Informations (médias du pays)

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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov » lun. oct. 28, 2019 1:50 am

Seh-rang Beyragh
20 juin 2040

Les productions de ressources minières et énergétiques dans le monde en 2040 (10)

ACTINIDES, MÉTAUX INSTABLES

Image
Mine d'uranium dans les steppes du Xilinhar. Elle est exploitée par le Liang voisin.


Légende du tableau, de gauche à droite : le pays, le nombre de filons, le niveau technique d'extraction maîtrisé, et la production.

PR : production référentielle basée sur la demande du modèle VRPB [production IRL vers 2015]
PM : production mondiale [sur simpolitique]
OR : offre référentielle moyenne [moyenne de production mondiale IRL par pays -150-]
OM : offre mondiale par pays [sur simpolitique]

Image
PM/VRPB : 10% (même proportion en 2038)
OM/OR : 42% (même proportion en 2038)
_ Production partagée presque à part égale entre Xilinhar (Liang) et Gänsernberg. Faible production en Epibatie.
_ L'absence d'arsenaux nucléaires et la faible part d'énergie nucléaire dans la production d'électricité dans le monde rend la demande particulièrement faible.
_ Le fait est qu'il n'existe que deux exportateurs, évitant la crise de surproduction et un effondrement du cours.
_ Cependant, avec la hausse de l'intérêt porté par certaine nation à leur programme nucléaire civil (Jernland, Karmalistan, Bykova, Gänsernberg...) ou militaire (Britonnie), la demande tend nettement vers la hausse.
_ Propension du cours à la stabilisation (sans écarter l'hypothèse d'une possible forte hausse à venir)

________________________________________

Rappel : tous les commentaires ont été mis à jour et réactualisé pour l'année 2040.

Pour commencer la lecture, rendez-vous ici : https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=358199#p358199 (10 publications au total).
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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov » mar. oct. 29, 2019 6:19 am

Seh-rang Beyragh
21 juin 2040

Les productions de ressources minières et énergétiques dans le monde en 2040 (11)

PROPENSIONS ÉVOLUTIVES DES VALEURS


Remarque : si les propensions à la baisse sont plus urgentes et court-termistes (en raison de la hausse de la demande annuelle pour chaque ressource), ces estimations ne sont qu'indicatives et ne font office d'aucune espèce de prescience.

Propensions des cours estimées :
___________________________________________
  • Pétrole : effondrement : crise de surproduction
    ==> même commentaire qu'il y a deux ans : le Kars est leader, mais aucun monopole existant. Offre immense et multiple, demande encore relativement faible.... tous les facteurs qui poussent à la baisse sont réunis.
    ___________________________________________
  • Gaz : baisse légère
    ==> quatuor Zabol-Bykova-Lorthon-Saog ; nette amélioration du marché : la demande est désormais satisfaite. Baisse légère des prix.
    ___________________________________________
  • Charbon : effondrement : crise de surproduction
    ==> multiple gros producteurs : en Orient (Kaiyuan-Juggong, Karmalistan-Chaïban, Azouglie) et en Occident (Westrait, Asdriche, Katherina, Lébira), marché saturé.
    ___________________________________________
  • Or : effondrement : crise de surproduction
    ==> leader : Caeturia (avec le Nuevo Rio), suivi par le Makengo et l'Amastosie. La mise en exploitation des gisements au Makengo et en Amastosie, ainsi que le développement technique caeturian a fait exploser la production, qui submerge désormais la demande. Le conflit en Nuevo Rio avait jusqu'alors poussé les prix à la hausse, mais sa relative résolution avec la mort du leader guérillero Cosimus Cepeda.
    ___________________________________________
  • Fer : hausse
    ==> monopole mondial absolu du Karmalistan, production très répandue mais encore faible partout ailleurs. Cette concentration de la production pour un minerai aussi demandé ne peut qu'entraîner une hausse des prix. Celle-ci est toutefois à relativiser grâce à la stabilité politique retrouvée dans ce pays (pas de pénurie) et le très grand nombre de petits producteurs.
    ___________________________________________
  • Cuivre : hausse légère
    ==> duopole Valdaquie-Karmalistan (Alpva-ShirkatSafar), mais grand nombre de producteurs
    ___________________________________________
  • Argent : hausse
    ==> multitude de producteurs, mais quantités extraites encore trop faibles
    ___________________________________________
  • Diamant : volatilité... forte re-hausse si chute de l'Eashatri, continuation de son effondrement si retour eashe
    ==> très forte volatilité des cours
    ___________________________________________
  • Platine : stabilisation avec des prix qui restent très élevés
    ==> partage du marché Liang-Gandhari mais productions et surtout exportations insuffisantes + crise gandharienne (instabilité politique, blocus, guerre, etc...)
    ___________________________________________
  • Zinc : hausse
    ==> trio Bykova-Txile-ValdacoNistrovie, forte demande : poursuite d'une hausse relative
    ___________________________________________
  • Bauxite : hausse drastique
    ==> chute du Berlim, absence de grand producteur (Saog et Gänsernberg sont les seuls mais produisent trop peu) : pénurie mondiale
    ___________________________________________
  • Phosphates : hausse
    ==> Aminavie, Sarkhovie, Bykova ; production encore insuffisante (technologies d'extraction trop faibles)
    ___________________________________________
  • Lithium : hausse
    ==> Sengaï leader, Caeturia et Lébira ensuite ; production encore en-dessous des besoins du marché
    ___________________________________________
  • Coltan : immense volatilité des cours, si l'Uhmali reste exportatrice : surproduction et effondrement des cours ; sinon, forte hausse des prix
    ==> monopole de l'Uhmali avec un gigantesque excès de production, mais pays isolé...
    ___________________________________________
  • Titane : stagnation
    ==> hausse des besoins mais multiplication des producteurs
    ___________________________________________
  • Manganèse : stagnation
    ==> Makengo, Tlaloctitlal ; quantité produite fragile mais correcte
    ___________________________________________
  • Tungstène : hausse légère ou maintien à un cours élevé
    ==> 5 producteurs, dont 4 en Pan-Dytolie
    ___________________________________________
  • Terre rare : hausse
    ==> trio Caeturia-Flavie-Azouglie
    ___________________________________________
  • Uranium : stagnation
    ==> duopole Liang-Gänsernberg
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov » sam. nov. 02, 2019 1:45 pm

