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Informations (médias du pays)

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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Seh-rang Beyragh
20 juin 2040

Les productions de ressources minières et énergétiques dans le monde en 2040 (10)

ACTINIDES, MÉTAUX INSTABLES

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Mine d'uranium dans les steppes du Xilinhar. Elle est exploitée par le Liang voisin.


Légende du tableau, de gauche à droite : le pays, le nombre de filons, le niveau technique d'extraction maîtrisé, et la production.

PR : production référentielle basée sur la demande du modèle VRPB [production IRL vers 2015]
PM : production mondiale [sur simpolitique]
OR : offre référentielle moyenne [moyenne de production mondiale IRL par pays -150-]
OM : offre mondiale par pays [sur simpolitique]

Image
PM/VRPB : 10% (même proportion en 2038)
OM/OR : 42% (même proportion en 2038)
_ Production partagée presque à part égale entre Xilinhar (Liang) et Gänsernberg. Faible production en Epibatie.
_ L'absence d'arsenaux nucléaires et la faible part d'énergie nucléaire dans la production d'électricité dans le monde rend la demande particulièrement faible.
_ Le fait est qu'il n'existe que deux exportateurs, évitant la crise de surproduction et un effondrement du cours.
_ Cependant, avec la hausse de l'intérêt porté par certaine nation à leur programme nucléaire civil (Jernland, Karmalistan, Bykova, Gänsernberg...) ou militaire (Britonnie), la demande tend nettement vers la hausse.
_ Propension du cours à la stabilisation (sans écarter l'hypothèse d'une possible forte hausse à venir)

________________________________________

Rappel : tous les commentaires ont été mis à jour et réactualisé pour l'année 2040.

Pour commencer la lecture, rendez-vous ici : https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=358199#p358199 (10 publications au total).
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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Seh-rang Beyragh
21 juin 2040

Les productions de ressources minières et énergétiques dans le monde en 2040 (11)

PROPENSIONS ÉVOLUTIVES DES VALEURS


Remarque : si les propensions à la baisse sont plus urgentes et court-termistes (en raison de la hausse de la demande annuelle pour chaque ressource), ces estimations ne sont qu'indicatives et ne font office d'aucune espèce de prescience.

Propensions des cours estimées :
___________________________________________
  • Pétrole : effondrement : crise de surproduction
    ==> même commentaire qu'il y a deux ans : le Kars est leader, mais aucun monopole existant. Offre immense et multiple, demande encore relativement faible.... tous les facteurs qui poussent à la baisse sont réunis.
    ___________________________________________
  • Gaz : baisse légère
    ==> quatuor Zabol-Bykova-Lorthon-Saog ; nette amélioration du marché : la demande est désormais satisfaite. Baisse légère des prix.
    ___________________________________________
  • Charbon : effondrement : crise de surproduction
    ==> multiple gros producteurs : en Orient (Kaiyuan-Juggong, Karmalistan-Chaïban, Azouglie) et en Occident (Westrait, Asdriche, Katherina, Lébira), marché saturé.
    ___________________________________________
  • Or : effondrement : crise de surproduction
    ==> leader : Caeturia (avec le Nuevo Rio), suivi par le Makengo et l'Amastosie. La mise en exploitation des gisements au Makengo et en Amastosie, ainsi que le développement technique caeturian a fait exploser la production, qui submerge désormais la demande. Le conflit en Nuevo Rio avait jusqu'alors poussé les prix à la hausse, mais sa relative résolution avec la mort du leader guérillero Cosimus Cepeda.
    ___________________________________________
  • Fer : hausse
    ==> monopole mondial absolu du Karmalistan, production très répandue mais encore faible partout ailleurs. Cette concentration de la production pour un minerai aussi demandé ne peut qu'entraîner une hausse des prix. Celle-ci est toutefois à relativiser grâce à la stabilité politique retrouvée dans ce pays (pas de pénurie) et le très grand nombre de petits producteurs.
    ___________________________________________
  • Cuivre : hausse légère
    ==> duopole Valdaquie-Karmalistan (Alpva-ShirkatSafar), mais grand nombre de producteurs
    ___________________________________________
  • Argent : hausse
    ==> multitude de producteurs, mais quantités extraites encore trop faibles
    ___________________________________________
  • Diamant : volatilité... forte re-hausse si chute de l'Eashatri, continuation de son effondrement si retour eashe
    ==> très forte volatilité des cours
    ___________________________________________
  • Platine : stabilisation avec des prix qui restent très élevés
    ==> partage du marché Liang-Gandhari mais productions et surtout exportations insuffisantes + crise gandharienne (instabilité politique, blocus, guerre, etc...)
    ___________________________________________
  • Zinc : hausse
    ==> trio Bykova-Txile-ValdacoNistrovie, forte demande : poursuite d'une hausse relative
    ___________________________________________
  • Bauxite : hausse drastique
    ==> chute du Berlim, absence de grand producteur (Saog et Gänsernberg sont les seuls mais produisent trop peu) : pénurie mondiale
    ___________________________________________
  • Phosphates : hausse
    ==> Aminavie, Sarkhovie, Bykova ; production encore insuffisante (technologies d'extraction trop faibles)
    ___________________________________________
  • Lithium : hausse
    ==> Sengaï leader, Caeturia et Lébira ensuite ; production encore en-dessous des besoins du marché
    ___________________________________________
  • Coltan : immense volatilité des cours, si l'Uhmali reste exportatrice : surproduction et effondrement des cours ; sinon, forte hausse des prix
    ==> monopole de l'Uhmali avec un gigantesque excès de production, mais pays isolé...
    ___________________________________________
  • Titane : stagnation
    ==> hausse des besoins mais multiplication des producteurs
    ___________________________________________
  • Manganèse : stagnation
    ==> Makengo, Tlaloctitlal ; quantité produite fragile mais correcte
    ___________________________________________
  • Tungstène : hausse légère ou maintien à un cours élevé
    ==> 5 producteurs, dont 4 en Pan-Dytolie
    ___________________________________________
  • Terre rare : hausse
    ==> trio Caeturia-Flavie-Azouglie
    ___________________________________________
  • Uranium : stagnation
    ==> duopole Liang-Gänsernberg
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

5 juillet 2040
Shakhan'anjar

Séisme à Taraz : le premier bilan humain fait état de plusieurs centaines de morts


Un séisme a frappé hier soir la ville de Taraz, à l'Est du pays, dans la région du Tshygysh, dans l'oblys (région) du même nom. Son épicentre se situe à quelques 17 kilomètres au sud seulement. De magnitude estimée à 5.3, il est juste assez violent pour avoir provoqué de sérieux dommages à de nombreuses constructions humaines, et fait s'écrouler plusieurs ponts et de nombreuses maisons. La petite ville est pour l'essentiel encore debout, ses bâtiments les plus modernes et solides sont épargnés, mais les dégâts restent pour le moins quasi-universels : on dénombre déjà pas moins de 350 morts confirmées, et plusieurs milliers de blessés. Un chiffre qui s'apprête à augmenter sensiblement dans les heures à venir.
Les secours sont déjà débordés, et Karagol a déjà envoyé de nombreuses brigades de secouristes, médecins et sapeurs pompiers en renforts dans l'espoir de sauver les sinistrés, qu'ils soient encore pris au piège dans les décombres, les blessés ou les sans-abris.

Quant aux coûts de reconstruction, certains experts l'estiment déjà au-delà de trois milliards $.

Un laboratoire de recherche expérimentale en matière d'énergie nucléaire civile se situait dans la zone affectée par le séisme, mais nous n'avons pour l'instant aucune information précisant l'état des lieux, cela malgré la sensibilité du site et le risque élevé de catastrophe environnementale.

Pour rappel, le Karmalistan enregistre pas moins d'une petite centaine de séismes annuels (dont 50 sur le massif du Kormal). Beaucoup craignent un "big one" dans les prochaines décennies, qui pourrait bien détruire une ville entière, là où les normes de construction sont encore permissives en raison d'un état de sous-développement chronique et encore largement effectif malgré les nets progrès réalisés ces dernières années.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

17 juillet 2040
Parcham

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Deux enfants qarlouks, à Tchardjou

Pauvreté : près d'une ville sur deux dépourvue de réseaux de canalisations


Aujourd'hui, près de 50% de la population karmale vit en ville. Ils étaient 40% en 2034. L'inéluctable exode rural, déjà engagé depuis plusieurs décennies, se nourrit entre-autres de la vaste campagne d''industrialisation, lancée par le pouvoir voilà plus de 5 ans. Les usines sont en effet très gourmandes en main d’œuvres, cela en raison du manque de machines ou leur obsolescence : les progrès de l'automatisation sont réels, mais lents, coûteux et loin d'être universels. La tertiarisation de l'économie se déroule ainsi parallèlement à son industrialisation. Les villes, où richesse et pauvreté sont exacerbées, pèsent déjà plus des trois quarts du PIB national, et 80% de la production industrielle. Cela bien que le secteur des services accapare désormais environ la moitié de la population active.

