Médias du Chikkai - 竹界のメディア

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Le logo de l'Association Nationale des Entreprises Chikkai
Un nouveau consortium pour "mieux représenter les intérêts de l'entrepreneuriat Teiko".

30 Octobre 2040

C'est hier que l'annonce a été faite devant les actionnaires réunis de quelques-uns des plus grands groupes industriels Teikos par Takeo Komura, le nouveau PDG du groupe bancaire et financier Nomura Holdings: après la chute de Gyôkai, actuellement en liquidation judiciaire, et le rachat de ses branches par de nombreuses entreprises concurrentes, il semblait aux grands patrons du Teikoku que Leurs intérêts, et ceux du secteur industriels en général, n'étaient plus représentés auprès de la politique Teiko, en particulier auprès du gouvernement, que M. Komura décrie comme étant "hostile à l'entrepreneuriat du Teikoku". Pour les grands patrons du pays, lorsque Gyôkai avait la mainmise sur l'économie Teiko, les besoins du secteur industriel étaient entendus mais la chute et le suicide du PDG du groupe Shôtô Tokiomi suivie par la liquidation du groupe enlisé dans les affaires judiciaires auraient fait des industriels le bouc émissaire de tous les problèmes qui visent le Teikoku. C'est pour cette raison que plusieurs grandes entreprises Teiko, au premier rang desquelles la banque Nomura, la chaîne de supermarchés Subete-mart, le géant de l'électronique Densha mais aussi Imajin, nouveau nom de Gyôkai Records et Gyôkai Studios, anciennes branches culturelles du Conglomérat Gyôkai, ont formé un consortium censé représenter les intérêts des grandes entreprises du pays, baptisé le Chikkai Koku Kigyô-Kyô Kaisha, ou Association Nationale des Entreprises Chikkai, raccourci en CKKKK, ANEC ou bien Chikkai, ce dernier mot faisant référence à l'ancien peuple marchand de la région de Subarashî, les Chikkai.

La mission officielle de l'ANEC est de faire valoir les intérêts des grandes entreprises Teiko auprès du monde politique, de réparer l'image entachée de ces grands groupes auprès de la population Teiko après les affaires du Scandale Gyôkai, et de coordonner les actions des grands groupes industriels du Teikoku afin d'aider à la reprise de l'économie, en stagnation depuis trois ans et les débuts du Scandale Gyôkai. Le ministre de l'industrie et du commerce, Tadashi Koga, dénonce quand à lui "une tentative de reprendre la mainmise sur l'économie Teiko que possédait Gyôkai, par les mêmes industriels corrompus", indiquant la réticence du gouvernement à travailler avec l'ANEC naissante.
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Le Premier Ministre et le Représentant Kai côte à côte en Juin dernier
Le Premier Ministre a-t-il été client des prostituées d'O-Machi?


9 Novembre 2040
Dans un rapport de police publié le 7 Novembre, la police municipale d'O-Machi a indiqué que des informations obtenues auprès du proxénète A-San ainsi que des vidéos de sécurité d'une maison close auraient permis de suspecter la participation de plusieurs autres notables de la ville au réseau de prostitution récemment démantelé, des soupçons parfois corroborés par certaines des prostituées qui ont été elles aussi mises en garde à vue par la police. Parmi les personnalités mises en examen se trouvent notamment Eichiro Higashikata, propriétaire d'une chaîne de restaurants, le magnat de l'immobilier Akihiko Nijimura, ou encore le rockeur Okuyasu "Harvest" Shigechi, autant de personnalités qui si elles ne sont pas forcément connues du reste du Teikoku, sont au coeur de la vie O-Machite. Cependant, ce n'est pas de ces personnalités dont il est le plus question dans le dernier rapport de la police: en effet, il apparaît, selon les dires d'A-San, que le Premier Ministre en personne, M. Yuuji Nakagawa, serait impliqué dans les réseaux de prostitution, ayant été un client semi-régulier jusqu'à son arrivée au Kantei. Le rapport de police précise cependant que les enregistrements vidéo récupérés sur les maisons closes ne permettent pour le moment pas d'identifier clairement le Premier Ministre parmi les clients, et qu'aucune des prostituées interrogées pour le moment ne semble l'avoir eu en client.

Questionné hier lors d'une conférence de presse, le Premier Ministre a réfuté les accusations a son encontre, accusant A-San de fabriquer des histoires afin de réduire sa peine en coopérant avec les autorités. Interrogés sur ses liens avec l'ex-représentant Junichiro Kai, il s'est de plus défendu en expliquant que leurs liens étaient purement professionnels, étant deux politiciens du même parti et de la même ville. Cette réfutation en bloc des accusations n'a cependant pas empêché quelques-uns des membres de l'opposition, en premier lieu l'ex-ministre de l'économie Keisuke Asai, l'un des rares membres du Gouvernement Ishizuka a ne pas avoir été impliqué dans le scandale Gyôkai, à demander la démission du Premier Ministre et la convocation immédiate de nouvelles élections.
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"Le Premier Ministre a payé plusieurs fois pour mes services."

15 Décembre 2040

C'est par ces mots, pour le moins directs, que s'ouvre un nouveau rapport de la police d'O-Machi, concernant encore une fois le réseau de prostitution démantelé dans la ville d'origine du Premier Ministre Nakagawa, qui avait été accusé d'avoir eu recours aux services d'une prostituée il y a un peu plus d'un mois. Dans ce nouveau rapport, une prostituée originaire du Makengo accuse le Premier Ministre d'avoir payé pour des actes sexuels à plusieurs reprises entre 2031 et 2037, alors qu'il était le leader de l'opposition à la Chambre des Représentants. Ce témoignage, s'il est étayé selon la police par une possible identification du Premier Ministre sur une caméra de l'un des établissements d'A-San, et est donc un terrible coup au Premier Ministre et à sa réputation de probité, n'est cependant pas le plus damnant même s'il est le moins improbable: Une autre victime des réseaux de traffic humain d'A-San, une jeune Posunoise identifiée sous le nom de code de PO-San dans le rapport de police, a en effet accusé le Premier Ministre des mêmes infractions au mêmes dates, durant lesquelles la jeune PO-San était âgée de 13 à 19 ans, accusant ainsi M. Nakagawa de viol sur mineure, une accusation grave pouvant entraîner jusqu'à 35 ans de prison.

La police d'O-Machi a déféré le cas à la Kokumin no Keisatsu (KoNoKe), la Police Nationale, qui a annoncé hier avoir mis formellement en examen le Premier Ministre dans le cadre de l'affaire, au vu de preuves semblant solides à son encontre. Du côté du monde politique, l'ex-ministre Keisuke Asai, membre du PPD et numéro 2 de l'opposition a déclaré vouloir déposer une motion de censure à l'encontre du Premier Ministre, une action rarissime qui n'a été effectuée que cinq fois dans les quatre-vingt-dix ans d'existence de la République, et n'a été votée que trois fois, étant rejetée les deux autres. Malgré les accusations de plus en plus accablantes, le Premier Ministre maintient ses dénégations, parlant d'un "complot politique" orchestré pour "faire tomber ceux qui se battent pour le peuple du Teikoku" et organisé par des "nostalgiques de la mainmise de Gyôkai sur le pays". Dans la foulée des accusations, plusieurs démissions ont eu lieu au sein du gouvernement, incluant la Secrétaire à l'Urbanisme Ritsu Shikikawa, le Ministre de la Culture Aiji Hirayama mais surtout le Vice-Premier-Ministre et Ministre des Affaires Etrangères, Morihiro Ikarashi.
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Ikarashi entrera-t-il au Kantei?
La Présidente Fujihara nomme Ikarashi Premier Ministre et déclenche la colère de l'aile gauche de la majorité

30 Décembre 2040

Dans la foulée de la destitution du Premier Ministre Yuuji Nakagawa la veille, la Présidente Fujihara a d'ores et déjà fait le choix de son prochain Premier Ministre, en la personne de Morihiro Ikarashi, ex-maire de Kyûshingai et ex-Numéro 2 du Gouvernement en tant que Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères. Une nomination qui attise d'ores et déjà la colère d'une partie de l'Union des Gauches, la coalition majoritaire à la Diète et qui doit encore confirmer le choix de la Présidente: Ikarashi n'a jamais fait secret de son centrisme au sein du PTR ni de sa volonté de s'allier avec les libéraux d'O40, déjà présents au sein de son équipe du Conseil Municipal à l'époque où il était Maire de Kyûshingai. La nomination d'une figure si centriste vient donc comme une trahison aux éléments les plus à gauche de la coalition, parti Communiste, Initiative Kouma mais aussi, semble-til, une large partie des Représentants du PTR représentant la mouvance gauchiste de Nakagawa, qui auraient préféré la nomination de l'un des leurs comme Premier Ministre afin d'assurer la continuation de la ligne gouvernementale établie par Nakagawa.

