Tout est désormais rentré dans l'ordre, bon jeu à tous - Myst

RP ponctuel sans lien

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Projet 153 (2)
(RP sur la recherche du croiseur [][])


Iperopoulos étais penché avec Yebu sur différents documents dans le petit bureau du chantier. Il procédait à une réorganisation des équipe pour améliorer les performances de ces dernières.

Au dehors, le nouveau quartier-maître et Valanek terminaient une tournée et ouvrirent la porte pour demander à l'ingénieur en chef de les suivre.
Levant la tête, Iperopoulos hésita un instant puis, après que Valanek est insisté en utilisant ses plans roulé pour l'inciter à venir, il obtempéra et sortit.

"Un problème ?

- De taille, il est impossible que nous finissions dans les temps demandé."


Iperopoulos le regarda en esquissant un sourire bien plus confiant : "Ça, nous verrons.

- Non messire, intervint Livius, je... je confirme les observations de Valanek; il est impossible, même avec les meilleurs équipements et toutes la bonne volonté du monde de terminer dans les temps voulu. Regardez; poursuivi-t-il en se retournant pour désigner des partie de la coque. Ce monstre fait près de 210 mètres, nous devons encore achever la coque, monter les tourelles, les différentes machineries sans parler du reste de l'aménagement intérieur. Tout cela, sachant même que quand il sera mis à l'eau, il restera à achever ses superstructures.
Il... il est matériellement et temporellement impossible d'achever un tel chantier en un an. C'est bien trop vaste.

- Venant de votre part Livius, je ne saurais dire pourquoi vous êtes défaitistes, mais vous messire Valanek, vous me surprenez !"

Puis, fixant quelque instant le squelettes du géant, il resta silencieux, réfléchissant à une solution. Le problème était diaboliquement simple : plus un navire est gros et surtout lourd, plus ses moteurs doivent être puissants, ce qui l'alourdit. De fait, le plus difficile serait de trouver la bonne puissance de propulsion pour ce navire destiné à devenir un géant des mers... Et pour quelle utilité en plus ? Pouffa-t-il intérieurement avant de raisonner : de toute manière, l'avenir de la guerre est dans les portes-avions et les sous-marins.

Puis, s'illuminant, il lâcha avec simplicité : "Il est trop grand ? Et bien nous allons le diminuer de taille." Puis se retournant pour rentrer vers le bureau, il ajouta : Faîtes le passer de 210 à moins de 160 mètres.

- Mais... c'est près d'une demi-fois sa taille ! S'exclama Livius. Ce n'est plus un croiseur !

- Ce n'est pas une frégate et son Altesse n'a jamais précisé les proportions ou l'armement de ce navire. Néanmoins; dit-il en s'arrêtant, nous allons compenser sa perte de surface par une accumulation de l'armement et un perfectionnement de ce dernier."

Livius, surpris et Valanek, d'une curiosité non convaincu, se regardèrent.
"Dîtes-vous que nous allons faire... un croiseur de poche !" dit en levant les bras vers le ciel d’exaspération Iperopoulos.

"Bien," dit enfin Valanek. "Pourrait-on savoir plus précisément ce que vous voulez voir sur ce navire ?

- Envoyez une lettre à la nouvelle poule qui dirige les chantiers navales, du temps ou j'y étais, nous achevions la mise au point de nouvelles tourelles de 130 mm; trop grosses pour des frégates, mais justement destiné à des croiseurs quoiqu'un peu petites au vu de leurs tailles. Il y a aussi ces nouvelles machineries à injection assisté et semi-automatisés qui devraient être à un bon stade de développement.

- Ne peut-on en référer directement à son Altesse ? Car je crains que "la poule" refuse de nous donner ce que nous voulons." Remarqua passivement Valanek.

- Hélas non, elle vient d'être nommé, et son Altesse veut nous... enfin me jauger."


Un court silence suivit avant que Livius ne reprenne. "Essayons, nous avons une chance, elle vaut bien qu'on prenne des risques pour elle !"

Valanek le regarda et esquissa un petit sourire complice : "Je vais aller écrire à cette dame; on va voir si notre ingénieur à des raisons de la détester..."
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mark
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Projet 153 (3)
(RP sur la recherche du croiseur [][])


Siège de la compagnie navale; Setan.


Iperopoulos passait en coup de vent dans les allées, se dirigeant avec vigueur en direction du bureau de la directrice, passant les différents postes de sécurité à l'aide de sa carte.
Soudain, en arrivant devant les portes qu'il cherchait, il ignora les avertissement des gardes qui prévenait qu'elle était en réunion et ne pouvait être dérangé.
Entrant en écartant violemment les battants, il ne tint pas compte de l'assistance surprise qui se retourna; interrompue dans ces débats : "Qu'est-ce que cela signifie ?! Vous nous refusez ces éléments ? Auriez-vous oubliez que nous sommes dans le même camp et que notre objectif est de combler un retard catastrophique avec nos concurrents ?!" Cria-t-il à l'intention de la directrice.

Alors que les gardes entraient, elle leur fit signe de laisser faire puis demanda poliment à ses collaborateurs de quitter un instant la pièce.

"Iperopoulos, j'ai analysé votre demande et je l'ai refusée, parce que jusqu'à présent, tout ce que vous avez entrepris à lamentablement raté et je ne vais pas risquer de nouveaux armement sur une intuition de pacotille concernant vos "croiseurs de poche" !

- Si seulement c'était cela n'est-ce pas ? Seulement, la vérité vous encombre plus, c'est que maintenant que ce poste vous à été imparti, vous avez peur que si je parvienne là ou je le veux, je récupère ce siège n'est-ce pas ?"

La directrice fit quelque pas dans sa direction, effleurant du bout des doigts la table : "Les traditionalistes avaient raisons; maintenant que nous sommes dans la modernité, nous renonçons à certains de nos idéaux parce qu'ils ne correspondent plus à notre environnement. Ce monde est un lieu ou le plus fort dévore le plus faible est le fait est que ce n'est pas avec de stupide conception révolues sur l'honneur et la bienséance que nous parviendrons à l'emporter face à nos concurrents ! N'est-ce pas ce qui vous à ridiculiser il y a peu à ce propos ?!" Développa-t-elle avec force.

"Et auriez-vous oubliés que ce croiseur est la clé de notre remise à équivalence de nos puissants concurrents nordiques ? eux ont des moyens, des chantiers navales performant qui s'étendent jusqu'en Dytolie et les fait sont que pour l'heure, ce sont eux qui mènent la dance. Vous voulez voir le monde servir sur des navires Normands ? Qu'un jour, même notre propre flotte soit supplantée par eux ?
Si c'est le cas, alors en effet, je perd mon temps ici; mais si , comme je l'espère encore, vous demeurer servante des intérêts du Caskar, alors vous allez me donner ce dont j'ai besoin en mettant de côté vos appréhensions à mon égard.

- Pourquoi donc, le temps est une chose relative, s'ils sont les maîtres demains, nous pourrons l'être après-demain, sans vous et votre lamentable manque de clairvoyance !

- Quand à vous, qui faîtes par de la disparition de l'honneur en dans le nouveau domaine entrepreneuriale, il semblerait que vous ne preniez pas en compte dans votre calcul la presse qui, si elle était informée de votre présente réponse, s'en donnerait très certainement à cœur joie pour vous abattre. Après tout, vous n'étiez pas là du temps de la régence et personne ne cherchera à vous protéger. Éditorialement parlant bien sur."


La directrice le fixa, et transparaissait dans son regard ulcéré la décision finale qu'elle prenait à contre cœur. Elle tendit la main, Iperopoulos lui donna le papier et; dans un geste, elle le posa sur la table, et modifia la précédente réponse avant de tendre le document à son adversaire.
"Profitez bien messire, parce que si vous échouez malgré tout, je vous garantie que je prendrais plaisir à venir assister à votre départ.... "

Iperopoulos la salua dans un sourire satisfait, à la limite du défit, puis se retira. Il avait maintenant de quoi entamer l'étape cruciale de son chantier...
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Projet 153 (4)
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Setan, Chantiers navals

Dans un hangar dédié, on achevait les vérification des nouvelles tourelles de 100mm; Iperopoulos, au sommet d'une petite plateforme, un casque rembourré sur les oreilles, observait avec attention le recul et la détente de l'arme qui allait équiper "son croiseur de poche".
Un tir à blanc fut effectué en guise d'essai final et satisfait, les ingénieurs s'y attelant se firent mutuellement signe jusqu'à ce que le responsable de l'armement indique par signaux à Iperopoulos que tout fonctionnait.
Ravit de constater que dans ce domaine là au moins, les choses avançaient bien, il descendit de son perchoir et sortit de l'entrepôt. Là, Livius l'interpella, visiblement assez satisfait. "On a reçu les plans de différents modèles de radar, d'après nos estimations, ils sont tous de bonne qualité mais il serait préférable que vous choisissiez à tout hasard :"
[+] Modèles CONFIDENTIELS
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"Tenez, prenons donc le dernier modèle. Oh ! J'y pense, informer Valanek que je vais le laisser seul sur le chantier pendant un moment, je vais aller faire un tour du côté des modèles de radars anti-aérien.

- Bien messire, autre chose ?

- Oui, les tourelles de 100 ont des tests concluants, dispensez des équipes de la superstructures aux finitions de la coque, je veux que nous soyons en mesure de lancer notre bijou sous peu; et de là, travailler en cale pour finaliser son armement et son agencement....

- Nous ne pouvons être sur de parvenir à finaliser cette partie sous peu ! Il nous faut faire des vérifications sans quoi on risque de le voir couler au moment même ou il sera mis à l'eau !"
S'exclama Livius tandis qu'ils passaient au travers de différents passages fréquentés par des engins de chantiers.

"Je suis d'accord, mais il nous faut nous hâter, il ne nous reste que 7 mois avant la date fatidique !

- Oui messire, mais vous êtes bien placé pour savoir que si on va trop vite, on cour à la catastrophe.


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"Faisons comme nous pouvons" décida de conclure Iperopoulos avant de s'éloigner en direction de la cale de son navire.
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Projet 153 (5)
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Setan, Chantiers Navals

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Livius avait les yeux penché sur une liste et discutait avec différents chef d'équipes, coordonnant leur travails sur les finitions extérieures de la coque.
une fois que ses instructions furent clair, il se retourna et avança vers la coque, entrant dedans par une ouverture sur son flanc pratiquée pour faciliter l'accès au chantier.
Un nombre astronomique d'ouvriers travaillaient d'arrache-pied avec instruments de soudures et maillages. Un bruits assourdissant émanait de ce ventre martelé de part en part et si ceux qui y travaillaient disposait de casque anti-bruit, Livius lui, ne faisait que passer et se couvrait les oreilles comme il pouvait. Avançant ainsi en remontant la coque, il ne pouvait qu'être pressé de rejoindre le centre de la structure. "Heureusement que c'est un navire "de poche"; soupira-t-il pour lui sans même s'entendre." Une fois arrivé ou il devait, la première chose que fit l'équipe qui l'attendait fut de lui tendre un casque équipé d'un micro, à l'image de ceux présent dans les hélicoptères pour pouvoir communiquer.

"Quel est le problème ?

- Monsieur, on à progresser concernant le renforcement des soutes à munitions, ont à juste pensé à un détail, c'est que si heureusement elle n'est pas placé juste en dessous de la cheminée, en revanche, son aération n'est pas assurée.

- Un joli feu d'artifice en cas d'accident donc." Compléta le quartier-maître qui suivait sans peine la pensé.

"C'est ça m'sieur, aussi, j'aurais aimé avoir la permission de percer par endroit la pièce pour assurer le renouvellement d'air.