Le phénomène d'exode rural, couplé à la plus forte croissance démographique du Monde, et bien-sûr à l'impossibilité pour chaque cité d'accueillir et faire travailler l'ensemble de cet afflux, suscite inévitablement des surpopulations urbaines, avec l'apparition de bidonvilles. Autant de citadins pauvres que peinent à aider et reloger les politiques sociales et de développement urbain du gouvernement de gauche.

En zone urbaine, l'approvisionnement en eau ne concerne que 57% des habitants. Parmi eux, 25% seulement disposent de l'eau chaude et 30% d'un système de chauffage moderne. Quant au gaz il ne couvre que la moitié des besoins. L'électricité est elle aussi absente d'innombrables foyers de la Cis- et Transkormalie, jusqu'aux confins septentrionaux.
En 2034, à la fin du règne d'Ismaïl V, ces proportions étaient respectivement de 39, 17 et 24%. La part de la population vivant sous le seuil de pauvreté est passée de 65% en 2034 à 34% aujourd'hui. Cela bien que la définition de la pauvreté reste toute relative : n'est plus considéré comme "pauvre" un karmal qui garderait pourtant un niveau de vie très inférieur à celui d'un dytolien moyen.

Quoiqu'il en soit, d'incontestables progrès ont été accompli depuis le lancement des grandes réformes sociales sous la reine Mamta, d'autant plus impressionnant que la population n'a cessé d'augmenter.
Mais la misère demeure une constante invariable de l'équation sociale karmale, et les dangers de la surpopulation accroît les risques de crise socio-économique.

Le fervâne des affaires intérieures, Mir Gamari, a promis à la reine et au peuple, la poursuite du développement des services publics. Mais voilà une autre ambition qui pourrait être remise en cause, et se plier sous le poids de la sur-natalité auquel s'ajoute celui de l'armée (plus que les commandes militaires proprement dites qui, même nombreuses, restent marginales en valeur absolue), dont l'entretien est une priorité sans interruption depuis la guerre de 2036.
Une armée que finalement chérissent aussi bien la gauche (Xalqar) que la droite (JISh). L'enjeu touche exclusivement à la voie, sociale et économique, à emprunter pour mener à bien ce développement... et par-delà ces formalités, à l'éternelle et épineuse question de la répartition des biens.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

20 juillet 2040
Shakhan'anjar

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La mer de Mahajanubia et en particulier le Golfe du Dhosa et l'estuaire du Dar sont les principales zones d'activité de la piraterie dans le Monde

La piraterie : un fléau sous-estimé
Vers une collaboration régionale daharo-dhosali


Depuis l'inauguration du canal d'Ashrudabad (600 km avec le fleuve), l'estuaire naturel du Dar est devenu un détroit stratégique. Sur ce long corridor de plus de 1500 km, transite pas moins de 20% du commerce maritime mondial. C'est par là que passent les tankers karsais qui approvisionnent en pétrole le Kaiyuan et le Rajanagar, respectivement deuxième et quatrième plus gros importateurs mondiaux. Les pays riverains de ce passage vital, l'Eashatri, le Karmalistan et le Dhosa, sont trois pays au niveau de développement encore très insuffisant, et ne pouvant disposer que de marines de guerre faibles si elles ne sont pas absentes.

Flux commercial gigantesque, sécurité défaillante, espace immense à surveiller, pourtour de pays riverains marqué par la misère sociale et l'instabilité politique... les enjeux du passage du Dar et du Golfe de Dhosa suscitent immanquablement les appétits des pirates. Il n'est donc pas étonnant qu'elle soit la région la plus touchée par ce phénomène dans le Monde.
Déjà très nombreuses depuis bien des décennies, en hausse constante avec la mise en service du canal d'Ashurdabad, les attaques de piraterie ont encore connu un nouvel essor depuis la guerre de 2036, lorsque la flotte karmale y a été détruite et que l'Hachémanie s'est effondrée, deux catastrophes auxquels s'ajoute le long marasme économique eashe.
La misère sociale, nourrit par les guerres et les crises socio-économiques, représente un facteur clé dans le développement de la piraterie, puisqu'elle incite les populations côtières à recourir aux méthodes illégales pour générer des revenus supplémentaires.
Mais la misère à elle seule ne suffit pas à expliquer la multiplication des actes de violence. C'est bien plutôt le contraste social en tant que tel qui est responsable : l'essor économique prodigieux du Raj Dahar, la riche province littorale autonome du Karmalistan, où le niveau de vie régional approche désormais celui du Caeturia ou du Jernland, ne peut que susciter les convoitises. L'immense cité de Daharpur, probablement le plus grand port de marchandises au Monde, est victime de son succès.

Si l'environnement à proximité du port est sous étroite protection, n'ayant eu à se plaindre d'aucune attaque directe depuis juin 2038, cette sécurité est encore loin d'être effective sur tout le reste du corridor et à l'extérieur de celui-ci, plus à l'Ouest au Golfe de Dhosa, où la piraterie sévit à raison d'un total régional de plus d'une centaine d'attaques armées par an.

Le Groupe Manticore, alliance militaire entre le Karmalistan-Dahar, le Caeturia et l'Aurora, créée le 1er juin 2038, fut la première initiative sérieuse en matière de lutte contre la piraterie, ces deux derniers pays disposant désormais d'une base aéronavale commune sur le littoral daharan, en collaboration étroite avec le GDI, la force de sécurité privée (de facto, armée nationale) du Rajanagar. Grâce au Manticore, les attaques au sein de l'Estuaire proprement dit ont su être "jugulé", avec la disparition des attaques à proximité immédiate du port de Daharpur, tandis que la plupart des autres attaques sont restées circonscrites temporellement, soit spatialement, dans des zones maritimes restreintes, bien qu'encore larges au sein même du grand Estuaire.
Toutefois, les vols / rackets, prises d'otage / kidnapping, principales nuisances de la piraterie, sont toujours suffisamment fréquents à l'embouchure et aux environs du Golfe dhosali pour générer de nombreux manques à gagner aux entreprises et au commerce régional. Pire, certains navires commerciaux (et leurs entreprises) semblent être impliqués dans ce phénomène en traitant directement avec les ravisseurs, parfois même en amont des évènements. Une attitude peu responsable qui assure une protection éphémère et individuelle, au mépris et au détriment de tous les autres passagers du détroit.

Nombre d'attaques de piraterie dans la région du Golfe du Dhosa et du détroit daharan :
_ 2032 : 42
_ 2033 : 51
_ 2034 : 49 (Guerre des conteneurs)
_ 2035 : 81
_ 2036 : 174 (guerres d'Aminavie et de Janubie au début de l'année)
_ 2037 : 210
_ 2038 : 163 (création du groupe Manticore le 1er juin)
_ 2039 : 129
_ 2040 - de janvier à juillet : 68 (estimation à un total annuel d'environ 140 d'ici le 31 décembre)

On le voit, une nette diminution est constatée depuis le milieu de l'année 2038, mais celle-ci n'est pas suffisante, tandis qu'on pronostique déjà une nouvelle hausse en raison de l'augmentation des attaques perpétrées en aval de l'Estuaire, autour du Dhosa. Une situation qui ne profite à aucun Etat, aussi bien aux riverains qu'aux commerçants extra-régionaux.
En réaction, le Karmalistan et le Dahar projettent très sérieusement de mettre en œuvre avec le Dhosa un programme inter-étatique consistant à l'élaboration d'un nouveau système de sécurité régionale réservé aux riverains du passage stratégique du Dar, afin que soit mis en place un contrôle élargi, optimisé et coordonné du commerce à travers ce détroit vital.

Le fervâne aux affaires étrangères, Omar Sultan-Zareh, et le Raja du Dahar Sarkar Shivaji se sont à cette fin entretenus hier à Daharpur, envisageant une rencontre spéciale avec leurs homologues du Dhosa pour régler cette épineuse question et concrétiser ce projet prometteur.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

21 juillet 2040
Shakhan'anjar

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Les deux principaux négociateurs : le Secrétaire-Général de l'Organisation de Coopération de Choenglung Liang-Wu Xun, et ci-dessus l'hôte et reine karmale Mamta Shakhan

Conférence de Karagol : c'est la Paix !


Après plusieurs semaines d'intenses et houleuses discussions, sur fond de colère, de pessimisme, voire de fatalisme, alors que les préparatifs de guerre revancharde étaient déjà amorcés, la Conférence de Paix de Karagol s'est conclue par l'inespérée signature du traité mettant fin au conflit ouvert.
Ce fut long et périlleux, mais le Gandhari et le Raja-Tika sont finalement parvenus à un accord consistant à dédommager ce dernier des dégâts infligés par l'offensive gandharienne.