D'ores et déjà, Tatsuma Ochi, président du Parti Communiste, et Yuta Iwata, leader d'Initative Kouma à la Diète, ont indiqué leur volonté de rompre l'alliance avec le PTR si Ikarashi venait à être nommé Premier Ministre, jugeant que la trop grande modération de l'ex-Ministre des Affaires Etrangères est contraire à leurs objectifs. Au sein même du PTR, la contestation envers Ikarashi est grande, et l'une des cheffes de file de cette contestation, l'ex-Ministre de la Justice Suzuka Kichikawa a déclaré qu'elle refuserait de voter en faveur d'Ikarashi, étant opposée à l'alliance entre le PTR et le centre-droit représenté par O40. De son côté, Ristu Shikikawa, leader de ce dernier parti à la Diète, a déclaré son enthousiasme à coopérer au sein d'un potentiel gouvernement Ikarashi avec le PTR. Si le PTR et O40 semblent disposer de la majorité à la Chambre, reste à voir si les frondeurs de Kichikawa ne vont pas causer des troubles, voire s'ils sont suffisamment nombreux, briser les espoirs d'un gouvernement Ikarashi que nourrissent l'aile centriste du PTR et O40.

Il convient de rappeler que s'il est l'un des politiciens les plus populaires du pays, la popularité d'Ikarashi a légèrement baissé depuis son entrée au gouvernement, notamment dans sa ville natale de Kyûshingai où la nouvelle mairie a rejeté l'alliance avec O40 en faveur du PC et est généralement considérée comme faisant un meilleur travail que l'ancienne Mairie Ikarashi. Reste donc à voir si cette nomination sera bien vue par les Teikos, qui semblent selon de récents sondages se désintéresser de plus en plus de la politique à cause des nombreux scandales esquintant l'image de tous les partis politiques du pays, à droite comme à gauche.
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Le Teikoku commence la nouvelle année sans gouvernement.

2 Janvier 2041

Avant-hier, l'atmosphère de Subarashî était à la fête, tous les habitants de la ville se préparant au nouvel an. Comme d'habitue, l'alcool coule à flots, les restaurants sont bondés de groupes célébrant la nouvelle année, et lorsque l'écran géant de la Gare de Shiba finit son décompte et marque "00:00. 1/1/2041" la foule explose en liesse. L'espace d'une nuit, tous les troubles sont oubliés et l'esprit de tous les Teikos est à la fête. Le lendemain, les rues sont vides, la plupart des employés sont en repos et les magasins fermés. Le Teikoku dessoûle de sa gueule de bois du nouvel an. Mais maintenant que le Teikoku est sobre, les problèmes reviennent à l'esprit. Des problèmes sérieux, qui remettent en question le bon fonctionnement de 92 ans de démocratie au Teikoku: depuis le 29 Décembre, le pays est sans gouvernement, et aucun accord ne semble pouvoir résoudre la situation dans le court terme: Le 31 Décembre, le candidat au Kantei nommé par la présidente Fujihara, Morihiro Ikarashi, fut rejeté par la Chambre des Représentants, une large partie des membres de l'Union des Gauches le jugeant trop centriste.

Dans la foulée, le jour même du Nouvel An, dans un Congrès extraordinaire, le bureau dirigeant du Parti Travailliste Républicain vit ses débats dégénérer en un pugilat verbal entre les branches "progressiste" et "centriste", les premiers accusant les seconds de vouloir coopérer avec les libéraux d'O40, tandis que les seconds accusent les premiers de trahison envers le parti au vu de l'échec de la nomination d'Ikarashi. Si pour le moment il n'existe pas encore de scission au sein du parti, selon de nombreux experts, cette possibilité semble de plus en plus probable. Du côté de l'opposition, une pétition a été lancée par plusieurs membres du PPD afin de demander à la Présidente Fujihara de dissoudre la Diète et d'appeler à de nouvelles élections, une demande qui reste pour l'instant sans réponse.

Il est à rappeler que ce n'est pas la première fois que le Teikoku est dépourvu de gouvernement pendant plusieurs jours, cet événement est en effet arrivé après la démission du Premier Ministre Yamada en 1993 et la destitution du Premier Ministre Masuda en 2017, mais dans les deux cas la sortie de crise semblait évidente, avec la nomination du Vice-Premier Ministre au Kantei dans les deux cas, en la personne de Kioyaki Eguchi en 1993 et Junusuke Yamamoto en 2017. Cependant, cette option n'est tout bonnement pas possible ici, Ikarashi ayant déjà été écarté. Il semblerait que nommer d'autres membres de l'ancien gouvernement Nakagawa soit tout aussi impossible, les ministres appartenant au PTR étant fracturés entre progressistes et centristes et un accord entre les deux groupes semblant compliqué. Pour Hiroki Takahashi, leader d'O40 à la Diète, un compromis pourrait être trouvé pour une grande coalition allant du PPD aux centristes du PTR et incluant le PLT et O40 avec bien évidemment Takahashi à sa tête, une perspective cependant peu probable au vu des désaccords entre O40 et les deux partis de droite quand à la gestion de l'affaire Gyôkai.
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Suzuka Kichikawa annonce la création du PRT
La rupture du PTR est consommée.


15 Janvier 2041
"Trahison!" Ce mot semble être à la bouche de tous les cadres de l'ancien PTR, peu importe leur camp, après le congrès exceptionnel des cadres du parti, le cinquième en deux semaines, et aussi le dernier. En effet, citant des "désaccords irréconciliables au sein du Parti quand à la direction politique à choisir", le porte-parole du Secrétariat Central du Parti a annoncé la dissolution du PTR en deux entités distinctes, représentant les deux branches du parti qui se sont opposées lors du vote sur la nomination de Morihiro Ikarashi comme Premier Ministre. A la gauche du PTR, la branche dite "progressiste" du Parti a ainsi déclaré la fondation du nouveau Parti Radical Travailliste, qui suit les idéaux de la gauche radicale Teiko et restera dans le groupe parlementaire de l'Union des Gauches au côté d'Initiative Kouma et du Parti Communiste. Formé autour des frondeurs de la Diète opposés à Morihiro Ikarashi et de leurs supporters, le PRT est logiquement mené par la leader de cette fronde, Mme. Suzuka Kichikawa, ancienne Ministre de la Justice du Gouvernement Nakagawa.

De son côté, l'aile "centriste" du PTR a annoncé la formation de son propre parti, assez contre-intuitivement nommé le Parti Progressiste des Travailleurs, ou PPT. Mené par Morihiro Ikarashi, ce nouveau parti a su capter tous ceux favorables à son élection au Kantei, y compris la Présidente Yukio Fujihara. Ayant d'ores et déjà annoncé son intention de coopérer avec Hiroki Takahashi et O40, Ikarashi entérine ainsi l'impossibilité de la création d'un gouvernement actuellement au Teikoku, en forçant la constitution de 3 blocs opposés à la Diète, aucun ne disposant de la majorité: 156 Représentants pour l'Union des Gauches (PC+IK+PRT), 227 pour l'alliance PPT-O40 en formation et 148 pour la coalition Démocratique-Libérale, chacune avec son poulain pour le Kantei, en la personne de Suzuka Kichikawa, Morihiro Ikarashi et Keisuke Asai.

Si la séparation à la Diète s'est faite de manière assez nette, l'imbroglio lié à la dissolution du PTR affecte fortement les gouvernements locaux des régions où le PTR gouverne, ainsi que les mairies de la plupart des grandes villes, acquises à la gauche: les anciennes coalitions PTR-O40 de Subarashî et Hantô, notamment, ont ainsi volé en éclats avec la séparation du parti menant à une perte des majorités pour ces coalitions, la seule grande ville peu affectée étant Kyûshingai, bastion de Morihiro Ikarashi, où presque tous les politiciens Travaillistes ont rejoint le PPT.

Mais la question qui se pose, désormais, est "comment le Teikoku va-t-il bien pouvoir se trouver un nouveau Premier Ministre?" Sans possibilité apparente de négociation entre les trois blocs, ni de réconciliation du PTR, la crise de gouvernement actuelle semble être faite pour durer, et il est peu probable que même des élections anticipées parviennent à mettre fin à la crise en dégageant une majorité claire. Si sans gouvernement, le pays peut survivre sur les indications budgétaires du précédent, il sera plus compliqué sur le long terme d'avoir des régions et des mairies sans gouvernement, et donc sans financement pour leurs services, notamment les écoles, les transports et les hôpitaux. C'est donc bel et bien la pire crise constitutionnelle de l'histoire de la République du Teikoku qui semble s'annoncer, alors que la troisième semaine sans gouvernement se termine bientôt.
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Le quartier d'affaires de Subarashî, le Kabushikigaishia, avec le Mont Tendai au fond

Quelles sociétés composent le Consortium Chikkai, ce syndicat d'entreprises qui entend succéder à Gyôkai?


