Chroniques

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Viktor Troska
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Re: Chroniques du Caskar

Message par Viktor Troska »

Un ami qui m'est très cher...


La vie pour Baxter continuait son cours. Cela était très difficile pour lui de s'acclimater à ce nouveau pays, à de nouvelles coutumes qu'il ne maitrisait pas encore totalement. Être obligé de partir de chez soi, de ne plus pouvoir y revenir et se morfondre sur son sort à des milliers de kilomètres de là, c'était trop pour ce petit homme. Pourtant, il ne semblait pas perdre espoir, rien n'était encore totalement joué. Il se faisait discret et passait le plus clair de son temps à occuper ses journées à lire, étudier et profiter de sa prison dorée, de ses jardins pour pouvoir s'y promener. Que tout était différent de son Westrait natal, que cela lui manquait aussi. Mais il lui fallait chasser de sa tête toute possibilité de pouvoir revenir un jour chez lui et il n'escomptait pas de toute manière que cela se fasse : Il devait payer pour ce qu'il avait fait et en accepter les conséquences. Alors, Baxter décidait de mieux comprendre le pays qui allait désormais être le sien. Il commença à potasser tout ce qu'il pouvait pour ne pas se sentir comme un étranger. Mieux comprendre était nécessaire pour sa propre survie et ne plus paraître comme totalement étranger à tout ce qui l'entourait. Tous les jours, il demandait des ouvrages historiques, culturelles, géographiques et tout ce qui touchait de près ou de loin au Caskar et à son histoire. A côté de ça, trônait une pile de livres qu'il conservait soigneusement et qu'il avait emmené avec lui depuis le Westrait. Une collection complète d'ouvrages traitant du socialisme, de l'économie politique, etc.

Alors qu'il était en pleine lecture, l'un des serviteurs fit irruption dans la pièce après avoir frappé, pour lui déposer un plateau avec son repas. Posant son livre, Baxter jeta un œil dans le plat, fit signe qu'on le lui enlève et qu'il ne conserverait que l'assiette et les couverts, jetant au passage la serviette qui devait lui servir à s'essuyer les mains. Le pauvre serviteur qui n'était pas encore totalement accoutumé à tout cela, sembla gêner et ne dit rien, se contentant de soupirer. Il tira de sa poche une lettre qu'il tendit à Baxter, avant de s'incliner et de disparaître. Précipitamment, Baxter déchira le haut de l'enveloppe pour lire ce qui lui était adressé, enfournant dans sa bouche une quantité astronomique de nourriture. Il se laissa alors tomber sur le dossier de son fauteuil, lisant calmement la lettre à haute voix. C'est avec un léger pincement au cœur qu'il l'a termina, la laissant retomber sur son bureau ne sachant quoi trop penser. Tant de souvenirs lui revenaient en tête qu'il ne savait pas réellement quoi ressentir à ce moment là. De la honte, du chagrin, de la pitié ? Il se saisit d'une feuille blanche ainsi que d'un stylo et après quelques minutes d'improvisations à haute voix, il commença à rédiger sa réponse.


Très estimé Roger,

J'ai lu avec beaucoup d'attention la lettre que tu m'as adressé. Je tiens tout d'abord à te remercier pour ces mots pleins de sincérités qui me vont droit au cœur et me touchent profondément. Toute cette histoire me dépasse et continue de me dépasser comme tu t'en doutes. Tout est arrivé si vite et je n'ai pas pris la peine de réfléchir quand cela s'est produit. J'aurai du faire un choix et je ne l'ai pas fais, je dois en assumer les conséquences désormais. Cela a été un honneur de pouvoir travailler avec toi, d'être aussi modestement que possible un représentant du Westrait dans les quelques missions diplomatiques que j'ai eu l'occasion de faire. Je ne regrette rien non plus de ces aventures, même si certaines ont été étranges et d'autres fascinantes. Tu as raison sur un point, personne ne pourra t'attaquer sur ce que tu as fais durant ton mandat ou alors il s'agira presque exclusivement de mauvaise foi. Comme tu t'en doutes, je suis avec grande attention ce qui se déroule au Westrait et même si je ne suis plus au cœur de sa vie politique, j'essaye de cerner les grandes tendances qui se dégagent de notre révolution. Ici, notre révolution n'est pas comprise comme elle n'est de toute manière pas comprise ailleurs. Je me réconforte en me disant que nous ne nous comprenons pas non plus, notamment avec les Caskars. Ils ont une vision totalement biaisée de ce que nous pensons et nous traitent comme des enfants de cinq ans. D'autres comme Astrid pensent qu'il suffit de construire trois lotissements et des barres d'immeubles pour faire une politique "sociale". Misère... Tant que nous resterons isolé au Westrait, nous serons mal compris et personne ne comprendra que notre révolution ne vise pas seulement à changer les structures, mais à toucher l'homme en ce qu'il a de plus profond. Enfin, je divague un peu. Je me porte bien sinon, je ne m'habitue pas encore à un style de vie qui n'a jamais été le mien et qui ne le sera jamais : Avoir des serviteurs, se faire laver le cul et toutes ces conneries. Nous républicains avons toujours voulu élever les Hommes, les esclaves eux seront toujours des enfants. Tout cela me dépasse un peu, je ne m'y ferai jamais. En tout cas, je te remercie pour ta lettre et comme toi j'espère qu'un jour, nous aurons l'occasion de nouveau nous revoir. Sache que je n'ai rien contre personne et que j'ai quitté notre pays avec la conscience tranquille. Je respecte et salue en Douglas Reed un homme politique perspicace avec d'énormes responsabilités que ni toi ni moi, n'aimerions avoir en ce moment là. Un jour, l'Histoire lui donnera raison. Elle nous donnera raison.

Embrasse ceux que j'aime et ceux qui ont compté pour moi en leur rappelant que je pense à eux tout le temps.
Je te souhaite le meilleur dans ta vie, toi mon ami, toi mon camarade.
Ton ami,
Roy Baxter

Une fois sa lettre terminée, Baxter la relu une nouvelle fois avant de la déposer sur son bureau, l'air pensif. Ses yeux s'étaient légèrement teintés et péniblement, il se retenait de verser quelques larmes. Se levant rapidement d'un pas décidé, il décida pour faire passer ce bref chagrin qui l'envahissait d'écouter un morceau qu'il affectionnait tout particulièrement et qui lui permettait de s'évader de tout cela. Aux premières notes de ce dernier, il alla s'asseoir sur un fauteuil trônant un peu plus loin dans la pièce et ferma les yeux. La musique ferait le reste.
« We might not be back. I might be in jail. I might be anywhere. But when I leave, you'll remember I said, with the last words on my lips, that I am a revolutionary. And you're going to have to keep on saying that. You're going to have to say that I am a proletariat ; I am the people. »

Fred Hampton
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Re: Chroniques du Caskar

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Morne mer


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Le temps était grisonnant sur la Mer du Nord. Une tempête avait déjà dispersé une escadre et égarée un de ses éléments.
Au loin, quelques ombres laissaient entrevoir les manœuvres des navires Jernlanders se sentant "menacés" alors même que quelques jours plus tôt encore, leurs confrères des armées de terres et de l'air avait attaqués un pays amis du Caskar.

Sur l'une des rembarde extérieures bordant la tourelle de commandement, le commandant et son second regardait le paysage, la porte derrière eux ouverte pour pouvoir continuer de donner les ordres et réagir en cas d'alerte.
"On se retirent ? Encore ?

- Lisez-vous même."
La missive était claire et ordonnait un retour immédiat au Caskar pour l'ensemble des escadres, exception faîte de celle ayant égarée l'un de ses bâtiments.
"Donc on s'incline devant ces péteux ? Après qu'ils aient humilié un pays allié et triomphés par la force ?

- Surveillez votre langage lieutenant, et apprenez que cette marine est comme toute les autres : on obéit."

Le lieutenant marqua un silence, visiblement contre cette décision.

"Depuis combien de temps servez-vous ?"
Demanda l'officier alors que les cornes de brumes du vaisseau sonnèrent deux fois pour annoncer son départ en même temps que toute l'escadre.

"J'ai servit sur une frégate avant le Bellérophon.

- Et vous en gardez un bon souvenir ?

- Assez morne pour être honnête commandant."

L'officier acquiesça et en regardant au loin les tâches qu'étaient probablement les navires Jernlander, il changea de sujet : "J'ai entendu dire qu'ils avaient de la bonne gnôle par là-bas. Dommage."

"Vous pourrez en profiter à la prochaine permission commandant.

-Mmh... Je suis plutôt dubitatif. On nous rappel sans communiqué officiel, on lève l'ancre sans en informer les excités d'en face. A mon avis, tout ceci signifie seulement que Setan va changer de tactique.

- Vous pensez qu'on va revenir ?

- J'en sais rien, mais à l'épreuve de force brut, le Phoenix s'est aperçu qu'il ne faisait pas le poids. Et si la décision vient de l'Oster ou même d'Astrid, alors on peut-être sur qu'ils s'inclinent parce qu'il y a autre chose, parce qu'ils ont une bonne raison de le faire.

- Éviter d'exciter d'avantage la CND ? Peur de sa force ?

- Peut-être, je ne suis pas à leur place. Mais en revanche, je sais que les Traditionalistes ne sont pas du genre à amener le pavillon si facilement. Je vous le dit lieutenant, des choses se préparent."


"La barre au 306 !" Lança le timonier qui tira alors le commandant de ses réflexions et le fit rentrer pour donner les ordres suivant alors même que le lieutenant, regardait l'horizon, pensant plutôt que son commandant se faisait des idées et que tout ceci était uniquement du à une lâcheté de Setan.
Les gouvernements doivent satisfaire le peuple, les mauvais l'ont oublié...

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Re: Chroniques du Caskar

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La course à la Régence 10


Il faisait nuit. Astrid marchait dans les jardins, regardant par dessus les haies les lumières des immeubles de Setan. Elle pensa pour elle même que son peuple avait tout de même une extraordinaire capacité à surmonter sans broncher les épreuves qu'il affrontait ou qu'on lui imposait.
Et rien que cela la rendait fier d'en faire partie. Mais dans le même temps, elle avait ce brulant désir de résoudre les problèmes, de donner à ce peuple ce à quoi il aspirait, de lui permettre d'avoir la prospérité et la tranquillité.
C'est justement pour cela qu'elle avait demandé à ses deux rivaux de venir. Et lorsqu'elle entendit les talons de Levens sur les marches, elle se retourna avec un regard entendu tandis que Gerflanamos et "la comtesse" la toisait; attendant de savoir ce que signifiait cette brusque proposition de rencontre.

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Astrid
Heureuse de voir que vous avez accepté mon invitation. Je suppose que vous vous demandez la raison de cette... réunion au clair de Lune.

Il n'y eut pas de réponse.

Astrid
Je vous ait fait venir car depuis maintenant un an, nos diverses factions se chamaillent pour le pouvoir; pour appliquer à cette île un carcan, une vision de ce qu'elle devrait être.
Vous, comtesse; vous la concevez moderne, impliquée dans les affaires du monde et à la poursuite d'un rang mondial.
Vous, messire Gerflanamos, vous la voulez commerçante, agressive sur les marchés et hellène.
Quand à moi et plus généralement ma faction, nous la voulons plus discrète, réservée, et tournée vers ses propres affaires.

Levens
Vous oubliez la division de l'île dans le lot, et le retour au seigneuriat et ses méandres.

Il y eut un autre blanc

Gerflanamos
Sans doute... Mais, je pense que si elle nous a fait venir, c'est probablement car elle à changé d'opinion sur un point non ? Et qu'elle souhaitait nous en faire part. Serais-ce votre désir de vous retirer de la partie ?