Le principal obstacle touchait à la question des paiements et à son échéance. Le Raja-Tika exigeait des sommes monumentales (d'abord 38 milliards T), non-seulement inadaptées aux dégâts réellement provoqués dans une région déjà initialement sous-équipée, mais ne pouvant susciter au Gandhari qu'une crise socio-économique majeure... laquelle aurait de toute façon été précédé d'une crise politique ramenant à la guerre. Le Gandhari lui, refusait obstinément tout paiement de quelque nature que ce soit.
Mamta proposa alors la mise en place d'un commerce contraignant pour un paiement progressif, et adapté tant au redressement "sûr" de l'économie rajati (dynamiser ses exportations) qu'à la croissance économique gandharienne. Étant rejeté par un Raja-Tika en manque de liquidités immédiates pour une urgente reconstruction, c'est finalement une issue conjointe formulée par le Kaiyuan et les Valvatides qui débloqua l'impasse : fut alors proposé un immense prêt de 10 milliards T contracté par le Gandhari. Livré au Raja-Tika sur 2 ans, après une livraison directe unique d'1 milliard T, et remboursé aux deux créditeurs sur 30 ans. Une échéance extrêmement généreuse, que ne pouvait que saluer la reine. Celle-ci leur adressa donc un message de remerciement public, au nom du peuple karmal, pour avoir contribué de manière décisive, à la conclusion de la paix janubienne.

Les clauses du traité de paix
  • Une zone tampon sous le contrôle commun d'observateurs de l'OCC et du Karmalistan sera établie sur toute la diade frontalière entre le Gandhari et le Raja-Tika ; d'une largeur totale de 40 km (2x20), le secteur de la zone en Gandhari, sera élargi de 10 mètres symboliques par rapport à son équivalent en Raja-Tika.
  • Le Gandhari paiera directement 1 milliard de Tiel au Raja-Tika.
  • Le Kaiyuan et les Valvatides accorderont au Raja-Tika, sur 2 ans, les sommes respectives de 5 milliards de Tiel (pour un total de 10 milliards), sous la forme de prêts contractés par le Gandhari.
  • Le Gandhari remboursera ces deux montants au Kaiyuan et aux Valvatides, pour un délais de 30 ans ; soit directement, soit en nature (produits à haute valeur ajoutée ou matières premières à forte demande), soit sous la forme d'une taxe Tobin sur les transactions monétaires gandhariennes, soit sous la forme d'un commerce contraignant entre le Gandhari et les deux États créditeurs.
  • Un commerce contraignant indirect sera imposé au Gandhari, client forcé des ré-exportations de produits rajati par l'intermédiaire des voisins immédiats de Janubie, lesquels achèteront les biens rajatis comptant parmi les besoins économiques du Gandhari, avant de les revendre à ce dernier, y prélevant des commissions. Ce commerce durera jusqu'à ce que 13 milliards de Tiel de bénéfices nets soient déboursés en faveur du Raja-Tika.
  • Le Raja-Tika et le Gandhari signent la paix, et s'engagent à y demeurer.
Notre équipe de rédaction, et probablement une grande majorité du peuple karmali, saluera d'une part, la contribution majeure de la reine Mamta dans la médiation en tant que telle, ainsi que le rôle décisif qu'a elle joué lors de l'incident du tanker karsais, endommagé par l'OCC. Elle précipita le retrait immédiat de toutes les troupes gandhariennes du sol rajati, suscitant la levée du blocus de l'OCC contre ce pays, ainsi que le désamorçage de l'escalade militaire LIM-OCC, au bord de la guerre.
La Janubie est son continent, sa culture, sa religion, et même son sang. C'est à cette civilisation que le Karmalistan est le mieux amarré via le Rajanagar et les relations avec le seul voisin limitrophe bienveillant qu'est l'Eashatri. En cela, on comprend mieux l’obstination de la reine (jusqu'à s'attirer les critiques du Kars) à vouloir y restaurer la paix.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

30 juillet 2040
Shakhan'anjar

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Travailleuses syires dans la première usine de micro-composants électroniques à Oltaï-Ata, à l'extrême nord-est du pays

Économie : l'essor de l'électronique au Karmalistan


Le mouvement est parti du Rajanagar, qui a pris une avance considérable.
Si les premiers investissements communs à l'ensemble du Karmalistan, visaient prioritairement des secteurs bas de gamme de l’industrie légère (textile notamment) pour profiter des bas salaires, la vague d'investissements suivante survenue depuis 2037, mise massivement sur la haute technologie, composants électroniques et systèmes informatiques en particulier. Cette dernière vague se distingue également de la première dans la mesure où elle se concentre quasi-exclusivement dans la province du Dahar (alors qu'au Nord cette progression est plus faible en raison des nombreuses nationalisations).

La position géostratégique du Dahar sur l'Estuaire éponyme menant au canal d'Ashurdabad, l'autonomie politique vis à vis du pouvoir central de Karagol lui conférant "par défaut" un statut de zone économique spéciale, là où l'économie demeure largement privatisée et ouverte, ainsi que le très faible coût du travail pour une main d’œuvre abondante (propre à l'ensemble du pays), ont posé les conditions idéales pour attirer les investisseurs étrangers. Ce phénomène est à la fois encadré et stimulé par de nombreux partenariats de recherche technologiques conclus entre Karagol et plusieurs pays bénéficiant d'un savoir-faire avancé.

Ces IDE touchant à l'électronique et à l'informatique proviennent très majoritairement de cinq pays. Le Caskar d'abord, l'une des nations les plus performantes en matière de maîtrises technologiques, et qui a massivement investi dans une multitude de secteurs au Raj Dahar à travers sa fameuse Commission Empresio. Néanmoins, ce pays est en perte de vitesse en raison de la guerre civile survenue cette année. Il tend à être substitué par l'Aurora, petit État - richissime - de Cérulée qui malgré son isolement régional profite de sa relation spéciale avec le Caeturia et de son statut de véritable tigre céruléen (statut informel qu'il partage avec la Santogne et la Flavie, ironiquement), pour mener à bien sa projection commerciale et sécuritaire. Deux autres partenaires de taille du Karmalistan sont le Jernland et le Kaiyuan. Ce dernier qui, par ailleurs, dispose via sa célèbre et puissante société Black Lotus, d'un quasi-monopole dans la vente de smartphone dans le pays. Quant au Jernland, géant économique à venir, il est désormais devenu l'un des principaux partenaires (si ce n'est le plus important !) du Karmalistan en matière de recherche et développement (informatique et nucléaire en particulier). Plusieurs groupes jernlanders et kaiyuanais ont ainsi investi dans le développement d'une industrie de pointe daharane plus que jamais connectée avec le reste du Monde. Le dernier des cinq est le Dhosa, autre potentiel "tigre", qui ouvre la voie maritime de l'Estuaire par l'Océan janubien et spécialisé dans le secteur informatique.

La province autonome du Sud est devenue un nouveau hub techno-commercial où les laboratoires de recherche et usines de l'industrie de pointe poussent comme des champignons, comme affluent chercheurs spécialisés, techniciens et ingénieurs informaticiens.

En comparaison, le cas du Karmalistan dit "continental" ou du Nord, est plus problématique en raison de la politique de nationalisation et de protectionnisme menée par Mir Gamari, favorisant la production nationale et l'artisanat local. La croissance est plus lente, mais plus sûre, moins vulnérables aux aléas de la finance internationale. Les efforts de recherche y sont par ailleurs accélérés par ces partenariats inter-étatiques avancés et les fruits récoltés par ces mêmes investissements étrangers au Sud, via le commerce intérieur. Cet état de fait lui permet de développer des technologies "purement nationales", au point que soit déjà bâti une industrie de pointe locale, avec ses usines nouvelles pour la construction de composants micro-électroniques. Au-delà du Dahar, on compte déjà deux sites majeurs, un à Enokhobod au Nord, et un autre à Oltaï-Ata au Syirstan.
Ceux-ci sont les premiers d'une série d'autres, construits dans le cadre d'un vaste programme gouvernemental lancé dès 2037, de mise en valeur industrielle des régions septentrionales jusqu'alors délaissées.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

14 septembre 2040
Parcham

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Les véritables résultats...

La "conscience citoyenne" au Rajanagar : une publicité commerciale


Avec environ 2,2 millions de personnes inscrites qui ne se sont pas déplacées, le taux d'abstention aux dernières élections législatives du Raj Dahar (les plus importantes) est de "seulement" 18,8%. C'est relativement peu, l'éminent journal daharan Estuary Times fait bien de le reconnaître. Toutefois, en dépit d'une population majoritairement plus instruite, pourvue d'un très haut niveau de vie moyen, de cinq à sept fois supérieur à celui du Karmalistan continental - lui-même réputé arriéré et analphabète, ce taux d'abstention dépasse celui des élections législatives karmales de 2037, qui franchissait péniblement le seuil des 14%.