5 juillet 2040
Shakhan'anjar

Séisme à Taraz : le premier bilan humain fait état de plusieurs centaines de morts


Un séisme a frappé hier soir la ville de Taraz, à l'Est du pays, dans la région du Tshygysh, dans l'oblys (région) du même nom. Son épicentre se situe à quelques 17 kilomètres au sud seulement. De magnitude estimée à 5.3, il est juste assez violent pour avoir provoqué de sérieux dommages à de nombreuses constructions humaines, et fait s'écrouler plusieurs ponts et de nombreuses maisons. La petite ville est pour l'essentiel encore debout, ses bâtiments les plus modernes et solides sont épargnés, mais les dégâts restent pour le moins quasi-universels : on dénombre déjà pas moins de 350 morts confirmées, et plusieurs milliers de blessés. Un chiffre qui s'apprête à augmenter sensiblement dans les heures à venir.
Les secours sont déjà débordés, et Karagol a déjà envoyé de nombreuses brigades de secouristes, médecins et sapeurs pompiers en renforts dans l'espoir de sauver les sinistrés, qu'ils soient encore pris au piège dans les décombres, les blessés ou les sans-abris.

Quant aux coûts de reconstruction, certains experts l'estiment déjà au-delà de trois milliards $.

Un laboratoire de recherche expérimentale en matière d'énergie nucléaire civile se situait dans la zone affectée par le séisme, mais nous n'avons pour l'instant aucune information précisant l'état des lieux, cela malgré la sensibilité du site et le risque élevé de catastrophe environnementale.

Pour rappel, le Karmalistan enregistre pas moins d'une petite centaine de séismes annuels (dont 50 sur le massif du Kormal). Beaucoup craignent un "big one" dans les prochaines décennies, qui pourrait bien détruire une ville entière, là où les normes de construction sont encore permissives en raison d'un état de sous-développement chronique et encore largement effectif malgré les nets progrès réalisés ces dernières années.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov » mer. nov. 06, 2019 3:40 pm

17 juillet 2040
Parcham

Image
Deux enfants qarlouks, à Tchardjou

Pauvreté : près d'une ville sur deux dépourvue de réseaux de canalisations


Aujourd'hui, près de 50% de la population karmale vit en ville. Ils étaient 40% en 2034. L'inéluctable exode rural, déjà engagé depuis plusieurs décennies, se nourrit entre-autres de la vaste campagne d''industrialisation, lancée par le pouvoir voilà plus de 5 ans. Les usines sont en effet très gourmandes en main d’œuvres, cela en raison du manque de machines ou leur obsolescence : les progrès de l'automatisation sont réels, mais lents, coûteux et loin d'être universels. La tertiarisation de l'économie se déroule ainsi parallèlement à son industrialisation. Les villes, où richesse et pauvreté sont exacerbées, pèsent déjà plus des trois quarts du PIB national, et 80% de la production industrielle. Cela bien que le secteur des services accapare désormais environ la moitié de la population active.