5 Février 2041
En Octobre dernier naissait l'Association Nationale des Entreprises Chikkai, plus communément connue sous son sigle ANEC (CKKKK en Teiko) ou sous le nom du Consortium Chikkai, ce syndicat industriel réunit des représentants de plusieurs des grandes entreprises du Teikoku dans des domaines variés, cherchant à faire reconnaître auprès du gouvernement les demandes et besoins de l'entrepreneuriat Teiko. A ses débuts, le Consortium Chikkai ne réunissait qu'une poignée d'entreprises, pour la plupart ayant connu leur essor sur les ruines de Gyôkai. Cependant, au cours des derniers mois, une large part des grands conglomérats industriels Teikos ont décidé de prendre part au Consortium Chikkai.

Derrière la façade d'un grand consortium, il est cependant difficile de voir les entreprises qui mènent le jeu et guident la politique du groupe. En effet, chaque société membre contribue au budget du Consortium Chikkai, et reçoit au sein de son conseil de direction un poids en voix proportionnel à la contribution faite. Au sein de ce consortium aux activités variées, les grandes entreprises peuvent êtres classées en différentes catégories, en fonction de leur domaine d'activité et de leur influence au sein du Chikkai.


Première catégorie: le duopôle financier Nomura-HZZ

Au coeur du Consortium Chikkai se trouvent deux des plus grands conglomérats du Teikoku à la suite de la chute de Gyôkai, à savoir Nomura Holdings et Hantô Zeigen Zaibatsu, ou HZZ. Deux groupes financiers, basés dans les deux plus grands quartiers d'affaires du pays: Nomura à Kabushikigaishia, le CBD de Subarashî, et HZZ à Tsukabashô, quartier d'affaires central de Hantô, la troisième ville et second centre industriel du Teikoku.

A eux deux, ces conglomérats réunissent près de 30% des voix au Conseil de Direction de Chikkai, et leurs activités représentent environ 12% du PIB Teiko. Chacun de ces deux grands groupes est basé autour d'une banque, à savoir NomuraBank et HZZB, mais s'étendent dans plusieurs autres domaines, incluant notamment pour Nomura les énergies renouvelables et le développement des territoires (via sa filiale Nomura Development Fund), le recyclage (via sa filiale Nomura Seitai) ou encore l'assurance et les mutuelles de santé (Via Nomura Life - Seimei Hoken, ou NL-SH).

De son côté HZZ, outre le secteur bancaire et la finance, est actif dans les domaines de la production d'armement (via sa filiale Hantô Bukiko Seisan), le jeu d'argent et d'arcade (HZZ possède 100% des casinos et 80% des arcades du Teikoku), le développement de jeux vidéo (via le studio de développement Unisphere Games), la restauration rapide (via la possession d'Easy Yakitori et DoZo Curry notamment) et enfin, mais pas des moindre, via le contrôle des raffineries d'une large partie des ports du Teikoku, notamment Hantô, Hyôzan, Kasai et Gyôko, à travers la Hantô Kôwan Kawatsu Kyôkai (HKKK).

Les activités contrastées de ces deux conglomérats, ainsi que la réputation sulfureuse de HZZ, plusieurs fois accusé d'avoir eu des liens avec le clan Yakuza des Yamaguchi-Kaï qui sévissent à Hantô, font que ces deux conglomérats sont souvent appelés "Le Yin et le Yang de l'industrie Teiko". Il est à noter que même si nous classons Nomura et HZZ au même niveau dans cette liste du fait de leur activité centrale similaire et de leur forte influence au sein de l'ANEC, Nomura en est le véritable leader devant HZZ, avec le PDG de Nomura Holdings, Takeo Komura, Président de l'ANEC et homme le plus influent au sein du consortium.


Deuxième catégorie: les groupes sectoriels: Subete-Mart, Denshi Electronics, Air Nechinesia, Nippon Transports, Hiei Mizu, Ureshii Gohan.

Dans ce second cercle au sein de l'ALEC, la variété est bien plus grande: on y retrouve en effet des grandes entreprises du Teikoku, avec généralement un ancrage national et un secteur d'activité précis. Au nombre de 6, ces entreprises représentent toutes entre 5 et 10% des voix au sein du Conseil de Direction du Consortium Chikkai, et représentent au total environ 15% du PIB Teiko, avec des activités dans des domaines variés:

Plus grande chaîne de grande distribution du Teikoku, Subete-Mart opère des hypermarchés, supermarchés et supérettes à travers tous le pays mais aussi à l'international, en particulier dans le Commonwealth et en Santogne. Autrefois filiale du Conglomérat Gyôkai, Subete-Mart s'est détachée de l'ancien groupe industriel sans que sa direction ait été inquiétée. En axant son développement à l'international plus qu'au Teikoku saturé, Subete-Mart s'est taillé une place dans les grandes entreprises du Teikoku et a su dominer la grande distribution.

Dans une position similaire, nous retrouvons la célèbre entreprise d'électronique Denshi Electronics. autrefois filiale star de Gyôkai, la plus profitable et innovante, Denshi a paru rentrer dans le mur après sa séparation avec Gyôkai, l'innovation dans le domaine électronique ayant cessé avec la rupture et la fuite de capitaux de Denshi vers des entreprises concurrentes. Récemment, cependant, avec l'aide apparente d'experts étrangers notamment Ennissois recrutés pour réorienter l'innovation de Denshi, l'entreprise semble être sur un nouveau chemin de développement dans le domaine de la robotique et de l'intelligence artificielle.

La troisième entreprise de cette catégorie, Air Nechinesia, n'est autre que la principale compagnie aérienne du Teikoku, opérant une large part des vols internes ainsi que des vols internationaux à moyen courrier en direction de la Ventélie et des autres états de Néchinésie, ainsi que des longs-courriers en direction de la Dytolie et de la Dorimarolgarie. Cherchant à se diversifier tout en restant dans le domaine aéronautique, la puissante compagnie a récemment commencé à développer son propre secteur de construction aéronautique, cherchant à créer ses propres modèles d'avions au lieu de se fournir à l'étranger.

Nippon Transports, anciennement la Compagnie des Transports du Teikoku, ou Teikoku Unsôkaisha, est quand à elle le principal affréteur de bus et de trains du Teikoku, vendant ses produits à la plupart des municipalités du pays et opérant environ 35% des lignes de trans du pays, presque toutes les autres étant administrées via la Teikoku Tetsudô Kanri, l'Administration Ferroviaire du Teikoku. Ce géant du transport fut l'un des principaux profiteurs de la privatisation des rails de la région de l'Inishie, rachetant l'intégralité des métros de Hantô et Kyûshingai, et opérant la ligne ferroviaire principale de la région, la Mae Line qui relie les deux métropoles.

En dehors du domaine des transports, nous retrouvons Hiei Mizu, principal fournisseur d'eau du Teikoku, en particulier sur l'île d'Ôkinahi, opérant le réseau hydrique de la majorité de Subarashî et Kinkô notamment, en plus de posséder la marque d'eau en bouteille Hiei Sweat, ainsi que plusieurs marques de café et de sodas. Récemment, profitant du vide laissé par Gyôkai, Hiei Mizu a tenté de se diversifier dans l'infrastructure hydroélectrique, faisant construire une centrale hydroélectrique sur le fleuve Mae, et ayant annoncé qu'ils commenceraient à développer des plans de recherche visant à construire un barrage dans la région du Sagaku.

Enfin, la dernière de ces grandes entreprises sectorielles est le géant de l'agroalimentaire Ureshii Gohan, principalement connu pour les variétés de riz et de blé qu'il vend à une large partie des agriculteurs du Teikoku. Le PDG d'Ureshii Gohan, Akira Budagawa, a récemment annoncé que via l'ANEC, son entreprise chercherait à faire créer des législations encadrant les OGM et permettant à Ureshii Gohan de librement vendre les variétés plus résistantes de riz et de blé fabriquées dans les laboratoires de l'entreprise.

Troisième catégorie: les empires médiatiques: Asahi Keiretsu-TVTA, Colors Group, Imajin, Chikkai Morning News.

Autour de ces géants sectoriels se trouvent quatre entreprises, représentant un total de 3% du PIB du Teikoku ainsi qu'entre 2 et 5% des voix au Conseil de Direction de l'ANEC. Ces quatre entreprises, toutes dans le domaine médiatique, sont souvent surnommées les "Quatre Dragons des Ecrans", du fait de leur quasi-omniprésence sur les écrans Teiko.

La plus ancienne de ces entreprises, et la plus conséquente en termes de chiffre d'affaires et d'audience, est le respectable groupe télévisuel Asahi Keiretsu, plus connu par le nom de sa chaîne de télévision phare, TVTA. Ce géant du télévisuel capte en général à travers toutes ses chaînes de télévision environ 50% de l'audience tous les soirs, et fait partie avec le Teikoku no Zenkoku Shimbun et Chikkai Morning News des trois géants de l'information Teiko.