Astrid
Je ne vous ferais jamais ce plaisir. Nous avons et nous aurons toujours des visions divergentes et de fait des antagonismes. En revanche, nous avons un intérêt commun, à savoir justement cette île. Tout nos objectifs la concerne. Toutes nos visions, nos rêves sont tournées vers elle et vers ses habitants. Et aujourd'hui, ceux-ci ont besoin de nous. Je n'en revient pas de dire cela mais oui, messire Gerflanamos, j'ai changée de point de vue : nous devons êtres unis.

Gerflanamos leva un sourcil et Levens descendit d'une marche, intriguée

Levens
Je rêve ou vous venez d'approuver l'idée...

Astrid
Vous savez très bien ce que j'ai dit Levens et oui, je le pense. Et croyez bien que cette concession m'a couté chère, même si elle est de bon sens.
Et justement; dit-elle à l'intention de Gerflanamos; c'est de cela dont je souhaite vous entretenir.

Un temps plana et elle se lança :

Astrid
Le Caskar n'a jamais été aussi fort, intérieurement j'entends. Que lorsqu'il a enfin été unifié. Mais l'Union à fait oublié aux Unionistes le véritable partis qu'ils auraient pu tirer de ce qu'ils avaient accomplis, et au fond, c'est ce qui à fait douter la Tradition. La plupart des seigneurs étaient attentifs au besoin de leur population, certes pour pouvoir se mesurer à l'autre plus efficacement, mais même. Le peuple restait et reste au centre des préoccupations de la Tradition.
Et c'est justement là qu'est le bon sens.
Il n'y a encore pas si longtemps, un article Karmali parlait de notre île et annonçait, je ne sais si cela est prophétique, que de l'avenir politique de notre île allait en découler l'avenir de la région et peut-être même du monde.
Je ne sais ce qu'à pressenti l'auteur. Mais je sais en tout état de cause que notre peuple à un potentiel formidable, qu'il est unique et entreprenant.
Notre principal qualité est notre raison, et par là, j'entends notre sens du pragmatisme. Grâce à lui, nous avons surmonter de nombreux obstacles.
Aujourd'hui, je vous demande de faire appel à lui, car c'est à cela que je pense en vous proposant une alliance tripartite.

Levens
Pardon ?!

Gerflanamos
Oui, même question qu'elle.

Ajouta le Fondamentaliste d'un geste de la main dans la direction de Levens
Astrid se rapprocha, et avec une certaine détermination dans la voix, précisa :

Astrid
Le Caskar ne pourra jamais fonctionner comme avant s'il n'y a pas d'entente entre nos factions. Je suis sur Levens qu'en pensant à ce passé, vous vous dîtes que les unionistes ont su gérer les choses et que personnes n'en a fait une affaire d'état. Seulement voilà, en ce temps, vous aviez Alexandra, et vous n'aviez pas ma famille. Aujourd'hui, vous avez l'inverse, ce qui implique que votre faction est en perte de vitesse et que celle des Traditionalistes est renaissante.

Mais même avec cela, le Caskar veut avoir la réponse finale et définitive à ses origines, preuve des soutiens que reçoivent les Fondamentalistes, plus parce qu'une partie du peuple en a assez de ne pas savoir où se situer dans la grande famille des cultures de l'humanité que parce qu'il se sent hellène.
Quand à ma faction, plus les études avanceront, plus sa légitimité culturelle diminuera, mais son message politique lui, est appuyé et soutenu. Et les récents évènements ont d'ailleurs renforcé cette réalité.

Levens
Quels évènements récents ?

Astrid
L'ordre de retour de la flotte n'a pas été transmis par oubli. Et lorsque ces nordistes à œillères ont demandé, non exigé le départ de nos forces de leurs eaux proches, j'y ai vu un moyen de montrer que la vision unioniste des choses, soit la police les mers, s'impliquer dans les affaires mondiales, ne pourrait que nous mener à la catastrophe, d'autant que nous ne sommes pas prêt. Pas encore, et je sent que vous le savez comtesse.

Un blanc suivit avant qu'Astrid ne poursuive :

Astrid
Le pays à besoin d'unité, et aucune de nos factions n'arrivera à faire des choses sans le consentement des autres. En nous opposants, nous nous mettrons mutuellement des bâtons dans les roues et nous n'avancerons pas. En nous unissant en revanche, nous pourrions nous répartir au sein de l'administration selon les qualités dont à besoin le Caskar aux différentes échelles.

Elle sentit qu'elle avait capté avec cette dernière phrase à la fois l'attention et le potentiel accord de ses opposants.

Levens
Vous proposez donc une sorte de... triumvirat ?

Astrid
Non, dans un Triumvirat, l'entente s'estompe et l'un finit par happer les autres. Si cela arrive, alors nous aurons perdu la totalité de nos avantages, et seule une faction présidera au destinées du pays... en ayant perdu les 2/3 de son potentiel.

Gerflanamos
Vous pensiez à ce que chaque factions ait un domaine de... l'économie ou la politique Caskar entre ses mains non ? Mais qui aurait quoi ? Songez qu'il faudrait que chacune de nos factions et pas seulement nous soyons satisfait, autrement, eh bien, le scénario partira en triumvirat.

Rit le Fondamentaliste.

Astrid
Notre seul avantage parmi la myriade de problèmes que nous avons, est notre avance technologique. Sous peu, nos scientifiques atteindrons des rivages de la sciences oubliés depuis la grande hégémonie si ce n'est quelques vaisseaux et avions fantômes qui constituent la crème des armées.
Aussi, nous devons pousser plus avant cet avantage. Et par la peur qu'il risque d'entrainer, nous devons nous faire discret. Nous devons être plus silencieux, construire une puissance... une puissance...

Elle cherchait ses mots.

Levens
De l'ombre.

Trouva pour elle la comtesse.

Astrid
Oui, mais avant cela, nous devons mettre fin à nos problèmes intérieurs. Et les unionistes sont tout indiqués pour cela : développer le pays et le moderniser. Vous avez déjà la plupart des postes clés de l’administration via les légations et les préfectures. Avec la nouvelle dotation du Sénat, ce sera également vous qui aurez la main sur le Sénat. Donc les lois.
Ma faction, elle, dispose du désir de retenu et de la volonté de modération à l'extérieur et vis-à-vis des Scenomen pour assurer que nous devenions un pays tranquille et sans histoire. Tandis que dans les faits, nous ne seront pas inactifs. Nous seront même la puissance montante par le biais de notre second mais plus colossal avantage.

Elle regardait Gerflanamos.

Astrid
L'Empresio.

Il y eu un blanc agrémenté de la tête sidéré de Gerflanamos. Celle-là, il ne l'avait pas vu venir.
Il explosa de rire.

Gerflanamos
Vous plaisantez ! Au cas où vous ne l'auriez pas remarquer, l'Empresio ne se considère pas comme tributaire du Caskar.

Astrid
Oui, mais l'Empresio choisit son maître par une élection, celle des pays compagnons. Hors, il se trouve que ces pays compagnons, pour une grande partie, considère la Commission et le Caskar comme lié. Ce qui va nous permettre de faire d'une pierre deux coups.

Gerflanamos
Ah oui ?

Astrid
Je songeais à mon présenter en rivale d'Olbani. Dans l'idée de vous déléguer la gestion. Le but principal étant de mettre en confrontation l'argumentaire de certains gouvernement membre avec leurs actes. S'ils votent Olbani, alors ils reconnaîtront par leur vote que la Commission est indépendante du Caskar et de fait perdront énormément en terme de critique et de moyen de pression sur elle. En revanche, s'ils votent pour moi.... la Commission retourne entre nos mains, ils gardent leur moyens de pressions, mais nous, nous aurons le plus puissant consortium de la planète entre les mains.
Et vous, vous aurez à charge de le développer et de le faire prospérer et de faire en sorte qu'il soit notre ambassadeur mondial, l'étendard du Caskar, son image. En même temps qu'une partie de ses bénéfices colossaux reviendront à la couronne pour financer nos projets.

Elle regarda de nouveau Levens

Astrid
La modernité et la volonté; le commerce et à la négoce; dit-elle à l'intention de Gerflanamos; la discrétion et la stratégie finit-elle en désignant le phœnix emblème de sa faction trônant fièrement sur le drapeau du pays.

Levens
J'y réfléchirait.

Dit simplement la comtesse en se retirant.

Astrid
Comment saurais-je si vous acceptez ou non ?

Levens
Vous le saurez, croyez moi.

Et sans rien ajouter, elle s'en alla.
Reportant alors son regard sur Gerflanamos, celui-ci ajouta en commençant à reculer aussi.

Gerflanamos
L'idée est folle, mais elle pourrait bien marcher. Il va falloir que je songe à cacher mon léger incommodement vis-a-vis des étrangers. Après tout, si on s'implante chez les arabes ou les Ventéliens, on neutralise leur concurrence non ?

Et vos idées étriqués. Pensa Astrid pour elle-même tandis qu'il finit en regardant le ciel.

Gerflanamos
Si vous cela marche, il faudra songer à changer le drapeau, par exemple en reprenant l'ancien, mais en prenant un emblème un peu plus discret, qui illustre ces ambitions, l'animal de cette constellation me semblerait parfaitement approprié.

Et il partit.
Astrid leva à son tour les yeux au ciel et du convenir qu'en effet, rien de mieux qu'un chasseur nocturne pour illustrer son idée de discrétion et d'ombre.

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Les gouvernements doivent satisfaire le peuple, les mauvais l'ont oublié...

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En quête de Rishê 4


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Shaolong, ville de résidence des Cao

Lilia était entrée avec Trevos par le parc grouillant de monde, des touristes seuls ou suivant leurs guides remplissant le site historique.
Personne bien sur n'était autorisée à pénétrer dans le tombeau. Seule une partie, derrière des vitres de verres blindés, était visible.
Ne faisant pas de vague, elle regarda lentement la dernière demeure de celui qui avait pourtant été inhumé en Cérulée, sur l'île qui l'avait accueillit.
Elle ne portait pas attention aux écrits exposé sous vitres devant elle. Si ce qu'elle cherchait se trouvait là, c'était plus probablement dans le mausolée.
Elle regarda attentivement les différents murs, fouillant la pénombre de ces yeux pour essayer de dénicher des entrées cachées malgré les reflets et contrejour causé par les lampes au dessus du verre protecteurs.
Notant alors que certains gardiens commençait à froncer les sourcils en la voyant collée à la vitre, elle se redressa et profita de la fin de la visite.

Cependant, elle garda toujours l’œil sur ce qui l'entourait. Et à un moment, elle eue une idée. Et dans un franc à l'accent horrible si typique de son île, elle demanda à une guide qui avait bâtis le mausolée. On lui répondit le nom d'un célèbre architecte de l'une des innombrables dynastie impériale. Ce qui pour tout dire, ne l'arrangeait pas. S'introduire dans un tombeau passait encore, mais devoir se pencher sur les archives de l'Empereur ne l'enchantait pas.

Malgré tout, elle acheva la visite avec son compagnon sans mot. Sans même se douter que des individus au teint bien Céruléen les suivaient de très prêt sur les caméras de surveillance des gardiens qui semblaient coopérer.


Trevos
Alors, trouvé ce que tu cherchais ?

Lilia
Non, il faisait trop sombre, et ces plans ont été sans doute édulcorés.

Trevos
En même temps, je ne pense pas qu'ils ont été conçu pour indiquer les entrées à des pilleurs de tombes.

Lilia
Oui, et c'est très embêtant.

Trevos
A ce point ? Je pensait qu'aucun lieux de repos éternel ne te résistait ! Plaisanta-t-il

Lilia
Prie pour que ce soit le cas, sinon, la seule solution sera d'essayer de s'introduire dans les Archives impériales

Trevos
Les... LES Archives ?

Lilia
Celles-là même.

Trevos avala goulument.

Lilia
Rentrons, je tâcherais de trouver une solution.