Le phénomène d'exode rural, couplé à la plus forte croissance démographique du Monde, et bien-sûr à l'impossibilité pour chaque cité d'accueillir et faire travailler l'ensemble de cet afflux, suscite inévitablement des surpopulations urbaines, avec l'apparition de bidonvilles. Autant de citadins pauvres que peinent à aider et reloger les politiques sociales et de développement urbain du gouvernement de gauche.

En zone urbaine, l'approvisionnement en eau ne concerne que 57% des habitants. Parmi eux, 25% seulement disposent de l'eau chaude et 30% d'un système de chauffage moderne. Quant au gaz il ne couvre que la moitié des besoins. L'électricité est elle aussi absente d'innombrables foyers de la Cis- et Transkormalie, jusqu'aux confins septentrionaux.
En 2034, à la fin du règne d'Ismaïl V, ces proportions étaient respectivement de 39, 17 et 24%. La part de la population vivant sous le seuil de pauvreté est passée de 65% en 2034 à 34% aujourd'hui. Cela bien que la définition de la pauvreté reste toute relative : n'est plus considéré comme "pauvre" un karmal qui garderait pourtant un niveau de vie très inférieur à celui d'un dytolien moyen.

Quoiqu'il en soit, d'incontestables progrès ont été accompli depuis le lancement des grandes réformes sociales sous la reine Mamta, d'autant plus impressionnant que la population n'a cessé d'augmenter.
Mais la misère demeure une constante invariable de l'équation sociale karmale, et les dangers de la surpopulation accroît les risques de crise socio-économique.

Le fervâne des affaires intérieures, Mir Gamari, a promis à la reine et au peuple, la poursuite du développement des services publics. Mais voilà une autre ambition qui pourrait être remise en cause, et se plier sous le poids de la sur-natalité auquel s'ajoute celui de l'armée (plus que les commandes militaires proprement dites qui, même nombreuses, restent marginales en valeur absolue), dont l'entretien est une priorité sans interruption depuis la guerre de 2036.
Une armée que finalement chérissent aussi bien la gauche (Xalqar) que la droite (JISh). L'enjeu touche exclusivement à la voie, sociale et économique, à emprunter pour mener à bien ce développement... et par-delà ces formalités, à l'éternelle et épineuse question de la répartition des biens.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov » jeu. nov. 07, 2019 3:08 pm

20 juillet 2040
Shakhan'anjar

Image
La mer de Mahajanubia et en particulier le Golfe du Dhosa et l'estuaire du Dar sont les principales zones d'activité de la piraterie dans le Monde

La piraterie : un fléau sous-estimé
Vers une collaboration régionale daharo-dhosali


Depuis l'inauguration du canal d'Ashrudabad (600 km avec le fleuve), l'estuaire naturel du Dar est devenu un détroit stratégique. Sur ce long corridor de plus de 1500 km, transite pas moins de 20% du commerce maritime mondial. C'est par là que passent les tankers karsais qui approvisionnent en pétrole le Kaiyuan et le Rajanagar, respectivement deuxième et quatrième plus gros importateurs mondiaux. Les pays riverains de ce passage vital, l'Eashatri, le Karmalistan et le Dhosa, sont trois pays au niveau de développement encore très insuffisant, et ne pouvant disposer que de marines de guerre faibles si elles ne sont pas absentes.