- Il n'est est pas question ! Ça équivaudrait à ouvrir en grand les portes et ça condamnerait le navire au premier feu ! Non, conserver l'unité de la pièce, assurez-vous du blindage de ses murs et ne vous occupez pas du reste, je vais voir ça avec l'ingénieur.

- A vos ordres."


N'attendant plus, les ouvriers se remirent à la tâche tandis que Livius quittait la zone. Réémergeant dans le hangar où avait été placé le prototype pour plus de sureté, il rejoignit Valanek occupé à superviser dans une pièce à part les aménagement du radar.

Ouvrant la porte à l'aide de sa carte magnétique, il la poussa et parcouru très rapidement le petit couloir précédant la pièce.

"Non ! Il faut réduire sa taille, sinon on ne va jamais pouvoir le monter !"
Entendit-il au moment ou il toqua sur la porte ouverte.

Valanek se retourna et parut surpris. "Un problème Livius ?"

Sentant qu'il pouvait y aller, le quartier maître expliqua la situation à son supérieur qui demanda à l'un de ceux qui l'entourait de prendre les plans du fond de coque situé dans un tiroir qu'il indiqua.

"Montrez-moi ça." Dit-il ensuite en étalant la carte par-dessus les plans du radar.

Livius avança, entrant dans le cercle et se plaçant à côté de l'ingénieur. Il pointa du doigt la salle et mis en évidence le problème :

"Si on ne trouve pas un moyen d'aéré, on risque non-seulement l'accumulation de rejets aériens toxiques mais surtout en cas d'explosion ou d'incendit, l'énergie ne pourra pas être un temps soit peu dispersé."

L'ingénieur réfléchit une seconde, sa main droite commençant à faire faire des gammes imaginaires sur le plan.
"Voyons.... il n'est pas question qu'on rattache le système à la ventilation du plafond, ça affaiblirait ses murs; pas question non plus pas en-dessous, à la première torpille, c'est la catastrophe... en revanche... Oui voilà !" dit-il à mi-voix.

Il regarda Livius : "Demander au équipe d'arrêter les conduits de ventilations aux murs de la pièce, puis, qu'ils leurs face rejoindre le centre de la structure avant de percer les murs. Ainsi, on bénéficiera de l'épaisseur du reste du navire pour protéger le point sensible.
Puis, qu'ils fassent rentrer les conduits et les fixent au toit pour parfaire le squelette d'aération."


"Hmm..." émit Livius.

"Cela pose un problème ?" S'enquit Valanek en regardant le quartier maître.

"Oui, d'abord, en cas d'incendit, les conduits d'aérations sont de véritables autoroutes pour les flammes. Ensuite, c'est le point du navire qui va émettre le plus de chaleur lors des combats, aussi, est-ce qu'un seul point d'aération est suffisant ?

- Que voulais faire l'équipe qui vous à signalez le problème ?

- Percer de la ventilation dans l'armure directement jusqu'à l'air libre.

- Mouais, autant saborder le navire tout de suite ! Pour le premier problème, ce n'est pas compliqué; transmettez au équipe d'installer dans toutes les pièces des système d'aération d'urgence de sorte à généré une puissante aspiration qui détournera flammes et fumées toxiques directement vers l'extérieur; de préférence, avec des débouchés sur un système de ventilation parallèle d'urgence.
Pour le problème de l'aération supplémentaire pour la salle en cas de combat, je suggère que vous installiez le système de secour dans un corridor au fond de la coque, blindé de sorte à éviter qu'une torpille n'ait raison de lui, et pour renforcer la sureté, faîtes le passer juste en dessous de la soute à munition SANS L'Y LIER.

- Nous allons devoir réétudier une partie de la structure basse du navire et la modifier. Cela pourrait nous faire perdre du temps.

- Possible, mais c'est le seul moyen; à moins que vous ne préfériez relier la chambre à la cheminé bien sur !"
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Projet 153 (6)
(RP sur la recherche du croiseur [][])

Iles de l'Ouest, Eaux territoriales Caskar

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Iperopoulos, en caban, observait depuis le géant de fer qu'il avait conçu la vaste étendue d'eau.
Le vent fouettait de temps à autres son visage et le ciel clément lui fit penser qu'un premier test "au calme" limiterait les potentiels dégâts d'une mauvaise surprise.
Les hauts parleurs annoncèrent l'arrivée sur la zone de test et le branle-bas de combat fut sonné à titre d'entrainement.
En quelque minutes, l'équipage de test rejoignit ses postes de combats et se tint près.
Iperopoulos entra dans la salle de commandement.
"Alors, comment se comporte-t-il ?
- Messire, lui répondit le capitaine; pour l'heure, je dois dire qu'il est plus rapide que la plupart des croiseurs que j'ai pu voir, néanmoins, je subodore qu'il a gagné cette vitesse au détriment d'autres parties.
- Oui, sa taille."
Sourit Iperopoulos.
"J'espère que ça ne va pas nous jouer des tours, voici notre cible.
Pointa-t-il du doigt le lointain en tendant des jumelles à Iperopoulos.
"Un classe muse, pas mal.
- Surtout moins couteux que les navires contre lesquels nous aurons probablement à opérer. il se tourna et lança à l'intention des commandements
"Batterie une sur l'objectif, pleine vitesse, virage à tribord, acquisition de la cible par la seconde batterie puis feu."
L'ordre se répercuta en écho et tous sentirent alors le navire monter en allure, obéissant aux chevaux qui le propulsaient tandis que la première batterie de 100mm s'alignait sur l'objectif et tirait un premier coup... Qui alla choir dans l'eau, non loin du navire cible.

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Rapidement, présentant son flanc, le navire ouvra un angle de tir à sa batterie arrière qui, comme la première, mais en plus catastrophique, loupa la cible.

"Bien, maintenant, voyons en réduisant l'allure : "Vitesse 2/3". Le navire répondit automatique et sur ordre du capitaine, les batteries rouvrirent le feu. Un trait de feu sortit du premier canon et alla frapper de plein fouet la cible qui sembla tanguer un grand coup avant de dévoiler un trou béant et sombrer.

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Mais, l'équipage ne le voyait pas, un grand bruit avait ébranlé la coque et de la fumée semblait provenir de l'arrière.
Une agitation contrôlée régnait à bord : la seconde batterie s'était déchaussée de son support et était décentrée, faisant dangereusement pencher l'arrière.
Sans qu'ils ait à attendre, le navire d'assistance, équipée de tout le matériel nécessaire, accouru, grue prête à l'emploi.
Iperopoulos assista avec une neutralité qui surpris le capitaine au retrait de la tourelle dangereuse. Ses manœuvriers semblait ne pas avoir été blessés.

S'en étonnant, le capitaine remarqua : "Pour un premier tir, un tel accident est assez peu encourageant.

- C'était un risque potentiel que nous avons réduit au minimum. Nous allons trouver une solution, en attendant, servons-nous de la batterie avant.

- Ah vraiment ? cet accident m'a défoncé une partie de l'arrière, une chance que personne ne s'y soit trouvé ! Il faudrait plutôt rentrer à Setan et réparer voir revoir une partie de la conception a mon sens.

- Vous êtes ingénieur ?

- Non, mais j'ai vogué sur pas mal de rafiot, et je n'en a jamais vu aucun qui avait une de ses tourelles qui se déchaussait dès les premiers tirs !

- Eh bien maintenant vous l'avez vu..."
Ferma Iperopoulos sans que le capitaine ne parvint à trouver une réponse.
Les tests allaient donc continuer.
Le commandant s'éloigna, mécontent tandis que Livius s'approcha d'Iperopoulos qui regardait la batterie endommagée s'élever sous l'effort d'une grue.

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"C'était prévisible ?

- Non, a vrai dire, je ne comprend pas ce qui à pu se passer, les tests à terre montraient qu'on avait réussi à maîtriser le recul !

- On l'a pas fait sur plate-forme de tanguage.

- d'accord, mais en ce cas, pourquoi est-ce que la première batterie n'a pas eu le même comportement ? Les conditions sont quasiment les mêmes.

-Peut-être a-t-on manqué de chance.

- Peut-être... Mais de toute manière, il va falloir régler se soucis au plus vite, je suis plus inquiet concernant les torpilles..."


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Nouvelles de la résidence (Confidentiel)



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Alexandra était dans le jardin, profitant de sa taille pour faire du tir à l'arc. Comme à l'habitude du climat cérulée, le Soleil rayonnait de mille-feux.
C'est là qu'un individu, s'approcha en s'appuyant sur une canne. Il arrivait par la gauche de la souveraine. l’apercevant du regard, elle banda son arc et décocha une flèche.
"Colonel ! Que me vaut votre le plaisir de votre visite ?

- Comme toujours votre Altesse, je viens vous faire part de simples observations de mes yeux et oreilles.

-Ah oui ?"
Dit-elle sur un ton plus grave en tirant à nouveau.

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Le colonel parut surpris. "Votre Altesse ?"

Elle tira encore une flèche puis baissa son arme avant de foudroyer du regard l'officier qui, si il était surpris, affichait toujours son regard d'apparence éteint, comme vide d'âme.
Alexandra alla à la table se situant derrière elle, prit un document et le mit dans les mains de l'officier.

"Qu'est-ce ?"
Retournant sur sa position de tir, elle recommençant, plus énervée, à tirer des flèches.

"Un rapport de vos agents à Siraccuzia."Annonça-t-elle d'une voix sèche

Et merde, pensa-t-il sans rien laisser paraître.

"Je conviens, poursuivit la Grande-Duchesse, qu'au cour de mon absence, vous et la Grande Officière Dekropos ayez tentés de gérer le pays du mieux que vous le pouviez, en revanche, que vous ne m'en ayez pas informé à mon retour ou peu après, m'énerve au plus haut point. Non seulement parce que vous avez entamé une opération contre un pays qui ne vous avait rien fait, sans mon ordre expresse, mais surtout parce que vous et votre service êtes censé, si je reprend vos mot, "servir sans discuter la couronne".
La question que je pose, c'est comment vous comptez servir convenablement la couronne si vous ne référez pas de vos activités à la personne qui la porte ?"

Jetant un rapide coup d’œil dans sa direction, elle ajouta : "Nous avons déjà suffisamment de problèmes avec notre image, cette opération ridicule à Siraccuzia est une initiative que vous n'auriez pas du prendre, et plus encore, que vous ne m'en informiez pas alors que votre service n'est théoriquement censé agir que sur mon ordre, me déçoit énormément. Vous êtes probablement le deuxième sinon le premier homme le plus informé du Caskar, donc aussi le plus puissant. Si je ne peux pas vous faire confiance, a quoi diable sert ce service sinon servir votre bon plaisir ?"

Bien sur, la fidélité du Colonel envers la couronne n'était plus à prouver, mais il risquait malgré tout beaucoup pour son incartade.

"Votre Altesse, je puis vous assurer qu'une telle chose ne se reproduira pas."

Alexandra baisa de nouveau son arc et le regarda avant d'acquiescer silencieusement, à moitié satisfaite.

"Allons bon, passons à autre chose, pourquoi veniez-vous à l'origine ?" Dit-elle en allant échanger l'arc contre une serviette sur la table.

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"Les lucifériens semblent passer aux choses sérieuses."
Il présenta un article de presse à la Grande Duchesse.

"Ils ont finit par se tourner vers les techniques de guerres du futur.

- D'où concluez vous cela à partir de cet article ?

- Il laisse clairement sous-entendre que les Lucifériens vont se renforcer, et comme se sont loin d'être des feignants, on peu s'attendre à une nouvelle carte dans la main de Marie-Claire.