Ceci dit, cette comparaison n'est que la partie émergée de l'iceberg contredisant cette prétendue "conscience citoyenne" au Raj Dahar. En réalité, ce taux ne mesure que la proportion des inscrits qui n'ont pas pris part au vote. Seulement voilà, les inscrits ne représentent même pas la moitié de la population totale. Si l'on retire les nombreux mineurs, ainsi que les prisonniers et autres personnes non-valides, la population totale des personnes en âge et en capacité de voter excède le nombre d'inscrits de plus de 5 millions.
Précisément la population de Ruprahad, le bidonville surdimensionné de Daharpur. Ces malheureux n'ont même pas droit à l'abstention : un autre luxe qui n'est pas sensé en être. A Sujawal, ou dans certains quartiers de Hyperabad ou Daharpur, c'est comme s'ils n'existaient pas... ou pire, qu'ils ne méritaient même pas de voter. Une conception censitaire de la démocratie, finalement appliquée par la force des choses... ou plutôt du capitalisme.

Conclusion, en ajoutant les abstentionnistes, le nombre de rajans adultes en capacité mentale de voter et ne s'étant pas déplacés, s'élève autour de 7 228 000 (arrondi au millier supérieur). Le total des non-participants atteint ainsi 43% de la population majeure valide. Le véritable "premier parti rajan" est celui du désenchantement, tant à l'égard des promesses non-tenues des élites, que des prétendus droits et devoirs de citoyenneté, objet de la vantardise d'Estuary Times. Dans une société aussi inique et malsaine, où les opprimés, tel les dalits chez les hindouistes, les "maudits de Dieu" ou vulgaires "cautions à l'aumône" chez les chrétiens et musulmans, sont prétendument tous responsables de leur propre misère (la double peine), tandis que rien est fait pour inverser l'inéluctable processus de gouffre social.

La vérité est que le Raj Dahar n'est rien d'autre qu'un Lébira en miniature : une Epibatie en proie au chaos et à la misère (bidonville de Ruprahad), invoquée comme bouc-émissaire en sacrifice sur l'autel de Mammon (la cupidité), cela pour que prospère le reste de l'empire, dont la moins étonnante qu'éclatante diversité culturelle et politique peut-être assimilée à celle d'un supermarché, dont les produits multicolores aux filiales d'une seule et même enseigne témoignent d'un choix aussi variable qu'inauthentique.
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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Seh-rang Beyragh
18 septembre 2040

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Un soldat de la FEPC, la Force Expéditionnaire de Projection Corporatiste (Caeturia).
Grâce à ses 300 000 fantassins modernes, son arsenal militaire immense, moderne et complet dans tous les secteurs, et enfin sa force de projection aéronavale que seule la Valdaquie parvient à égaler, le Caeturia est la première puissance militaire mondiale, parmi les plus modernes et de loin la plus polyvalente.


La puissance militaire dans le Monde à l'automne 2040
Classement et analyse (1)


A l'heure des JO, conversion démilitarisée des rivalités géopolitiques, mais perturbée par la crise céruléenne autour du Caskar, qui concentre tout autant les attentions, il convient de mettre à jour le classement des puissances militaires (dernier en date il y a plus de deux ans).

La Conférence de Karagol a épargné à l'Orient une guerre majeure entre LIM et OCC avant d'achever celle du Raja-Tika. A leur tour, ce sont les JO de Mahra qui contribuent de facto à apaiser les tensions entre les pays en catalysant leurs rivalités géopolitiques à travers le prisme des compétition sportives de leurs athlètes et le très précieux et symbolique, tableau des médailles.

Mais les "effets vertueux" que ces évènements produisent sont limités tant par leur ampleur que dans l'espace et le temps. Les relations entre le Kaiyuan et le Kars sont glaciales, tandis que le Gandhari s’apprête à mener une nouvelle guerre (bien que dans un tout autre contexte). Le Lébira et le Commonwealth craignent plus que jamais l'entente islamo-socialiste (Saog, Gandhari, Ölan, Karmalistan -pour le premier seulement-, Westrait contre l'Algarbe du Sud, etc...), et l'Aurora, qui s'est mit à dos toute la CND, subit désormais les foudres médiatiques et diplomatiques de celle-ci. Pire encore, la situation au Caskar est particulièrement délicate dans la mesure où elle "catalyse" (concentre, polarise et exacerbe) les tensions internationales, dans le sillage de sa sanglante guerre civile. Laquelle voit s'affronter, à échelle de procuration variable, l'Internationale Communiste (Plebéiens), le Commonwealth (Néo-unionistes), la Valdaquie (Sakhinistes) et le Caeturia (Siparéistes), avant que ne s'ajoute, sous pression de l'avant-dernier probablement, une intervention directe massive de la désormais gigantesque CND.
Un contexte des plus dangereux alors même qu'une multitude de nations se retrouvent pacifiquement pour un évènement sportif de grande envergure.

RAPPEL DES CARACTÉRISTIQUES DE LA MÉTHODE DE CALCUL DES P.P.M. (POINTS DE PUISSANCE MILITAIRE) :
[+] Rappel
Ce classement des puissances militaires tel que calculé par le journal Seh-rang Beyragh considère :
_ que ces points de puissances dépendent pour l'essentiel du coût d'entretien lui-même
_ que malgré cela, le coût de l'entretien annuel des armées est loin d'être le seul facteur qui détermine la puissance de celles-ci : il faut également prendre en compte la somme dépensée lors de l'achat d'origine (coût de production ou d'importation), mais aussi la valeur militaire nette, c'est-à-dire les trois facteurs indépendants du coût d'entretien :
1- équilibre numérique, c'est-à-dire disposer d'une armée avec, par exemple, suffisamment de capacités pour l'appui aérien ou le soutien d'artillerie par rapport à ses forces blindées (facteur non-comptabilisé ici pour des raisons pratiques),
2- complémentarité sectorielle, à savoir l'impératif besoin d'une mécanisation et d'une motorisation adaptées pour la mobilité et la protection de l'infanterie (facteur comptabilisé : il réduit légèrement entre-autres, la valeur de l'infanterie par rapport à son coût d'entretien prohibitif*)
3- et surtout le niveau technologique qui, lorsqu'il est avancé, peut augmenter considérablement le rapport "qualité/prix", ou plutôt "efficacité militaire réelle / coût d'entretien annuel".
_ qu'à ce propos, si les salaires des soldats peuvent variés d'un pays à l'autre malgré un niveau technologique similaire, tous les pays auront été arbitrairement placé sur un pieds d'égalité (au détriment des armées qui se contentent de faibles rémunérations pour leurs hommes, ce qui pénalisera les pays pauvres ou autoritaires)
_ qu'il ne tient pas compte du niveau de l'entrainement des armées (au détriment des pays riches ou militaristes)
_ qu'il ne tient pas compte des armes stratégiques, spatiales ou nucléaires (exceptés les missiles balistiques à charges conventionnelles, et les éventuels SNLE qui peuvent être modifiés en sous-marins nucléaires d'attaque type "lanceurs de missiles de croisière" -ou SSGN-, dont les ogives sont largement conventionnelles)
4- la valeur d'une unité dépend également de la crédibilité de la menace qu'elle est sensée contrer. Étant donné le faible nombre d'avions actifs dans le Monde (au point que certains porte-avions en sont dépourvus !), la valeur de la DCA moderne (et ses limites techniques qui ne vont pas au-delà du Patriot/S-300) est légèrement réduite par rapport aux systèmes ultra-modernes [HRP : qui ont pu exister dans la V3]

[+ note HRP : points de puissance réadaptés au nouveau système militaire ariosien, via un nouveau modèle de formulaire, et de nouveaux coefficients. Toutefois, la valeur du matériel obsolète, malgré son coût d'entretien prohibitif et malgré par conséquent son caractère "pas si obsolète que cela", a été tout de même sévèrement sous-évalué par rapport au matériel moderne, allant de 2,5 fois à 5 voire 6 fois inférieur selon le type d'unité, écarts inspirés du réalisme). Le porte-avions moderne a été probablement sur-évalué, de telle façon qu'on peut reconnaître une double-comptabilisation des avions embarqués (!). Les pays dépourvu de capacité aéronavale ont ainsi été sévèrement sanctionné.]
Une mise à jour a été réalisé par rapport à la méthode de l'année 2034, accordant entre-autres, notamment, encore plus de valeur aux soldats modernes et aux avions qu'il n'en fut jadis, cela au détriment par exemple, des chars. Cela même si l'ancienne méthode accordait déjà une très nette supériorité de valeur pour le matériel plus onéreux (exemple : la valeur des avions était déjà très largement supérieure à celle des chars, ce contraste a simplement été renforcé).