Flux commercial gigantesque, sécurité défaillante, espace immense à surveiller, pourtour de pays riverains marqué par la misère sociale et l'instabilité politique... les enjeux du passage du Dar et du Golfe de Dhosa suscitent immanquablement les appétits des pirates. Il n'est donc pas étonnant qu'elle soit la région la plus touchée par ce phénomène dans le Monde.
Déjà très nombreuses depuis bien des décennies, en hausse constante avec la mise en service du canal d'Ashurdabad, les attaques de piraterie ont encore connu un nouvel essor depuis la guerre de 2036, lorsque la flotte karmale y a été détruite et que l'Hachémanie s'est effondrée, deux catastrophes auxquels s'ajoute le long marasme économique eashe.
La misère sociale, nourrit par les guerres et les crises socio-économiques, représente un facteur clé dans le développement de la piraterie, puisqu'elle incite les populations côtières à recourir aux méthodes illégales pour générer des revenus supplémentaires.
Mais la misère à elle seule ne suffit pas à expliquer la multiplication des actes de violence. C'est bien plutôt le contraste social en tant que tel qui est responsable : l'essor économique prodigieux du Raj Dahar, la riche province littorale autonome du Karmalistan, où le niveau de vie régional approche désormais celui du Caeturia ou du Jernland, ne peut que susciter les convoitises. L'immense cité de Daharpur, probablement le plus grand port de marchandises au Monde, est victime de son succès.

Si l'environnement à proximité du port est sous étroite protection, n'ayant eu à se plaindre d'aucune attaque directe depuis juin 2038, cette sécurité est encore loin d'être effective sur tout le reste du corridor et à l'extérieur de celui-ci, plus à l'Ouest au Golfe de Dhosa, où la piraterie sévit à raison d'un total régional de plus d'une centaine d'attaques armées par an.

Le Groupe Manticore, alliance militaire entre le Karmalistan-Dahar, le Caeturia et l'Aurora, créée le 1er juin 2038, fut la première initiative sérieuse en matière de lutte contre la piraterie, ces deux derniers pays disposant désormais d'une base aéronavale commune sur le littoral daharan, en collaboration étroite avec le GDI, la force de sécurité privée (de facto, armée nationale) du Rajanagar. Grâce au Manticore, les attaques au sein de l'Estuaire proprement dit ont su être "jugulé", avec la disparition des attaques à proximité immédiate du port de Daharpur, tandis que la plupart des autres attaques sont restées circonscrites temporellement, soit spatialement, dans des zones maritimes restreintes, bien qu'encore larges au sein même du grand Estuaire.
Toutefois, les vols / rackets, prises d'otage / kidnapping, principales nuisances de la piraterie, sont toujours suffisamment fréquents à l'embouchure et aux environs du Golfe dhosali pour générer de nombreux manques à gagner aux entreprises et au commerce régional. Pire, certains navires commerciaux (et leurs entreprises) semblent être impliqués dans ce phénomène en traitant directement avec les ravisseurs, parfois même en amont des évènements. Une attitude peu responsable qui assure une protection éphémère et individuelle, au mépris et au détriment de tous les autres passagers du détroit.

Nombre d'attaques de piraterie dans la région du Golfe du Dhosa et du détroit daharan :
_ 2032 : 42
_ 2033 : 51
_ 2034 : 49 (Guerre des conteneurs)
_ 2035 : 81
_ 2036 : 174 (guerres d'Aminavie et de Janubie au début de l'année)
_ 2037 : 210
_ 2038 : 163 (création du groupe Manticore le 1er juin)
_ 2039 : 129
_ 2040 - de janvier à juillet : 68 (estimation à un total annuel d'environ 140 d'ici le 31 décembre)

On le voit, une nette diminution est constatée depuis le milieu de l'année 2038, mais celle-ci n'est pas suffisante, tandis qu'on pronostique déjà une nouvelle hausse en raison de l'augmentation des attaques perpétrées en aval de l'Estuaire, autour du Dhosa. Une situation qui ne profite à aucun Etat, aussi bien aux riverains qu'aux commerçants extra-régionaux.
En réaction, le Karmalistan et le Dahar projettent très sérieusement de mettre en œuvre avec le Dhosa un programme inter-étatique consistant à l'élaboration d'un nouveau système de sécurité régionale réservé aux riverains du passage stratégique du Dar, afin que soit mis en place un contrôle élargi, optimisé et coordonné du commerce à travers ce détroit vital.

Le fervâne aux affaires étrangères, Omar Sultan-Zareh, et le Raja du Dahar Sarkar Shivaji se sont à cette fin entretenus hier à Daharpur, envisageant une rencontre spéciale avec leurs homologues du Dhosa pour régler cette épineuse question et concrétiser ce projet prometteur.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov » ven. nov. 08, 2019 1:11 pm

21 juillet 2040
Shakhan'anjar

Image
Image
Les deux principaux négociateurs : le Secrétaire-Général de l'Organisation de Coopération de Choenglung Liang-Wu Xun, et ci-dessus l'hôte et reine karmale Mamta Shakhan

Conférence de Karagol : c'est la Paix !