- Possible, mais je ne vois pas en quoi nous sommes concernés.

- L'opération à Siraccuzia était plus de notre part un test de ce type de guerre qu'une véritable volonté de renverser le gouvernement.

- Et ?

- Si vous nous aviez laisser poursuivre, nous aurions pu remplacer le gouvernement et en mettre un favorable à nos intérêts à la tête du pays.

- De fait, vous sous-entendez que nous pouvons être tout aussi vulnérable si d'autres se mettent à faire pareil.

- Précisément votre Altesse, seulement la Daska est destiné aux opérations exceptionnelles, nous pourrons lutter un temps, mais nous finirons submerger avec notre matrice actuelle.

- Je vois. Et vous souhaiteriez un renforcement de vos forces ?

- Non votre Altesse, je suggère de créer un nouveau service qui sera notre bras "officiel", la Daska conservant son rôle d’exécutante fantôme.

- Certes.... La question mérite d'être étudiée, mais je suppose que vous avez déjà un projet derrière la tête.

- Oui, avec votre permission, je souhaiterais avoir un entretient avec dame Damasis, je pense qu'elle sera en mesure de participer à la fondation de ce qui pourrait être un Système de Défense Moderne.

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- Soit, quoi qu'il en soit, que rien ne soit lancé sans mon approbation."
Elle se rapprocha du Colonel. "Refaites moi une Siraccuzia et je trouverais, bien que ce soit à contre cœur, quelqu'un d'autre pour votre poste..."
Puis, le dépassant, elle s'éloigna.
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Petit sondage du Pyravnón (Journal critique) pour ceux acceptant ou intéressés d'y répondre. :wink:

Que pensez-vous du Caskar ?
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Quand l'orage gronde...


- Mais Ariane, je vous assure que cette affaire est on ne peut plus sérieuse, c'est une véritable invasion grecque ! Nos maisons sont remplacées par ces horreurs en argiles ! Ils établissent des propriétés et s'enrichissent ! Sous peu, ils renverseront l'ordre établi !

- Salander, vous êtes un alarmiste incorrigible, ils participent à la reconstruction du centre du pays, et un peu de diversité ne nous fera pas de mal. Que je sache, il s'agit simplement de maison, pas de coutume.

- Non mais...

- Ils payent les impôts ?

- Oui mais...

- Ils ne forcent pas les gens à accepter leurs conditions ?

- Non mais...

- Alors que diable allez-vous me casser les oreilles avec cette histoire ?
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- Vous savez à quelle prix s'arrache le cacao madame la conseillère ? 4670 $ la tonne. A l'heure actuelle, je puis vous assurer avec certitude qu'au moins trois exploitations d'au moins cinq hectares sont opérationnelles et produisent à haut rendement le "cacao céruléen". Soit 3 tonnes par hectares. Je vous laisse faire le calcul.

- Oui, 45 tonnes, je ne voit pas beaucoup de sensationnel ou dangereux la-dedans Salander.

- Vous rigolez ? Ces propriétaires, qui collaborent entre eux est-il utile de le préciser, gagnent environs 210 150 $ par an. Et il n'en sont qu'au début de leur production. Ils ont récemment rachetés pour 15 hectares de terrains et ont entamé d'y planter leur pousses.

- Ça n'est pas énorme, et on ne va pas reprocher à ces gens de faire fructifier l'économie du pays.

- 15 hectares, chacun madame la conseillère.

Ariane s'arrêta un temps. Regarda Salander l'air fatigué : "Au cas ou vous l'auriez oublié, nos racines, je veux parler de nos racines profondes monsieur Salander, son grecque.

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- Tiendrez-vous le même discours quand il vous demanderons de vénérer leurs dieux ?

Ariane leva les yeux au ciel. "Vous êtes paranoïaque monsieur Salander, on ne détruit pas une culture qui à 2000 ans avec seulement des plantations et des revenus pharamineux !" Dit-elle en disparaissant dans le cabinet ducal.

Salander soupira : "Non c'est vrai, mais on peu prendre le contrôle d'un pays..."
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YSHKA : Bienvenue


Louksa Setan,
15 Octobre 2035


Yshka était de ces personnes dont la famille à migré à l'explosion de la Soverovie. Après moult essais, des amis de la famille, Inuits ayant fui la réglementation religieuse en s'installant au Caskar, on facilités leur installation en leur donnant provisoirement un toit pour vivre à Setan.
Mais qui dit volontée de vivre sur le territoire Caskar dit mineurs aux Louksas. L'avantage est qu'en acceptant la mesure, la famille obtenait directement son permis de séjour permanent ainsi qui les aides et attention de l'administration qui semblait favoriser ceux qui allait dans son sens.

Désormais, Yshka était dans ce qu'il avait toujours perçu comme une prison géante, plus précisément dans la cour centrale de l'un des bâtiments.
Comme tout les nouveaux, il s'était trouvé un coin dans la cour, mangeant son casse croute du midi en attendant "qu'on" viennent s'occuper d'eux.

Finalement, un adulte parut à l'orée d'une porte. Il sembla observer la masse éparse un moment, puis, entrant franchement, il se plaça à l'avant de la cour. Là, il prit une sorte de petit sifflet. La sonorité ressemblait aux sifflets de marine appelant l'équipage.
Quand tous eurent tourné la tête en direction du son, il le rangea dans sa poche de veste.
Yshka remarqua alors deux personnes à ses côtés, avec la distance, il ne distingua que des uniformes gris, feldmütze comprises avec des ceintures noires.
L'adulte prit son inspiration et ordonna avec puissance : "Tous les nouveaux en rangs par dix de fronts et dix de profondeurs !" Juste à côté, l'un de ceux qui accompagnait, d'une voix juvénile répéta avec la même force en langue internationale.
Un temps décontenancé, ce fut une nouvelle phrase du receveur qui fit bouger tout le petit monde "Dans cinq minutes, je me tire et vous dormirez là !" Une fois traduit, il sembla que les instructions s’exécutèrent au poil.
Tous s'alignèrent dans un ordre plus au moins correct. Lorsque ce fut fait, un autre personnage entra. Lui aussi adulte, remontant la ligne des nouveaux le visage vide d'expression, il se plaça face à tout le monde et d'une voix forte, lança en langue internationale :

"Bienvenu à tous au Louksa Setan, je serais bref : j'ignore d'où vous venez, ce que vous avez pu faire ou ce que vous étiez. Ici, tout le monde est pareil, soumis au même régime, aux mêmes règles et aux mêmes conséquences. Que vous soyez le fils du roi de Britonnie ou le dernier des pouilleux Karmali, ici, vous avez tous la même valeur, vous êtes des êtres humains.
Sachez cependant que les systèmes éducatifs que vous avez connu n'ont pas cour ici, que les droits et devoirs qui y étaient associés n'ont aucune valeur ici. Mais, comme dans ces systèmes, vous aurez des droits et des devoirs, cependant, dans l'ordre suivant : si accomplissez vos devoirs, vous aurez vos droits, pas l'inverse.

D'autre part, cette structure étant suffisamment géante pour représenter l'équivalent du quart de la taille de Setan, il est évident que des dissensions et perturbations existent en son sein. Pour ceux qui ne savent pas encore lire nos journaux, une révolte de trois jours à pris place il y a peu. Si les journaux en ont parlés, c'est parce que la Pratica, les personnages en gris derrière votre réceptionniste, on eu du mal à la gérer au début. Toutefois, la vie paisible des systèmes éducatifs classiques est à oublier, non pas parce qu'ici c'est le bordel, mais bien parce qu'ici, nous reproduisons à petite échelle la vie que vous aurez à l’extérieure, nous allons vous former, vous donner les armes intellectuelles, physiques et techniques pour que vous soyez capable de vous démerdez seuls dans un monde qui, quoi qu'on en dise, est individualiste, froid, et qui vous laissera crever la gueule ouverte si vous n'êtes pas en mesure de l'affronter !

Aussi, si des troubles apparaissent au sein du Louksa, ne vous en étonnez pas, c'est normal, j'ai même envie de dire qu'en votre heure, vous y participerez surement. Cela sera d'ailleurs l'un de vos droits.
Pour en revenir au cœur du sujet, ici, votre temps sera organisé de sorte à avoir des enseignements intellectuels, manuels et des temps de repos. Oui, le repos est une des choses que nous considérons comme essentiel à l'épanouissement d'un individu.
Toutefois, gardez également à l'esprit que cet environnement va détruire plus vite que prévu votre âme d'enfant. Après avoir passé un an avec nous, voir peut-être moins, vous aurez plusieurs années de maturité en avance sur la normale. C'est un des défauts du système, nous n'avons pas encore réussit à y remédier.
A présent, quelques précisions : je sais que notre système à mauvaise presse, que les gazettes montalvéennes le descende en flèche et que tout le monde le perçoit comme une sorte de camp d'endoctrinement totalitaire ou absolutiste.
Pour ceux qui, après ce discours, pensent être en effet tombé dans ce genre de merdier, ou si cette crainte venait à s'affirmer en vous plus tard, je vous invite à quitter ces lieux sur le champs, personne ne vous en tiendra rigueure."
Dit-il en pointant la porte géante qui fermait le Louksa.

"Pour ceux qui aurait malgré tout envie, volontairement ou non, de rester avec nous, je puis vous assurer que ce que vous pouvez penser de ce système n'a pas d'importance : vous verrez bien, et je suis même près à parier, qu'après avoir passé un peu de temps avec nous, vous estimerez que l'on n'y vit pas si mal.
C'est tout, bon séjour, et si à vos 21 ans vous êtes toujours là, j'espère que vous serez de ceux à qui l'on décerne la citoyenneté."


Tournant de 90° sur la droite et s'en alla tandis que le réceptionniste s'avança un peu et cria pour que tous entendent : "Je vais appeler vos noms, vous vous présenterez au capitaine Yvalos juste derrière moi, il vous remettra le nécessaire de départ et vous dire dans quelle classe vous êtes répartis.
Veuillez également vous présenter demain à votre secrétariat de bâtiment afin d'y choisir votre option. Enfin, vous avez cette journée-ci ainsi que celle de demain libre pour découvrir le Louksa et vous familiariser avec son environnement."

Des sourires s'affichèrent sur les visages des élèves tandis que les prénoms commençaient à défiler sous la voie puissante de "l’accueillant".
Lorsque vint son tour, Yskha s'avança vers le personnage en gris.
Il devait avoir dans les 18 ans, à sa manière d'agir. Là, le regardant, ce dernier fut simple : "Yshka ? Voici un papier pour bouffer jusqu'à ce que ta carte de cantine soit prête, voici un ticket pour le retrait des manuels, et... une carte des lieux pour t'orienter. Si tu te paumes, tu cherches des types habillés comme moi, ils te renseignerons, voir te guiderons jusqu'à ta classe. Quel âge as-tu ?"
Maitrisant avec un peu de mal la langue internationale, Yshka répondit avec des gestes des mains.
"15 ans ? Tiens, comme moi". Souffla le garçon en fouillant un registre : "Parfait, tu iras donc au sein de la 10 G." Dit-il en l'incitant à poursuivre sa route vers le bâtiment dans son dos tandis qu'il accueillait la personne suivante.

