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Galaad
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Message par Galaad » ven. mai 17, 2019 6:05 pm

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21. februar 2039 utgave

Deux Hohengrafois sur trois défavorables au Gänsernberg

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Après des mois d'atrocités supposées, de tensions croissantes aux frontières extérieures du Hohengraf, que ce soit avec le Jernland ou avec le Gänsernberg, et une intervention militaire plus tard, voici que les Hohengrafois étaient appelés à reprendre leur avenir en main. C'est d'ailleurs l'occasion qui leur était donnée par la voie référendaire, au travers de trois propositions ; soit redevenir une province valaryane, soit l'indépendance, soit devenir un protectorat gänsernbergien. C'est donc à 39% des suffrages comptabilisés que l'ancienne province confédérale de l'Etat de Valaryan a choisi de se mettre sous la coupe de son voisin germanique matriarcal. Un choix qui peut paraître particulièrement étonnant, au vu de ce qu'on imagine a été l'histoire de la région au travers des siècles. A la lecture des conclusions de la consultation, publiées par l'institut royal des statistiques du Gänsernberg, Destatis, il faut néanmoins se poser plusieurs interrogations pour mieux comprendre ce qui a animé les électeurs, mais aussi quelles sont les forces et fractures qui traversent cette province qui sort seulement d'une offensive étrangère sur son sol - aussi nobles que puissent être les raisons dont se targuent les autorités occupantes.

Premièrement, alors même que la Communauté des Nations Dytoliennes avait dépêché des observateurs pour constater les conditions de la tenue du scrutin, plusieurs questionnements émergent et tendent à fragiliser le résultat. En effet, interrogés, plusieurs observateurs indiquent que « à ce stade il est difficile d'indiquer le taux exact de participation à ce référendum, alors même que le nombre de participants est un élément essentiel dans la légitimation du message qui peut sortir des urnes ». L'analyse est d'ailleurs partagée au niveau du ministère des relations extérieures de l'Etat du Jernland, dont l'attaché de presse de Kristoffer Østgård a déjà indiqué que le gouvernement ne souhaite pas pour l'heure faire de déclaration à propos du règlement de la question hohengrafoise. Ainsi, officiellement le Jernland n'a toujours ni reconnu, ni dénoncé le résultat à la sortie des urnes, laissant la porte ouverte à une décision que le Statsråd souhaite prendre « après un débat avec les partenaires de la Communauté des Nations Dytoliennes ».

Deuxièmement, force est de constatée que près de deux habitants sur trois de l'Hohengraf ont exprimé un choix différent de celui d'un rattachement au Gänserberg. Ainsi, une fraction somme toute très réduite de la population de l'ancienne province valaryane a fait le choix de se mettre sous l'autorité d'un gouvernement étranger, entraînant avec elle la majorité de ses compatriotes. Pour Godtfred Amundsen, professeur de sciences politiques à l'université de Røros, la légitimité du choix risque de rapidement se retrouvée mise en question, tant à l'intérieur des frontières, que dans différentes chancelleries diplomatiques. « Le problème de ce scrutin, c'est qu'il ne pouvait faire sortir l'Hohengraf que plus divisé encore qu'il ne l'était avant la consultation populaire. Les autorités occupantes du Gänsernberg n'ont pas réussi à éviter l'écueil de la formulation des choix. C'est une situation perdant à tous les coups ». En effet, en ne voulant poser qu'une seule question, avec trois possibilités de réponses, les organisateurs du référendum se sont tendus un piège à eux-mêmes, créant les conditions de la division. « Une solution aurait été de privilégier en réalité trois questions au lieu d'une seule, pour lesquelles la possibilité de réponse aurait été limitée à 'oui' ou 'non' ». Ce qu'il faut en retenir c'est qu'en partant du principe que les électeurs sont des personnes rationnelles elles auraient voté 'oui' à l'option qui avait leur préférence et 'non' aux deux autres. Dégageant ainsi plus facilement une majorité absolue pour au moins l'une des possibilités. Le risque politique aurait été moindre.