L'on se doit de préciser, naturellement, que la méthode de calcul de ce classement ne tient pas compte des facteurs (très aléatoires et trop complexes à mesurer) que sont les enjeux géoéconomiques et politiques, le moral des troupes, le commandement (et ses tactiques), le renseignement (espionnage humain ou électronique, observation aérospatiale, radars...), la topographie (géographie du terrain), le climat et les autres conditions humaines et naturelles qui n'ont pas de rapport direct avec l'inventaire des forces armées.
Par conséquent, la question de savoir qui gagnera une confrontation directe entre tel ou tel pays est complètement hors de propos ici. Les PPM influenceront certainement l'issue d'un conflit, mais ils ne représentent qu'un facteur parmi d'autres.

Image

===> Diagramme militaire de l'automne 2040 <===

Signes particuliers : le Thorval n'a pas d'armée ; et le Caskar est en guerre civile de haute intensité. Enfin, les éventuels sous-effectifs en fantassins ont été sanctionné : le "-3" du Katherina en armée de terre traduit son manque cruel de fantassins et d'équipage (rendant inopérant la majeure partie de son matériel).
Commentaires à venir...
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

! voir ci-dessus pour classement et diagramme !
Seh-rang Beyragh
18 septembre 2040

La puissance militaire dans le Monde à l'automne 2040
Classement et analyse (2)


La moyenne des PPM est de 37.

Moyenne des forces terrestres : 18

L'armée de terre la plus puissante est de très loin celle du Karmalistan, qui est près de 5 fois supérieure à la moyenne (83 PPM), surpassant de loin le second ou encore la 3e et 4e additionnées (Valdaquie+Jernland) ! Son arsenal mêle des quantités astronomiques d'armes aussi bien obsolètes que modernes. Le niveau d'entrainement général est très élevé, tandis que ses infrastructures militaires lui octroient une capacité de résistance telle face à une invasion étrangère d'envergure, que l'on peut d'ores-et-déjà parler de « sanctuaire stratégique ». Néanmoins, la capacité de projection karmale est nulle. Dépourvu de flotte, ce pays ne représente donc pas une menace militaire directe sérieuse, et ce pour quiconque ne partageant pas de diade frontalière avec cet État. Sa force aérienne déjà respectable connaît un développement rapide. Son autre point faible majeur est son instabilité intérieure latente, du problème séparatiste rajan aux guérillas du Nord.
Les armées de terre du Caeturia et de la Valdaquie suivent sur le podium, avec des effectifs de fantassins et arsenaux là aussi immenses et généralement modernes (plus de 2 fois et demi la moyenne).
L'atout majeur du Caeturia (56 PPM) est sa polyvalence, l'éventail complet et le rapport équilibré de sa force de frappe. Isolé de tout, sur sa péninsule olgarienne, sa redoutable puissance aéronavale et sa colonie en Nuevo Rio lui permettent d'engager le combat à des milliers de kilomètres par-delà les Océans, alors même que sa métropole est déjà sujette à de nombreux programmes de défense côtière. Pour ces raisons, la capacité de projection corporatiste est de très loin la première du Monde. Avec son armée de terre (qui est 2ème), le Caeturia se hisse au premier rang tous secteurs confondus. Deuxième PIB mondial, sa seule faiblesse est son relatif isolement diplomatique.
Si le Caeturia règne sur le classement en valeur unitaire « brute », la première puissance coercitive mondiale en valeur « nette » est, incontestablement, la Valdaquie. Son armée de terre est troisième (45 PPM) relativement proche de son plus dangereux rival, sa marine de guerre n'a rien à lui envier, tandis que son aviation, surclasse largement toutes les autres nations. Son littoral trop étroit en fait une puissance continentale qui manque d'infrastructures portuaires, mais il est suffisant pour lui donner les moyens d'une capacité de projection classée deuxième, là encore, juste derrière son adversaire olgarien. Atout suprême, le pays des Latins orientaux peut enfin compter sur un autre instrument, faisant office de « superpuissance collective » : la CND. Un avantage géopolitique déterminant. Pour autant, la Valdaquie n'est pas exempte d'inconvénients : sans parler de « retard » relativement à la moyenne du niveau de vie humain, elle souffre d'une excessive vulnérabilité politico-économique, que partage d'ailleurs son allié ennissois, déjà sous la menace d'un déclin structurel malgré son « gros PIB » sur papier.

Ces trois pays représentent les trois principales puissances militaires tous secteurs confondus, les seuls à dépasser le double de la moyenne internationale, tous supérieurs au tiers du 4e (Jernland). Si leur parc satellitaire est limité, les autres moyens de reconnaissance et de transmission ne manquent pas. Mais là encore, la Valdaquie se distingue des deux autres grâce à l'immense appui orbital de la CND, celui de la Santogne en particulier, leader mondial du secteur.

Après les trois géants, parmi les autres armées de terre très supérieures à la moyenne, on notera en particulier le Jernland (4e), le Kaiyuan (5e) et l'Ölan (malgré une capacité d'engagement encore faible, rétrogradé à la 6e place) ; et un peu plus loin dans une moindre mesure, le Txile (7e) et le Saog (ce dernier est lui-aussi théoriquement au-dessus, mais du fait de son inexpérience pour l'instant, il est rétrogradé en 8e place).

Moyenne des forces aériennes : 10

Outre la domination sans partage de la Valdaquie, supérieure au triple de la moyenne (33 PPM), on retrouve quasi-ex-æquo, le Jernland et le Caeturia (25 PPM), et plus loin derrière, l'Ölan (qui n'a pas encore trouvé sa pleine capacité opérationnelle : ré-estimé autour de 20 PPM nets).
L'Ölan, vient d'achever sa longue et terrible guerre civile. L'épuisement de ses forces est un inconvénient majeur, malgré leur expérience. Sa croissance prometteuse lui garanti toutefois un redressement militaire suffisant pour lui faire mériter sa 5ème place dans le classement militaire tout secteur confondu, derrière le Jernland.
Le Jernland, cœur géopolitique de la CND, est donc la 4ème puissance militaire mondiale. Sa flotte est modeste, mais ses forces aéro-terrestres sont redoutables. Cette conjonction entre l'appui aérien et les troupes au sol fait de l'hélicoptère de combat la pierre angulaire de la doctrine jernlander : devant le Karmalistan, la Valdaquie et l'Ölan, ce pays en est le plus gros détenteur. Moteur de la CND, et puissance technologique majeure de demain, il complète de manière décisive le dispositif de « la superpuissance dytolienne », en particulier avec la Valdaquie et la Santogne pour le soutien orbital.

Moyenne des marines de guerre : 9

Sur papier, même si le décompte se fait à peu de chose près, la plus grande marine de guerre est slézane. La Slézanie puissance slave catholique montante de Dytolie, semble avoir tout misé sur l'aéronavale en dépit des caractéristiques continentales de sa géographie et histoire (pays relativement isolé topographiquement, aux eaux littorales parfois prises par les glaces en hiver...). Pire, cette immense armada souffre d'une réelle inexpérience et elle coûte très cher, tant sur le plan financier qu'au niveau du personnel : l'armée slézane est fondamentalement incapable de faire manœuvrer sa flotte dans ses effectifs maximum, du moins sans sacrifier une part essentielle de sa défense territoriale. Si le niveau réel de capacité d'engagement de cette puissance est déplorable, la Slézanie compte sur son inestimable potentiel de développement et peut miser sur long terme pour l'améliorer. Sa marine de guerre, adaptée au combat naval moderne, est numériquement la plus grande, mais elle doit encore mériter sa position en réglant les nombreux problèmes qui l'handicapent. Son adhésion à la CND lui offre une protection efficace contre toutes menaces extérieures, au prix d'un rôle subsidiaire à l'ombre des géants valdaque, jernlander et santognais.
Outre le Caeturia, la deuxième place dans le « classement brut » des puissances navales se dispute entre l'Aurora et le Lôre. Mais là aussi, les lacunes sont profondes. A l'instar de la Slézanie, les matelots du Lôre sont très inexpérimentés : leurs armées respectives doivent encore faire leur preuve malgré des débuts dans le cadre de la CND pour le premier et dans l'alliance avec le Gandhari pour le second. De son côté, l'Aurora, à l'instar de l'Ennis cette fois, est un petit pays de seulement quelques millions d'habitants (!). Avec une telle démographie, le pays est incapable de mener une guerre totale dans la durée, et souffrira d'un constant manque de « mains », qu'il s'agisse du personnel militaire ou des sacrifices consentis en économie pour mettre l'armée en état de guerre. Cependant, grâce à un très haut niveau de vie, une militarisation massive (lui autorisant un meilleur « usage matériel simultané ») et une expérience très supérieure, l'Aurora se classe en valeur nette, légèrement au-dessus de la Slézanie, et donc probablement au deuxième rang mondial « net » à égalité avec le Caeturia.
La Valdaquie, déjà mentionnée, sera classée troisième, devant la Slézanie et le Lôre. L'Ennis fermera le top-5 malgré une démographie trop faible.