En entrant, il tomba sur deux autres agents. Ne sachant pas vraiment que faire, il tenta de dire où il cherchait à aller, l'un des agents paru comprendre et, lui désignant le bout du couloir, il l'incita à poursuivre sa route. Des équipes étaient disposées à intervalles régulières. Et ainsi guidé, Yshka arriva sans mal jusqu'à un dortoir. La porte s'ouvrit. Une jeune femme leva la tête et l'aperçut. D'abord neutre, elle se rendit compte de ce qu'il tenait dans les mains et d'un coup, son attitude changea : arborant un sourire, elle parut renoncer à ses projets du moment et, l'invitant à entrer, elle lui laissa la place de passer.
"Soit le bienvenu." dit-elle simplement.
La salle était en long, il s'agissait d'un dortoir avec des lits de part et d'autres, avec un passage au centre. Des malles étaient en face de chaque sommiers, séparés entre eux par des rideaux movibles.
Dans la pièce, tout les dix binômes se trouvait une douche, assez spacieuse et élégante, plutôt du style "moderne", en rupture avec les vieilles douches en fontes du Bykova où il avait vécu un temps.
Sans mots supplémentaires, gardant juste une main posée sur l’omoplate, la fille mena Yshka jusqu'à l'un des lits qu'elle lui présenta d'un mouvement de la main, comme pour lui dire que ceci était désormais sa possession.
Ça n'était pas très grand, mais malgré tout, cela n'était pas étroit, on pouvait s'y déplacer sans difficulté.
Il n'avait aucune affaire, alors, presque bêtement, il s'assit sur le matelas, porta son regard autour de lui, jusqu'à l'arrêter sur les tickets qu'on lui avait donné. Les montants à la demoiselle, il vit un sourire chaleureux lui répondre. Elle lui fit signe de venir, ayant visiblement une idée en tête.

Le menant de nouveau à travers des couloirs, ils arrivèrent en face d'une entrée assez massive face à laquelle se trouvait un comptoir en demi-cercle ou plusieurs adolescents récupéraient, démagnétisaient et tendaient des ouvrages.
En arrivant en face, la fille qui menait Yshka lui désigna l'un des papiers à tendre, celui lui octroyant des manuels.
En le voyant, la personne qui s'occupait d'eux fit un petit acquiescement d'entente et donna plusieurs chiffres à l'habituée qui emmena immédiatement Yshka à l'intérieur :

La bibliothèque était immense, occupant à elle seule la totalité de l'espace d'un étage, et peut-être même plus puisqu'elle semblait faire le tour du carré bâtiments.
Des rangées classaient les ouvrages par matières, types et spécialisations. La pièce était remplit d'étudiants qui, à l'image de moines s'occupant de vieux manuscrits, allaient et venaient, prenant ou remettant des ouvrages pour les consulter sur des tables dédiées voir, par terre quand aucune place ne semblait disponible.
Après plusieurs minutes de recherches, elle sembla s'arrêter devant un rayon. Entrant dedans, entre deux étagères, elle parcouru les étiquettes jusqu'à s'arrêter devant plusieurs ouvrages qu'elle donna successivement à Yshka.
En quelques secondes, il se retrouva avec une petite pile de livres entre les mains qui, s'ils n'avaient pas un poids insupportable, en avait un malgré tout.
Ressortant dès lors, il procéda à l'emprunt, nominatif, des livres et fut informé que des répercussions en terme de "notes d'options" auraient lieux si le matériel était dégradé.
Ne comprenant pas tout ce qu'il se passait, Yskha se contenta de suivre sa guide qui le ramena dans le dortoir.
Le nombre d'élève n'y avait pas changé, et, ouvrant la malle, elle lui montra un endroit ou déposer ses livres.
par signe, elle lui fit comprendre qu'il pourrait poser là ses affaires, aussi bien vestimentaires que scolaires.

Après cela, avec beaucoup de surprise, il vit sa nouvelle camarade s'incliner respectueusement avec un large sourire avant de lui dire dans un Caskar qu'il comprenait plutôt mal : "Encore bienvenue parmi nous, j'espère que tu te plaira ici."
Les gouvernements doivent satisfaire le peuple, les mauvais l'ont oublié...

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YSHKA : Nouvel environnement


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Tout cela semblait être un rêve, comment pouvait-il s'être retrouvé là ? Une puissante sonnerie retentit. Et d'un coup, non habitué à des méthodes aussi brutale, Yshka émergea, se redressant d'un bon dans ses draps. Il était toujours là, les rideaux fermaient complètement son espace personnel.
Malgré cela, il entendait ceux de ses voisins bouger, et même eux faisaient un raffut du diable. En fait, tout le dortoir semblait en ébullition.
Encore avec le pyjama fournit dans les affaires (pour ceux qui justement n'en avais pas). Il se leva et ouvrit les rideaux donnant sur l'allée centrale : une véritable foule y grouillait déjà, se dirigea à l'unisson vers les portes sur chacun des côtés de la pièce, certains portaient des vêtements simples, d'autres de curieuses tenues. Mais ce fut celle qui l'avait accueillie qui surprit le plus Yshka : Elle portait l'uniforme de ceux qui leurs avaient "souhaité" la bienvenue, soit une chemise noire avec une cravate grise par-dessus laquelle se trouvait une veste à collerettes proche de celle que porte les militaires. Son gris était plus prononcé, à mis chemin entre le blanc et le noir. Dessous, un pantalon de même couleur, parfaitement tenu. Une ceinture noire gardant une sorte de petit tube en métal accroché et donnant un aspect très seyant au tout.
Remarquant le nouveau émergeant, elle s'arrêta et le fixa. Paru réfléchir un temps, puis, comme s'illuminant, elle fit signe à Yshka d'attendre avant de rebrousser chemin vers un point plus profond du dortoir.

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(Désolé, je n'ai pas trouvé de modèle plus fidèle)


Quelques minutes plus tard, elle revint avec un garçon qui n'avait lui aussi que son pyjama et qu'elle avait visiblement réveillé à voir ses bâillements continuels et son air éteint.
Comment pouvait-il être encore à demi-réveillé avec tout ce bruit ?
Très rapidement, la demoiselle présenta le personnage, du moins, c'est ce qu'il compris lorsqu'elle le désigna en prononçant "Misha".
Puis pendant quelques secondes, elle parut discourir avec lui, surement pour l'inciter à s'occuper de ce nouveau, semblant pressée d'y aller, probablement du fait d'obligations. Misha lui, paraissait plus soucieux de retourner se coucher.
Finalement, il parut céder. Prenant un temps pour retourner à sa couchette en trainant des pieds, il revint habillé à la hâte, donnant un aperçu d'une tenue assez curieuse.
La chose parut beaucoup amuser la fille qui, après ce petit débat, salua Yshka puis disparu, courant presque tandis que le dortoir était maintenant redevenu calme... et vide.

Misha, debout face au lit d'Yshka qui s'était assit dessus depuis un temps, finit par articuler dans un Bykovien que l'autre comprenait : "Alors, comme ça tu es du nord ?

- De Soverovie en fait.

- Ah... Soverov..."
Répéta-t-il sans avoir un apriori mais comme si tout cette conversation le lassait.

"Bon, ta Seha étant occupée, elle m'a chargé de toi.

- Ma quoi ?

- Ta Seha, et tu es son Kahos. Marraine et poulain."

Le même engourdissement de voix accompagnait ses paroles, mais malgré tout, il semblait savoir où allait son discours puisqu'il enchaîna immédiatement :

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"Je suppose que tu dois choisir tes options ?

- Oui, et ils ont aussi dit qu'on avait deux jours pour découvrir l'établissement."


L'autre eu un sourire : "Ah, t'en à plus qu'un, celui d'hier comptait si tu ne savais pas."

Yshka ne répondit pas, il attendit que Misha reprenne : "Voilà le programme, je t’emmène aux lieux clés du Louksa, là ou tu risques de devoir te rendre le plus souvent afin que tu y découvres comment ça tourne, et comme ça, t'aura l'essentiel. Pour le reste, tu as une carte. Ensuite, on ira pour choisir tes options. Ça te va ?"

Yskha n'avait même pas encore formulé sa réponse que l'autre fit volte face lançant : "Parfait, aller, habilles-toi, on y va !"

Et tandis qu'ils marchaient vers le premier lieux, Misha donna quelques explications :
"La vie ici est assez simple : elle est divisée entre les heures de cours et les heures d'options. En gros, les heures de cours, c'est ce que tu as toujours connu, les heures d'options, ça vise à toutes les activités d'entretiens ou de vie du Louksa. Tu en choisit une par an, qui doit être différente à chaque fois de sorte à ce que tu fasses le tour de toutes les options. Il n'y a que quelques exceptions dont je te parlerais quand tu seras (ou si tu es) concerné.
Ces deux types d’activités occupent chacune à peu près la moitié de la journée, et elle alterne d'un jour un autre, par exemple, tu auras cour le matin et options l'après-midi un jour et le lendemain, ce sera l'inverse.
Avant de grommeler contre ce système, sache que tout est noté, autrement dit, si tu foires les cours classiques, tu peux te rattraper avec les cours d'options et inversement. Oh, et si tu penses que ne rien foutre dans l'un des deux parcours te permettra quand même d'avoir ton année via d'excellents résultats dans l'autre, tu te plantes. A la fin de l'année, les profs et le consul détermine qui passe ou non selon les résultats ET l'investissement en cour.
Crois, moi, pour connaître des gens dans ce cas, redoubler, ça fait vraiment bizarre et c'est pas toujours drôle.

- C'est grave ?

- Non, mais si tu fais trop le con, ça peu amener à te refuser l'octroi de la citoyenneté à la sortie des études. Et là par contre, tu es dans la merde parce que tu n'as quasiment aucun droit... Et généralement, ceux qui en arrivent là il n'ont qu'une porte de sortie : l'armée."


Lorsqu'il finit de parler, ils venaient d'entrer dans un couloir très bruyant et remplit de monde. Désignant successivement les salles, il décrivit rapidement le fonctionnement d'un bâtiment :
"Ici, on à une administration, c'est elle qui trie, envoi et reçoit tout les documents. Et son job principale, c'est d'avoir la performance des meilleurs, autrement dit, ils doivent traiter une affaire vite et bien, par exemple, ta carte de cantine, normalement, tu l'auras 24 heures après avoir choisit ton option. S'ils sont en retard, ils risquent de se faire taper sur les doigts par leur responsable de section, et comme je connais l'actuel, je peux te garantir qu'ici, tout les documents arrivent à temps et qu'on a pas à attendre trois plombes." Toujours de ce ton las qui semblait le caractérisé, Misha ajouta un léger sourire en coin à sa dernière remarque.

"Ensuite, on a bien évidemment le Q.G des services techniques, de la logistique, la cafétéria, que tu vas visiter souvent je pense, une infirmerie...
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"Géré par des gamins ?!"
Interrompis Yshka inquiet.

"Non, a ce propos, pour cette option, les gens sont sous supervision d'adultes, on a également une grande infirmerie centrale dans le Louksa occupée par des adultes uniquement et pour les cas les plus graves, on évacue à l'Hôpital de Setan." Se taisant a la fin de signaler à Yshka qu'il n'aimait pas être interrompu, il reprit quand celui-ci arbora une petite mine de regret.

"Vient ensuite la bibliothèque dont les étudiants en charge on pour mission de connaître et indiquer la position de chaque bouquin. Généralement, ils ont des ordinateurs pour les aider."

Entendant un soupir amusé d'Yshka, Misha s'arrêta pour lui faire face : "Aucune affectation n'est plus mauvaise qu'une autre ici; pour reprendre l'exemple des bibliothécaires, un type à oublier de signaler qu'il était absent un jour, personne n'a pu le remplacer, et la plupart des élèves ont perdu deux heures en recherches en pleine période de préparation d'examens. Je te jure qu'eux ils n'avaient pas du tout envie de rire.

- Que... Qu'est-il arrivé à l'étudiant en cause ?