Et ce faisant, ils regagnèrent leur chambre d'hôtel sans s’apercevoir de la discrète filature qu'opéraient deux Kaiyuanais en costumes fort élégants par ailleurs.
La chambre était plutôt confortable sans tomber dans le grand luxe. Trevos posa son manteau et alla en premier lieux prendre une douche, la chaleur l'ayant fait transpirer dans ces installations sans climatisation.
Lilia, elle, se coucha sur le lit main derrière la tête en regardant le plafond : comment entrer dans le Mausolée.


La seule chose certaine était que toutes les entrées n'avaient pas été fermée; Zeng He étant un héro national, sa tombe était chouchouté et devait donc être entretenu avec un soin tout particulier.

Volez les plans d'entretiens ? Faisable mais seul des catégories d'experts triés sur le volet devaient pourvoir le faire, pour ne pas dégrader la tombe. Et avec leurs tête d'étrangers, il n'y avait aucune chance.
Essayer de trouver des entrées secrètes à tâtons ? Mauvaise idée, les chances d'êtres découvert avant même d'avoir entre aperçu quoi que ce soit était énorme.
Et pourquoi pas s'infiltrer dans le domaine Cao ? Hm... Assez risqué, l'endroit devait être truffé de caméras et sans aucun doute de gardes. Un coup à se faire attraper bêtement.
Machinalement, elle regarda alors la carte. La mer était toute proche du site. Mais la plage était privée.
Dommage pensa-t-elle pour elle même.
Elle chercha dans sa mémoire; si seulement elle avait pu se débarrasser de cette vitre...
Lui vint alors une idée folle : détruire la vitre.... Elle s'arrêta; elle était en verre renforcé et blindé, justement pour éviter ce genre d'incident fatale pour les documents et ce qui y était conservé.
C'est là qu'une idée commença à poindre dans son esprit. "Et si la sortie secrète était au yeux de tous ?"
Sans attendre, elle ressortit, laissa Trevos à sa douche
.

Ne voulant marcher, elle prit un pousse pousse qui l'emmena jusqu'au abords de la plage. Là, avançant jusque à se mouiller les pieds par le ressac, elle prit les jumelles fournie par son commanditaire et observa le bords de la falaise sur laquelle trônait le domaine Cao.
Et elle vit ce qu'elle cherchait : une entrée de grotte béante, simplement grillagée et gardée par deux factionnaires qui devaient s'ennuyer à mourir.
Elle fit une grimace satisfaite : elle savait par où entrer.



A la nuit venue, deux ombres se glissèrent discrètement de rocher en rocher, les yeux fixés sur les portes gardés.
Fidèle à leurs postes, les deux individus laissait toutefois paraître leur lassitude. L'un d'eux fumait.
Les intrus restait dissuadés par les semi-automatiques des gardes et qu'il gardait au niveau du bas ventre, canon vers le sol.
A juger par les quelques fois où il portait une main à leur oreille, il semblait assez probable qu'ils soient reliés à un Q.G central demandant régulièrement des comptes-rendus.
Voulant être certaine du temps qu'ils auraient. Lilia attendit patiemment un nouveau contrôle.
Une demi-heure passa avant que deux autres gardes ne viennent remplacer les premiers. Lilia eut l'intuition que les rotations étaient d'une heure et qu'un contrôle audio se déroulait toutes les trente minutes.
Sachant donc qu'elle n'aurait pas plus, elle fit signe à Trevos de la suivre.
Sans bruit, ils continuèrent à suivre les rochers qui allaient en amoncellement jusqu'à côté de la porte, ne laissant que quelques chemins pour accéder au reste de la plage. Mais quelques chemins que les gardiens avaient tendance à contrôler régulièrement.


La pilleuse perçu la porte : elle était grillagée et en fer, disposant d'un verrou des plus classiques. Impossible de passer discrètement, il y aurait du bruit et les gardes, même si elle les éloignaient, l'entendrait.
Soupirante, elle fit signe à Trevos de présenter son sac.
Elle l'ouvrit silencieusement et sortie discrètement un engin démonté. Une fois qu'elle l'eut assemblé rapidement, Trevos comprit pourquoi elle avait acheté un arc sportif avant de venir.
Ils attendirent le check audio avant de passer à l'action.


Elle prit deux flèches et fixa à leurs bouts des tasers à une main. En les allumant, un petit bruit couvert par le ressac fut émis. Là, complètement sur la droite du premier garde, elle se dressa, encocha une flèche en gardant l'autre dans la main tenant l'arc et banda la corde.
Une fois sur, elle décocha, un sifflement de quelques secondes parcourant le ciel avant qu'un choc électrifié ne vienne projeter à terre le garde en le mettant K.O
Le second, entendant le bruit, se retourna. Le temps qu'il voit son collègue à terre et relève la tête pour voir d'où venait le coup; l'autre flèche le heurta de plein fouet et le mit à terre.
S'avançant alors, ils achevèrent d’assommer les gardes et commencèrent à s'intéresser à la porte. Lilia commença à sortir du matériel pour la forcer. C'est là que le reflet de la Lune fit briller un objet métallique à la ceinture d'un garde, ce qui attira l’œil de Trevos qui fut ravit de présenter à sa collègue le trousseau alors même qu'elle avait déjà sortie la moitié de son matériel pour forcer le passage.


Lui adressant malgré tout un regard de reproche, elle commença à remballer et lui indiqua d'un signe de tête d'ouvrir.
En quelques instants, ils franchir le passage et remontèrent le boyau naturel de la grotte.
Sans surprise, il les amena précisément là où Lilia l'espérait : en plein dans la chambre.
Néanmoins méfiante, elle testa un déodorant juste au niveau de l'entrée donnant sur le mausolée. Et sans surprise, une grille de lasers en fermait l'accès.
Embêté par la chose, elle s'accroupit et fouilla dans son sac. Le système semblait basique : à un bout des émetteurs, et à l'autre bout, des récepteurs qui si ils ne "voyaient" plus les lasers, déclenchaient sans soute l'alarme.


Trevos se pencha à coté d'elle et railla : "D'ordinaire, c'est là que tu sorts les grands moyens, et que tout devient explosifs."
Elle se contenta de le fusiller du regard avant de se replonger dans ses pensées, cherchant une solution.
C'est là que des bruits de course provinrent de derrière eux. Des hommes en armes arrivaient et les faisceaux de leur lampes commencèrent à apparaitre. Avant même que le duo ne réagissent d'autres hommes avec les tenues des gardiens se postèrent juste de l'autre côté de la grille aux lasers, lampes braqués sur les intrus.
Il ne fallut pas longtemps avant que le commandos armés n'arrivent à leur niveau et ne les mettent en joue, leur ordonnant dans un Caskar parfait de se rendre.
Trevos commença à avoir des sueurs froides et machinalement, serra son poing comme s'il avait peur qu'il soit percés d'un clou. Lilia elle, se redressa et leva les mains en l'air : pour la première fois, elle s'était faite avoir.


Alors qu'on les emmenais, elle nota que le commandos qui les avaient appréhendés n'était pas local, les écussons qui étaient les siens avait la mention "IDA" et leur propriétaire, sous leurs masques d'interventions, semblaient avoir une couleur de peau occidentale.

On les mena jusque dans la résidence où plusieurs membres de la famille, curieux, vinrent les toiser du regard. Dans le même temps, ils semblaient satisfait.
Lilia et Trevos se retrouvèrent dans une ancienne chambre de torture où on les attacha à deux croix de tortures, différentes des croix classiques par le fait que leurs deux barres prennent appuis sur le sol.
Trevos était devenu blanc comme un linge, et les individus de l'IDA, toujours cachés par leurs masques, quittèrent la pièce. Tout ce que pu voir Lilia, c'est l'un d'entre eux saluant de la tête Sirapile, désormais en face d'eux, les mains dans le dos, une fois encore l'air comblé.

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Il portait un costar et un nœud papillon : "Navré d'avoir tardé, j'étais reçu par les membres de l'éminente famille Cao qui attendait sagement que ces braves garçons vous mettent la main dessus."

Lilia
Je me disait bien que je connaissait cette puanteur.

Sirapile
Sans doute, vous devriez vous y faire maintenant, d'autant que c'est peut-être la dernière chose que vous sentirez. Ajouta-t-il avec un regard plein de mauvaises intentions à l'égard de Trevos.

Lilia
Ne l'écoute pas, on risque juste la prison

Sirapile
Ça, c'est si vous étiez tombés entre les pattes de l'administration impériale. Seulement voilà, les Cao, comme beaucoup de famille, n'aiment pas trop que l'Empereur mette son nez dans leurs affaires, alors, pour l'instant, il ne s'est rien passé ce soir. Ce qui veut dire qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent de vous, la police ne s'opposera pas à eux et si jamais leur enquête les rapproches trop de ces honorables personnes, elle préférera classer.

Son sourire redoubla.

Sirapile
Cela dit, dans leur bonté, il m'ont permis de m'entretenir avec vous avant de décider de votre sort. Ils ne savent simplement pas s'ils doivent vous tuer tout les deux.

Lilia compris, il ne cherchait pas à lui faire peur, mais à jouer sur les terreurs de Trevos. Et en effet, son regard se reporta sur le jeune assistant, au bord de la panique. Mais il résista, ne se laissa pas intimider et Sirapile en parut assez incommodé.

Sirapile
Alors; dit-il d'un sourire en se penchant sur une table; lequel de vous deux va donner en premier des informations sur votre commanditaire ?
Et en se redressa, il avait une pince dans les mains, presque ravit d'avoir l'occasion de s'en servir.
Les gouvernements doivent satisfaire le peuple, les mauvais l'ont oublié...

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L'Anagénnisi - L'éveil du Cobra


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Il se faisait tard, et les rues de Sipar devenait un peu moins sures chaque nuit. La misère frappait les couches les plus basses avec dureté, et les choses n'allaient pas en s'améliorant malgré les efforts de Setan. La situation ne servait assurément pas les intérêts des factions actuelles, qui poursuivaient un jeu politique qui se décalait de plus en plus des réalités du pays.
Et cela profitait à plus d'un.

Dans l'un de ces endroits devenus coupes-gorges, un homme en manteau coiffé d'un chapeau avançait d'un pas rapide mais détendu.
Il ne fallut pas longtemps avant que deux lascars le prenne en filature, le regard vissé sur les vêtements symbole d'une richesse convoitée.
Soudain, ils le vire s'arrêter, et se retourner.

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Sipariteph
Que puis-je pour vous messieurs.

Surpris et amusé, les lascars se regardèrent en pouffant.

Lascars
Ton pognon et tes fringues, en vitesse !

Sipariteph
J'en doute.

Et sans plus de procès il libéra le petit mécanisme cachant un derringer dans l'une de ses manches, pointa et tira deux balles.
Les deux corps s'effondrèrent. Sipariteph rechargea puis replia son arme.
Rejoignant ensuite la ruelle qui l'intéressait, il frappa à une porte.

Réceptionniste
Qui êtes vous ?

Sipariteph
Un fils du Cobra.

On lui ouvrit il déposa promptement coiffe et manteau.

Réceptionniste

Vous avez fait bon voyage ?

Sipariteph
Non, mais je n'en ai que faire. Des choses plus graves motivent mon retour.

Le second personnage resta un instant silencieux pour ramener du café.

Réceptionniste
Les élections ?

Sipariteph but une gorgée et enchaina
Evidemment ! Laisser cette... cette plébéienne courrir pour le pouvoir suprême, la blonde ne sait décidément pas diriger !
Il va falloir accélérer nos plans. Ou en est l'archéologue ?

Réceptionniste
Le Seigneur Amadeph m'a dit qu'elle s'était mise dans une mauvaise situation, il à dépêché le SIS pour régler le problème.

Sipariteph
Et vite ! Nous avons besoin des preuves pour lancer L'Anagénnisi, si le peuple ne suit pas, nous passerons pour une dictature de plus.
D'abord la Prunelle, ensuite Valakin, pas question que nous nous plantions encore une fois ! Il nous faut l'appui du peuple.

Réceptionniste
Le moment est plutôt bon alors.