Classement « valeur nette » des marines de guerre (expérience, capacité d'engagement) :
1_ Caeturia
2_ Aurora
3_ Valdaquie
4_ Slézanie
5_ Ennis

Toutes autour de 20-21 PPM (valeur nette). Le Caskar plongé en guerre civile et le Lôre sont rétrogradés à la fin du top-10, avec le Txile, le Commonwealth, le Kars, le Gandhari, et le Saog (entre 16 et 18 PPM nets).

Les blocs régionaux :

OCC pour la Ventélie, LIM pour le monde musulman, CND pour la Dytolie. Les blocs régionaux se renforcent un peu partout, avec un degré de polarisation variable. A ces trois organisations clairement délimitées, nous pourrions en ajouter deux autres, informelles, plus "diffuses" ou en cours de formation : les pays communistes et les "anti-CND" (groupe excessivement informel et même controversé pour certains, et peu uni).
[HRP : par ordre décroissant de puissance militaire. Ne sont pris en compte que les pays disposant d'un formulaire militaire.]
OCC : Kaiyuan, Sengaï, Eashatri, Liang, Teikoku
LIM : Karmalistan, Saog, Kars, Aminavie
CND : Valdaquie, Jernland, Ennis, Slézanie, Santogne, Valvatides, Lorthon, Gänsernberg
Communistes : Ölan, Gandhari, Westrait, Bykova
Les "anti-CND" : Caeturia, Aurora /// Commonwealth, Lébira

Puissance brute totale des blocs régionaux :

CND : 351
LIM : 251
Les "anti-CND" : 154+59 = 213
Communistes : 155
OCC : 110

Puissance brute des marines de guerre des blocs régionaux :

CND : 99
Les "anti-CND" : 42+19 = 61
LIM : 48
Communistes : 31
OCC : 21
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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

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Seh-rang Beyragh
1er octobre 2040

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Le très attendu tableau des médailles

Jeux Olympiques de Mahra : quels vainqueurs ? quel perdant ?


Les Jeux Olympiques d'été 2040 à Mahra s'achèvent.
L'excellente tenue de ceux-ci, de l'ouverture où l'on eût droit à une magnifique représentation culturelle et historique arabo-karsaise suivie par des centaines de millions de téléspectateurs à travers le Monde entier, jusqu'à la fermeture en passant par ces (~)250 compétitions sportives parfaitement bien organisées, érige incontestablement le Kars au rang de puissance influente et respectée. En l'espace de quelques semaines, ce pays est devenu le centre du Monde. A cette aura culturelle s'ajoute la rentrée massive de devises grâce au tourisme et aux droits de télévision. Profits qui couvrent des dépenses importantes en amont, mais elles-mêmes largement supportées grâce aux fonds souverains de devises étrangères dopés aux exportations pétrolières. En toute logique la grande nation arabe du Marharb en est donc le premier bénéficiaire, le premier grand vainqueur. Par ailleurs, ses résultats sportifs sont plutôt satisfaisants, avec une belle cinquième place au tableau des médailles, d'autant que son rapport de médailles d'or est l'un des meilleurs.

L'autre grand vainqueur est bien-sûr la Valdaquie, qui domine ces JO tant dans le classement officiel qu'en nombre total de médailles. Si le décompte des hauts de podium est très serré (le septième, le Teikoku, n'a que deux ors de moins que le premier !), la Valdaquie l'emporte surtout grâce à sa suprématie totale en argent, à la somme supérieure à celles des deux pays suivants dans le classement général officiel. Cela, alors qu'il détient également beaucoup de bronzes (18, 4e), après la Flavie (19) et les malchanceux Karmalistan et Kaiyuan (22 et 23 !). Ces performances sportives ont étonné le monde, et l'image qu'elle donnera au pays cultivera son orgueil : le système sportif, voire éducatif du pays deviendra un modèle à suivre, tandis que le valdaque pourrait bien être désormais considéré, peut-être plus inconsciemment, comme un homme ou une femme accompli, fort et déterminé (surtout en natation).

Néanmoins, cette idée est trompeuse puisqu'elle ne tient pas compte du poids démographique qui joue forcément un rôle insidieux, ne serait-ce que purement mathématique (probabilité génétique ?). Reportée à la population, et donc à l'efficacité réelle, au taux de performance, la Valdaquie affiche un niveau relativement bon... mais très dépassé par la Flavie, la Santogne et les Valvatides. D'un point de vue statistique et donc réaliste, à estimer l'efficacité d'une éducation sportive ou la forme physique d'une population, ce sont de loin ces trois pays qui surclassent tous les autres.

Médaille par million d'habitants
Valdaquie : 1,43
Makengo : 0,62
Flavie : 3,80
Slézanie : 1,81
Kars : 0,67
Gänsernberg : 0,80
Teikoku : 1,00
Valvatides : 7,43
Santogne : 4,89
Westrait : 1,92
Karmalistan : 0,46
Shinkyôko : 0,94
Uhmali : 1,32
Gandhari : 0,64
Kaiyuan : 0,34
Jernland : 0,58
Sengaï : 0,34
Amastosie : ???
Azouglie : 0,20

Le Makengo est le troisième (ou sixième) vainqueur. Deuxième du classement général pour "seulement" 34 médailles totales, il est ce qu'on appelle un grand chanceux. Malgré un niveau de vie extrêmement bas (comparable au Kaiyuan, au Sengaï ou au Karmalistan, nettement plus bas dans le classement), on peut considérer que son système d'éducation sportive pour professionnel n'est pas aux normes des pays riches, avec le manque d'infrastructures, d'équipements ou de produits alimentaires spécifiques ou médicaux nécessaires en tout genre. Pourtant, il finit second, avec de très loin le meilleur taux de victoire (près de 60% !). Une performance incroyable qui suscite déjà l'admiration du Monde, à l'endroit d'un peuple persévérant, qui transcende le manque de moyen par sa détermination.

[HRP : le taux de chance serait encore plus pertinent avec le nombre total d'athlètes mais son décompte serait trop chronophage.]
Rapport de chance (Or / Total médailles)
Valdaquie : 31,7 %
Makengo : 58,8 %
Flavie : 33,3 %
Slézanie : 40,4 %
Kars : 44,2 %

Gänsernberg : 37,5 %
Teikoku : 39,1 %
Valvatides : 30,8 %
Santogne : 34,1 %
Westrait : 28,3 %
Karmalistan : 24,5 %
Shinkyôko : 35,3 %
Uhmali : 36,4 %
Gandhari : 24,3 %
Kaiyuan : 15,6 %
Jernland : 36,8 %
Sengaï : 17,6 %
Amastosie : 14,8 %

Azouglie : ///

On remarquera également les excellentes performances (sur population totale) du Westrait, de la Slézanie et de la Valdaquie. La Slézanie qui se trouve aussi derrière le Makengo et l'organisateur des Jeux, le Kars, parmi les trois plus chanceux (or/total), devant le tout aussi surprenant Teikoku.
Quant aux pays les "moins efficaces" sur population, ils sont tout-à-la-fois les plus malchanceux : Kaiyuan (le pire de tous les cas quel que soit la mesure), le Gandhari, le Sengaï et le Karmalistan, les "quatre maudits" de ces jeux.
Karmalistan qui termine onzième sur dix-neuf. Une performance relativement bonne aux yeux de Karagol, malgré tout, en regard de son niveau de vie très bas et surtout de son manque d'athlètes totaux, de nombreuses disciplines en étant dépourvu. Mieux, notre pays termine quatrième en nombre total de médailles ayant particulièrement excellé en tir et dans les sports de combat. La classe politique et la population sont unanimes : les résultats karmalis sont plus que satisfaisants. Même si le verre est petit, il est plein.

Pour conclure, si les grands gagnants peuvent être trois Kars, à la Valdaquie et au Makengo (ou six, dans un second temps, avec la Flavie, la Santogne et les Valvatides), il n'y a qu'un seul vrai grand perdant : le Kaiyuan.
Outre l'Amastosie (cas particulier, pays inactif), il souffre fatalement du pire taux de performance sur population, même si, après tout, en tant que géant démographique, il fallait bien s'y attendre. Mais il est aussi le plus malchanceux, avec le plus bas taux d'or sur médaillés. Le Kaiyuan a toutefois le temps de se rattraper, grâce à un développement socio-économique à tous niveaux continu et parmi les plus sûrs et durables du Monde.

