir, ou parler et avoir des ennuis. Cette région autonome n'entre clairement pas dans le champ des dictature mais sa discrimination assumée des populations les plus démunie n'en fait certainement pas une démocratie. Ailleurs au Karmalistan, l'action de la reine Mamta a permis de libéraliser progressivement le régime et d'assouplir de nombreux interdits en vigueur. Sa sympathie pour les mouvances socialistes n'est plus à démontrer.

La Santogne de son côté s'enfonce dans une phase autoritaire bien qu'il existe des gardes-fous pour freiner le gouvernement dans sa tentation autoritariste. Le mois de septembre sera déterminant pour savoir si oui ou non Inès Teysseire pourra continuer à gouverner la Santogne de sa main de fer. Le soutien de sa majorité laisse toutefois peu de doutes sur une première reconduction et même en cas d'élection, la Première ministre santognaise en sortirait victorieuse. La lutte contre la corruption sert de détonateur à cette politique autoritariste et même si l'intention reste louable, la Santogne n'est nullement à l'abri d'une fuite en avant. Être soupçonné de corruption suffit désormais à avoir des ennuis, même sans preuves tangible comme le montre un exemple récent.
En effet, l'arrestation d'un prêtre sans qu'une raison véritable ne soit avancée laisse entrevoir une radicalisation progressive de l’État et un ciblage virulent du clergé. Nul ne sait encore à quoi aboutira la campagne contre la corruption d'Inès Teysseire mais l'existence d'un autoritarisme institutionnalisé déchoit la Santogne de son statut de démocratie.

Les régimes militaires sont également à l'honneur avec celui du Maréchal-Président Landry Gauthier qui a mis un terme à la République Vasconne. L'issue de la révolution vasconne démontre qu'Asha Lota avait vu juste en voulant intervenir pour porter secours aux insurgés. Protégé par l'Ennis dont le président est lui-même militaire, Landry Gauthier a pu écraser les communistes, faire 10 000 morts et mettre sa dictature sur pied. On ne parle plus de régime autoritaire mais bien de dictature avec une militarisation de la société où la nationalité est conditionnée à l'exercice du service militaire. Le formatage et le port des armes avant la nationalité. A ne pas être freiné par d'autre pays, le Maréchal Gauthier risque bien de verser dans le totalitarisme.
L'Aurora, également, a été la cible d'un Coup d'Etat. Si la situation est plus confuse qu'en Vasconie, la coupure massive d'internet ne peut être que la marque d'un régime autoritaire. Les arrestations massives qui ont suivi la déposition du gouvernement légitime ont témoigné de la brutalité du nouveau pouvoir.
Le Jernland reste un pays aux mains des militaires sans que toutefois le régime ne soit connu pour sa brutalité. La situation dure depuis plus d'un siècle et les jernlanders semblent bien s'en accommoder. C'est le seul cas mondial de régime militaire stable et soutenu.
Le Caeturia, figure de proue du corporatisme, parvient à mélanger capitalisme poussé à l'extrême par des conglomérats tout-puissants et politique militariste internationale.

Les monarchies dytoliennes ne peuvent, de leur côté, pas être incluses parmi les régimes autoritaires, à l'exception du Gänsernberg et sa monarchie absolue, même si la Flavie est une monarchie avec un roi fort capable d'avoir une forte influence sur la politique interne. La Slézanie est de son côté marquée par un conservatisme bien plus prononcé que la Flavie, notamment à cause de la forte influence de l'église catholique. Nul doute que l'affaire de l'arrestation du prêtre en Santogne risque de froisser les relations entre les deux pays.
Le Lôre fait figure d'exception puisqu'il s'agit de la seule démocratie libérale sous une forme républicaine en Dytolie mais même si le régime est fédéral, tout semble reposer sur une seule personne: le Président de la République.

Finalement, les régimes communistes semblent être les seuls à proposer une vision inversée du pouvoir avec la base qui dirige et la tête qui exécute. Si comme dans les démocraties libérales le Westrait et le Gandhari ont un chef de gouvernement, ils n'incarnent pas à eux seuls la réalité du pouvoir. Les conseils et le Parlement sont en réalité le véritable siège du pouvoir d'autant plus que le gouvernement est révocable à tout moment par référendum. Dans les deux nations communistes, la pluralisme reste la règle, la liberté d'expression est garantie et les droits évoluent constamment dans le bon sens. Les communistes ne sont d'ailleurs pas majoritaires dans les deux Parlements mais soutenus par des formations de gauche aux accents révolutionnaires. Les travailleurs y disposent de droits qui n'existent nulle part ailleurs car c'est bien eux qui décident du devenir de leur entreprise. Les garanties sociales sont réalité avec des salaires décents et une reconnaissance de la nécessité de ne pas consacrer entièrement sa vie au travail.
En Ölan c'est le peuple qui a décidé de prendre les chose en main après une terrible révolution longue et sanglante. L'adoption en cours de la nouvelle constitution par l'Assemblée Constituante consacre des principes similaires qui régissent le Gandhari et le Westrait.
Que les choses soient dites, pour exercer sa citoyenneté, participer à la démocratie et bénéficier d'un cadre de vie positif, il vaut mieux vivre au Gandhari et au Westrait, et bientôt en Ölan, qu'en Slézanie, au Raj Dahar ou au Caeturia...

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