Sipariteph
Oui, j'ai descendu deux manants qui voulaient me dépouiller.

Le Réceptionniste ria
Vous êtes sur qu'il n'étaient pas de la cause ?

Sipariteph
Ils m'auraient reconnu alors.

Il y eut un temps avant qu'il n'ajoute

L'armée est-elle de notre côté ?

Réceptionniste
Elle était du côté de Valakin, et la blonde veut vendre une partie de leurs précieux joujoux, ils sont avec nous.
La gendarmerie, c'est plus tendus, mais on a les gardes côtiers.

Sipariteph
Ça je le sais, je les payent assez cher pour fermer les yeux sur mes cargaisons.

Prit d'un doute, il reposa sa tasse : Et le Mystikos ?

Réceptionniste
Le Colonel n'est plus ce qu'il était. Mais, l'essentiel du corp lui est toujours fidèle.

Sipariteph
Bon, il va être temps de récupérer Karl, il s'est assez prélassé, maintenant, il faut qu'il paye sa dette.

Le réceptionniste débarrassa la tasse de Sipariteph, installé dans le fauteuil de l'appartement face au feu dont la fumée s'évacuait par une cheminée bricolée.
Il était pensif, et même s'il regardait les bibliothèques à sa gauche et sa droite, il ne lisait pas les titres.

Réceptionniste
Ces colonisés se sont tout de même plutôt bien débrouillé jusque là.
Même si leur empire commercial reste très... archaïque.

Sipariteph
Il a juste besoin de quelques ajustements, qu'il prenne conscience de ses armes, et qu'il règle une fois pour toute la question de l'indépendance ou de l'instance Caskar.
Mais, le pays aussi a besoin d'un réalignement. La confrontation avec la CND est une absurdité. Elle est un marchepied essentiel. Mais bon, cette conne ne l'a pas vu. Tout comme notre isolement est profitable pour l'instant, mais inadéquat avec une politique de puissance !

Réceptionniste
Ne voudriez-vous pas dormir monseigneur ?

Sipariteph
NON ! Je vais avoir encore... OH !

S'exclama-t-il en se tenant le ventre qui venait d'être prit d'une violente crampe. Comme à chaque fois qu'il sentait le pays auquel il était dévoué, et même, la culture, en péril ou sur une mauvaise pente.
Le réceptionniste était habitué; il amena le verre avec un comprimé spécial pour ses maux et le porta à ses lèvres

Réceptionniste
Buvez, vous n’imaginez pas combien ça coute désormais.

Sipariteph
Mais que s'est-il passé ? Nous avions la plus grande civilisation du bassin ? Et aujourd'hui, je ne vois que la misère, la ruine et les camouflet.

Réceptionniste
Nos ancêtres jouaient assurément face à des adversaires plus pitoyables. Mais désormais, il semblerait que nous ayons voulu allez trop vite.

Sipariteph le regarda

Réceptionniste
Nous nous sommes prit pour le boeuf....

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En quête de Rishê 5


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Sirapile s'approchait, presque jubilant quand une voix calme, mais imposante, l'arrêta net
Il parlait un Caskar assez convenable même s'il était doté d'un fort accent. Il était richement vêtus, et à voir l'expression de Sirapile, il était le maître des lieux.

Maître
Que faîtes-vous ?

Sirapile, s'immobilisant
Je les intimidaient.

Maître
Nul besoin, les services de l'Empereur ont été alertés. Le Service Secret va venir s'en charger. Ils emploieront des méthodes bien plus performantes que la persuasion avec ces appareils de collection.
Veuillez d'ailleurs reposer cet écarteur avant d'abimer plus que ces intrus.

Lilia n'en revint pas. Même si elle voyait que cela coutait au Fondamentaliste, il s'inclina respectueusement et reposa l'objet avant que, sous un geste gracieux du maître faisant office d'ordre, il ne se retire, ulcéré malgré un compliment

Maître
Vos mercenaires ce sont révélés très performants, transmettez leur mes félicitations

Il regardait avec attention les intrus. Le teint bazané de Lilia sembla lui mettre la puce à l'oreille.
"Ils ont mandaté un des leurs bien sur." Dit-il lentement

Lilia n'osait parler, même Trevos, blanc comme un linge, regarda sans mot dire le personnage qui, presque collé à Lilia, s'intéressait de très près à ses traits.
Ce ne fut qu'après quelques minutes qu'il recula pour dire

Maître
Nous avons fouillé vos affaires. Vous êtes à la recherche du 8ème livre de Zeng He n'est-ce pas ? Le Livre perdu.

Lilia
Je croyais, monseigneur, que selon la version officielle, il n'existait pas

Maître
Suivant vos traductions, je n'en doute pas. Mais selon la langue originale, hélas nous avons perdu ce précieux ouvrages.

Lilia sentait de l'appréhension dans sa voix; comme de la méfiance.

Maître
Peut-être aurais-je du laisser ce barbare pratiquer les rites ancestraux d'interrogations

Lilia
Vous voulez savoir quelque chose

Maître
Pourquoi cherchez vous ce Livre

Lilia
On m'a payée pour.

Maître
Oh, bien sur, vous les dytoliens, enfin, pardon; les caskars; il est vrai que vous êtes réputé pour votre lien très... charnel avec l'or.

Il avança jusqu'au centre de la pièce pour s'y arrêter, droit, regardant ses prisonniers, les mains croisés dans le dos.

Maître
Il ne vous a pas dit ce qu'il cherche je suppose.

Devant le silence de Lilia, il se contenta d'ajouter dans un sourire

Maître
Vous ne la trouverez pas.

Lilia était surprise, parlais-t-il de Rishê ?
Elle ne put savoir. Le maître tourna les talons et lentement, très cérémonieusement, sortis de la pièce dont les prisonniers entendirent les verrous se refermer.
Un moment passa avant que Trevos se lance

Alors, comment on sort ?

Lilia le regarda, cette fois, elle ne voyait pas d'échappatoire. A moins d'un miracle.
Les services secrets arriveraient surement d'ici le lendemain. Et ils se retrouveraient dans une cellule dont ils ne sortiraient surement plus. Ou pire, Setan serait alerté.
La situation étais critique. Et pour la première fois, elle tourna la tête vers le ciel et discrètement, pensa aux Dieux, en leur suppliant de lui donner rien qu'une fois un joker.

De son côté, le maître avait rejoins ses hommes, la mine soucieuse.
Se tournant vers ce qui semblait être sa femme, il lui demanda :

Maître
L'Empereur à été prévenu ?

Epouse
Bien sur mon époux, vous y avez vous même veillés.

Maître
Oui, mais il y a un fait nouveau : "ils" la cherchent.

Son épouse ne réagit pas, mais intérieurement, pour être l'une des rares dans la confidence, elle eu un haut le coeur.

Epouse
Pensez-vous qu'ils la trouveront ?

Maître
Justement, ce n'est pas la question; il ne faut pas qu'ils y parviennent.

Lui faisant un signe discret pour qu'elle le suive, il s'isola avec elle

Maître
Prend quelques domestique surs, et transférer le huitième livre aux archives impériales.

Epouse
Que devrais-je faire des domestiques une fois... qu'ils auront vu ?

Maître
Il n'y a pas de risque. Et ils sont fidèles à l'Empereur et au clan.

Sans dire plus, l'épouse s'inclina et alla faire son oeuvre.
Prenant une des cartes d'accès, elle fut la seule à ne pas revêtir de combinaison en entrant dans le tombeau. Mais là, elle se figea avant de se retourner et d’ hurler promptement quelque chose en dialecte local.

Quelque instant plus tard, un des domestique toujours en combinaison faisait irruption dans une salle ou la famille se détendait en discutant, profitant de cirgarettes et cigares.

Bien qu'outré, les membres passèrent rapidement à l'inquiétude quand le patriarche ne parut pas incommodé par l'entrée brutale du domestique. Sa tenue et son expression ne laissait pas de doute

Maître

Parle.

Domestique
Le toit à été percé !

Un frémissement fit papilloter l'oeil du patriarche.

Maître
Envoie cette IDA.

Quelques instant plus tard, un officier dytolien le prévenait en Caskar que "la zone était sous contrôle".
En arrivant au lieux ou était précédemment ses prisonniers, des traces d'ouvrages. Des trous avaient été creusés.
Les lampes des hommes de l'IDA éclairaient les lieux, le courant ayant été coupé dans cette partie du bâtiment.
Il serra les dents. Son épouse arriva lentement. En voyant son regard il sut, il sut et cela l'emplit de colère, l'Empereur allait lui en tenir rigueur. Son honneur venait d'être bafoué.

L'épouse se retira.

Capitaine de l'IDA
Tout va bien monsieur ? Vous voulez qu'on se mette en chasse ?

Le maître remarqua un écusson par terre : Un serpent enserrant une dague

Maître
Non capitaine, à l'évidence, vous venez de vous faire battre par plus fort que vous.

Et il se retira en laissant glisser dans la main ganté du capitaine l’emblème. Le capitaine eue un accès de colère intérieur; il serra avec force cet emblème de honte et d'infamie : il venait de se faire damer le pion par le SIS.

Le Maître poussa les ventaux de sa chambre. Son épouse était assise à sa table et commença à retirer maquillage et appara. Elle ne dit rien, tout deux avaient le cœur lourd.
Il alla à la fenêtre et observa un long moment l'Océan.
Finalement, il lâcha

Maître
J'irais le dire à sa Majesté.

Il se retourna pour regarder son épouse dans les yeux.

Maître
Je lui dirais que j'ai faillit à ma mission, et que des barbares ont prit le Huitième Livre....



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Le Huitième Livre - Les monts Javânakè


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Les tribus alliées vinrent sur le champ de mort. Tinourha n'avait laissé aucun survivant. La neige avait été souillée par le sang des étrangers; comme il l'avait promis.
Ils prirent les corps des dieux-guerriers à tête de chiens; et ils les menèrent vers des mausolées; cachés dans les montagnes. Certains Arcanes, demeurés en arrière et connaissant leurs coutumes. Firent procéder à leurs embaumements.
Ils cachèrent l'armée dans le socle de la montagne; les commandants dans les mausolées et Shèmè, grand général des guerriers, dans un grand mausolée, dissimulé en un lieu reculé, à l'écart.

Les survivants et les Arcanes se préparèrent à partir, ne pouvant résister aux troupes de Tinourha. L'impact sur le moral de l'armée avait été grand : les guerriers d'Anoubis avaient été vaincus, écrasés par des mortels inférieurs.
Mais la nouvelle parvint que Tinourha avait payé son triomphe de sa vie, et que cela avait déstabilisé ses chefs qui se battaient désormais pour le pouvoir; oubliant la dangereuse menace que représentait toujours l'armée de l'Alparhè.
Mais cela n'avait que peu d'importance; car le Soleil informa l'Alparha qu'il lui fallait rentrer en toute hâte. Les vaincus se levaient à nouveaux. Les Mycénites et les Illythes, unis par les Orientaux, convinrent d'un soulèvement commun, ayant un allié aussi puissant que l'Orient.

L'armée de l'Alparhè fit alors route en toute hâte vers les terres cédés autrefois par les Orientaux; non plus cette fois pour les acquérir de nouveaux; mais pour regagner les îles protégeant l'entrée du Grand Fleuve Orientale.
Et ils les atteignirent malgré un déluge de flèches et de piques. Ils embarquèrent sur leurs Krhakhên.
Mais les alliés n'avait pas intention de les laisser regagner Rishê. Et ils réunirent leur plus grande flotte pour stopper celle de la Grande Conversion. Sur leurs terres, les anciens vaincus renversèrent les statues dédiées à l'Alparhè. Les Alparha et les Arcanes furent pendus ou jetés aux bêtes. Les Basiliques, brulées et anéanties jusque dans les mémoires des peuples. Pharaon ordonna que l'on martèle son nom et ses serviteurs sur les murs et dans les écrits. Et le Homdaï devint alors le synonyme du mal absolu, d'une malédiction que la Terre ne devrait jamais plus connaître. Et le serpent symbole de cette destruction, devint Apophis, que Rê, chaque nuit, combattrait pour préserver le peuple d'Illythie de la destruction.
Et c'est ainsi qu'il ordonna à ses soldats et ses navires de voguer vers Rishê où ils devraient retrouver les Mycénites pour effacer une fois pour toute cette cité de désolation de la surface du monde.