[HRP : un grand merci aux organisateurs de ces JOs, c'était passionnant à suivre ; bravo à vous !]
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

9 octobre 2040
Shakhan'anjar

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La reine du Karmalistan Mamta Shakhan et le leader communiste gandharien Jasbir Kejar, ici à Tarobaïn avec des émissaires venus des autres pays de la LIM.
Derrière les représentations culturelles, une véritable alliance militaire est en train de naître entre ces deux puissances "transjanubiennes".


Karmalistan-Gandhari : un nouvel axe transjanubien


D'un bout à l'autre de la Janubie : le Gandhari à l'extrême-Sud, et le Karmalistan à l'extrême-Nord, au-delà même du continent mais limitrophe, intimement lié à celui-ci par sa province méridionale du Dahar et sa population rajan (16 millions !), son accès direct au passage éponyme avec le Doshali, la très forte influence culturelle eashe - jusqu'en Transkormalie, et enfin par l'identité de sa reine, de sang janubienne. Au Sud, une république communiste, au Nord, une monarchie de "gauche" socialiste-islamique. Deux géants démographiques et militaires, à très forte croissance économique. Enfin, la première est observatrice du fait de son importante minorité musulmane, et l'autre - membre à part entière de la Ligue Islamique Mondiale.

Du fait de ces similitudes fondamentales, le Karmalistan et le Gandhari se sont déjà liés par un traité diplomatique, commercial et technologique depuis 2039. Mais la crise rajato-gandharienne et la guerre qui s'en est suivie a quelque peu refroidi les relations : le Karmalistan, des mots mêmes de sa souveraine, considérait la réaction militaire gandharienne comme « disproportionnée ».
Mais « erreur » n'est pas faute. Après le blocus de l'OCC, les efforts de la reine pour éviter une réaction militaire directe de cette organisation, qui aurait pu dégénérer en affrontement armé de grande ampleur avec la LIM, ainsi que sa médiation déterminante aux côtés du Kaiyuan lors de la Conférence de Karagol, ont permis de dégager le Gandhari d'une situation particulièrement inconfortable. Gandhari qui en est finalement le premier méritant, n'ayant pas hésité à faire appel au Karmalistan pour résoudre la crise, signe d'une grande confiance, avant de consentir à plusieurs sacrifices symboliques et financiers malgré une victoire militaire opérationnelle sur le terrain face au Raja-Tika. Mamta y a vu là « une attitude exemplaire qui inspire le respect, et confirme la bonne volonté du Gandhari ».

A l'issue du Traité de paix de Karagol, le Gandhari et le Raja-Tika sont désormais séparés par une zone tampon tout le long de leur diade frontialière, d'une largeur de vingt kilomètres de part et d'autres, et surveillée par des observateurs militaires conjoints de l'OCC et de Karagol.

En remerciement de cette confiance accordée par le Gandhari au Karmalistan, ce dernier, sous proposition de Mamta Shakhan, invita du 7 au 9 octobre dernier, le président du conseil des commissaires du peuple gandharien à assister à un grand spectacle culturel à Tarobaïn, ville de Ciskormalie (Centre-Sud du Karmalistan), dans le viloyati d'Ortosundagol, aux côtés d'émissaires de la LIM venus du Kars et du Saog en particulier.

« Puisque les nations de l'OCC se sont posées en protectrices du Raja-Tika, nous contribueront de notre côté, avec le Saog et d'autres alliés, à soutenir l'effort de défense du Gandhari. Par ses nombreuses et lourdes concessions, cet État a fait preuve d'une grande sagesse lors des négociations de paix aboutissant à la fin de la guerre en Janubie. » s'est alors exprimée la reine, souriante, devant des journalistes daharans.

Cette rencontre fut l'occasion d'un sommet particulier, où les deux chefs d'Etat réalisèrent d'abord une mise au point quant à l'exercice du traité de paix de Karagol : à propos du respect effectif de la zone tampon séparant le Gandhari du Raja-Tika sous le contrôle des patrouilles conjointes des observateurs karmali et ventéliens, ainsi qu'au sujet de l'impact réel des paiements directs et commerciaux infligés à l’État communiste.

Dans un second temps, fut lancée une collaboration militaire nettement plus audacieuse : exercices militaires communs réguliers pour les opérations aéro-terrestres, la lutte anti-navale par la défense côtière, la coordination interarmes, le renseignement humain et électronique. Des facilités et un libre passage (encadré) de troupes ont été conclu de part et d'autre. Une académie miliairte binationale sera ouverte, avec deux principaux sites dans chaque pays.

En matière économique, de nouveaux programmes communs ont été signé, pour favoriser les échanges et le développement mutuel. Les domaines privilégiés touchent cette fois-ci aux hautes technologies, en particulier l'industrie du logiciel, l'informatique et les systèmes d'exploitation sur lequel le Karmalistan travaille déjà depuis plusieurs années, ainsi que plusieurs recherches d'ordre militaire, notamment en matière de technologie ballistique et de défense antiaérienne.

Une organisation internationale rassemblant les nations de culture ou de forte influence janubienne y fut envisagée. Son domaine de compétence sera excusivement culturelle, n'empiétant donc nullement sur les organisations géopolitiques clairement délimitées type OCC et LIM.

Le Karmalistan a tenu enfin à apporter son soutien total au Gandhari dans la crise de l'Anantram.

« La relation Gandhari-Karmalistan est rigoureusement égalitaire en impliquant une mutualité systématique. C'est de cette réciprocité équitable, entre deux puissances montantes, que se forgera notre alliance stratégique sur la confiance et la durée. De celle-ci enfin, germera je l'espère une paix régionale durable propice au développement de toute la Janubie et au-delà. » a déclaré, triomphaliste et optimiste, Mamta Shakhan.

Par-delà cette nouvelle victoire diplomatique, on peut observer cependant, que ce « désir de Janubie », à laquelle le Karmalistan n'appartient pas en tant que tel dans un sens géographique, témoigne de ce complexe national sur l'identité : pas tout à fait marquézien (seuls tojiks), pas tout à fait ventélo-touranien (qarlouks et syirs), ni vraiment janubien (rajans), le Karmalistan n'appartient à aucun continent. Ce handicap est exploité comme un atout pour développer une politique étrangère en trois axes : islamique, touranien et janubien. Mais un tel éclatement comporte des risques liés à sa vulnérabilité intrinsèque.
Quoiqu'il en soit, cette nouvelle alliance stratégique avec le Gandhari, géant de demain, est prometteuse à bien des égards pour amarrer le Karmalistan au continent le plus peuplé du Monde.
Victor Hugo : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ».
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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

5 novembre 2040
Shakhan'anjar

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Jour d'inauguration

Économie / Transport : inauguration du tunnel de Qamchik
petit paradis technique dans un enfer de sous-développement


Un tunnel ferroviaire de haute importance stratégique a été inauguré hier sur le col de Qamchik, au cœur des monts du Kormal, pour relier la région de la capitale Karagol à la vallée du Sürgüngë (Tcharkand).
Sa construction a été lancé en mars 2037, pour s'achever 3 ans et 7 mois plus tard. Ont participé à la construction des ingénieurs et techniciens nationaux en grande majorité (qarlouks, syirs et tojiks), mais aussi liangois, karsais, bykoviens, valvates, gänsernbergeois et kaiyuanais.
D'une longueur de 19.2 km, il compte parmi les tunnels de sa catégorie les plus longs et complexes du Monde, dans cette région hautement sismique. Pas une mince affaire quand on sait que ses constructeurs ont du surmonter de nombreux problèmes, dont plus de 3 000 glissement de terrains. Un prodige dont la source est l'usage dans son creusement des excavateurs karmali, de loin les meilleurs du Monde, lui autorisant la construction d'innombrables chantiers et infrastructures souterraines de haut niveau. Le Karmalistan est d'ailleurs le premier exportateur d'engins de chantier modernes, en particulier à destination de la Valdaquie, du Makengo, du Liang, du Bykova et du Westrait.
Sa complexité et l'appel d'une contribution technique étrangère s'est fait ressentir sur le coût total de l’œuvre : pas moins de 2 milliards $ ! (Certes en comptant l'ensemble du tronçon ferroviaire.)
Il ne s'agit toutefois pas d'un train à grande vitesse (donc moins de 190 km/h).