Colors Group, quand à eux, forment à la base un studio de cinéma connu notamment pour ses productions animées, et fer de lance de l'animation Teiko à l'étranger, ayant vendu ses produits sur tous les continents mis à part l'Algarbe. Souvent appelé le "Roi du divertissement Teiko", le groupe Colors a néanmoins dans le domaine de l'animation un rival solide, qui n'hésite pas à s'engager dans les nouvelles technologies là où Colors reste plus conservateur:

Imajin, anciennement Gyôkai Studios et Gyôkai Records, est tout comme Denshi Electronics ou Subete-Mart une ancienne filiale de Gyôkai ayant coupé les ponts avec la maison-mère. Centré sur la productions de séries animées et de musique, Imajin s'est imposé comme le nouveau rival du respectable Colors Group, et se base énormément sur les nouvelles technologies, ayant ouvert l'année dernière son propre service de streaming, Maki Video.

Enfin, on retrouve dans cette catégorie le Chikkai Morning News, une entreprise toute récente datant de 2038 mais à la croissance explosive: ce journal entièrement basé sur Internet, sans aucun tirage papier, est devenu en deux ans l'un des trois géants de l'information du pays, avec des brèves d'information aussi bien que des enquêtes de fond jugées extrêmement qualitatives,même si parfois politiquement orientées à droite en comparaison avec notre journal jugé politiquement neutre.


Quatrième catégorie: les entreprises périphériques.

Enfin, la quatrième catégorie d'entreprises de l'ANEC est toutes les entreprises périphériques, possédant en général moins de 1% des voix au Conseil de direction de l'ANEC, mais suffisamment nombreuses pour peser pour 20% du PIB Teiko au total. Parmi ces entreprises, généralement implantées dans une seule partie du pays et spécialisées dans un unique secteur d'activité, nous pouvons notamment citer la compagnie d'assurances Sôgo Anzen basée à Midoriyama et opérant dans le Kouma, le Sagaku et le Sentâ, le laboratoire pharmaceutique Konoha Kea, ou encore l'entreprise subarashîote du BTP Zôkukanonaken, leader dans le domaine de la construction antisismique au Teikoku.




Au total, les entreprises membres de l'ANEC représentent donc pas mois de 50% du PIB Teiko, soit une part encore plus grande que les 40% de Gyôkai au sommet de sa puissance, ainsi qu'une variété de secteurs d'activité impressionnante, de la finance à l'aéronautique en passant par l'alimentaire et la télévision. Il est donc juste de penser que ce puissant consortium puisse avoir une forte influence sur les politiques du Teikoku et sur son développement.
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Après deux mois sans salaire, les chauffeurs de bus et de train de Subarashî se mettent en grève

8 Février 2041
Il y a un mois jour pour jour, le Subarashî Basu to Densha no Untenshu Kumiai (SBDUK), le Syndicat des Chauffeurs de Bus et de Trains de Subarashî, a annoncé que si leur paie de Décembre et celle de Janvier n'étaient pas reçues d'ici le 8 Février, les conducteurs de transports en commun entameraient une grève illimitée jusqu'à l'obtention de leurs salaires versés par la ville de Subarashî. Or, sans gouvernement depuis la scission du PTR qui a mis fin à la coalition à la tête de la mairie de la ville, la capitale est incapable de répondre aux demandes des grévistes qui refusent de reprendre le travail sans paie.

95% des chauffeurs de bus, et 70% des chauffeurs de train employés par le service public sont en grève actuellement, et 9 lignes sur 10 de bus ainsi que 8 sur 10 de train ne circulent plus à Subarashî, empêchant les près de 25 millions d'usagers quotidiens du réseau de se rendre sur leur lieu de travail ou leur domicile et créant des bouchons monstrueux dans toute la métropole, bloquant effectivement l'entièreté de la capitale. On estime qu'au lieu d'une heure et demie pour traverser en voiture la municipalité de Subarashî du Nord au Sud sans passer par l'autoroute urbaine, il faut désormais compter à minima sur cinq heures. L'augmentation du traffic individuel a de plus mené, dès ce matin, à une pénurie de carburant dans toutes les villes de la Baie de Kinto, en particulier Subarashî, Sakawan et Kumoyama, les trois grandes métropoles de la baie.

Pour les entreprises de la capitale, cette grève est un désastre: Kaneda Tsutsui, patron d'un magasin du centre-ville, n'a pas eu d'autre choix que de ne pas ouvrir aujourd'hui: "Je suis patron et propriétaire d'un magasin d'électronique près de la Gare Tokokawa dans le centre-ville. Pour moi, aller au boulot c'est facile: j'ai un appartement dans la rue d'à côté. Mais pour mes employés, c'est une autre histoire: deux d'entre eux prennent le train et n'ont pas de voiture, donc ils n'ont aucun moyen de venir. Trois viennent en transport en commun mais ont une voiture, donc j'aurais pu les faire venir, mais pour arriver à l'ouverture à 9h, il aurait fallu q'ils partent de chez eux avant 6h du matin, et ça ne m'emballait pas de leur demander ça. Le dernier, Akira, arrive en vélo au boulot, il habite aussi dans le centre-ville. Il aurait pu venir, mais à deux, impossible de faire tourner le magasin. Donc aujourd'hui, je dois rester fermé. Je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais je ne peux pas réouvrir dans ces conditions. Beaucoup d'autres commerçants sont dans ma situation, et on se demande si certains ne vont pas devoir mettre la clef sous la porte si la grève dure. En même temps, je comprends les grévistes. Si ces tocards de politiciens savaient se mettre d'accord et travaillaient vraiment pour l'intérêt du Teikoku, on en serait pas là!"

Si pour le moment seule la capitale est touchée par ces grèves, d'autres syndicats du transport ont annoncé au cours du mois de Janvier la mise en place de grèves illimitées, à Hantô à partir du 10 Février, Sakawan et Kumoyama à partir du 11, Midoriyama, Ôji, Kanshô et Kashoku le 14, les services de train inter-cités de la TTG, la compagnie publique ferroviaire, seront aussi en grève dans tout le pays à compter du 15 Février. Dans d'autres secteurs, les employés des mairies de la plupart des villes sans gouvernement du pays ont annoncé une grève le 10 Février, et les professeurs à partir du 15 Février. En somme, le Teikoku dispose d'une semaine pour arriver à un accord à l'échelle municipale pour la plupart des métropoles du pays et à l'échelle gouvernementale avec la formation d'une coalition de gouvernement avant un blocage total de tous les services publics du pays.
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La procession funéraire du Président Murai.

Funérailles du Président Murai: une pluie de réactions controversées.

12 Février 2041
Alors que le Teikoku est paralysé par les manifestations et l'absence d'un exécutif au Gouvernement ainsi que l'absence de maires dans la plupart des métropoles du pays, les funérailles de l'ancien Président de la République, Akihiko Murai, ont eu lieu hier. Etaient présents bien évideement la Présidente de la République, Yukio Fujihara, ainsi que tous les Premiers Ministres en vie à l'exception de Yuuji Nakagawa, toujours en garde à vue à la suite de sa destitution. Etaient aussi présents de nombreux politiciens tels que Morihiro Ikarashi, Suzuka Kichikawa ou encore Hiroki Takahashi, ainsi que des représentants du monde industriel, notamment Takeo Komura et Kenshiro Kawatachi, PDGs respectifs de Nomura Holdings et HZZ.

Malgré le froid et la pluie battante pendant une longue partie de la journée, près d'un millier de personnes étaient dans le cortège à la suite du cercueil du Président, tandis qu'autour une foule immense se pressait. Cependant, tous n'étaient pas là pour rendre hommage à l'ancien président décédé, loin de là. A plusieurs reprises, des groupes de manifestants militant pour le retour d'un gouvernement au Teikoku et la reprise des services publics ont dû être écartés du cortège, leur attitude bruyante étant jugée indigne des funérailles d'état du Président Murai. Alors que le cortège passait sur la Place Tokokawa, principal lieu d'action des manifestants depuis le début des grèves, un manifestant a lancé un oeuf en direction du cortège, qui frappa la Présidente Fujihara sur le front dans un tir que même la police, après avoir arrêté le jeune manifestant de 21 ans, a jugé "impressionnant dans la technique, la force et la précision dans des conditions météorologiques moins qu'idéales".

Ce jeune homme faisait partie d'un groupe de manifestants contestataires, d'extrême-gauche, opposés aussi bien aux politiques du PPD dont faisait partie le Président Murai qu'aux centristes libéraux d'O40 et du PPT que représente la Présidente Fujihara. Si ce lancer d'oeuf fut le seul acte violent des funérailles, les manifestants ayant été interdits d'approcher le cimetière dans lequel repose désormais Akihiko Murai, le déferlement de haine et de violence est quand à lui bien visible sur Internet, que le deuil national décrété par la Présidente Fujihara n'a pas pu empêcher: Nous pouvons ainsi lire sur les réseaux sociaux des commentaires aberrants, tels que "Pas trop tôt, j'irai pisser sur sa tombe.", "Un politicien de mort, aujourd'hui est une bonne journée!" ou encore "Qui sera le prochain? Perso, j'aimerais que ce soit Ishizuka.". Une vidéo postée sur internet montre des manifestants sur le Pont Takobashi de Hantô, principal pont piéton de la ville, en train de brûler un portrait du Président décédé et de chanter des slogans incluant "Murai est mort, à toi Nakagawa/Fujihara/Ishizuka!" ou "Vive le Teikoku libre des politcards!", des réaction immédiatement condamnées par Hiroki Takahashi, ancien maire de Hantô et représentant à la Chambre pour O40.
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Les manifestants le 16 Février, place Tokokawa. Les écriteaux lisent "Fin aux mensonges!"
Alors que la quasi-totalité des services publics sont fermés, les grandes entreprises prennent le relais.