Après plusieurs semaines d'intenses et houleuses discussions, sur fond de colère, de pessimisme, voire de fatalisme, alors que les préparatifs de guerre revancharde étaient déjà amorcés, la Conférence de Paix de Karagol s'est conclue par l'inespérée signature du traité mettant fin au conflit ouvert.
Ce fut long et périlleux, mais le Gandhari et le Raja-Tika sont finalement parvenus à un accord consistant à dédommager ce dernier des dégâts infligés par l'offensive gandharienne.

Le principal obstacle touchait à la question des paiements et à son échéance. Le Raja-Tika exigeait des sommes monumentales (d'abord 38 milliards T), non-seulement inadaptées aux dégâts réellement provoqués dans une région déjà initialement sous-équipée, mais ne pouvant susciter au Gandhari qu'une crise socio-économique majeure... laquelle aurait de toute façon été précédé d'une crise politique ramenant à la guerre. Le Gandhari lui, refusait obstinément tout paiement de quelque nature que ce soit.
Mamta proposa alors la mise en place d'un commerce contraignant pour un paiement progressif, et adapté tant au redressement "sûr" de l'économie rajati (dynamiser ses exportations) qu'à la croissance économique gandharienne. Étant rejeté par un Raja-Tika en manque de liquidités immédiates pour une urgente reconstruction, c'est finalement une issue conjointe formulée par le Kaiyuan et les Valvatides qui débloqua l'impasse : fut alors proposé un immense prêt de 10 milliards T contracté par le Gandhari. Livré au Raja-Tika sur 2 ans, après une livraison directe unique d'1 milliard T, et remboursé aux deux créditeurs sur 30 ans. Une échéance extrêmement généreuse, que ne pouvait que saluer la reine. Celle-ci leur adressa donc un message de remerciement public, au nom du peuple karmal, pour avoir contribué de manière décisive, à la conclusion de la paix janubienne.

Les clauses du traité de paix
  • Une zone tampon sous le contrôle commun d'observateurs de l'OCC et du Karmalistan sera établie sur toute la diade frontalière entre le Gandhari et le Raja-Tika ; d'une largeur totale de 40 km (2x20), le secteur de la zone en Gandhari, sera élargi de 10 mètres symboliques par rapport à son équivalent en Raja-Tika.
  • Le Gandhari paiera directement 1 milliard de Tiel au Raja-Tika.
  • Le Kaiyuan et les Valvatides accorderont au Raja-Tika, sur 2 ans, les sommes respectives de 5 milliards de Tiel (pour un total de 10 milliards), sous la forme de prêts contractés par le Gandhari.
  • Le Gandhari remboursera ces deux montants au Kaiyuan et aux Valvatides, pour un délais de 30 ans ; soit directement, soit en nature (produits à haute valeur ajoutée ou matières premières à forte demande), soit sous la forme d'une taxe Tobin sur les transactions monétaires gandhariennes, soit sous la forme d'un commerce contraignant entre le Gandhari et les deux États créditeurs.
  • Un commerce contraignant indirect sera imposé au Gandhari, client forcé des ré-exportations de produits rajati par l'intermédiaire des voisins immédiats de Janubie, lesquels achèteront les biens rajatis comptant parmi les besoins économiques du Gandhari, avant de les revendre à ce dernier, y prélevant des commissions. Ce commerce durera jusqu'à ce que 13 milliards de Tiel de bénéfices nets soient déboursés en faveur du Raja-Tika.
  • Le Raja-Tika et le Gandhari signent la paix, et s'engagent à y demeurer.
Notre équipe de rédaction, et probablement une grande majorité du peuple karmali, saluera d'une part, la contribution majeure de la reine Mamta dans la médiation en tant que telle, ainsi que le rôle décisif qu'a elle joué lors de l'incident du tanker karsais, endommagé par l'OCC. Elle précipita le retrait immédiat de toutes les troupes gandhariennes du sol rajati, suscitant la levée du blocus de l'OCC contre ce pays, ainsi que le désamorçage de l'escalade militaire LIM-OCC, au bord de la guerre.
La Janubie est son continent, sa culture, sa religion, et même son sang. C'est à cette civilisation que le Karmalistan est le mieux amarré via le Rajanagar et les relations avec le seul voisin limitrophe bienveillant qu'est l'Eashatri. En cela, on comprend mieux l’obstination de la reine (jusqu'à s'attirer les critiques du Kars) à vouloir y restaurer la paix.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov » dim. nov. 10, 2019 5:36 pm