- Un sérieux sermon et sa note s'est vu fortement amputée. Sans compter bien sur le fait que tout le bâtiment lui en à voulu un bon moment, surtout ceux qui ont plantés leurs examens."


Impressionné malgré cet air toujours éteint de son guide, Yshka recula d'un pas, puis, voyant de nouveau un membre en uniforme gris passer, il relança :
"A propos, qu'est-ce exactement que la "Praticta" ?"

Misha se redressa, portant un œil dans la direction attirant ceux d'Yshka avant de reprendre son ton serein : "C'est la protection, à la fois les pompiers et les flics. Si tu vois ces gars là se pointer, c'est ou tout bon ou tout mauvais. Ils s'assurent que tout tourne normalement et luttent contre le racket, les vols et autre problèmes de cour de récré, cela dit, si tu vois leurs copains en armures noire se pointer, là, c'est qu'ils risque d'y avoir de la sérieuse castagne.
Ça arrive généralement quand une manif ne suit pas le trajet annoncé ou qu'elle s'échauffe l'esprit, voir, quand il y a des émeutes ou des révoltes, comme ça à été le cas il n'y a pas si longtemps avec la révolte des Alekans.

- Des Alekans se sont révoltés ?

- Non, c'est plutôt le Louksa qui voulait leurs laisser un... disons "souvenir" sauf que bien sur, en face, les gars de la Protection n'ont pas laisser faire, alors du coup, tout le monde à cogné et ce qui devait être un "règlement de compte", s'est transformé en mêlée générale."


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Il y eu un silence.

"Tu y as participé ?" Demanda finalement Yshka.
Misha le regarda, et, curieusement, il sembla abandonner un temps son air fatigué et las pour laisser place à un sourire amusé : "Va savoir..."

Rompant alors la surprise qui semblait avoir coupé le souffle au nouveau, Misha se repris son comportement habituel avant de dire d'un ton et d'un air las : "Bon, allez, j'ai encore quelques trucs à de montrer d'ici midi, on va commencer par la piscine.

- Vous avez une piscine ?!" S'étonna Yshka avec enthousiasme.

- Non, plusieurs." Répondit l'autre en soupirant à la question en continuant droit devant lui.
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YSHKA : Premières rencontres...


Les piscines, puisque deux de part et d'autres d'un pasage central; était au rez-de chaussé d'un bâtiment voisin dans le bloc. Elles bénéficiaient d'une lumière naturelle via une grande baie vitrée sur la droite donnant sur le jardin central.
Plusieurs dizaines de personnes s'y trouvaient, mais Yshka porta plutôt attention au nageurs, notemment ceux qui pratiquaient le crawl et manquèrent de l'éclabousser.
Reculant de quelques pas, il sentit Misha venir lentement se mettre à sa hauteur pour décrire machinalement :

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"Nous avons deux bassins de 50 mètres avec un fond en pente qui atteint les 2 m 10 en son bout."

Yshka le regarda ne comprenant pas bien l'utilité de la précision : "Et ?

- Etant donné qu'il s'agit des lieux ou tu vas notamment passer tes exercices physique, cela peut t'être utile."
Répondit l'autre de son ton monocorde inchangé.

A cet instant, Yshka, sentant quelque choses glisser le long de ses jambes, émit un petit crit.

"Qu'est-ce que ?" Lâcha-t-il immédiatement en se retournant, regardant vers le sol, cherchant la cause de cette sensation.
Là, il arrêta son regard sur un chien qui se dirigeait droit vers un maître en peignoir souriant et l'appelant.
Yshka arbora un air surpris : "Est-ce que... ?" Commença-t-il à demi voix sans quitter la scène des yeux.

"Oui, les animaux de compagnie sont admis, c'est une mesure qui à été initié l'année dernière et accepter par le Sénat et le consul, cela permet de diminuer le sentiment d'éloignement de chez soit qu'on peu ressentir. Notamment chez les jeunes paraît-il."

Se retournant pour s'apprêter à poser la suite de sa question, cette fois, le regard du garçon fut attiré par un personnage dans le jardin. En s' approchant pour aller à la vitre, il s'y arrêta et colla son nez dessus.
Misha le rejoignit calmement, presque en traînant des pieds.
"C'est bien ce que je crois ?" Demanda le nouveau avec des étoiles pleins les yeux.
"Va lui demander."
Yshka le regarda comme s'il lui demandait quelque chose d'impossible.

"Écoute petit, ici, tu risques de croiser pas mal de monde, et comme tu n'auras pas masse d'échange avec les profs en dehors des cours, personnellement, je te conseille à ne pas hésiter pour engager la conversation, de toute manière, il va pas te manger. Et puis, il faut bien que tu apprennes l'héllène.
Bonjour se dit "Geià"."


Yshka regarda de nouveau, il est vrai qu'il avait l'air petit.

Prenant son courage à deux mains, il sortit dans le jardin. Le Soleil de Cérulée était agréable, la température était chaude, mais supportable.
S'approchant, il s'arrêta à quelques mêtres et toussota. Le garçon tourna la tête, intrigué et, s'arrêtant un temps sur Yshka qui était devenu muet, il porta vite son regard sur celui qui suivait :
"Ah ! Misha, comment vas-tu ?!" Lança-t-il dans un hellène qu'Yshka ne comprenait pas mais dont il arrivait à décortiquer les différents mots du fait de la nécessité d'articulation que requérait la langue pour un locuteur.

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"Très bien, et toi donc, je voit que tu as sortit le baron.

- Ah, certes, mais dit moi, si tu me présentais ton Kahos ?

- Oh, il ne l'est pas, c'est Lilia qui l'a ramassé.

- Tu es toujours d'une amabilité déconcertante.

- Navré, elle m'a tiré du lit pour m'occuper du maternel.

- Bon arrête, quelle langue parle-t-il ?"
Demanda le personnage en faisant bifurquer régulièrement son regard vers Yshka, écrasé par la timidité.

"Ah." Soupira Misha qui s'attendait à la réaction : "Soverov.

- Non, c'est vrai ?!"
Dit-il alors dans la langue correspondante avec enthousiasme.

Yshka afficha un air surprit tandis que l'autre, très décontracté, poursuivit dans un Soverov avec des erreurs mais en grande part compréhensible : "Je suis Artémon, comment t'appels tu ?"

Une fois les présentations faîtes et se sentant plus à l'aise du fait que le personnage le comprenne dans sa langue natale, Yshka poursuivit : "Pardon, mais j'ai vu que tu avais...

- Le baron."
sourit l'autre, devinant ses intentions.

"Le baron ?" Grimaça Yshka d'incompréhension.

"Oui, c'est son nom." Compléta alors Artémon tandis que, majestueusement, presque théâtralement, un hibou arriva, Soleil dans le dos, ailes déployées au maximum pour ralentir avant de faire quelques petits battements pour faire quasiment du vol stationnaire avant de se poser sur le gant de son maître.

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"Ces temps-ci, mes horaires se passe assez tard, le moment auquel je pourrai le sortir étant après l'extinction des feux, je suis bien obligé de le laisser voler dès que j'ai du temps libre." Dit-il en caressant avec un doigt de son autre main le cou de l'animal.

"Je..." S'approcha Yshka timidement. "Je peux ?"
Demanda-t-il, voulant toucher la bête.

"Il faut le lui demander". Sourit malicieusement Artémon avant de tendre doucement son bras vers Yshka, émerveillé. Le rapace le fixa de ses yeux ronds, Yshka fit de même, approchant doucement sa main, de sorte à ce que l'oiseau l'ait dans son champs de vision.
L'échange dura plusieurs minutes, Yshka allant très lentement jusqu'à ce que l'oiseau, lassé, tourne la tête, ne se souciant même plus de la main qui put le toucher, et le caresser.

Yshka eut un soupir d'émotion : "Oh... génial."

Artémon regarda tout cela silencieusement, souriant finalement au moment du dénouement.
"Alors dit-moi, d'où viens-tu ?

- De Soverovie..."
soupira Misha à sa place, fatigué d'entendre pour la deuxième fois la même chose.

Le regardant avec surprise et inconvenance, Yshka fut accompagné par un soupir et des yeux reprocheurs de la part d'Artémon qui ajouta : "Si tu allais regarder les demoiselles faire quelques brasses, je suis sur qu'Yshka saura te retrouver quand nous aurons finit."
Levant les yeux aux ciel, Misha décroisa les bras et fit volte face en s'éloignant.

Une fois l'élément perturbateur éloigné, Artémon se reconcentra dans la conversation :
"En fait, je demandait la ville.

- De Kurskaw, enfin, quand elle en était encore la capitale...

- Oui, il faut dire que l'affaire à fait beaucoup de bruit ici, et pour être honnête, si je n'ai rien contre vous, d'autres ne sont pas du même avis."


Yshka fronça les sourcils : "C'est à dire ?

- Eh bien, les premiers soverov qu'on à accueillit ont été les Inuits exilés, qui n'ont pas donné une bonne image de.... enfin de vous quoi.

- Oh... ça. Mais, je n'y suit pour rien.

- Je m'en doute bien, mais on trouve des cons partout, et je dois dire que dans notre bloc, on est plutôt servit."
Répondit Artémon.

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Il y eu un silence qu'Yshka rompit rapidement : "Et toi, d'où viens-tu ?

- Oh, de la préfecture de Pline."
Sourit-il et ajouta précipitamment, comme s'il souhaitait s'écarter du sujet : "Quand es-tu arrivé ?

- Hier, et je sais, je dois choisir une option, on m'a expliqué.

- Tant mieux, surtout, prend un truc qui te plaît, et ne suit pas l'avis des autres selon lesquels tu es plus adapté à tel truc ou tel truc.

- D'accord... Et, à ce propos... quelle est la tienne ?

- Je suis aux transports, je conduits des métros.

- Des... des métros ?"
Répéta avec étonnement Yshka.

"Bien sur, vu la taille du Louksa, c'est on ne peut plus nécessaire."

Yshka n'en revenait pas, il n'avait encore aucune idée ou embryon d'idée concernant l'option qu'il choisirait, et pourtant, le jour commençait déjà à baisser.

"Tu ferais bien d'y aller." Sourit Artémon.

Yshka approuva et se retira pour rejoindre Misha qui allait certainement l'emmener choisir malgré tout cette fichue option qui au final... n'avait rien d'optionnel.
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YSHKA : De surprises en surprises...


En arrivant devant l'administration locale, ils tombèrent sur un personnage a peu près majeur qui semblait se battre avec plusieurs piles de papiers.
L'atmosphère était très calme, les choses semblaient ordonnées, organisées à souhait.
Lorsqu'il les vit, le secrétaire demanda : "C'est pour quoi ?

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- Choix d'une option, pour un certain Yshka."
Répondit Misha.

Le secrétaire chercha d'une main et demanda presque tout de suite : "Tcharniekov ?"

Yshka acquiesça en reconnaissant son nom. Le secrétaire, pour toute réponse, se replongea dans ses tris en lâchant à la volée : "Le commandant local de la Praticta voudrait vous voir."

Bien qu'étonné, Misha l'emmena directement au QG locale de la Praticta.

"Y'a deux possibilités : soit t'a fait de la merde précédemment et ils vont te savonner histoire de te dissuader de faire la même chose ici, soit ton dossier leurs plaît et ils vont te proposer de bosser avec eux."

Yshka ne répondit pas mais dégluti un peu bruyamment, légèrement inquiet.
En entrant dans la vaste zone, il découvrit l'équivalent d'une ruche : le bruit des claviers,surmontés d'un un brouhaha remplissait l'espace. Des personnes déposant plaintes ou mêmes des agents affairés à quelques dossiers semblant travailler fiévreusement.