Ces deux premiers éléments d'analyse ont vraisemblablement également été fait au ministère des relations extérieures qui pour l'instant continue d'estimer que les conditions de la consultation n'ont pas été optimales ; ce qui contribue à entacher le résultat qui s'en est dégagé. La précipitation a commandé aux choix des autorités gänsernbergiennes dans la gestion de l'après « libération ». En seulement quelques semaines, dans un pays meurtri et partiellement endommagé par les bombardements et affrontements, on a voulu organiser une grande élection rassemblant plusieurs millions de personnes. « C'était évidemment trop tôt et surtout pas franchement préparé. Cela donne une nette impression d'amateurisme politique, l'impression que l'objectif c'était d'annexer rapidement le Hohengraf en donnant une apparente légitimité à cette action, pour éviter une réaction valaryane. On ne peut pas parler d'une bonne nouvelle pour les plus de 60% d'électeurs qui ont voté contre l'annexion » estime Godtfred Amundsen.

Et troisièmement, élément loin d'être anodin, les risques d'incompatibilité culturelle entre les deux pays. D'un côté, une province - le Hohengraf - longtemps baigné par une culture militariste viriliste où le rôle de la femme se résumait vraisemblablement souvent à faire puis élever des enfants et tenir le foyer, et de l'autre - le Gänsernberg - un royaume matriarcal, où c'est l'exact inverse. Faire accepter aux Hohengrafois que dorénavant, après des décennies - siècles ? - de fonctionnement patriarcal, ils devront se soumettre au pouvoir féminin sera compliqué. Et dans le cas d'une exception de gouvernance laissant le Hohengraf poursuivre avec un modèle plus patriarcal, comment le Gänsernberg justifiera-t-il auprès de sa propre population de ne pas imposer ce qu'il explique être l'ordre naturel des choses à l'intérieur de ses frontières ?

Ce qui est certain, c'est que la situation est loin d'être apaisée et que la question de l'Hohengraf va continuer à agiter les relations inter-dytoliennes pendant encore au moins plusieurs années.

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Galaad
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Re: PRESSE | Actualité internationale

Message par Galaad » mer. mai 22, 2019 2:50 pm

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05. mars 2039 utgave

La Communautés des Nations Dytoliennes, pieuvre de la scène
internationale ?

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Tantôt décrite comme une opportunité économique majeure pour ses membres, tantôt décriée comme une organisation tentaculaire aux ambitions hégémoniques en Dytolie, voire au delà, la Communauté des Nations Dytoliennes est loin de faire l'unanimité. Et c'est le moins que l'on puisse dire, tant sa simple évocation déclenche des débats aussi vifs que passionnés. Cette absence d'unanimité n'épargne d'ailleurs aucun coin du globe, comme si la CND représentait le plus grave et grand danger pour la paix mondiale, la stabilité des Etats et le bien-vivre des peuples. Face à une aussi forte hostilité, aux mises en gardes, aux cris d'orfraies et à l'inverse, aux portraits flatteurs ou aux éloges de maintien et de préservation du calme régional en Dytolie - moins nombreux - notre rédaction a souhaité livrer une analyse sur ce qu'est réellement la Communauté des Nations Dytoliennes, mais également les enjeux et défis auxquels elle est confrontée.

Cette organisation internationale est indéniablement une grande puissance. Avec cent millions de ressortissants, présents dans cinq Etats et représentant plus de 450 milliards de dollars de produit intérieur brut cumulé, il serait insincère de nier à la Communautés des Nations Dytoliennes cet atout. Et dans un monde où les échanges économiques ont pris le pas sur les affrontements de force brute, cela contribue à accroître l'image de l'institution comme un pôle d'attractivité pour les investisseurs et les industriels qui pourront y trouver des débouchées nombreuses pour leur production et leurs produits. Mais c'est également un bonus conséquent pour les entreprises des Etats-membres, qui peuvent ainsi réduire leurs coûts de fabrication en s'approvisionnant à moindre frais auprès de sous-traitants et fournisseurs de la CND.