Les Orientaux, eux, avaient pour charge de retenir l'armée de l'Alparhè dans les monts Javânakè. Aucun de ses soldats ne devraient en sortir. Et aucun des navires de la Grande Conversion ne devrait regagner le bassin du Soleil; cœur de l'Empire de Rishê.
Bien qu'en grand nombre, il n'étaient pas aussi avancé et aidé par leurs dieux que les Askars. Les Khrakhên étaient plus grands, plus résistants et plus stables que les navires orientaux.
Mais l'armée de l'Alparhè qui la manœuvrait était diminuée. Et même à leurs yeux, pour la première fois, la victoire sur les flots semblait incertaine.



Note du traducteur :
- Pour la compréhension et la juste prononciation, il s'agit d'une version traduite en langue moderne; certaines formules ou orthographes ont été modifiées à dessins.
- ^ Ce symbole est destiné à localiser la place de l'accent tonique sur les mots intraduisibles de l'ancien Caskar.
- "Homdaï" est orthographié dans la version Originale Homday.
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En quête de Rishê - L'armée perdue


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Dans le jet qui l'emmenait jusqu'à sa prochaine destination, Lilia était d’humeur morose. A bord, en plus de Trevos, une équipe du SIS qui les avaient sortis in-extrémis du guêpier dans lequel ils s'étaient fourrés.
Ils portaient presque tous des masques, ne disaient rien, et se contentaient d'assurer la garde du duo.
L'un d'eux apporta alors le PC de Lilia resté à l'arrière, son commanditaire demandait une visioconférence. Lilia accepta, une grimace aux lèvres. Il la remarqua tout de suite mais n'en tint pas rigueur.

Commanditaire
Bonjour Repoulos, vous allez bien ?

Lilia
Oui, grâce à ces... hommes.
Dit-elle en jetant un regard assez méprisant à leur égard.

Commanditaire
Bon tant mieux. Heureusement qu'ils ont su agir vite et bien, autrement vous seriez présentement entre les pattes des services secrets et la quête prendrait fin.

Lilia
J'ignorais que vous faisiez appel à des criminels pour accomplir vos besognes.

Commanditaire
Vous devriez le savoir pourtant, vous avez été la première avec messire Trevos.

Il y eut un blanc.

Lilia
Tant que vous payez, j'avance, quelle est ma prochaine destination ? Ils ne m'ont pas laissé jeter un œil au Livre.

Commanditaire
Pour sa sécurité oui, il voyage actuellement dans un caisson étanche et pressurisé en direction du Caskar. Cela dit, le chef du commando à eut le temps de photographier une partie du Livre très importante. Votre destination est le Karmalistan.

Elle s'avança intriguée.

Lilia
Dahar ?

Commanditaire
Kormalestan. Et plus exactement la chaine de montagne qui le parcourt et qui peut prétendre comme étant parmis les plus hautes du monde.

Trevos se redressa sur son siège. Encore mal remis de ses émotions au Kaiyuan, voilà qu'il allait se frotter à l'un des pays les plus dangereux de la planète.

Lilia
Que vais-je y chercher ?
Poursuivit Repoulos sans prêter attention à son assistant.

Commanditaire
Les trâces de l'Alparhê, une armée à vocation évangélique, chargée de répandre une foi ancienne particulièrement puissante qu'ils appelaient le Homdaï.
D'après le Livre, elle aurait été défaite dans ces monts et une partie reposerait sur place. Enterrée en des lieux secrets par les locaux fidèles de l'époque pour éviter que les ennemis ne les découvrent, les pillent et jettent les restent aux charognards.

Lilia
Ces types ont l'air d'avoir une sacré cote de popularité.

Commanditaire
En effet, les légendes parlent même de guerriers à tête de chacal, qui flanquaient la frousse aux ennemis et constituaient une force d'élite de cette armée. Les écrits parlent des guerriers d'Anoubis.

Lilia
Comme le Dieu Illythe ?
Elle avait un doute, cela paraissait extraordinaire.

Commanditaire
Si je le savais, je ne vous enverrait pas là-bas.
Dit-il dans un sourire.

Commanditaire
Cela dit, cette armée était tellement crainte (ou détestée) qu'il semblerait que pas moins de trois civilisations se soient alliées pour la défaire. On ne dit rien sur son nombre, mais lorsqu'elle est arrivée dans ces monts, elle semblait diminuée, ce qui à ralentie ses projets de conversions.

Lilia
Et comment convertissait-elle ?

Commanditaire
La signification moderne de Homdaï est malédiction. Il n'y aucune trace de cette armée dans les archives Illythes, ni même d'un contingent qui aurait servit là-bas. Et il a été nécessaire de cacher son tombeau. Vous faut-il d'autre marque de bonté pour saisir, ou envisagez vous déjà les moyens de conversion qu'elle devait employer ?

Lilia
Je me fait une idée, en revanche, j'avoue que je me demande bien ce que des troupes de notre cité perdue faisait à des milliers de kilomètres de chez eux. Pour une terre qu'il leur serait difficile de contrôler.

Commanditaire
La réponse est certainement dans l'ouvrage. En tout cas, il est certains que vous trouverez nombres de réponses et d'indices sur la civilisation que nous recherchons puisqu'une partie est ensevelie là-bas.

Lilia
Si je trouve ces tombes cachées. Ce qui au vu de leur âge réduit mes chances de les découvrir d'autant que de trouver des gens s'étant transmis au moins une partie de cet... évènement légendaire par tradition orale.

Commanditaire
Je ne m'inquiète pas. Comme je vous l'ai dit, je vous ait choisit parce que vous avez du bol. Même s'il est vrai que parfois, il faut un peu lui forcer la main.
Et ne vous inquiétez pas. Une telle armée et son comportement sont exceptionnels pour ne pas dire unique pour l'époque. Si vous allez chercher dans les villages montagnards, vous devriez trouver votre bonheur.

Lilia
Je verrais bien, mais pas question que ces ours du SIS me suivent.

Commanditaire
Vous avez un Fondamentaliste humilié aux fesses et vous allez vous frotter à l'une des régions les plus dangereuse du globe. La question ne se pose pas, ils vous accompagnent avant que vous ne vous fassiez trouer votre jolie poitrine ou que vous finissiez sur un marché secret quelque part dans le monde musulmans. Vous avez beau être métis, les Céruléennes s'arrachent à prix d'or sur le marché noir.

Lilia
Soit. Puisque vous ne me laissez pas le choix.
Soupira-t-elle.

Commanditaire
Non je ne vous le laisse pas. Les Kaiyuanais sont déjà alertés. Et j'ignore s'ils ont avertis Setan. Quoi qu'il en soit; il vous faut être plus prudente que jamais. Les forces qui luttent pour vous voir échoué sont occultes et puissantes, et elle ne reculeront devant rien pour que vous ne retrouviez jamais Rishê.

Et sous ces mots, le jet filait dans le ciel, laissant deux petites trainées blanches dans son sillage, là où l'air raréfiée qui surplombe les nuages donne des accents de paradis mortel au décor.


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Le Huitième Livre - Le cobra acculé


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Il est dit qu'à la nouvelle de la révolte généralisée, la Protali alla dans les jardins pour songer. Elle manda l'un des Grands Alparha pour venir la conseiller. Et alors que le sage homme vint, il sut en voyant la fille du souverain que la foi était ébranlée.
"Oh, Grand Alparha, les dieux nous abandonnent-ils ?
- Il a été dit que les Dieux ne sont intervenus qu'à la création de Rishê mon enfant. Depuis, nul ne les a revus, et nul ne les reverra probablement jamais.
- Mais, Rishê ne peut être vaincue Grand Alparha, car son Homdaï est inébranlable ?
- Le Homdaï peut-être grand, si des impies ne l'acceptent pas dans leur cœur, alors ils ne sont plus que des affabulateurs. Les fondation de la foi ont été ébranlée à cause de ces menteurs mon enfant; les Dieux ne sont pas aussi fort que nous l'espérions.
- Pourtant, nous avons apportés tant à ces peuples inférieurs. Comment peuvent-ils se lever contre nous ? A combien avons-nous montré la navigation de haute-mer ? A combien avons nous donné la connaissance des herbes et du corps ? Quel souverains ne s'est pas enorgueillit de pouvoir communiquer à toute allure par les tours-mirroirs ?
- L’impie est ingrat. Il s'appropriera ce que d'autres lui ont apporté et se le créditera comme son fait. Ceux qui nous trahissent on peur de nous, car nous les surpassons en bien des points. Et aujourd'hui, ils s'allient pour nous anéantir. Afin que nul ne puisse jamais se souvenir de leur imposture.
- Rishê va-t-elle périr ?
- Rishê accompira son destin, que seul les Dieux connaissent.
- Je pressent un grand malheur.
- Protali, le malheur est déjà là, j'en ai peur. Mais votre Père n'entend plus. Il faut sauver le Homdaï tant que Rishê peut encore le protéger de ses murs. Et pour cela, il faut lui permettre de perdurer, le culte et la culture, dans le monde du secret. M'aiderez vous Protali ?
- Commandez Grand Alparha, et j’obéirai."

La vérité était que ces marques de grandeurs et de progrès étaient mis au banc de bien des civilisations excéder par la suprématie brutale de Rishê. Et tandis que l'on abattait les tours qui permettaient de communiquer "plus vite que les chevaux"; on restaurait les anciens dieux, hurlant à la guerre sacrée, les dieux de ces peuples contre les dieux de ce peuple.
Il fallait que ces entités maléfiques disparaissent afin de libérer les Dieux encore sous leur emprise. Tel était la volonté de Pharaon. Mais les grecs, eux, n'avait rien contre le Homdaï, il étaient en revanche envieux des prodigieuses prouesse navale de ces Askars prétentieux. Ils savaient que ceux-ci ne leur donnaient que des miettes du grand savoir qu'ils avaient, pour les maintenir sous leur joug.
Ils armèrent une flotte en direction du nord du coeur des terres Askar. La reconquête de la mer centrale irait avec le temps.
Mais il fallait que Rashê tombe, pour ensuite fondre par les terres sur la cité-mère.

Car Rishê savait que l'on venait pour elle. Elle sentait venir le courroux de ces peuples enchaînés à ses cultes, cultures et croyances.
Mais le Cobra acculé n'en était pas moins dangereux. Le Homdaï triompherait, les Khrakhên écraseraient les navires de ces chiens impudents. Les armées auraient raisons des rebelles et le clergé prendrait sa revanche sur les fous qui ont osé toucher aux leurs.
Pour l'exemple, elle brulerait Memphis et raserait Archos. Mais dans l'immédiat, elle allait se venger de ces traîtres.
Et un a un, le Protal fit venir les enfants du Pharaons et du roi grecs. Et un par un il les fit égorger puis décapité pour mettre leurs têtes aux murailles de la cité, tandis que l'on jetaient leurs dépouilles aux chiens errants.
Rishê vivait alors ses derniers instant de puissance, de splendeur et de science. Les nuages de son apocalypse approchaient avec la tempête. Mais perdue dans cette foi furieuse et frénétique; elle cherchait du regard l'autre côté des nuages, sans comprendre quand elle ne les vit pas, que son existence serait alors finie.