Le tunnel de Qamchik relie donc les deux plus grands foyers de population du pays (hors Dahar) : la capitale Karagol à la vallée de Tcharkand. Son importance est vitale pour l'économie karmale en plein essor, pour deux raisons majeures. D'abord puisqu'il fut construit dans un contexte très particulier : le Karmalistan, victime de son sous-développement structurel ancestral et de son relief extrêmement accidenté, a toujours été l'un des pays les moins bien pourvus en réseaux de transport, qu'il soit routier ou ferroviaire. Même l'armée lui préfère l'hélicoptère. Deuxièmement, parce qu'il corrige un handicap régional majeur en établissant la première liaison terrestre directe et constante en Hommes et marchandises entre les deux poumons de l'économie karmale au Nord. Avant son achèvement en effet, il fallait - en locomotive - contourner le massif montagneux du Kormal-Jashyl par le désert de l'Orkod, soit un trajet de près de 590 km. La liaison est désormais ramenée à 270 km, et donc moins de la moitié du temps initial.
Le tunnel comprend bien-sûr des galeries d'évacuation ou pour l'accès des secours en cas d'urgence.

L'alimentation électrique tout-juste suffisante, a provoqué une certaine pénurie dans la région de Jirgatol : celle-ci sera résorbée entre-autres, par la future centrale nucléaire, en cours de construction à Jambul.

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Le nouvel axe ferroviaire avec tunnel Karagol-Tcharkand
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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

20 février 2041
Shakhan'anjar

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Le mémorial d'Asha Lota à Karagol

Un mémorial dédié à la « martyre Asha Lota », inauguré à Karagol


Une statue la représentant, derrière laquelle se trouve une majestueuse arche dorée. Fervente admiratrice de la martyre gandharienne, la reine Mamta a inauguré ce matin au cœur d'une importante place de la capitale, un mémorial en l'honneur d'Asha Lota, la défunte première ministre gandharienne. La sobriété pratique de l'édifice (sans joyaux particuliers), n'a pourtant d'égal que la somptuosité qui s'en dégage.

Une initiative symboliquement très forte, et qui a fait beaucoup de bruits. Vivement applaudi par la gauche majoritaire (Xalqar et même au PRIK), elle n'a pas plût aux opposants, ceux du JISh. Les islamo-conservateurs accusent la reine de faire la promotion d'une marxiste athée donc anti-musulmane. Les libéraux, plus habilement, y ont dénoncé une manœuvre de Mamta visant le Caeturia : partenaire stratégique du Karmalistan, ce pays est le suspect n°1 quant à son assassinat en Caskar. Dans le sillage de la révélation de la presse daharane, ils ajoutent même que la livraison de composants radar 3D à balayage électronique au Gandhari, une technologie sur laquelle le Karmalistan travaille déjà intensément, entre-autres avec l'aide des Caeturians, est un autre pied de nez au Conglomérat d'Olgarie. Une sorte de revanche posthume pour Asha Lota.

L'avis des Karmali ? Il est relativement positif. Les Rajans apolitisés y voient la promotion de leur culture, le « janubianisme » ayant pénétré en profondeur dans les mœurs du pays, y compris au Nord où le cinéma du Grand Sud entre-autres est particulièrement suivi. Les Qarlouks, généralement très à gauche (partisans du socialisme islamique), et eux-même "victimes" de ladite janubianisation, ne peuvent que défendre cette personnalité communiste. Les femmes progressistes, ont érigé Asha Lota en modèle aux côtés de la reine Mamta. Seuls les Tojiks, plus conservateurs, sont davantage divisés sur la question, et s'avèrent en grande partie hostiles sinon circonspects. Pour eux, Asha Lota n'appartient pas à la culture karmale, la « janubianisation » est un problème autant que l'athéisme marxiste « anti-musulman » que ce genre de personnalité représenterait.

Mamta Shakhan a fait taire toutes ces accusations lors de son discours d'inauguration en présence de hauts émissaires gandhariens :
Asha Lota mit fin au travail des enfants, fit progresser le droit des travailleurs et de la femme comme jamais dans l'Histoire de la Janubie, et contribua de manière décisive à donner aux marginaux une indispensable conscience d'eux-même. Après sa destitution, elle se mit en danger et donna sa vie entière pour répandre ces idées, qu'elle a humblement placé au-dessus d'elle-même et de sa sécurité personnelle. Des idées que nous ne partageons peut-être pas tous dans les détails et les méthodes, mais dont le but, sincère et bien réel, ne peut être qu'admirable et partagé de tout coeur. L'égalité de tous devant la Vérité, celle de Dieu ou celle du Peuple, soit la défense de l'opprimé contre l'injustice et le courage nécessaire pour mener ce combat. J'y vois là un ensemble de principes fondamentalement proches du djihad en islam, cet effort quotidien du musulman dans sa lutte contre l'injustice, avec toute l'humilité due à Dieu.

Je le dis avec conviction : au-delà de son idéologie strictement « politique », mais bien davantage en tant que femme progressiste et ascète, vertueuse et digne, fidèle et courageuse, pour le Karmalistan, ami des peuples janubiens, Asha Lota est un modèle à suivre.
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Asha Lota, héroïne et martyre communiste gandharienne, désormais célébrée par l'Etat lui-même au Karmalistan.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Seh-rang Beyragh
26 février 2041

Niveau de militarisation par pays : la Slézanie, un Etat-arsenal


Première méthode : montant des dépenses militaires ($) par rapport au PIB

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Note : en toute logique, les effectifs recrutés (< 7 mois), en cours d'entrainement, ont été comptabilisé. Sans celles-ci, la Slézanie reste largement première avec 9,52%.

Le conseil d'administration de Temürstal, leader mondial de l'acier et plus gros conglomérat (désormais public) d'exportation karmali, peut en témoigner : l'industrie de l'armement se porte toujours aussi bien. En valeur absolue, les dépenses militaires ne cessent d'augmenter. Heureusement, la croissance du PIB parvient dans certains cas à accroître la capacité de financement et donc en allège la lourdeur du support dans la société. C'est le cas notamment chez les « géants traditionnels », tel que le Caeturia, le Karmalistan ou encore le Jernland. Le gonflement rapide de leur PIB leur a permis de réduire considérablement le poids relatif d'armées nationales elles-mêmes pourtant de plus en plus importantes.
A l'inverse, la Slézanie, 26 millions d'habitants seulement (!), et déjà très puissante, vient de faire l'acquisition d'une quantité invraisemblable de matériel militaire en plus de s'être constitué la plus grande flotte de guerre du Monde. Le recrutement cette année de 90 000 soldats modernes, à laquelle s'accompagne la mise en service opérationnel de pas moins de 20 000 engins terrestres blindés et canons tractés ou automoteurs (!), en fait une véritable caserne à ciel ouvert, dotée d'un arsenal si pléthorique qu'il convient d'en tirer trois hypothèses :
_ soit elle est sous la menace imminente d'une autre grande puissance militaire voisine
_ soit elle s'apprête à envahir un ou plusieurs pays déjà capable(s) de se défendre,
_ soit elle s'est consistuée en Etat-arsenal pour vendre en masse ou assister de futures opérations militaires.
La première est peu probable : la Slézanie n'a à subir la menace d'aucun ennemi. La deuxième hypothèse est tout aussi peu crédible. D'abord en raison même de la première. Ensuite, parce qu'on ne lui connaît pas d'autre aspiration belliqueuse que d'éventuelles interventions militaires ponctuelles en pays instable et déjà faible pour « mission de la paix », comme le ferait n'importe quelle autre puissance. Enfin, parce que sa trop faible population ne lui donne pas les moyens humains de bâtir un empire fondé sur la seule puissance militaire (son économie est encore trop « moyenne »). C'est donc bien la théorie d'un État-arsenal qui s'avère la plus plausible.

On le voit, en terme de taux de militarisation, tous les pays se suivent de manière arithmétique... SAUF la Slézanie, largement devant tous les autres en tant que nouvelle première puissance militaire du Monde pour un PIB relativement médium et une population beaucoup trop basse.
(Voir graphique tout-en-bas de cet article).

Une population qui n'est ici pas prise en compte, mais, si elle l'était, conjointement aux capacités de production totale, donnerait le résultat suivant :

Seconde méthode : montant des PPM par rapport au total PCT (PIB+démographie+PPM)

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===> Rappel des significations de « PPM » et « PCT » avec méthode de calcul.

La population a son importance, dans la mesure où elle détermine numériquement, la capacité de mobilisation totale, et donc le nombre d'opérateurs directs et indirects pour l'ensemble du matériel militaire détenu, ainsi que, surtout, le nombre de fantassins, libres de toute forme d'équipage, lesquels se doivent d'apporter le soutien nécessaire sur le terrain pour la protection ou l'optimisation de l'efficacité de ce même matériel.

Une armée trop lourde par rapport à une population trop faible, en plus d'altérer fatalement les conditions de vie, augmente le sentiment de peur au sein de la population, laquelle pourrait être particulièrement sensible à titre politique, en cas de PIB/habitant élevé. L'Aurora se retrouve dans la même situation.
___________________________

Diagramme dépenses militaires / PIB 2041 :

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