La Vérité en Rostovie

C47, C48, C49, C50
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Vladimir Ivanov
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Re: La Vérité en Rostovie

Message par Vladimir Ivanov » ven. janv. 22, 2016 10:12 am

LES VISAGES DE LA SOCIÉTÉ ROSTOVE (2)
UNE SOCIÉTÉ TOUJOURS PRISE EN ÉTAU ENTRE LES VIEILLES CITES INDUSTRIELLES ET LES NOUVELLES COMMUNES RURALES (OBSCHINY) DU MIR
[HRP : ce pourquoi j'aime l'URSS, y compris celle de 1953 à 1985]
Musique : vive la RDA !
[+] Photographies en Rostovie
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Des parents rostovs à Tulariazan lisent avec attention et émotion la lettre de leur fils, soldat expérimenté membre des RVS - Révoliutsionnyié Voorujionnyié Cily ("forces armées révolutionnaires", corps d'armée de front, militaires professionnels)

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Ces deux mères rostoves s'efforcent de rompre par la musique, la monotone "grisaille" que diffusent les vieux appartements communautaires de Novgorod.

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Ces deux babuchkas le font à leur manière ! (appartement communautaire à Novgorod)

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Des jeunes dans une obschina.

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Trois vétérans des guerres rostoves de la fin du siècle dernier, dans un parc d'Ivanovgrad.

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En Rostovie, la fidélité en amour n'est pas seulement un devoir : c'est un gage de bonheur et de respect pour toute la société (un vieux couple rostov à Kirovgrad).

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Une grande section de maternelle dans une obschina rostove.

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Un travailleur en pause près d'une exploitation minière, Kraï de Krasnoïarsk.
Source photo IRL : Vladimir Rolov
Victor Hugo : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ».
Balzac : « Derrière chaque grande fortune, se cache un crime ».

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Re: La Vérité en Rostovie

Message par Vladimir Ivanov » ven. févr. 19, 2016 10:29 am

===> Kirovgrad, la deuxième plus grande ville de Rostovie, en 2029

[à ceci près que vous enlevez la moitié des voitures, et que vous transformez toutes celles qui restent en vieilles lada thaliboziennes]

Rappel de la carte
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Re: La Vérité en Rostovie

Message par Vladimir Ivanov » ven. mars 04, 2016 8:55 pm

Rappels :
_ le nouveau chef suprême de la Main Noire
_ Saraï Hekmatyarov : de l'Oustrie à la Rostovie
_ Le séparatisme karachaï

"Ce pays est le maillon faible du système mondial, il est notre porte d'entrée, et en même temps la voie qui nous mènera jusqu'à la résurrection, celle de la Main Noire pour l'éternel retour de la dynamique techno-évolutionnaire."

LE SOMMET DE KOLGOL : UNE IDEOCRATIE TRANSNATIONALE DANS L'EXPECTATIVE
SECRET
13 juillet 2029
https://www.youtube.com/watch?v=RgEx-aSKvVw

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Dans les locaux souterrains du Palais de l'assemblée populaire de la RMA du Karachaï, sous la place centrale de Kolgol, le commissaire-général de la petite république autonome avait loué une salle au désormais célèbre opposant politique Djokhar Khamatov, le laissant organiser une réunion secrète illégale en échange d'un pot de vin. Le lieu de ce sommet fut choisi avec soin : c'est ici que reposaient des documents confidentiels rapportant au sujet des bases militaires rostoves implantées sur le territoire de la République. Mais qui devait rencontrer le leader indépendantiste karachaï ? Rien de moins que l'esprit de Terienkov, cherchant à revenir à la vie...
C'est donc un bâtiment administratif de la Rostovie qui abritait, en plein jour, le terroriste le plus recherché au monde : Saraï Hekmatyarov.