30 juillet 2040
Shakhan'anjar

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Travailleuses syires dans la première usine de micro-composants électroniques à Oltaï-Ata, à l'extrême nord-est du pays

Économie : l'essor de l'électronique au Karmalistan


Le mouvement est parti du Rajanagar, qui a pris une avance considérable.
Si les premiers investissements communs à l'ensemble du Karmalistan, visaient prioritairement des secteurs bas de gamme de l’industrie légère (textile notamment) pour profiter des bas salaires, la vague d'investissements suivante survenue depuis 2037, mise massivement sur la haute technologie, composants électroniques et systèmes informatiques en particulier. Cette dernière vague se distingue également de la première dans la mesure où elle se concentre quasi-exclusivement dans la province du Dahar (alors qu'au Nord cette progression est plus faible en raison des nombreuses nationalisations).

La position géostratégique du Dahar sur l'Estuaire éponyme menant au canal d'Ashurdabad, l'autonomie politique vis à vis du pouvoir central de Karagol lui conférant "par défaut" un statut de zone économique spéciale, là où l'économie demeure largement privatisée et ouverte, ainsi que le très faible coût du travail pour une main d’œuvre abondante (propre à l'ensemble du pays), ont posé les conditions idéales pour attirer les investisseurs étrangers. Ce phénomène est à la fois encadré et stimulé par de nombreux partenariats de recherche technologiques conclus entre Karagol et plusieurs pays bénéficiant d'un savoir-faire avancé.

Ces IDE touchant à l'électronique et à l'informatique proviennent très majoritairement de cinq pays. Le Caskar d'abord, l'une des nations les plus performantes en matière de maîtrises technologiques, et qui a massivement investi dans une multitude de secteurs au Raj Dahar à travers sa fameuse Commission Empresio. Néanmoins, ce pays est en perte de vitesse en raison de la guerre civile survenue cette année. Il tend à être substitué par l'Aurora, petit État - richissime - de Cérulée qui malgré son isolement régional profite de sa relation spéciale avec le Caeturia et de son statut de véritable tigre céruléen (statut informel qu'il partage avec la Santogne et la Flavie, ironiquement), pour mener à bien sa projection commerciale et sécuritaire. Deux autres partenaires de taille du Karmalistan sont le Jernland et le Kaiyuan. Ce dernier qui, par ailleurs, dispose via sa célèbre et puissante société Black Lotus, d'un quasi-monopole dans la vente de smartphone dans le pays. Quant au Jernland, géant économique à venir, il est désormais devenu l'un des principaux partenaires (si ce n'est le plus important !) du Karmalistan en matière de recherche et développement (informatique et nucléaire en particulier). Plusieurs groupes jernlanders et kaiyuanais ont ainsi investi dans le développement d'une industrie de pointe daharane plus que jamais connectée avec le reste du Monde. Le dernier des cinq est le Dhosa, autre potentiel "tigre", qui ouvre la voie maritime de l'Estuaire par l'Océan janubien et spécialisé dans le secteur informatique.

La province autonome du Sud est devenue un nouveau hub techno-commercial où les laboratoires de recherche et usines de l'industrie de pointe poussent comme des champignons, comme affluent chercheurs spécialisés, techniciens et ingénieurs informaticiens.

En comparaison, le cas du Karmalistan dit "continental" ou du Nord, est plus problématique en raison de la politique de nationalisation et de protectionnisme menée par Mir Gamari, favorisant la production nationale et l'artisanat local. La croissance est plus lente, mais plus sûre, moins vulnérables aux aléas de la finance internationale. Les efforts de recherche y sont par ailleurs accélérés par ces partenariats inter-étatiques avancés et les fruits récoltés par ces mêmes investissements étrangers au Sud, via le commerce intérieur. Cet état de fait lui permet de développer des technologies "purement nationales", au point que soit déjà bâti une industrie de pointe locale, avec ses usines nouvelles pour la construction de composants micro-électroniques. Au-delà du Dahar, on compte déjà deux sites majeurs, un à Enokhobod au Nord, et un autre à Oltaï-Ata au Syirstan.
Ceux-ci sont les premiers d'une série d'autres, construits dans le cadre d'un vaste programme gouvernemental lancé dès 2037, de mise en valeur industrielle des régions septentrionales jusqu'alors délaissées.
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