18 Février 2041
Cela fait maintenant 10 jours que les grèves des employés du services public ont commencé, culminant avec l'arrêt du travail de tous les conducteurs de trains de la TTG, la société publique ferroviaire, depuis le 15 Février. Dans un Teikoku complètement bloqué, aucune sortie de crise ne semble envisagée ni par les politiciens de la Diète ni les Conseils municipaux en roue libre de la plupart des métropoles du pays. Alors que la colère contre les "magouilles politiciennes" qui ont mené à la situation actuelle gronde à travers tous le pays, les actes de vandalisme contre les services publics se multiplient: le Kantei, résidence du Premier Ministre vidé de ses occupants, a vu ses vitres brisées par des jets de pierres avant-hier, la Diète et la Mairie de Subarashî ont toutes les deux été taguées de slogans anti-politiciens, et, plus grave encore, la mairie de Midoriyama a été touchée par un jet de cocktail Molotov hier, ayant brûlé une large part du bâtiment mais n'ayant fait aucune victime, l'incident s'étant produit aux alentours de 23h lorsque le bâtiment était vide.

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Tôt ce matin, la mairie de Midoriyama brûlait encore.


Si le travail des pompiers a été effectué et le feu maîtrisé aux alentours de 8 heures du matin, le coupable n'a pas été appréhendé: la police de Midoriyama, tout comme la plupart des polices du pays, s'est en effet mise avant-hier dans un état de grève pourtant illégal, le représentant du Zankoku Keisatsu Kumiai (ZKK), le Syndicat National de la Police, ayant déclaré "Qui peut nous en empêcher de toute façon? Si la police est en grève, on ne peut pas nous arrêter, et sans premier ministre, l'armée ne peut pas être déployée contre nous." L'absence de contrôle policier n'a cependant pas empêché les manifestant Subarashiotes, notamment, d'être surprenamment civils, nettoyant la place Tokokawa au soir après une journée de manifestation dans le plus pur esprit de respect Teiko.

Cette grève de la police s'inscrit malgré tout dans la fermeture totale des services publics Teiko: en l'absence de transports en commun, notamment, il devient difficile de circuler dans la plupart des grandes villes du pays, saturées de manifestants et de voitures, une augmentation du trafic qui a de plus causé d'horribles pénuries de carburant: on estime qu'il ne reste dans la région de Subarashî qu'assez de carburant pour tenir jusqu'au 20 Février, et ce dans seulement certaines stations-essences. Cette impossibilité de se déplacer empêche de nombreux Teikos de se rentre au travail, aggravant encore le problème en fermant de nombreux commerces et en forçant les Teikos, en particulier ceux vivant en banlieue des métropoles, à puiser dans les réserves alimentaires chez eux, étant incapables d'aller en acheter de nouvelles.

C'est dans ce contexte que Takeo Komura a annoncé avant-hier que l'ANEC coordonerait ses efforts pour faciliter la vie des Teikos durant cette crise: Nippon Transports a ainsi affrété une flotte de bus dans les villes de Subarashî et Hantô, à prix relativement faible (200 Ginkô) afin de permettre le transport des citoyens dans les villes paralysées. Ureshii Gohan et Hiei Mizu se sont de plus coordonés pour ouvrir des magasins itinérants installés dans des camions, fournissant des produits alimentaires et de première nécessité pour les lieux où se rendre à un supermarché ouvert est devenu impossible. Subete-Mart a utilisé la même méthode, vidant ses magasins pour entasser les produits dans des camions faisant le tour des villes Teiko afin de fournir des produits essentiels aux Teikos.

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Un "konbini itinérant" mis en place par Subete-Mart.


Si une potentielle sortie de crise ne semble pas plus probable aujourd'hui qu'au Nouvel An, l'action de l'ANEC au service des citoyens Teikos traversant une période difficile a cependant largement redoré le blason de l'entrepreneuriat Teiko, vu comme proactif et à l'écoute des besoins des citoyens face à un monde politique embourbé dans ses complots et magouilles et souffrant de scandales à répétition, incapable par sa lourdeur et sa division de répondre efficacement aux besoins de la population du Teikoku.
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Fujihara, seule au sommet.


23 Février 2041
Depuis maintenant presque deux mois, le Teikoku est dépourvu de gouvernement: pas de Premier Ministre au Kantei, pas de Ministre des Affaires étrangères dans la Rue Kokusai, pas même de maires à Subarashî, Hantô ou Midoriyama. De tous les hauts dignitaires politiques du pays, une seule est restée en place à travers la crise: Yukio Fujihara, Présidente de la République. Elue en 2038 par le Conseil de la République, Fujihara est la première femme à avoir accédé au poste de Présidente de la République. L'une des politiciennes les plus influentes du PTR, Fujihara était pressentie comme l'un des candidats les plus probables à la présidence, et était très appréciée à son arrivée au pouvoir, en particulier dans sa région natale de l'Inishie, particulièrement à Kyûshingai et Hantô, sa ville natale. Cependant, après deux ans d'une présidence sans histoires remplie de devoirs cérémoniels, Fujihara doit désormais faire face à la pire crise politique de l'histoire du pays: son Premier Ministre a été destitué, et le remplacement qu'elle a nommé refusé par la Diète, menant à une scission de son propre parti. Dans ce contexte, la popularité initiale du la Présidente a fondu comme neige au soleil depuis Janvier, passant sous la barre des 20%, puisque sa nomination du centriste Ikarashi est vue par beaucoup comme l'événement qui a déclenché la crise politique actuelle.

Malgré tout, la Présidente n'en démord pas: la sortie de crise reste possible, par la création d'une grande coalition, si elle arrive à négocier avec les Travaillistes Radicaux pour reformer un PTR unifié et finir la fronde qui a divisé en deux l'ancien et prestigieux parti majeur de la gauche Teiko. Dans un discours télévisé avant-hier, la Présidente a réitéré qu'elle n'appellerait à des élections anticipées qu'en tout dernier recours, estimant que cette procédure entérinerait la fin du PTR pour de bon et ne ferait q'embourber de plus en plus le pays dans la crise. Cependant, nous sommes dans ce cas obligés de nous demander: de quels autres recours dispose la Présidente? Le service public du pays est dans la rue, et le Teikoku entier paralysé. La dernière tentative de nommer un Premier Ministre a eu lieu fin Décembre, et depuis il semble que le Palais Présidentiel soit le lieu de réunions incessantes avec des dignitaires de tous les principaux partis politiques du pays, mais ces négociations ne semblent apporter aucune sortie de crise.

Depuis le Nouvel An, la Présidente n'est sortie que trois fois du palais présidentiel: en tout début d'année pour prier à la nouvelle année à un sanctuaire Shinto, puis le 10 et le 11 Février, afin d'organiser puis de participer aux funérailles du Président Murai. Depuis, la Présidente est enfermée dans son palais, et pour cause: lors de sa dernière sortie, elle fut frappée par un oeuf lancé par un manifestant, et depuis, l'intensité de la contestation n'a fait qu'augmenter, avec des événements tels que l'incendie de la mairie de Midoriyama. Incapable de se présenter devant ses citoyens, incapable de trouver une sortie de crise, incapable de mener le pays dans une direction cohérente, Yukio Fujihara reste malgré tout seule au gouvernail, dans un pays à la dérive depuis deux mois.
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Le port de Kashoku, l'une des plaques tournantes du marché noir Teiko.

Avec la grève des autorités portuaires, la contrebande s'intensifie.


27 Février 2041
Depuis une semaine, les douaniers du Teikoku se sont mis en grève avec le reste du service public, tandis que les garde-côtes font une grève du zèle en refusant de performer leur travail. Si l'on peut s'inquiéter du danger que représentent des ports complètement ouverts pour la sécurité du Teikoku, cet arrêt total de la surveillance profite fortement à un pan de la société: les clans Yakuza, pratiquant pratiquement au grand jour leur contrebande de produits illicites dans tous les ports du Teikoku où la sécurité minimale leur permet de charger librement dans leurs camions des cargaisons entières de drogues venues de Dorimarie ou de Ventélie, d'armes venues du Caeturia ou encore du traffic humain, que ce soit à travers de la prostitution ou de l'immigration clandestine (les deux se confondant souvent).