Une factionnaire penché sur une feuille qu'il remplissait était à l’accueil.

Tandis que Misha lui expliquait la raison de la présence, le factionnaire leva les yeux sur lui, regarda celui qui le suivait puis désigna d'un mouvement de tête une porte tout au fond du couloir.
Une fois certain que les arrivants savaient où aller, il retourna à son occupation.
Le cheminement jusqu'à la porte fut interrompu par une multitude de personne qui coupèrent la route au duo, pressé et empressé, répondant et rapportant. Yshka se dit qu'en soit, cela ne différait guère des commissariats de son pays... quand il existait encore.

Ils finirent par atteindre la porte et, après avoir toqué, entrèrent, Misha en tête.
Le soverov reconnu immédiatement celle qui était occupée derrière le bureau : elle l'avait accueillie à son arrivé. En y portant plus attention, il remarqua que son uniforme était dans les faits différents de ceux des autres.

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"Lilie, tu peux me dire à quoi ça rime ?" Entama Misha de son ton lassé.
La fille en uniforme releva la tête au moment même ou un autre personnage, lui aussi en uniforme, entrait, passait en s'excusant et rejoignait visiblement sa supérieure pour lui déposer un rapport.
Tout en lui indiquant les différents points d’intérêts, il ne lâcha pas des yeux les deux arrivants.

"Ce sera bon lieutenant, je m'occupe du reste." Dit-elle simplement pour lui signaler qu'il pouvait partir.
Une fois sortie, elle croisa les mains et répondit : "Misha, si ton Kahos est là, c'est parce que nous avons analysé son dossier.

- Mon ?! Attend une seconde là, qu'est-ce que tu me chantes."
Misha avait prit, comme à chaque fois qu'il y avait un problème, une posture et un ton plus impliqué, plus réveillé, comme si on venait de le sortir d'un mode économie d'énergie.

"Il faut bien que tu t'en occupes, c'est pour ça que je te l'ai adressé ce matin, je ne parle pas sa langue, et vous avez déjà l'air de très bien vous entendre.

- Ok, alors, écoute Lilie, je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans ta petite tête, mais je n'ai fait que te rendre un service : TU l'as accueilli dans le dortoir et TU es sa référente, tu es SA Seha.

- et puis quoi encore ?! Je n'en ai ni le temps, ni l'envie. Ce n'est pas parce que je lui ait indiqué son lit que je dois m'en occuper !

- En attendant, tout le dortoir et plus encore s'est familiarisé avec ce fait. Je doute qu'ils acceptent ainsi que tu te débarrasses d'un nouveau, surtout que tu es de la praticta, c'est ton job non."


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Le visage de Lilie s'assombrit, Yshka n'avait rien compris à la conversation, mais il sentait qu'il en était au centre à voir maintenant le regard mortel qu'elle lui jetait.

"Traduit." Ordonna-t-elle à Misha, les dents serrées.

"Le conseil de recrutement à eu votre dossier entre les mains Tcharniekov; il apparait qu'au vu de vos résultats généraux, vos appréciations globales ainsi que votre impeccable livret de comportement scolaire, vous êtes un éléments sérieux, qui ne cherche pas la bagarre et qui n'a aucun soucis d'acceptation de l'autorité.
Aussi, le conseil vous propose, si vous le désirez, de rejoindre la Praticta. J'ose espérer que le cornichon à côté de vous vous en a expliquer le rôle et le fonctionnement.
Quoi qu'il en soit, l'intégrer aura deux effets. L'un positif puisque vous disposerez d'une priorité aux cafétéria, vous aurez plus de temps avant l'extinction des feux le soir et surtout, avoir inscrit dans son dossier que l'on à fait partie de la Praticta pendant sa scolarité vous assure de manière certaine un avenir : en d'autre terme, vous trouverez à coups sur un job.

D'un autre côté, vous devrez être opérationnel dès qu'appelé, y compris au milieux de vos temps de repos; vous vous devrez d'être irréprochable en service, les abus de pouvoirs étant l'une des choses les plus étroitement contrôlées. Enfin, si vous êtes radiés de la Praticta pendant vos études ici, cela sera marqué aussi dans votre dossier, et là, pour ainsi dire, vous n'aurez ni emploi, ni même la citoyenneté.
Ces conditions sont extrêmement sérieuses, et je vous recommande de ne pas vous engagez à la légère.
Néanmoins, au vu des précédents qui vous concerne, le conseil ne se fait pas trop de soucis concernant votre comportement et votre respect des règlements."


Lorsque Misha acheva la traduction, Lilie ajouta finalement en s'approchant sur nouveau : "Je vous recommande également de maitriser l'hellène dans 6 mois, après cela, non seulement la Praticta mais également le corps enseignant vous le reprochera et risque même de le sanctionner. Si vous cherchez des personnes pour vous l'enseignez, n'hésitez pas à demander aux gens que vous connaissez ou à moi-même puisque je suis..." elle regarda avec reproche Misha : "Votre Seha."

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Yshka resta silencieux, ingurgitant les informations arrivées par salves.
Finalement, Lilie se rapprocha jusqu'à être à quelques centimètres de la tête du Soverov, reprenant, traduite par Misha : "Sur un plan plus privé, pour des raisons sur lesquelles nous ne nous attarderons pas, ils se trouvent que nous sommes liés par le Kehsa, ou le liens entre, en l’occurrence, une marraine et son poulain.
Cela signifie que je vais tâcher de t'enseigner tout ce que je sais du mieux que je le pourrais, mais rien de plus, je te préviens, je déteste le travail bâclé et je peux me retrouver facilement de mauvais poil, je suis exigeante autant avec moi-même que les autres et je n'hésiterait pas une seconde à te bâcher dans l'option si tu fais du mauvais boulot. Quel que soit les liens... spéciaux que nous pourrons avoir par la procédure cité précédemment."


Yshka resta coi avant de demander très sérieusement : "Et si je le fais bien ?

- On me dit que je suis avare en excuses, c'est valable aussi pour les encouragements ou les félicitations."
Trancha-t-elle avec un regard d'une force qu'Yshka n'avait jamais vu auparavant... autant que ce soudain cynisme.

"Ce... ce sera tout ?" demanda-t-il encore très impressionné.

"Pour le moment." répondit-elle simplement. Puis, tout en retournant à son bureau, elle ajouta : "Si tu as déjà une réponse, donne là, nous n'avons pas que ça à faire."

Le nouveau resta muet, la conversation lui avait fait un choc, comme le complet retournement de caractère de celle qui lui avait souhaité la bienvenue. Il allait même jusqu'à se demander si c'était elle.
Partant sur un soufflet du la main de la commandante, les deux slaves quittèrent les lieux.
En sortant, même si Misha avait repris son air très décontracté et à moitié planant, il emmena Yshka jusqu'à une salle de détente, au milieu de nombreux autres élèves.

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"J'avoue que j'ai un doute.

- Sur quoi petit ?"
Demanda nonchalamment Misha en s'effondrant dans un fauteuil.

"Ce... Cette option.

- Mouis, c'est compréhensible.

- Quoi, c'est tout ? Un haussement d'épaules ?

- Pourquoi pas ? Après tout, c'est la plus difficile. Tu risques de te faire pas mal d'ennemis dans le dortoirs surtout si t'as à les rappeler à l'ordre, il va falloir que tu fasses tes preuves et tes propres collègues vont te tester avant de te mettre sur des coups sérieux. Donc oui, c'est compréhensible..."
Et en terminant, comme pour le narguer, il rehaussa les épaules.

"Mais... ?" Sentit Yshka qui attendait la suite.

"Mais en prenant cette option, et que tu fais le job, elle à raison sur le fait que tu assures ton avenir à 100 %." Lâcha finalement Misha.

"Quoi, avec les autres options ça n'est pas le cas ?

- Ça n'est pas pareil, on te l'a déjà expliqué : en étant de la Praticta, l'affaire est pliée, tu auras un job plus tard, après, il restera à la hauteur de tes notes."
Ricana-t-il.

Yshka restait désemparé, avoir cette certitude serait un grand soulagement pour sa famille, mais le chemin semblait ardu, et bien plus difficile que ce que Misha en disait.
"Ah, j'oubliais." rajouta celui-ci à demi voix en fermant les yeux : "C'est un honneur, j'en connais plus d'un qui tuerait pour être à ta place..."

Le choix était donc fait.

*


Les livres se posèrent lourdement sur le bureau.
C'était un amphithéâtre comme il y en avait plein dans l'établissement. Les élèves était dans les sièges "spectateurs" tandis que devant, sur une "scène" en demi-cercle se tenait le professeur, légèrement penché sur sa table, tenant encore les livres qu'il venait d'y placer.

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"Chers élèves, bienvenue dans ce cour de science politique. Il s'agit d'une matière obligatoire, aussi, je vous déconseille de le sécher, il est d'autre part noté avec un coefficient assez élevé."
Il marqua un temps tout en déballant ses affaires, sortant même une paire de lunette qu'il mit sur le nez.
"Pour les nouveaux, et parce que c'est mon petit rituel d'introduction, lever la main je vous prie."
Un temps passa et quelques mains éparses émergèrent.

"Ah, c'est déjà ça, ils vous on mieux répartis qu'à l'habitude, bien, si vous vous présentiez ? Tenez, vous mademoiselle."

Prenant quelques minutes, la demoiselle se présenta comme étant une immigrée Céjanoise, nommée Alvina, arrivée ici depuis peu.
Le ton de sa voix laissait amplement entendre les raisons. Et, sans insister, le professeur passa au second personnage.

Yshka, un peu prit au dépourvu, se leva et se présenta... dans sa langue, espérant que Misha traduirait. Ce qu'il fit.
"Y a-t-il d'autres personnes ici qui ne savent pas écrire l’hellène." Demanda-t-il sans reproche à la fin de la présentation au reste de la salle qui ne réagit pas.

"Bien, en ce cas monsieur... Tcharniekov;" s'appliqua à prononcer le professeur, "vous viendrez me voir à la fin de l'heure. Oh, et monsieur Fedansk", dit-il à l'intention de Misha. "Nous aurons besoin de vos talents de traduction."

Poursuivant ainsi le tour jusqu'à ce que tout les nouveaux se soient présentés, il prit une petite règle en bois d'une quarantaine de centimètres et arbora un sourire ravi.

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"Bien, mes chers petits, à présent que vos présentations sont faîtes, je vais, notamment pour les nouveaux, me présenter : je suis monsieur Balemnos, professeur en Science-Politique au sein de ce Louksa et je tâcherais au cour de cette année de vous faire rentrer au moins quelques petites choses utiles dans vos crânes.

D'autre part, et parce que je soupçonne que parmi vous se trouvent des montalvéens et que la dernière fois que l'un d'entre eux m'a posé une question, j'en suis resté quoi, je vais tout de suite mettre les choses au clair : Ce cour n'est pas un enseignement d'endoctrinement ou de propagande, vous n'êtes pas ici pour apprendre à respecter et obéir aveuglément à un leader suprême qui, à l'image de Florian de Klerk, serait ici son Altesse Alexandra.

A vrai dire, et pour l'avoir rencontré personnellement avec presque tout les professeurs qui enseignent ici, elle tient tout particulièrement à ce que nous faisions l'inverse : notre rôle ici est de développer votre esprit critique, de ne pas prendre au pied de la lettre les annonces des hommes et femmes en costumes qui dirigent les pays, cela incluant aussi, le nôtre.
Vous êtes la génération, avec vos congénères, qui incarnera le Caskar moderne, et comme il à été convenu que tout état moderne demandait le plus souvent et le plus directement possible son avis à la population, il faut déjà que cette dernière y comprenne quelques chose... A la politique."