Note du traducteur :
- Pour la compréhension et la juste prononciation, il s'agit d'une version traduite en langue moderne; certaines formules ou orthographes ont été modifiées à dessins.
- "Homdaï" est orthographié dans la version Originale Homday.
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En quête de Rishê - Bienvenue au Kormalestan


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Le village était tout ce qu'il y avait de plus tranquille. Le responsable de l'unité s'était avancé, une main en l'air en signe de paix. Le doyen du village alla à sa rencontre et ils échangèrent quelques temps.
Finalement, il se retourna et fit signe à toute la troupe qu'elle pouvait venir. Lilia et Trevos suivit par le reste du commando descendirent.
Les villageois réservèrent, selon leurs coutumes, un accueil chaleureux aux demandeurs d'asile. Si le SIS ne riait pas tellement, Lilia et Trevos, eux, se prêtaient volontiers au tourbillon d'enfants qui s'intéressaient à leurs équipements changeant des armes automatiques et matériels agricoles qu'ils avaient habitudes de voir.
Dans ces montagnes traitresses, en plus des risques liés aux animaux, à la neige et aux éboulis, il fallait aussi compter sur les bandes armées qui profitaient des dissensions internes.
Le Soleil se couchait. On les répartis dans une masure que l'un des habitants prêta pour la nuit. Conformément à la tradition toutefois, Lilia et le capitaine furent invités au repas dans la maison du Doyen.
Plus rompus aux techniques et coutumes, le mercenaire indiqua discrètement à Lilia comment se comporter en ces lieux.

On servit le repas, et sans dire mot supplémentaire, ils attendirent que le chef de maison commence à manger pour faire de même.
De façon similaire, Lilia avait bien compris qu'il ne fallait pas qu'elle ou que qui que ce soit d'autre ne parle avant que le Doyen n'ait lancé la conversation. Ce qu'il fit. Le capitaine se chargea de la traduction.

Doyen
Que venez vous chercher dans ces montagnes jeune enfant ?

Lilia
Messire, je suis à la recherche d'un lieux perdu.

Doyen
Es-tu de cette île au cœur de la Cérulée ?

Lilia
Oui....

Le capitaine paraissait surprit malgré son attachement à ne pas laisser transparaître la moindre opinion : il n'avait pas parlé d'autre chose avec le doyen que des conditions d'hébergements.
Il y eut un temps qu'il mis à profit en s'adressant au capitaine. Une fois qu'ils eurent terminé, il se leva en priant ses invités de rester assis et partis un temps pendant que sa femme leur tenait compagnie.

Lilia
J'ignorais que vous parliez le persan !

Capitaine
Nous avons plutôt de la chance que le doyen parle le berbère.

Lilia remarqua que la femme ne disait mot.

Lilia
Pourquoi ne participe-t-elle pas.

Capitaine
Dans l'Islam, le chef de famille est le mari. Il est celui qui, selon les coutumes, décide.

Il jeta un œil en direction de Lilia qui paraissait perturbée.

Lilia
Vous êtes de cette confession capitaine ?

Capitaine
Oui, mais je n'ai pas de femme.

Lilia
Et si vous en aviez une ? Elle resterait à vous attendre je suppose ?

Capitaine
Être croyant ne signifie pas appliquer toutes les coutumes à la lettre, cela dépend de sa foi et de son éducation.
Quoi qu'il en soit, ça ne vous regarde pas. Et n'allez pas croire que la femme est déconsidérée. Elle joue un rôle essentiel dans la famille.

Lilia eut un soupir exaspéré.

Capitaine
Vous allez comprendre.

A ce moment, le Doyen revint, se rassit, et pria de nouveau le capitaine de traduire.

Doyen
Ceux que tu cherches ne sont que les échos d'un passé légendaire. Et quand bien même il serait vrai, ce n'est pas pour être ramené aux jour qu'ils ont été cachés avec leur dernière demeure.

Lilia
Que disent vos légendes à leur propos ?

Le vieil homme pensa un instant puis conta :
Doyen
Alors que le Prophète n'avait pas marché sur la Terre, bien des années avant même que les divinités païennes qu'il fera détruire ne règnent sur l'Islam; des hommes venus de la mer ont accosté à l'embouchure du Grand Fleuve.
A leur tête, un Imam vêtu de rouge qui vénérait le Serpent. Et à son service, des Dieux à tête de chiens. Les tribus choisirent : certaine rallièrent les arrivants et se mirent à vénérer ce nouveau Dieu. Les autres le refusèrent et se rallièrent à Timür pour combattre les envahisseurs.
Il fallut de nombreux combats et sacrifices. Mais, les dieux auraient été prit en embuscades et vaincu par le Grand Timür. Mais malgré cela, l'armée de l'Imam aurait récupérer leurs dépouilles, et pressé par le temps, ils les auraient fait enterrer dans ces monts. Dans le temple qu'il avait commencé à faire ériger en l'honneur de son Dieu.
Il y plaça les dépouilles et scella les entrées; pour que jamais personne en dehors des tribus amies, ne sachent où elles demeuraient.
Ces tribus jurèrent sur leur existence de ne jamais révéler à quiconque l'emplacement de ces lieux.
C'était il y a si longtemps que si cela est vrai, alors aujourd'hui, quiconque le savait à du oublier depuis longtemps.

Lilia
Le mystérieux Imam, au service du Serpent... N'a-t-il pas dit autre chose ? N'a-t-il pas évoqué qu'un jour, ses descendants reviendraient ?

Doyen
Ce n'est qu'une légende mon enfant, non une carte au Trésor.

Lilia
Ce qui m'a amené ici est l'équivalent d'une carte. Il s'agit du livre d'un grand explorateur ventélien qui est allé sur l'île qui avait vu naître ces mystérieux étrangers et qui s'est fait conter une partie de leur histoire.

Doyen
Quand bien même je saurais quelque chose, l'hospitalité ne m'invite qu'à t'offrir le gite et le repas.

A ce moment, un rot bien sentis du capitaine vint éclaircir le visage de la maîtresse de maison. Rapidement, Lilia l'imita. Et une fois que tous eurent achevé la politesse envers le repas. Le capitaine se leva presque suivit par Lilia pour sortir et gagner sa couche.
Lorsqu'il là vit rester en arrière, il s'arrêta.
elle dit une dernière chose avant de le suivre.

Lilia
Je suis ici parce que 30 millions de personnes ne savent pas qui elles sont. Ni d'où elles viennent.
Imaginez-vous quelle torture ce serait pour vous d'ignorer votre passé ? Celui de votre tribus ? Que la mémoire de votre peuple ne vous soit pas accessible ?

Doyen
Il est des fois où il préférable de laisser son passé derrière soi.

A cette réponse. Lilia s'inclina et se retira. Elle nota alors, sur le chemin les menant à la masure qu'on leur prêtais, un sourire amusé sur la face du capitaine.

Lilia
Quoi ?!

Capitaine
Bien joué. Très bien joué.

Lilia
Ah bon ? Il a refusé.

Capitaine
Vraiment ? Car, pour l'instant, il n'en a pas discuté avec son épouse.

Et sans plus dire, il entra dans la masure en riant doucement, regagna la chambre de son unité tandis que Lilia, un peu rassuré par ces paroles, alla se coucher auprès de Trevos que la fraicheur de la nuit ne semblait guère accommoder...


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L'Anagénnisi - Au secours de Sipar


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Les évènements venaient brusquement de s'accélérer, a un point tel qu'une réunion extraordinaire des Enfants du Cobra se tint en urgence dans les proches îles des Ménechmes, quartier général de la communauté.
La salle était solennelle, chaque chef de famille, dirigeant lui-même un certain nombre de communautés, était présent. Au delà de la table, caché dans l'ombre, trônait sur un fauteuil la Protal. Seul apparaissait son médaillon, symbole de son pouvoir : deux serpents entrelacés se mordant la queue.

En arrivant, chacun leur tour, les chefs vinrent saluer cérémonieusement la Maitresse des Askars. Puis, un par un, ils prirent place à l'endroit leur étant réservé.
Le chef de cérémonie, un des individus en bout de table, remarqua un siège vide.

- Où est donc est Sipariteph ?!

Prenant l'initiative, l'un des membres toussota :

- Il est sur l'île mère, probablement bloqué par les évènements qui s'y sont déroulés.

- Personne n'a de contact avec les nôtres établis là-bas ?

- Si." Dit l'autre personne en bout de table. Il portait une alliance en orichalque.

Le premier se rassit.
"Les nôtres se réjouissent de la situation. Bien que nous ayons perdus du monde suite à cette heureuse tragédie. Nous ne pouvons espérer mieux pour faire notre retour. Nous avons l'occasion de nous distinguer par des actions d'humanité.
Les nôtres ont prit en charge l'interception des missives de l'étranger. Nous allons répondre. Et parler au nom du peuple Askar.
Je pressent déjà que les Fondamentalistes vont faire une bêtise, ils sont en position de force, et ils vont très probablement tenter d'en abuser. Dès lors, ce qu'il reste des Unionistes et des Traditionalistes s'unira pour leur faire face.
Le pays plongera dans une guerre civile, et c'est probablement une très bonne nouvelle pour nos affaires. Personne ne viendra pendant ce temps mettre en doute notre autorité sur Sipar. D'autant si nous sommes ceux qui répondent et coordonnent l'aide internationale en ne manquant pas de montrer notre infinie reconnaissance."

Tous attendirent qu'il se rassied pour que les questions ne se posent, une à une.

"Avons-nous un plan ? Au delà de récupérer à notre avantage l'aide internationale ?

- Oui, vous allez envoyer un fidèle chacun au consulat le plus proche. Un pour chaque pays qui à offert son aide. Il est essentiel que nous soyons les premiers à répondre. Puis, je recommande que la Sérénissime se déplace en personne sur les lieux pour organiser les secours. A cette fin, vous veillerez à ce que nombre de fidèles soient là pour instiguer les premiers mouvement de foules qui lui permettront, par coordination, de s'asseoir dès son arrivée comme cheffe légitime en sa citée."

Quelques domestiques apportèrent des collations.

"Est-il sage d'exposer la Sérénissime dès à présent ? Les traitres et les moutons pourraient s'insurger ou porter atteinte à sa vie.

- C'est pour cela que vos hommes seront là. Vous veillerez également à ce que les troupes fidèles répondent bien uniquement à ses ordres. C'est dans ces moments que le peuple cherche des héros.

- Très bien." Appuya l'un des chefs en écrasant sa cigarette.

"Se contentent-on de Sipar ou devons nous chercher à aller plus loin ?

- Vous verrez cela avec la Sérénissime."

Il acquiesça et reprit une taffe.

"Et si jamais pour une raison quelconque, nous ne sommes pas reconnu ? Ou si quelqu'un tente de s'illustrer comme héros ?"
La question avait été posée par un petit jeune situé sur l'un des bords de la table.

L'homme en bout de table, qui avait initialement prit la parole, le regarda, surpris :
"Vous connaissez nos méthodes, nous tentons de le convaincre de rejoindre notre cause. Si nous échouons, débrouillez vous pour vous en débarrasser au moment opportun."

"Avons nous des moyens à engager ?"
Demanda simplement une vieille femme, de teinte et de physique ventélien.

Personne ne répondit, jusqu'à ce que la Protal s'en charge, d'une voix posée.
"Non, nous n'en avons pas, mais nous comptons sur l'Empresio qui meurt d'envie de voir une autorité légitime lui reconnaître l'autonomie. Et je suis sur qu'il se montrera très zélé pour que nous diminuions sa dette."

La veille dame, eut un simple hochement de tête. Ce à quoi elle poursuivit : "Avec votre permission Sérénissime, je souhaiterais me charger de contacter ces individus. J'ai prit le temps d'étudier le comportement et la mentalité d'Olbani.

- Oubliez-vous qu'il faut aussi convaincre la Commiss...." Toute l'assemblée fusilla le jeune homme du regard : ce n'était pas son tour de parler, et une personne bien plus haut placé dans la hiérarchie avait la parole.
Malgré tout, la vieille dame tourna la tête dans sa direction.

"Comme la Sérénissime est maîtresse en ces lieux, Olbani est déjà de facto maîtresse de l'Empresio."
Puis, elle tourna la tête vers la Protal.
"Je m'assurerais de son concours si vous le permettez."