Nous avons pu prendre contact avec un spécialiste du crime organisé Teiko, qui a décidé de garder l'anonymat, afin de nous exposer la situation actuelle des Yakuzas Teikos, ainsi que les opportunités dont ils pouvaient profiter grâce à l'arrêt total du gouvernement et la complaisance des grandes entreprises:
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Une carte des clans Yakuza du Teikoku. Cliquez pour agrandir.

"On considère généralement qu'au Teikoku, il existe 9 grands groupes de Yakuza, chacun avec leurs zones d'influence et secteur d'activité au sein de l'économie Teiko. A cela viennent s'ajouter une branche séparatiste ainsi que deux organisations criminelles qui ne sont pas à strictement parler des Yakuza, mais s'intègrent néanmoins dans le milieu de la pègre Teiko.

Les deux clans traditionnellement les plus puissants du Teikoku sont sans nul doute le Uematsu-Rengo, basé à Subarashî, et le Yamaguchi-Kai de Hantô. Le premier, qui contrôle le Sud-Ouest de l'île d'Ôkinahi et la région de Dorai dans le Sôgankyô, est le plus vieux et le plus prestigieux, si je peux m'exprimer ainsi, des clans Yakuza. Ses activités traditionnelles reposent principaement sur l'extorsion, et tous les commerçants de la région vous diront qu'ils doivent verser régulièrement de l'argent aux Uematsu sous peine de voir leurs échoppes saccagées. Ce sont aussi eux qui ont inventé le sôkaiya, qui est utilisé par plusieurs autres clans: En échange de vastes sommes d'argent de la part de grandes entreprises, le clan Uematsu achète un nombre d'actions suffisant pour siéger à leur conseil d'administration, et leur présence suffit souvent à étouffer les contestations que les éventuels actionnaires pourraient avoir. Gyôkai, notamment, a été accusé dans les années 2020 d'avoir eu recours à cette pratique. Ils semblent avoir peu profité des grèves cependant, ne pouvant pratiquer l'extorsion sur des commerces fermés. Leur guerre de clan avec la branche sécessionniste Homono-Uematsu-Shi à Kamoyama et Shiroikazan pose de plus de gros problèmes à ce clan qui les empêche de profiter des opportunités qui s'offrent à eux.

Le second de ces grands clan, le Yamaguchi-Kai, est quand à lui basé à Hantô, la troisième ville du pays, et contrôle globalement le Nord de l'Inishie, les villes du Nord-est du Sagaku ainsi que la zone urbaine du Nishi. Non seulement le Yamaguchi-Gumi est profondément lié au monde de l'entreprise à Hantô, les façades légitimes de leur organisation ayant leurs entrées aux conseils d'administration de toutes les entreprises de la ville, y compris HZZ, mais s'occupent surtout du trafic de contrebande, passant par les immenses complexes portuaires de Hantô et Gyôko pour importer leurs marchandises, notamment la drogue, dans le pays. On estime qu'entre un tiers et la moitié des drogues Teiko ont transité par le port de Hantô. Ils sont aussi très présents dans le domaine du jeu. On dit souvent que la HZZ a le monopole des casinos et le quasi monopole du pachinko dans le pays, mais en réalité, si sur le papier la HZZ possède ces établissements, ils sont souvent administrés par le Yamaguchi-Kai, particulièrement à Hantô.

L'autre clan ayant largement profité de la facilitation de la contrebande est le Tao-Kai, un clan de second rang basé à Kashoku et contrôlant une partie de la côte Sud de l'Ôkinahi. Le Tao-Kai est un clan relativement sédentaire, ne cherchant pas à s'étendre au-delà de son territoire et préférant même vendre sa marchandise au Uematsu-Rengo que de se tailler une part de marché à Subarashî. Cependant, le port de Kashoku est l'un des plus grands du pays, et le trafic de drogues, surtout de cocaïne et de cannabis venus d'Oroverdie, profite énormément à ce clan.

Le clan Asan-Shi et le Aware-Gumi, les deux autres clans basés sur l'île d'Ôkinahi, n'ont pas autant profité des récents événements. Le Aware-Gumi pourrait même en être affecté négativement, puisque son fond de commerce est l'extorsion, qui comme nous l'avons expliqué, devient plus difficile à pratiquer quand la moitié des commerces sont fermés. De plus, ce clan est impliqué dans une guerre territoriale avec le Funano-Gumi venu du Heion, pour le contrôle de la ville de Kyûshingai. De son côté, le Asan-shi est un clan dont le fond de commerce est principalement la prostitution et l'usure, deux activités qui ne sont pas très fortement impactées par les événements récents.

En dehors de l'Ôkinahi, on trouve encore trois clans avec des degrés de succès variables: le plus puissant, le Kimyô-Irezumi-Kai, n'est pas celui qui profite le plus des événements récents: ce clan très jeune, formé de l'union des trois anciens clans des îles Kiymô au cours des années 2020, a le contrôle total sur les activités illégales des deux îles du Nord, y compris le trafic de drogues et d'armes, mais celui-ci est faible comparé à l'île d'Ôkinahi: leurs activités principales reposent sur les paris sportifs, l'extorsion, et la pornographie: le Kimyô-Irezumi-Kai produit un tiers de la pornographie Teiko et fait circuler illégalement plus de la moitié de la pornographie non-censurée, illégale, du pays. Des activités qui ne sont pas franchement affectées par l'essor de la contrbande, surtout dans les îles relativement périphériques du Kimyô.

Le Hasaki-Rengo est l'un des plus vieux clans du Teikoku, une scission du Uematsu-Rengo datant du XIXème Siècle, et ayant le contrôle de la majorité de l'île du Kouma. Fortement impliqués dans le traffic de drogues, d'armes et d'humains, le Hasaki-Rengo a la réputation d'être le clan le plus violent du Teikoku, n'hésitant pas à racketter les touristes qui s'aventureraient dans les quelques quartiers peu recommandables de Midoriyama en particulier. Relativement sur le déclin du fait de l'essor des mafias étrangères sur leur île, le Hasaki-Rengo profite cependant fortement de l'augmentation de la contrebande, en particulier car la ville de Midoriyama est la plus touchée par les grèves du Teikoku, et qu'en l'absence d'autorité publique, il semble que le Hasaki-Rengo fasse régner sa loi sur des quartiers entiers de la quatrième ville du pays.

Le dernier clan, le Funano-Gumi, est un peu spécial: son organisation est beaucoup plus décentralisée, et les chefs de secteur ont une autonomie très large face au "Père" du clan. Implanté principalement sur l'île du Heion, le clan s'est basé sur l'extorison, mais ujourd'hui ce sont plutôt des sortes de "mercenaires", engagées par les habitants de l'île pour résoudre leurs problèmes, en particulier en aidant à l'expropriation de mauvais locataires, ou en faisant pression sur les administrations pour faire avancer plus vite les procédures. Ce clan est aussi le plus expansionniste du Teikoku, ayant établi des branches à Shiroikazan et Kyûshingai, et étant entré en conflit avec le Uematsu-Rengo ainsi que le Aware-Gumi dans ces villes. Somme toute, la crise lui profite dans le sens où ce clan, déjà intimement lié à la vie quotidienne du Heion, peut faire du petit archipel on territoire propre en l'absence de forces de l'ordre pour contester leur expansion.

A cela viennent s'ajouter les deux mafias dites "étrangères", qui agissent sur le Kouma et le Sôgankyô. La plus puissante des deux, la Jûkija No Musuko, trouve ses racines dans les chrétiens clandestins du Shôgunat Keido, et sont principalement impliqués dans des trafics de drogues en provenance d'Olgarie ou de Dytolie, des continents avec lesquels cette mafia a de nombreux liens du fait de ses racines catholiques; Son principal opposant, le Chôson-Kyôdai, est quand à lui à l'origine un groupe d'immigrés Posunois, qui s'il inclut des Teikos désormais reste dominé par les minorités Posunoises de la région. Impliqué principalement dans l'extorsion et les traffics entre le Teikoku et la Ventélie, cette mafia est la moins puissante de toutes les organisations criminelles majeures du pays.

Somme toute, nous pouvons considérer deux types de gagnants à la situation actuelle d'absence de maintien de l'ordre: les clans gagnants économiquement, notamment le Yamaguchi-Kai, le Tao-Kai et le Hasaki-Rengo, qui enregistrent des profits records du fait de l'augmentation de la contrebande, et donc de l'augmentation des profits de leurs activités économiques liées à la contrebande. L'autre type de gagnants est celui des clans gagnants territorialement: on y retrouve le Funano-Gumi ainsi que, encore une fois, le Hasaki-Rengo. Ces deux clans profitent du manque d'ordre pour asseoir de plus en plus leur contrôle sur des pans de plus en plus larges de la société, créant des "états dans l'état" où l'autorité du Teikoku pourrait n'être, à terme, plus que nominale.
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Alerte Météo: Le Typhon Daichi se dirige vers le Teikoku.