Ajouta-t-il pour clarifier son propos.

"Aussi, pendant ce cour, nous n'apprendrons ni chant patriotique, ni hymne à la gloire de je ne sais quel mégalomane et nous nous intéresserons encore moins à glorifier un système politique ou un autre."
Là, éteignant les lumière, il alluma grâce à un bouton sur son bureau un vidéo-projecteur qui étala une carte du monde.

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Prenant ensuite une petite règle en bois d'une quarantaine de centimètre, il désigna différents points :
"Cette année, nous allons nous intéresser à différents pays et en particulier leurs régimes politiques : nous commencerons par le Vonalya pour nous tourner ensuite vers la Britonnie et l'Aminavie. Viendra ensuite un chapitre spéciale sur les systèmes fédéraux au sein de la Cérulée et son voisinage qui aura pour enchainement immédiate une étude du système Karmali.

Nous tâcherons de relever les différents points et fonctionnements des systèmes de chaque état sur le plan politique afin de les mettre en comparaison, tant avec d'autres systèmes qu'avec le nôtre.
J'attendrais de vous que vous releviez les forces et faiblesses de chacun d'entre eux, et l'examen final portera en grande partie sur votre capacité à discerner les différents modèles de fonctionnement politiques afin de mieux les connaître et potentiellement, de les critiquer.
Une petite précision, ici est entendu par mot "critique" la capacité à discerner avec objectivité les points positif et négatifs, le plus possible débarrassés des préjugés et jugements de valeurs par trop coutumier à nombre d'entre nous.

Pour terminer, et avant que vous ne posiez vos questions, les autres systèmes comme ceux du Vryheid ou des régimes Ventéliens et du Nouveau-Monde, seront étudiés l'année prochaine et en illustration du thème qui accompagnera le programme à savoir "la représentativité en Ventélie.

Sur ce, ouvrez votre manuel à la page 12 et commençons de-suite le travail !"


Ce professeur fascina immédiatement Yshka, il était dynamique, sec, mais captivant. Et tout au long du cour, sa capacité à le faire vivre fit passer l'heure pour quelques minutes.
A la fin, tandis que les élèves quittaient la salle pour se rendre dans le cour suivant. Il vit le professeur regarder dans sa direction, le cherchant du regard et, en l'apercevant, lui faire signe de venir.

En s'approchant avec Misha pendant qu'il marquait quelque chose sur un papier, Yshka se rendit compte à quel point il était grand, en taille, il devait aisément faire dans les deux mètres !

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"Bien, comme vous arrivez en milieu d'année et que vous ne maîtrisez pas encore notre langue, je vous dispense de contrôles écrits à l'exception de l'examen terminal. D'ici là, je vous interrogerait régulièrement à l'oral pour tester vos connaissances, Misha est autorisé à traduire.
Mais, il faut que vous appreniez le plus rapidement possible notre langue, tant à l'oral qu'à l'écrit. Au moins pour l'examen terminal... ce qui vous laisse."


Alors même que Misha finissait de traduire, Yshka connaissait déjà la réponse, avec une grande ironie hélas : "Six mois". Finit le professeur.

Laissant un temps, il ajouta : "Si vous avez besoin, n'hésitez pas à demander de l'aide à votre professeur de caskar, en plus il adore les soverovs alors...".
Il fit un petit sourire en lui tapotant l'épaule.
Là, entendant la cloche sonner, Yshka comprit qu'ils devaient partir, alors et à sa surprise, il vit Misha s'incliner respectueusement devant le professeur qui lui rendit son salut. Se rattrapant tardivement, Yshka décela un sourire amusé sur le coin de la bouche de l'enseignant qui visiblement ne lui en tenait nullement rigueur.

En sortant, tirant à moitié Misha par le bras pour ne pas être en retard, il entendit ce dernier soupirer : "Quand tu te trouves devant un adulte ici, tu t'inclines respectueusement. C'est la règle. Quand à ta sale manie de me tirer par le bras, relax ! Balemnos nous à donner un mot d'excuse.. et puis là, c'est maths et sincèrement, j'aime pas du tout le prof..."

Yshka n'en revenait pas, ou plutôt en fait... C'était la première chose de familière qu'il entendait depuis son arrivée...

*
Les gouvernements doivent satisfaire le peuple, les mauvais l'ont oublié...

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Setan, Salle du Conseil Ducal
12 Février 2037


"Bien, la question du progrès industries lourdes ayant été réglées, encore toute mes félicitations monsieur l'Officier, poursuivez ainsi..." précisa Alexandra, le poussant à incliner la tête. "... abordons à présent la situation internationale. Madame la Grande Officière ?

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- Plusieurs rapports Scenomen confirment les estimations très optimistes de Monsieur Marakes. Toutefois, je soulignerais que l'expansion rapide de la Commission laisse ses membres seuls face à de potentiels assauts concurrentiels.
Je suppose qu'il est inutile d'évoquer le cas de Filgram..."
Dit-elle avec un regard reprocheur à l'intention de Marakes.

"Les directeurs savent ce qu'ils font, je puis assurer que l'ICS est de taille à se défendre contre les Scenomen.

- Espérons que vous ayez raison monsieur Marakes, il semblerait que nous soyons favorisés par les Dieux en ce moment, il serait dommage de briser cette conjecture."
Se contenta Alexandra en tournant une des pages du dossier qu'elle avait lu en diagonale.

"Qu'en est-il de notre image ?

- Sur ce point, il semblerait que nous soyons nettement remonté en grâce, la campagne d'Aminavie et à plus forte raisons encore notre implication dans la guerre des Containers n'est plus qu'un lointain souvenir. En fait, nos détracteurs n'existes plus.

- Nous avons bonne image êtes-vous en train de me dire ?

- Je sais, ça n'était pas arrivé depuis 2033. Mais il semblerait tant bien que notre renoncement progressif à la politique des Metritis combiné aux expansions de la Commission ait servit nos intérêts.
Nous sommes même parvenus à poser le pied au Nouveau-Monde, qui était très récalcitrant à nos politiques il y a encore peu.

- Une explications ?

- Oh, les Deserans ont une conception de l'honneur qui varie selon le cour de leur Dollar, quand au Tlaloc, nous avons trouvé un compromis qui permette de les développer."
Avança Marakes.

"J'espère que vous n'avez pas oublié le contrat prioritaire passer avec vos services par le gouvernement en vue de développer le Yogodaï.

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- J'allais y venir votre Altesse;" se retourna Marakes en direction du bout de table ou siégeais Alexandra. "Nous avons peu progressé depuis les accords en raison de l'attente d'ouverture des puits, mais je puis vous informez, avant la Presse, qu'ils entreront en services dans les prochains jours, ce qui assurera une stabilité financière durable pour nos deux états.
Nous allons donc nous attaquer très prochainement à nos grands chantiers.
Reste le problème de la main d’œuvre...


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- Débrouillez-vous, les directeurs sont maîtres de leurs entreprises, c'est à eux qu'ils faut soumettre la chose.

- Oui, et justement, nous avons convenu que la taille du chantier est bien trop vaste pour compter sur une main d’œuvre exclusivement locale. De fait, nous voulions que vous requériez auprès de la couronne Yogodaise la permission de faire venir des travailleurs Scenomen pour compléter nos effectifs."


Alexandra se ré-haussa dans son siège, prenant un air songeur.
"La manœuvre risque d'être délicate, mais j'en prend bonne note et ferais part de votre requête au Paon. Autre chose ?

- Oui, toujours dans la situation internationale."
Précisa Ariane. "Nous avons reçu une lettre du temple Bithéïste de Sipar qui fait état d'établissement en Epibatie. Établissement qui serait sous le coup de politique "radicale" de la part du gouvernement.

- C'est tout ? Pas de détails ?

- Non votre Altesse, devons nous faire venir un spécialiste ?

- Inutile, demandez aux prêtres qui nous à transmis la lettre de venir. Depuis quand y a-t-il des bithéïstes ailleurs qu'au Caskar ?!

- En fait, il s'agirait d'une communauté Caskar."

Alexandra la regarda avec des yeux ronds : "En Epibatie ? Des Caskars ?

- Parfaitement."

Alexandra était perplexe, que pouvait bien faire ces Caskars là-bas ? Des Traditionalistes ? A défaut d'autres informations pour l'heure, c'était probable; mais il lui fallait plus d'informations : "Vous demanderez au prêtre de venir avec un expert de cette... communauté."

Ariane approuva respectueusement de la tête.

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Un petit silence eut lieu avant que messire Rocavos ne commence : "Ma dame, nous avons résolut avec mon Office qu'un retard, je le concède, assez conséquent avait été pris.
Nous avons toutefois la certitude de poursuivre nos progrès et je puis vous assurez que sous peu, nous transmettrons de nouveau différents rapport rendant compte de l'avancement de nos travaux.
Je mettrais toutefois un bémol sur le Gratte-Ciel commandé par la Commission à Sakina. Si nous pensons que des matériaux de seconde génération seront nécessaire, c'est en réalité un euphémisme pour dire qu'ils seront indispensables.

- Un retard à prévoir dans le projet ?

- Potentiellement, sauf si nos appels à avoir des partenaires pour l'acquisition de cette technologie venait à trouver réponse.

- J'ai bien noté votre remarque messire Rocavos, l'administration s'attaquera au problème dès qu'elle le pourra et passera, au pire, par un appel d'offre international."


L'officier salua de la tête et termina son propos : "Merci votre Altesse."

Alexandra balaya la salle du regard.

"Bien, je pense que cette séance est terminée."

Ces paroles commençait à être bien connues des membres du conseil, puisque le seul restant était messire Spiros, Colonel du Mystikos, dont le rapport débutait à ce moment. Seule Ariane demeurait dans la pièce avec eux.
Elle aida Alexandra à se lever avant de lui donner la canne orthopédique qu'on lui avait recommandé. Elles avaient commencé à ressentir quelques difficultés au retour de son grand tour du pays. Probablement la fatigue lui avait-on dit...
Toujours était-il que par précaution, il fallait limiter les apparitions de cette aide à la marche, tant pour ne pas inquiéter le peuple, que pour laisser croire aux potentiels ennemis du Grand-Duché que le Faucon était vulnérable.

Ils passèrent dans le cabinet Ducal pour poursuivre à l'abri d'éventuelles oreilles indiscrètes.
rejoignant prestement un fauteuil situé dans la pièce, Alexandra s'assit prudemment.

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"Dîtes-moi donc messire.

- Nous avons capté des échanges entre Filgram et l'Ekklesia traditionalistes.
En substance, cette entreprise pourra compter sur le soutiens du courant.
Si à première vue, cela ne pose guère de problème, il apparait clairement que les deux se servent l'un de l'autre. Filgram ne représente aucun problème ou danger. En revanche, la tendance Fondamentalistes risque de tenter de profiter de l'occasion pour accroître son pouvoir, soit sur la Commission, soit directement sur le gouvernement.
Je recommanderais d'infiltrer en son sein des éléments surs pour avoir ne serais-ce qu'un aperçu de leurs ambitions.

- Non, si nous passons par l'infiltration, cela leur enverra le mauvais signal que nous les considérons comme une menace, ce qu'ils ne sont pas tant que le peuple les approuves.

- Justement votre Altesse, on peut dire qu'ils embauchent le peuple qui les approuvent, ce qui à pour effet de ne pas laisser un vrai choix à se dernier.