Mais ce marché commun n'est pas le seul atout dont dispose l'organisation internationale. En effet, la volonté de ses Etats-membres a rapidement été de se doter des outils permettant de stimuler tous les leviers de la croissance. Ainsi, on recense plusieurs forums, sorte de sous-comités permettant à chacun de trouver son compte au sein de la Communauté. Un Etat peut donc adhérer au forum technologique et profiter de la mise en commun des avancées techniques civiles non stratégiques des autres instituts de recherche, ou à l'Entente sportive et participer aux compétitions sportives, sans forcément devoir adhérer aux autres forums en même temps. cette souplesse contribue naturellement à faire de l'organisation un modèle intéressant pour tout Etat qui voudrait préserver certains aspects de sa souveraineté, sans pour autant forcément rompre avec toutes les autres formes de coopérations renforcées. « C'est justement tout l'intérêt de ma Communauté des Nations Dytoliennes » estime justement Godtfred Amundsen, pour qui la souplesse dans l'approche collaborative internationale pourrait séduire à l'avenir d'autres candidats à l'intégration.

Dernier atout de la puissance de la CND, son état-major communautaire. Si l'organisation reste encore très éloignée d'une armée commune, il s'agit d'une première étape dans l'harmonisation des systèmes de combat et la coopération militaire. Ainsi, pour garantir la crédibilité de son article 8, qui prévoit des clauses d'assistance mutuelle entre les Etats-membres, les gouvernement ont souhaité se doter d'un commandement commun. L'opérationnalité de la défense commune repose ainsi sur des exercices et manœuvres communes. Et c'est d'ailleurs justement la combinaison de tous ces facteurs de puissances (culturelle, militaire/diplomatique et économique) qui peut inquiéter les détracteurs ou opposants à la Communauté des Nations Dytoliennes ; d'autant plus que plusieurs de ses membres (Ennis, Valdaquie, Jernland) font preuve ces derniers mois d'une intense activité sur la scène internationale, étendant indirectement les tentacules de la CND à travers le monde.

Pourtant, l'organisation est loin d'être parfaite et peut à juste titre se voir reprocher sa volonté hégémonique. En effet, l'approche parfois très manichéenne de la Communauté des Nations Dytoliennes des relations internationales contribue à renforcer les critiques qui lui sont formulées de rejeter toute voix alternative à des échanges avec l'ensemble du continent. Se posant en arbitre de la Dytolie, la CND s'est voulue, volontairement ou non, comme le gendarme de la paix régionale, et du maintien des grands équilibres diplomatiques dans le monde occidental dytolien. Ainsi, l'organisation peut se retrouver régulièrement à agir tel un cartel qui chercherait à préserver absolument ses avantages comparatifs sur ses concurrents extra-communautaires. L'un des cas les plus illustrateurs étant certainement, ces dernières semaines, celui du Hohengraf. Pour maintenir l'équilibre régional, et ainsi peut-être éviter l'émergence d'un nouvel empire töttern au carrefour des échanges intracommunautaire (ndlr. le Gänsernberg étant à l'intersection des routes reliant les Etats-membres de l'organisation) qui risquerait à terme d'en menacer la continuité. cette tentation de la Communauté des Nations Dytoliennes de devenir un acteur incontournable sur le continent est difficilement réfutable. Pour autant, peut-elle lui être reprochée, tant tous les Etats du monde, et les principales organisations, cherchent à protéger leurs intérêts et ceux de ceux qui les composent ?

De manière générale, le plus important handicap pour la Communauté des Nations Dytoliennes est l'image qu'elle renvoie en dehors des Etats-membres qui la composent ; et autant dire, qu'elle reste quand même le plus souvent - au mieux - mitigée. Toute la question étant de savoir jusqu'où le reste de la communauté internationale est prête à accepter les tentations dytoliennes pour bénéficier en contrepartie d'un accès assez souple à cet important marché, dont le pouvoir d'achat croît avec une très grande vitesse.

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