9 Mars 2041
Alerte d'urgence

Le supertyphon Daichi, de catégorie 5, situé actuellement au Sud-Est du Teikoku, se dirige actuellement vers l'archipel à une vitesse lente. Les vents autour de l'oeil du typhon sont d'une vitesse de 340 kilomètres par heure, les plus rapides jamais enregistrés pour un Typhon dans l'hémisphère Nord Néchinésien. Au vu de sa vitesse de déplacement, le typhon devrait atteindre le Teikoku dans la journée du 10 mars, et mettrait environ 24 heures avant de dépasser l'archipel. Les précipitations pourraient s'élever à plus d'un mètre d'eau en 24 heures dans certaines régions du pays.

Les vents étant capables de déraciner les arbres et d'emporter des voitures, nous conseillons vivement à tous les Teikos de se réfugier chez eux, si possible dans un souterrain dans le cas où la tempête détruirait les bâtiments à la surface. Nus suggérons vivement à tous les résidents de la côte, en particulier dans les régions du Heion, de l'Inishie et du Kimyô, de gagner des refuges afin d'éviter les vagues. Le risque d'inondations liées à la mer est moyen dans la région du Kouma, élevé dans les régions du Nishi, du Sôgankyô, du Sagaku et du Sentâ, et critique dans les régions de l'Inishie, du Kimô et du Heion.

Nous recommandons de faire de même pour tous les résidents proches d'un cours d'eau, le risque de crue de tous les princiaux cours d'eau du Teikoku étant jugé élevé dans leur portion la plus basse, à l'exception du fleuve Mae passant par Kyûshingai et Hantô, ainsi que l'embouchure des fleuves Kingawa et Saegawa dans la métropole de Subarashî dont le risque de crue est jugé critique.
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Une carte des risques d'inondation. cliquez pour agrandir.


L'oeil du typhon est prévu pour passer au-dessus de la ville de Ryôkutô dans le Heion, avant de continuer vers le Nord-Est, passant dans les alentours de Hantô. Ensuite, l'oeil devrait dévier plus vers le Nord, passant dans le Détroit de Kanmei, entre Kasai et Hyôzan dans la région du Kimyô. le Typhon devrait par la suite continuer vers le Nord, avant de perdre en intensité. Il est à noter que du fait de sa largeur, les perturbations extérieures du typhon toucheront Midoriyama pendant que Daichi passe au-dessus du Heion. Ainsi, même si la côte Sud semble épargnée par le pire de la tempête, elle subira tout de même de fortes intempéries et des vents dépassant les 200 kilomètres par heure.

Daichi est le premier typhon de la saison 2041 des tempêtes tropicales Nord-Néchinésiennes. Il est le plus puissant typhon jamais enregistré dans la région, et le deuxième plus large après le typhon Tama de 1994. Il est prévu qu'il soit aussi le typhon le plus coûteux de l'histoire du Teikoku quand aux dommages à réparer après son passage.

Fin de l'alerte d'urgence
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Après le passage du typhon Daichi, les dommages sont "incalculables".


12 Mars 2041
Partout dans le pays, les Teikos se relèvent péniblement du passage du typhon Daichi qui a frappé l'archipel hier. Alors que les communications sont lentement rétablies avec les parties les plus isolées du pays, la réalité est la suivante: les dommages du typhons sont d'ores et déjà immenses, et pourraient devenir catastrophiques dans certaines régions sans une intervention immédiate. Battant toutes les prévisions et tous les records, la monstrueuse tempête a déraciné des arbres avec des vents approchant des 400 kilomètres par heure au plus fort de la tempête, soufflant les maisons, déracinant les arbres et brisant les ponts. Dans certains endroits touchés par la pluie, plus d'un mètre cinquante d'eau est tombée (voire plus de deux mètres dans l'Heion et l'Inishie) en moins de vingt-quatre heures. Tous les cours d'eau du pays ont débordé, certains de manière catastrophiques, et de nombreux lieux sont inaccessibles par les moyens de transport normaux. Compilé ici est un bilan général des dommages, par région:

Région de l'Inishie

Située sur le chemin de l'oeil du typhon, la région de l'Inishie a été l'une des plus durement touchées par le typhon. Les assertions préliminaires de dommages sont terribles: la plupart des villes côtières ont subi une inondation, ainsi que toute la vallée du Mae, noyant sous près d'un mètre d'eau la ville de Kyûshingai, et de un mètre à deux mètres et demie selon les quartiers de la métropole portuaire de Hantô. Les villes de Gyôko, Jiden, O-Machi et Wakayama ont elles aussi été durement touchées, ainsi que l'agglomération de Shikahei, même si la ville elle-même a été largement épargnée. On estime qu'actuellement, la moitié des habitants de l'Inishie, dont deux tiers des onze millions d'habitants de la vallée de Mae, sont privés d'électricité. Les autoroutes du Nord de la région ont de plus toutes été coupées par les eaux, et les ponts détruits par le vent, rendant la communication difficile. La situation alimentaire et hygiénique de la troisième et de la sixième métropoles du pays, Hantô et Kyûshingai, pourrait devenir critique dans les prochains jours.

On estime que près de huit habitants sur dix de l'Inishie, soit douze millions de personnes, ont été fortement touchées par le typhon. Environ un cinquième des bâtiments de la région ont été détruits, surtout dans le Nord. Les estimation préliminaires envisagent dans l'Inishie au moins 5 000 morts au bas mot, mais les chiffres se préciseront, et augmenteront sans doute, dans les jours à venir

Région du Heion

De toutes les régions du Teikoku, le Heion a été la plus gravement touchée, et celle étant la plus difficile à atteindre désormais. L'oeil du typhon étant passé au-dessus du petit archipel, celui-ci a été dans son entièreté affecté au moins aussi durement que la côte nord de l'Inishie. Les reports initiaux sont confus, mais parlent d'inondations dans tous les centres urbains de la région, et d'une infrastructure électrique détruite à quasiment 100%, presque aucun foyer Heionais n'ayant actuellement accès à l'électricité. De toutes les villes de la région, Ryôkutô semble avoir été la plus durement touchée, entièrement noyée sous les eaux et avec près d'un bâtiment sur trois démoli ou fragilisé. Les îles du Heion étant relativement isolées par rapport au reste du pays, y acheminer les provisions et services nécessaires risque d'être extrêmement difficile, d'autant que les ports de Ryôkutô et Akayama, les deux principales villes de la région, sont complètement inutilisables.

On estime que quatre-vingt-quinze habitants sur cent du Heion ont été gravement affectés par le typhon. Les estimations préliminaires parlent d'au moins 8 000 morts, mais le chiffre risque d'augmenter drastiquement dans les prochains jours à mesure que les estimations se préciseront.

Région du Kouma

A l'inverse, la région du Kouma a clairement été la moins impactée par le typhon. Si Midoriyama et Sunano ont été touchées par des inondations, les vents étaient bien plus faibles dans cette région que dans le reste du Teikoku, et les dommages moindres. L'électricité n'a pas été coupée dans la majorité de la région (à l'exception de quelques villes côtières, pour lesquelles le courant a vite été rétabli). Seuls quelques vieux bâtiment ont été détruits par les eaux, et la situation semble sous contrôle dans la région.

Les estimations préliminaires ne font état d'aucun mort, mais de quelques centaines de blessés dont environ une centaines de blessés graves, pour le moment. Environ un habitant sur cent a été gravement touché par le typhon.

Région du Kimyô

Après le Heion et l'Inishie, le Kimyô fut la région la plus touchée par le typhon, particulièrement dans le détroit de Kanmei séparant les deux îles de la région: les forts vents ont provoqué de terribles vagues dans les côtes des deux îles donnant sur le détroit. Il semblerait que la quasi-totalité du réseau électrique d'Akaishima, l'île orientale, ait été coupé, ainsi que 75% du réseau électrique d'Aoishima, l'île orientale. Kasai et Hyôzan, les deux plus grandes villes de la région, ont aussi été les deux plus durement touchées, avec près d'un mètre d'eau dans les rues de chacune. De plus, de nombreux bâtiments ont été rasés par les eaux et le vent. L'impossibilité de rentrer dans les ports principaux des deux îles, ainsi que le fait que les ports Ôkinahiotes les plus proches, Yamano, Gyôko et Hantô, aient été inondés, rend difficile l'acheminement de vivres vers les îles. La situation, en particulier sur Akaishima, la plus touchée des deux îles, a le potentiel de devenir critique si aucune action n'est prise.

Les estimations préliminaires font état d'environ 4 000 morts, un chiffre qui augmentera sans doute au cours des prochains jours. Près de huit habitants sur dix ont été gravement touchés par le typhon.

Région du Nishi

La région du Nishi, tout au Nord-Ouest du pays, a été sévèrement touchée mais n'est pas dans un état critique: Si les inondations sont conséquentes, les routes semblent toujours fonctionner, tout comme deux tiers du réseau électrique. Si la plus grande ville de la région, Maruyama, a été gravement touchée et inondée, l'autre métropole du Nishi, Fukugawa, a été relativement épargnée et devrait pouvoir réouvrir son port dans les 24 à 48 prochaines heures. Ainsi, si la situation est encore tendue, particulièrement au Nord de l'île, elle n'est pas aussi critique que dans d'autres régions.