- Le peuple du centre ne représente qu'un tiers de la population, ils n'arriveront pas au pouvoir par ce seul biais. Et j'ai bien l'intention de mettre en place les grandes réformes du centre sous peu, avec une partie des revenus gaziers.

- Ils emploient des techniques peut orthodoxes et se cachent, à l'image de sectes. Vous conviendrez que cela est curieux.

- Curieux, mais légal. Je souhaiterais que vos services rencontres des Fondamentalistes certifiés, vous devez bien avoir des soupçons concernant certaines personnalités sensibles à leur idéaux...

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- En effet ma dame, mais que leur dirons-nous ?

- De rédiger un ouvrage qui exposent leurs idées, tant intérieurs qu'extérieures pour le Caskar.

- Bien votre Altesse."


Le colonel s'inclina avant de se retirer. Une fois qu'il fut sortit, Ariane ajouta : "J'ai fait transmettre le discours de dame Karalovas. Cela devrait être suffisant pour ré-intéresser la presse à son sujet.

- Précisément, cette jeune fille pourrait bien me fournir une excuse valable pour le grand projet.

- Je l'espère votre Altesse, même si je crains que cela ne nous engage sur le chemin glissant de la démocratie."
Les gouvernements doivent satisfaire le peuple, les mauvais l'ont oublié...

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Louksas Setan,
30 Août 2036


Le président tapota sur le micro : "Mes Dames et Mes Sires, j'annonce la présente séance, sur le départage du débat de la peine de mort ouvert. Au cour de cette dernière, nous donnerons aux deux représentants des différents courants, à savoir dame Karalovas en faveur de l'abolition et messire Mesma en faveurs du maintiens, l'occasion de nous faire part de leur plus forts arguments défendant leur cause.
A son issue, le Sénat procédera aux votes."


Il y avait un petit brouhaha dans la salle, quelques sénateurs et sénatrices discutaient pendant que tout le monde attendait le premier participant.
Messire Mesma, montant sur l'estrade au centre de l’hémicycle entama son propos, de cette voix puissante qui faisait vibrer les foules :

"Sénateurs, Sénatrices, je suis heureux de reparaître aujourd'hui devant vous, car nous allons enfin mettre fin à ce débat qui occupe par trop nos prérogatives, et que nous ne devrions même pas avoir débattus !
Je vais avoir l'occasion de vous prouver, que tout les débats qui ont agité cette chambre au cour des derniers mois, n'avaient pas lieux d'êtres. Que toutes ses effusions de passion, n'avait pas de raisons et que surtout, l'idée de l'abolition, bien que noble, est en tout point, une erreur qu'il nous faut éviter.

Qu'est-ce que la peine de mort ? Barbarisme ? Retard ? Traditionalisme même ?
Aucunement, la peine de mort est la marque d'un état fort, d'un état qui veille sur ses concitoyens, qui les assurent que les mauvais éléments, non-réintégrables dans la société, seront mis hors d'état de nuire.
La peine de mort est ce régulateur humain qui permet à la société de s'épurer elle-même des éléments qui la terrorise, qui refusent de se plier à ses normes et qui pire que tout, les enfreints.
Que l'on ne se méprenne pas, quand j'évoque cela, j'entends ces monstres de la nature que sont les tueurs, les génocidaires et les fous dangereux.

Que l'on ne me fasse pas dire non plus que je ne crois pas en la réhabilitation ! Oui, c'est possible, oui, elle est envisageable, parce qu'en chaque être humain, j'aime à croire qu'il y a du bon. Mais il est certains êtres où cette part est si infime ou si étouffé par leur mauvais aspects, que le plus grand service que l'on puisse leur rendre, est d'abrégé leurs souffrances en ce monde qu'ils ne comprennent pas et qui de fait, ne peut pas les comprendre !

On m'avancera que l'on a beau jeu de dire que tout cela est le fruit de problème cérébraux. Et l'on me rétorquera que le milieux social joue énormément.
Oui il joue, bien sur qu'il faut le prendre en compte. Mais il ne faut pas qu'il devienne le creuset des larmes de crocodiles cherchant à avancer une innocence dans leurs actes provenant d'une quelconque "inconscience" !

Cette peine assure et représente une dissuasion supplémentaire envers quiconque tenterait de tuer un de ses semblables. Car qui prend une vie, s'expose à perdre la sienne !
Cette peine est là avant tout, pour ne pas servir au possible.
Tant que nous sommes sur les condamnés, j'ai entendu l'argument des innocents qui passent au bûcher. Je n'aurais qu'une chose à dire face à celà : sur 10 condamnés, je préférerais toujours perdre un innocent dans le lot pour éliminer 9 dangers, plutôt que d'alléger ma conscience en le sauvant alors même que cela impliquerait de relâcher les 9 autres dans la nature. Car ne nous leurrons pas, tôt ou tard, ils retournent dans la rue !

Notre devoir est d'apporter justice à nos citoyens, et quiconque perd un être cher parce qu'un tiers l'a tué à droit de voir ce criminel éliminer et le danger qu'il représente retiré de la circulation !

Ceux qui prétendent faire appel à nos "sentiments humains", à la "civilisation" ne sont que le reflet d'âmes sensibles qui ne sont pas capables d'assumer qu'il y a, partout, des extrêmes, et que ces extrêmes ne peuvent voir leur résolution, que par l'usage d'extrêmes à leurs hauteurs, sous peine de quoi, ils anéantissent tout !

Notre pays est comme un organisme, et quand un organisme à une cellule cancéreuse, on la retire, on la supprime, pour éviter qu'il ne contamine tout le corps.
Et je puis vous prédire, que l'abolition de cette peine, si une telle bêtise venait à être approuvée, marquerait le début d'un pic de criminalité jamais atteint dans notre pays !"


Des applaudissements retentirent, Mesma se retira pendant que le président appelait la sénatrice Karalovas.

"Il est fort, j'ai un peu le trac." Dit-elle à Yshka qui finissait d'ajuster sa tenue.

"Ne t'inquiète pas, tu vas être à la hauteur, et n'oublie pas, tu es arrivée jusque là, il n'y a pas de raison que tu ne t'en sortes pas."

Elle eut un petit sourire, puis, poussant les roues de son fauteuil, sortis du couloir de préparation, directement derrière l'estrade pour se retrouver dessus.
Il y avait un grand silence attentif, elle n'avait qu'à parler :

"Sénateurs, Sénatrice, je suis loin d'avoir le même talents que messire Mesma pour ce qui est de l'éloquence. Je tâcherais donc d'être claire et brève.
Pour commencer, je tiens à préciser que nous ne tomberons pas dans le travers par trop facile de la critique des peines actuelles parfois bien trop cruelles et que même des gens comme messire Mesma condamnent.
Je me contenterais d'exposer pourquoi l'abolition de la peine de mort est une nécessité.

Contrairement à ce que l'on croit, le crime pur et simple sans raison, est extrêmement rare, la plupart du temps, il à une motivation, un but. Et bien souvent, c'est sous le coup de l'émotion qu'un meurtre est commis. Croyez-moi, les sérials-killers que messire Mesma sous-entend sont des gens méthodiques, et qui savent dissimulés leurs traces, ceux là ne constitue pas la majorité des condamnés, bien au contraire.
Ce serait relégués l'homme au rang de machine que de lui refuser la moindre émotion, de ne pas reconnaître qu'il peut y avoir des gens qui perdent le contrôle sous le coup d'une rage ou d'une haine féroce.
Allez-vous les qualifier de déviant ? De fous ?

Vous me direz que la plupart on des précédents criminels. Je ne le nierais pas, mais j'ai un sérieux doute quand à la croyance en la réhabilitation humaine de ceux qui défende cette peine malgré leurs affirmations.
Car, tant qu'à faire, nous avons bien sciemment, et pour de futiles intérêts, dédouaner nos soldats de cela. Et en temps de guerre, meurtres, viols et autres atrocités s’enchaînent. Et personne ne viendra les juger simplement parce que l'argument bien connu de "c'était la guerre" les protègent. Ni eux ni ceux qui leurs ont donné des ordres, tant qu'ils sont dans le camps des vainqueurs.
Soyons logique ! si nous maintenons en vie les génocidaires de masses de notre pays, pourquoi ne ferais-t-on de même avec des gens intégré à notre système et qui on perdu le contrôle, dérapé ?

La plupart du temps, les gens avec un passé criminels traîne avec des gens similaires. Est-il bien utile d'enfoncer le clou en leur supprimant la vie ?
Ne serait-il pas plus intelligent de les ramener dans le giron de la société pour essayer d'en faire d’honnête gens ? De sorte à ce que ces "dangers" soit retourne dans le rang de la société pour y faire le bien, soit prenne le temps de réfléchir à leurs actes ?
Ils sont comme les autres des êtres humains, ils ont une mère, des proches.
Perpétuer la souffrance ? La multiplié ? C'est donc cela notre système judiciaire ?
Non pardi me direz-vous ! C'est justice, mais quelle justice sinon celle de la vengeance ?
Mesure de dissuasion ? Laissez-moi rire : le principe du crime est de croire que l'on ne sera pas prit, c'est son essence même.
Non, la peine de mort ne fait que perpétuer le cycle de la souffrance, quand en fin de compte, nous pourrions être beaucoup moins cruels et tout aussi efficace.
Messire Mesma veut éradiquer les criminels de la terre ? Je lui souhaite bonne chance.

A mon humble avis, il est plus efficace de pointer du doigt, de laisser vivre, et de laisser la société juger, car croyez-moi, il n'y a rien de pire que le jugement de ses pairs. Laissez vivre pour payer au cour de toute sa vie la vie qu'il aura anéantie. Détruire une vie sans la supprimer peut-être tout aussi efficace si vous voulez la vengeance.
Alimentation du crime ? Pas forcément, nous sommes suffisamment intelligents pour bâtir un empire commercial qui satisfasse tout ses partenaires. Ne me dîtes pas que nous serions incapable de proposer des voies de sortis au criminels pour leur donner la chance de réintégrer la société, tout en conservant leur fardeau, même après être sortis de prison.

Enfin, face à l'argument des terroristes et des multi-récidivistes, que l'on ne me fatigues plus : nous savons tous qu'il y a, dans le grand Nord, près des Terres Bykovienne, une prison pour ces cas et la couronne ne nous à pas attendu pour y placer certains de ces oiseaux rares.

Oui, abolissons la peine de mort, rendons ces criminels utile à la société, faisons les travailler pour son bien en purgeant leurs peines, puis donnons leur une chance en sortant, sachant qu'ils garderont le jugement de leurs pairs et qu'ils leurs faudra faire leurs preuves, regagner la confiance et dans le pire des cas, nous pourront les employer là ou personne ne veut travailler, et je pense qu'ils paieront leurs crimes, tout en devenant utile à cette société qui nous est si chère.
Et si j'adopte le point de vue des défenseurs de cette peine : réfléchissez, préférez-vous permettre à ses monstres de prendre la tangente, la voix facile de la mort tandis que cela ne rendra pas ceux qu'ils auront tués ?
Plutôt que d'envoyer au pif quelqu'un derrière le rideau de la mort, gardons-le dans un purgatoire amplement mérité, que nous contrôlons, et dont il pourra être sortis en cas d'erreur de la part d'un système judiciaire qui, lui aussi, reste humain et donc faillible..."


A l'issue de cette séance, pour la première fois dans l'histoire de l'assemblée, une égalité parfaite est ressortie, suite à quoi, la présidence à décider de transférer l'affaire directement à l'Office de la Justice qui l'a fait remonter jusqu'au Cabinet Ducal.
Les gouvernements doivent satisfaire le peuple, les mauvais l'ont oublié...

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