Bien que caché par l'ombre, on décerna une approbation de la tête de la part de la Protal.
Elle avait finie de parler, et d'un geste, elle donna parole au jeune chef.

"Je pensais que nous pourrions envoyer des hommes mander le concours de la garde côtière. Ses embarcations pourraient passer dans les rues de Sipar."

L'homme en bout de table répondit :
"C'est une bonne idée, vous vous chargerez donc d'aller trouver ces instances."

Les palabres continuèrent encore un temps sur quels fidèles allaient aider pour l’œuvre, ceux déjà présents à des postes de commandement qui allaient faciliter la prise de contrôle des affaires dans la cité. Rishê avait déjà été détruite, il n'allais pas être question que sa fille le soit. Finalement, une fois tout les points abordé, le porteur de l'alliance d'orichalque clôtura la séance :

"Sur ce, mesdames, messieurs, il est plus que temps d'agir. Nous avons notre plan et nos idées. Alors allez, et que le Cobra suive vos traces.

Jusqu'au retour de Rishê !" Lança en cœur l'assemblée.



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Le Huitième Livre - La bataille des portes de Sêrhêla


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Et l'Alparha se tourna : "La flotte qui s'oppose au Homdaï est immense. Mais pas aussi immense que notre conviction, que nos motivations. Rishê est en péril, elle à besoin d'aide. Nous ne devons pas tenter de détruire ces chiens, nous devons nous contenter de passer. Il est vrai que nous avons perdu beaucoup de fidèles au cour de notre entreprise. Il n'est pas question qu'ils soient morts en vain, qu'ils soient morts dans la honte. Car si nous échouons ici, c'est ce que vous devrez leur expliquer quand vous les retrouverez en l'Ether !"
On dit que les orientaux entendirent les cris de guerre des Askars et que leur Grand Tréraque aurait déclaré "Il semble qu'ils refusent de capituler".

Il s'ensuivit un combat féroce, digne des temps ancien, de l'époque glorieuse de la conquête de Mêtousi et de ses îles. De la campagne contre les tribus barbares amanirenas ou encore de la victoire divine sur le Pharaon impie ayant amené à l'arrivée du "Pharaon Bithéïste".
On dit que les Krhakhên eurent cette fois grande peine à balayer sur leur passage les navires Orientaux. Ils étaient plus solides, plus stable sur les flots. Et ceux qui les maniaient n'étaient pas des pêcheurs.
La furieuse bataille dura, dit-on, jusqu'au couché du Soleil. La marine du grand Roi parvenant à garder ferrée l'Alparhê malgré de lourde pertes. Ce fut finalement la chute du Soleil qui permis aux Krhakhên de s'évader en direction de la cité maudite.

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On informa le Grand Roi de la nouvelle. Celui-ci aurait alors ordonné que l'on mande la flotte de rejoindre les Mycénites.
Il saisit tout ce qui flottait pour la ravitailler. Et il demanda à ce que l'on prie Ahura Mazda pour que les flots soient cléments et ne détruisent pas les espoirs des peuples aspirants à croire librement.
Le lieux de la bataille sera un jour redécouvert, car ce sont plus d'un millier d'épaves qui jonchent le fond du Grand Bleu, certains avancent d'ailleurs, que c'est davantage la bataille des milles épaves qui mit à terre la menace de l'Alparhê plutôt que la bataille qui allait suivre.

Un grand changement avait en effet prit place dans les esprits Mycénites : il fallait abattre Rishê en toute hâte, quitte à abandonner le plan de prendre Rashê avant. La cause de ce brusque changement, risqué qui plus est, avait été causé par une manoeuvre sournoise de la Cité-élue. Celle-ci avait mandé un assassin pour éliminer le Grand Roi Agammones, unificateur des grecs, a qui tout les souverains de Mycénidie rendait hommage.
Conscient de cette catastrophe pour l'unité du Royaume. Ses généraux et quelques roi fidèles dès son avènement, gardèrent le secret de sa mort. Mais le temps étaient compté. Et si Rishê n'était pas tombée lorsque l'on découvrirait la supercherie, alors la guerre serait compromise.

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Rishê avait aussi tentée de faire trépasser le Pharaon "fils d'Osiris, messager de Râ et pourfendeur des traitres en ce monde." Les prêtres affirmaient eux-aussi que les Dieux soulevés contre la tyrannie du Dieu Serpent, l'avait assassiné, et qu'il ne serait plus d'aucun secours pour les Askars. Ils dirent aussi que plusieurs dieux traitres, qui avaient servit la cause de l'usurpateur, avaient été bannis par Râ, aux enfers. Tel Anoubis, désormais guide des morts, ou Sobek, qui fut désormais condamnée à se nourrir du cœur pourrit des défunts impurs.
Les Dieux appelaient à la vengeance, à purifier le sacrilège. Chaque mort pour écraser les traitres et le Serpent aurait son âme purifié et ses méfaits pardonnés, sans que nul rituel classique ne soit nécessaire : Anubis, pour se laver de sa traitrise, viendrait chercher leurs âmes sur le champ de bataille pour les sauvegarder. Les Dieux hurlaient vengeance et la situation divine octroyait des entorses. Ainsi avaient parlé les prêtres. Et ainsi l'armée des Illythes, d'ordinaire très inquiète de perdre vie sur un champ de bataille, s'en trouva exceptionnellement plus renforcée.

Les Dieux avaient une fois pliés le genoux devant le Serpent, ils avaient cédé devant des "pouvoirs plus grands" mais avaient en réalité été dupés par sournoiserie, en ayant été montés les uns contre les autres par le reptile, ils ne virent pas que cela lui donna le vrai pouvoir sur les Dieux, en l'érigeant en juge des querelles divines. Les adorateurs de Râ avaient d'ailleurs en ce temps été pourchassés et pourfendus pour soutenir "un Dieu séditieux". Mensonge qui avait en ce jour réveillé la colère des Dieux et celle du clergé qui purifia son enceinte aussi surement que les Dieux purifièrent la leur.
[Note de Zeng-He : Je soupçonne que la division initiale du clergé, avec des prêtres à certains dieux soutenant l'introduction de l'Alparha (le Dieu-Serpent Askar) et le vénérant également, soit à lire ici. Après plusieurs années d'occupation et un Pharaon Bithéïste, le clergé traditionnel à du pavenir à reprendre la main et se débarrasser des impies, tout en intégrant une justification et des transformation en son sein pour éviter à l'avenir des scissions de ce genre en même temps qu'une domination culturelle et religieuse étrangère.]

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Note du traducteur :
- Pour la compréhension et la juste prononciation, il s'agit d'une version traduite en langue moderne; certaines formules ou orthographes ont été modifiées à dessins.
- "Homdaï" est orthographié dans la version Originale Homday.
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En quête de Rishê - La tombe des Askari


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Capitaine
Lilia, réveillez-vous !

La chasseuse émergea péniblement de son sommeil. Elle regarda dans la direction de Trevos; un membre du commando se chargeait de le réveiller. Ils paraissaient avoir des mines inquiètes.

Lilia
On est attaqué ?!

Bondit-elle presque hors du lit. Le capitaine posa la main sur son épaule.

Capitaine
Non, mais habillez-vous vite, c'est bien plus grave.

Il sortit de la masure avec son collègue et laissa le duo se changer en vitesse. Lilia à la fois intrigué et soudainement prit par un sombre pressentiment, ne mit pas longtemps, Trevos lui-même, d'ordinaire plus lent au lever, fut près en quelques instants.
En sortant dans la rue, il ne lui fallut pas longtemps pour trouver un attroupement sortant de l'une des maisons.
Sans attendre, ils la rejoignirent, et en les apercevant, les villageois s'écartèrent en les fixant. Le radio du commando était affairé sur un poste radio parlant en franc.
Lilia ne comprit pas tout de suite, écoutant attentivement le poste :
".... Pour l'heure, les autorités parlent potentiellement de plusieurs centaines de milliers de morts et blessés et de plusieurs millions de sans-abris. Le ratio de décès aurait été le plus élevé dans les villes dont les sous-sols, fragilisés par les nombreuses galeries industrielles, auraient dépassé le point de rupture avec l'entrée des eaux...."
Lilia avait du mal à traduire, mais elle comprenait le sens général de la nouvelle.

Lilia
Qu'est-ce que c'est ?

Demanda-t-elle en se doutant qu'il était arrivé quelque chose de terrible, sans comprendre pourquoi on la fixait.

Le capitaine s'avança

Captaine
Le Caskar a été frappé par un Tsunami. On a capté ça en essayant d'entrer ce matin en contact avec le commanditaire.

Lilia eut un sourire en coin nerveux.

Lilia
La blague est de très mauvais goût.

Capitaine
Le SIS ne plaisante jamais madame, d'autant que ce sont les locaux qui sont venus nous alerter, ils l'ont apprit ce matin par les stations d'émissions de Karagol. C'est en voulant vérifier via contact de notre commanditaire commun que nous avons capté ça.

Elle ne dit rien. Trevos sortit avec elle à sa suite. Lui partit aux abords du village. Elle retourna dans la masure.
La solitude ne lui tint pas longtemps compagnie. Le capitaine la rejoignit.

Capitaine
Je peux entrer ?

Lilia
Faîtes.

Capitaine
On a pas de contact avec le commanditaire. On sait qu'il est sur la côte ouest, celle touchée, mais je ne pense pas que sa demeure aient été côtière.

Lilia
Il y a peu de chance, il vit sur le flanc du plateau de Menos.

Capitaine
Vous êtes aux commandes maintenant. On a un contrat pour vous escorter. Il est au minimum jusqu'à la fin de nos péripétie dans ce pays. Après, vous serez libre de nous congédier. On a déjà été payés. Donc, continuer ou non ne dépend que de vous.

Lilia
Merci capitaine, je vais y songer.

Alors même qu'elle formulait cette réponse, son regard restait morose, son attitude inchangé. Bref, l'intervention n'avait pas eu le résultat escompté.
Il préféra sortir. Plusieurs membres du commando attendaient là, demandant du regard s'il fallait qu'ils fassent leurs affaires pour lever l'ancre et rentrer.
Le capitaine se contenta d'un signe de tête leur indiquant qu'il fallait attendre. Et en tournant la tête, il remarqua Trevos qui shootait dans des cailloux.
Après l'avoir rejoint, il entama la conversation avec le jeune homme, main dans les poches, la mine sombre.

Capitaine
Vous avez de la famille là bas ?

Trevos
Oui, mais elle est à l'Est, en zone sure.

Capitaine
On dirait que ça vous touche beaucoup

Trevos
Vous pouvez pas comprendre

Capitaine
Essayez toujours de m'expliquer ?

Trevos
Le Caskar, c'est pas qu'une terre, c'est plus un peuple vous voyez. Il y a, au fond de nos entrailles, quelque chose qui nous lient. Cette même chose qui peut nous faire ressentir que quelque chose ne va pas dans ce que nous faisons, dans la manière dont nous vivons. C'est un sentiment absolument horrible, vous n'avez pas idée. C'est comme si...

Capitaine
Je me sentais appartenir à mon pays.

Trevos
Non, ça c'est du nationalisme, ou du patriotisme. Ici, c'est... C'est lié à tout le peuple. A notre population de façon générale. L'île en elle-même n'importe pas beaucoup. C'est plus...

Capitaine
Ce sentir lié à toute la population comme une tribus ?

Trevos
Une famille plutôt, une grande famille. Surement un autre truc que les ventéliens nous ont fourrés dans le crane. Le sentiment d'appartenance à une culture à part. D'unicité. Et pas dans le bon sens du terme. Parce qu'on sent qu'on l'est, sans trouver ce qui nous rend comme tel. Bizarrerie exclue.

Le capitaine était surprit :
Je vous prenait pour un assistant assez simple, je suis surprit d'entendre ça de vous.