On estime qu'un Nishien sur deux a été gravement touché par le typhon. Les estimations préliminaires font état d'environ 250 morts, principalement dans la ville de Maruyama.

Région du Sagaku
Le Sagaku est divisé en deux quand aux dommages: le Nord, surtout Yamano mais aussi dans une moindre mesure Ôji, a été très gravement touché, presque autant que l'Inishie. Les autoroutes du Nord sont coupées, ainsi que les ports et une large part de l'infrastructure électrique. Le Sud et le Centre de la région s'en sortent mieux, et font partie avec le Kouma des zones les moins touchées du pays: la ville de Shiroikazan est la plus grande ville du Teikoku a n'avoir subi aucun dommage sérieux, et Kanshô, la capitale de la région, devrait être de retour à la normale dans les trois prochains jours.

On estime qu'un Sagakunien sur deux a été gravement touché par le typhon, presque exclusivement dans le Nord. Les estimations font état d'environ 1 500 morts, presque tous à Yamano ou bien près de l'Inishie. Il est probable que ce chiffre augmente, surtout sur la côte Nord sinistrée.

Région du Sentâ

Région la plus peuplée du Teikoku, le Sentâ a été durement touchée par le typhon: les quartiers proches de la côte ou du fleuve Kingawa de Subarashî (autrement dit environ les trois quarts de la ville) ainsi que la métropole entière de Sakawan ont été inondées, et sont entièrement impraticables par les véhicules routiers pendant au moins vingt-quatre heures, laissant vingt millions de Teikos sans possibilité de quitter des bâtiments parfois gravement touchés par les intempéries. Les autres villes côtières de la région, Kumoyama et Kashoku, ne s'en sortent guère mieux, en grande partie inondées elles aussi. La majeure partie de la métropole Subarashîote est privée d'électricité, et les ravitaillements aériens sont impossibles, l'aéroport de Subarashî ayant été inondé par les eaux de la Kingawa.

Les estimations préliminaires font état de 5 000 morts, mais ce chiffre pourrait bien drastiquement augmenter si aucune action n'est prise, d'autant que des gangs auraient d'ores et déjà commencé à piller les magasins de la capitale. On estime que 9 Sentâites sur 10 ont été gravement touchés par le typhon.

Région du Sôgankyô

Enfin, la région du Sôgankyô, tout comme le Nishi et le Kouma, a été relativement peu touchée. Shio, Dorai et Makashima ont été largement épargnées, et seule Kurojo a subi des inondations un tant soit peu conséquentes, avec environ trente centimètres d'eau dans les rues. Les infrastructures électriques et portuaires ont pour la majeure partie tenu le coup, et le Sôgankyô semble en bon état comparé à d'autres régions du Teikoku, un retour à la normale étant estimé pour les prochaines vingt-quatre heures.

Une estimation préliminaire fait état de 30 morts à peine, ainsi que 2 000 blessés environ. Il est peu probable que ces estimations augmentent. A peine un Sôgankyôite sur dix a été gravement touché par le typhon.


Pour conclure, une large partie du Teikoku a été dévastée par le monstrueux typhon Daichi, le plus puissant qu'ai subi le pays. Les estimations préliminaires font état de près de 23 000 morts dans les conséquences immédiates du typhon, mais en l'absence de coordination des autorités publiques, prises de court à cause de la grève générale, et au vu de la difficulté à ravitailler plusieurs régions du Teikoku, ce chiffre pourrait drastiquement augmenter dans les prochains jours. Des scénarios pessimistes prévoient jusque 100 000 morts en conséquence du typhon si la situation n'est pas rapidement mise sous contrôle, mais même les scénarios les plus optimistes envisagent que le nombre de morts pourrait pratiquement doubler, atteignant les 40 000 morts, d'ici la fin du mois.

Aucune estimation précise ne permet d'évaluer la quantité de dommages à réparer, et pour de nombreux spécialistes, les dommages sont "incalculables". Le Teikoku pourrait mettre jusqu'à une décennie pour pleinement se remettre du typhon Daichi, pour certains.
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Cyrus
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Re: Médias du Teikoku - 帝国のメディア

Message par Cyrus »

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Des employés de Nomura patrouillent une ville inondée dans le Sagaku

Alors que les pouvoirs publics sont complètement dépassés, les grandes corporations viennent en aide aux populations sinistrées.

14 Mars 2041
Il est de plus en plus évident que du fait de la grève et des dissensions politiques au sein de la classe politicienne Teiko, aucune administration n'était prête à faire face au supertyphon Daichi ni à aider les populations sinistrées à la suite de la catastrophe. Dans la région du Heion, la plus gravement touchée par le typhon, en l'absence d'un gouvernement régional, il n'a fallu pas moins de 27 heures avant que les pouvoirs publics commencent à réagir, avec la nomination d'urgence d'un Président de Région par les quelques membres du conseil régional joignables via Internet. Cependant, même avec un exécutif, la région n'a pas su gérer la crise, incapable de mobiliser ses agents afin d'effectuer une évaluation des dégâts, et laissant près de 90% de la région non soutenue, ne se concentrant que sur les abords immédiats d'Akayama, la capitale régionale. De même, dans l'Inishie, le conseil régional débattait encore de la marche à suivre dans la salle de réunion du Parlement de Région, au sous-sol, lorsque celui-ci fut inondé quand ses portes furent forcées par l'eau qui débordait du fleuve Mae voisin, noyant 95 politiciens sur les 131 présents au moment de la réunion. Enfin, trois représentants régionaux du parti PPT se sont donnés la mort en voyant les dégâts causés à la ville de Subarashî par le typhon, se jetant du haut de la mairie de la capitale, ayant préféré la mort à la honte d'être accusés d'avoir aggravé la terrible catastrophe.

Face à des pouvoirs publics totalement dépassés, d'autres acteurs se sont cependant organisés afin d'éviter un bilan humain trop lourd. En premier lieu, les entreprises du Consortium Chikkai, coordonnées grâce à la mise en place d'un QG de crise dans la ville de Shiroikazan, plus grande ville Teiko épargnée par les inondations, ont détourné une large partie de leurs ressources afin d'aider ceux que les gouvernements locaux avaient abandonné: Nomura et Zôkukanonaken ont ainsi envoyé en mission leurs employés afin de conduire des missions de sauvetage dans les zones les plus gravement sinistrées, fournissant de la nourriture et de l'eau potable à ceux qui depuis trois jours vivaient sur leurs maigres réserves. Dans la ville de Kasai, c'est ainsi plusieurs milliers de personnes, réfugiées sur les toits ou dans les hauteurs de la ville, qui ont été secourues et amenées à des camps temporaires, le temps que la ville soit asséchée et nettoyée des débris. La flotte d'hélicoptères de Air Nechinesia a grandement aidé à ces opérations de sauvetage, transportant des provisions parfois vitales dans des lieux reculés et parfois sans autres moyens de communication avec le monde extérieur que la 4G.

En second lieu, un autre groupe, encore moins orthodoxe est venu au secours de certaines populations: les clans Yakuza, qui ne souhaitent sans doute pas voir leur fond de commerce disparaître. Dans les villes de Subarashî et Hantô, les brutes des clans Uematsu-Rengo et Yamaguchi-Kai ont ainsi respect leur promesse: tous les commerces leur payant de l'argent pour leur protection (autrement dit la majeure partie des commerces de ces métropoles) sont protégés des pillards par des mafieux endurcis, qui paradoxalement aident à maintenir l'ordre. Dans le Heion, où même les corporations ont du mal à se rendre, ce sont les Yakuza du clan Funano-Gumi qui ont organisé certaines opérations de sauvetage et de rationnement et distribution de l'eau et de la nourriture, profitant de leur expérience de trafiquants pour accoster leurs bateaux, d'habitude transportant de la drogue mais maintenant pleins à craquer de sacs de riz, dans des conditions difficiles et dans des lieux parfois reculés de l'île.

Face à l'urgence, les deux groupes collaborent, en particulier dans la ville de Hantô, qui en l'absence de toute autorité publique est de facto sous le contrôle de la Hantô Zeigen Zaibatsu et du clan Yamaguchi-Kai, les premiers aidant les populations sinistrée, et les seconds maintenant l'ordre. De même à Subarashî, le clan Uematsu-Rengo collabore dans certains quartiers avec les équipes de Ureshii Gohan et Nomura Holdings pour maintenir un semblant d'ordre social, assistés par de nombreux policiers grévistes effectuant bénévolement leur travail côte à côte avec les criminels qu'ils traquaient toute leur carrière. Seul maillon manquant à cette longue chaîne de coopération de nombreux acteurs de la société, les pouvoir publics sont, partout dans le Teikoku, complètement dépassés par l'ampleur de la catastrophe. Les bâtiments des administrations publiques sont vides, parfois détruits, et nul ne sait ce qui se passe au sein du Palais Présidentiel, barricadé et inaccessible depuis trois jours maintenant.
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