Trevos
Oh, je suis surement ça. Je n'ai pas le quart du courage de Lilia. Je déteste sortir de mon train train, et tout ce que j'aspire, c'est retrouver un jour un labo ou faire au calme des analyses et des tests.

Capitaine
Mon boulot est de vous garder en vie.

Trevos
J'en doute pas. Vous êtes des tueurs. Même Lilia jusque là protégeait ma carcasse.

Capitaine
Vous avez de la chance de l'avoir.

Trevos
J'en sais rien, elle est capable de se fourrer dans des emmerdes pas possibles juste pour relever "le défis".

Le capitaine sourit.
Vous ferez partis de ces personnes qui auront des choses à raconter à leur enfant lorsqu'ils poseront des questions. Très peu de personne on cette chance.

Trevos
Si je suis encore vivant. Et si j'ai le courage

Capitaine
Pourquoi donc ? Il n'y a pas de mal à avoir peur. Après tout, jusque là, vous ne vous êtes jamais enfuit, vous n'avez jamais abandonné.

Trevos
Non, c'est pas le problème. Le soucis, c'est que je connais trop bien Lilia, malgré la catastrophe, elle ne va pas abandonner. Et je me vois mal un jour raconter à un Caskar que j’étais à la chasse aux trésors pendant que le reste de la communauté souffrait.

Capitaine
Pour ma part, j'ai quitté l'Aminavie quand a éclaté la guerre des containers. Et je ne suis pas revenue quand elle a été assaillit. Autant dire que je ne risque pas de remettre les pieds chez moi.

Des bruits de babouches heurtant le sol caillouteux. Le doyen approcha. Le capitaine se leva en entrainant Trevos via petit coup dans le coude.
Il attendit d'être face à eux pour parler

Doyen
Si elle veut continuer. Mon fils vous conduira.

Le capitaine s'inclina respectueusement. Trevos ne bougea pas, plongé dans ses pensées. Le Doyen ne lui en tint pas rigueur, posa sa main sur son épaule et dit en berbère, traduit par le capitaine :

Doyen
Tu n'abandonne pas les tiens, tu ne sers pas ton intérêt ou celui de quelque un. Tu suis une quête qui permettra au sien de savoir qui ils sont. Une quête qui vous rendra votre identité.
Cependant...

Trevos, leva la tête, un peu surprit par ces paroles.

Doyen
Je te prierais de faire partie de ceux qui ne reprendront que le splendide et le respectable dans ce que vous trouverez. En délaissant les causes de la chute pour conserver à la place ce que vous avez résolut aujourd'hui.

Puis il se retourna et partit.
Trevos n'avait pas tout comprit. Mais assurément, il commençait à percevoir, comme Lilia semblait le soupçonner aussi. Que bien des gens en savait plus et cherchait à les arrêter. Mais cet homme tentait plus de mettre en garde contre les dangers de ce qu'ils allaient découvrir, et tentait d'influencer ce qui allait suivre cette découverte, qui promettait déjà d'être capitale...


Trois jours plus tard...
Une violente tempête de neige faisait rage. Le fils du Doyen avait insisté sur la nécessité de passer par les cols plutôt que par les vallées, sous le contrôle de bandes armées.
Le blizzard ne laissait aucun répits en cette période de l'année. Les voyageurs ne pouvaient voir que la corde qui les liaient au personnage devant eux et sentait les remous de celle les liants au personnage de derrière.
La troupe évoluait tantôt sur des chemins encastrés dans la montagne, voir sur des rebords avec à peine assez de place pour mettre un pied devant l'autre, tantôt sur des espaces plats mais verglacés bordés par les sommets imposants de la chaine.
Le froid était tel que malgré les tenues d'hiver fournies gracieusement par le village, et l'équipement d'urgence du SIS, il fallait malgré tout se couvrir la tête avec les écharpes, veillé à ne pas transpirer et n'accomplir ces besoins qu'à proximité d'un feu.
Cette maudite course contre les Fondamentalistes ne laissait toutefois pas le choix : même si la période de l'année était la pire pour affronter ces montagnes, il fallait arriver avant l'adversaire. Le seul point positif étant que la tempête semblant quasiment permanente faisait régner une opacité grisâtre constante, une pluie de flocons ininterrompue, et toute arrivée depuis le ciel, avec ce vent, était un suicide assuré.
Nombreuses étaient les situations ou l'un des membres du convois glissait, trébuchaient ou tombait. Nombreuses étaient aussi les journées de traversées gâchés par besoin de les secourir. Sans compter les fois ou ils disparaissaient avant que quiconque n'ai pu les aider.
Le prix était lourd, tant en sacrifice, qu'en vie humaine. Et la montagne n'avait pas la moindre pitié. Tant et si bien que sans l'aide du capitaine, et la détermination de Lilia, il est probable que la troupe ait faite demi-tour. Au moins avant d'avoir franchit le col et entamée la descente. Tout aussi infernale que la montée. Finalement, ils parvinrent dans la vallée qu'il leur fallait rejoindre. Cela ne leur épargna pas encore deux bons jours de marche, de prudence et d'attention. En effet, le lieu dans lequel les menait le fils du Doyen était reculé, caché aux yeux du monde. Qui ne connaitrait pas les lieux, ne se douterait pas une seconde de l'existence de ce qu'ils trouvèrent...

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Là, Lilia retira le bandeau improvisé couvrant sa tête et son visage. Ils y étaient, enfin....
Elle avança prudemment, visiblement, la porte était verrouillée, suivant un mécanisme qui l'a surpris : un disque rond avec une sorte de verrou en étoile. Il fallait visiblement le tirer, faire un certain nombre de tour ou bouger un certain nombre de dents, puis le renfoncer pour déverrouiller la porte.

Capitaine
Vous voulez qu'on sortent le C4 ?

Lilia
Non, ça donnerait notre position. Les gens de Sirapile doivent nous chercher maintenant que la tempête à cessée.

Lilia se pencha sur le verrou. Visiblement, il avait sur chacune de ses branches, des inscriptions similaires à celle rencontrées dans le mausolé du roi.

Lilia
Au moins, on est surent d'être au bon endroit.

Elle réfléchit, elle ne maitrisait pas la langue, qui demeurait un grand mystère tant pour les archéologues que les linguistes.
Alors, elle sortit de son matériel une poudre spécial. Ainsi qu'un lampe à ultraviolet.

Trevos
Tu ne penses toute de même pas relever des empreintes ?

Lilia
Qui sait, la porte est cachée, à l’abri des principaux éléments. Notamment de l'humidité. Alors j'escompte trouver des morceaux. Celà dit, ça ne nous livrera pas la manipulation à faire.

Alors qu'elle s'apprêtait à appliquer sa poudre. La main du fils l'arrêta. Il plaça la sienne sur le mécanisme. Et tout en récitant dans une langue qu'elle ne comprenait pas une sorte de formule rituel, il recula la pièce, la tourna de six branches à droite, pour de trois branches à gauche, et enfin d'une branche à droite avant de renfoncer.
La porte gronda, Lilia cru entendre de vieux mécanismes s'ébranler lentement, comme un géant qui s'éveillerait.
Enfin, la porte s'ouvrit en lâchant une énorme quantité de poussière.
Ils entrèrent.
En avançant à la lumière des torches, ils notèrent tout d'abord que le sol était dallé. Visiblement, il s'agissait de la chambre principale. Ne prêtant pas encore attention au mur, ils explorèrent les couloirs secondaires, mais tous finissaient immanquablement par un éboulis. Le temps, d'après les écrits, n'était pas terminé.
Alors, Lilia revint dans l'espace principal, et soudain, elle braqua sa lampe en direction d'une créature qui la fit sursauter lorsque mise en lumière brusquement.

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Trevos
Qu'est-ce que c'est que ce truc ?!

Lilia revenant de sa surprise , inspecta de plus près le bonhomme. Il semblait plus être un épouvantail très sophistiqué qu'un vrai cadavre bien conservé.

Lilia
Je comprend pourquoi ils foutaient les jetons sur le champ de bataille.

Capitaine
Bof, pas très impressionnant hormis le masque.

Lilia
Quelle taille faîtes-vous capitaine ?

Capitaine
1 mètre 95.

Lilia
Très bien, ce type fait votre taille a peu près, peut-être même légèrement plus grand. Maintenant plongez vous à l'ère archaïque et imaginez que vous et vos semblables fassiez un mètre 50, 60 au mieux. Autrement dit, vous lui arrivez là.

Lilia positionna alors sa main au niveau de la poitrine. Le capitaine commença à concevoir la chose. D'autant que les sarcophages alignés au côté de cette "statue" semblait confirmer ce fait.

Lilia
Je comprend mieux qu'on les aient prit pour des sur-hommes. Ils devaient avoir de plus un très bon entrainement.

Capitaine
Miss Repoulos, venez voir.

Lilia rejoignit le capitaine. Il était devant une fresque dessinée en pyramide.

Lilia
De plus en plus intéressant.

Trevos
Explique ?

Lilia
Ici, au sommet, une tête de cobra, avec derrière, un Soleil, la mère donc et...

Trevos
Râ ?

Lilia
Pas impossible, mais ça me parait improbable, le Livre dit que les prêtres de Râ ont été farouchement opposé a L'Alparhê.
Enfin bref, en dessous, ce symbole, deux serpent entrecroisés se mordant la queue.

Trevos
Des indices pour quoi au juste, la religion, encore ?

Lilia
Non, la culture, la société même.

Trevos ne dit rien de plus et la laissa expliquer

Lilia
Ici, ce symbole doit être le maître suprême. Juste en dessous, deux cercles en....

Trevos
Or ?

Lilia
Non, Orichalche, les Grand Alparha je suppose. Après viennent des sortes de... groupes, des tribus ? Des familles ?

Trevos
Et pourquoi pas des corporations.

Lilia
Pardon ?!

Trevos
Mais oui, regarde en dessous, avec l'élargissement de la pyramide : ici l'agriculture, par secteur, avec ce qui semble être des grades dans la profession. Ici le commerce, là l'industrie....

Lilia n'en revenait pas : il avait raison, cela ressemblait beaucoup à des corporations de métiers, avec à leurs têtes des grandes familles en charge de pan entier de l'économie.

Lilia
Les petits malins.... Chaque pan ne peut pas être indépendant, il a besoin des autres, ils sont complémentaires. Ça maintiens d'un côté la compétition pour l'influence auprès du grand Manitou. Mais dans le même temps, ils restent trop dépendant les uns des autres pour être forcé de coopérer, sinon la société de fonctionne plus.
Et ce double serpent là, doit être l'équivalent d'un grand juge, chargé de maintenir l'équilibre. La religion étant pour cela d'une grande aide je suppose.

Trevos
Oh !

Lilia
Quoi ?

Trevos
Ici, regarde, un corps de médecine

Lilia
Ça n'est pas surprenant, toutes les civilisations en ont

Trevos
Qui pratiquent la chirurgie ?

Lilia s'arrêta, interloqué, et porta sa lampe sur une miniature montrant un individu avec des outils en main, semblant s'occuper d'une jambe ouverte d'un personnage.

Lilia
Mmh... Ça peut-être beaucoup de choses.

elle releva alors la lampe sur tout le corps de métier

Lilia
Ils semblent tout de même avoir un véritable corps dédié, avec son propre enseignement, et visiblement ils avaient une idée assez avancée de la physionomie humaine, on dirait même.... des nerfs ou... le système sanguin.

Trevos
Tu noteras que mon chirurgien est situé haut dans la société.

Lilia
Oui, cela peut appuyer ta théorie, mais je serais tout de même très surprise si ça se confirmait.

Trevos était heureux, pour une fois, il avait trouvé quelque chose d'intéressant. Lilia prenait des photos, et demanda que l'on remorque le sarcophage le plus richement décoré, pour le ramener a des fins d'analyse. Où, ça il l'ignorait encore....


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Les gouvernements doivent satisfaire le peuple, les mauvais l'ont oublié...

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