Après l'URKR, après l'Angkarviek, après l’Émirat du Karancevir, après le Kraï de Krasnoïarsk, après la République ultrarévolutionnaire du Pelabviek et après le Califat du Machrek, ce sont trois hommes qui posèrent les fondations d'une septième tentative afin de rétablir une entité politique rovostraniste autonome directement affiliée à la Main Noire.
Bien que personne n'admette l'avoir "éradiquée", son statut "d'organisation criminelle dissoute" lui colle à la peau depuis la triple chute rosto-pelabsso-barebjalienne : la prise de Turra le 31 janvier 2027 (neutralisation de l'IA et de Terienkov), la prise de Sanrow deux jours plus tard (suicide du "clown sanguinaire"), et la prise de Khaznadar (chute du Califat machrekien) le 31 août 2028. Cette situation constituait paradoxalement une opportunité à saisir pour la secte afin de regrouper ses forces éparpillées à l’abri des regards et définir une nouvelle stratégie de reconquête. Comme Terienkov l'avait prédit, qu'importe quand ou comment, il reviendra toujours : le Rovostran habite la Rostovie comme un hôte chez un schizophrène.
Ce qu'ils se dirent dans ce souterrain n'était pas enregistré. Pour plus de discrétion, ils étaient seuls : aucune escorte, aucun garde, pas de conseillé. A propos de l'un des trois invités, ce devait être sa première et dernière rencontre avec les karachaïs avant la "victoire finale" dans toute l'Union. Pour la simple raison que ce convive particulier était l'incarnation de la stratégie subversive de la Main Noire au cœur de la Rostovie, autrement dit, infiltrer le pouvoir à Novgorod sans éveiller les soupçons. Quant au troisième personnage, il représentait la concrétisation prochaine de leurs projets.

Les trois individus :
_ Saraï Hekmatyarov, le Vicaire du Rovostran, ancien commandant des cévékazes et chef des opérations de la Main Noire à l'étranger sous Terienkov (directement responsable des génocides delphinien et kasovien), émir du Karancevir (Juvna-Impériak) puis chef de guerre du Machrek, responsable de l'assassinat de l'empereur raksassan Siman II.
_ Youri Aktiubinov, méconnu en Rostovie mais -secrètement-, l'ancien directeur du centre militaire et laboratoire secret (ZATO) de Yakoutsk-858 (où fut conçu le viekovirus) et actuel chef suprême de la Main Noire et du Rovostran depuis sa nomination comme "Vice-Exarque".
_ Djokhar Abdulmuslimovitch Khamatov, le représentant de la faction "ultra" (néo-azraqite) des islamo-séparatistes karachaïs

Image - Image - Image
La nouvelle triade dirigeante de la Main Noire (de gauche à droite) : Saraï Hekmatyarov, Youri Aktiubinov et Djokhar Khamatov.

Durant cette rencontre, c'est le Vice-Exarque Aktiubinov qui préside et entérine chaque stratégies à adopter selon les différentes étapes, sans toutefois quelques heurts et désaccords vites résolus par des solutions plus consensuelles.
D'abord, les trois fidèles de Terienkov rappellent les fondamentaux de leur cause commune.
L'objectif, précisément, est la constitution d'un "Exarchat" de la Main Noire au Karachaï, qui prendrait la forme d'un État souverain, c'est-à-dire d'une entité politique à la fois indépendante (au moins de facto si ce n'est de jure) et ultra-militarisée (donc capable de préserver sa liberté).
L'arme employée est le nationalisme karachaï. Elle est sensée être provisoire, conformément à la "viekisation" promise par la secte à tous les peuples du monde. Mais pareillement au cas rostov, la Main Noire a besoin d'une assise territoriale et de son cheptel bipède pour faire fructifier sa puissance brute, mener les efforts nécessaires en recherche&développement et créer un monde nouveau.
Son vecteur est le néo-azraqisme d'inspiration ikhwan (une branche particulièrement fanatique de l'islam salafiste, officiellement éteinte depuis un siècle). L'islam radical est un allié (et un instrument) incontournable de la Main Noire depuis bien longtemps. Ce sont des guerriers zélés, courageux et sans pitié, prêts à mourir pour un Dieu unique que "partagerait" la Main Noire (bien que cette entité divine ne soit pas du tout la même). Leur loyauté est garantie par l'Histoire (les relations sont restées intenses dès la fondation de l'idéocratie transnationale), les faits objectifs (soutien réel, financement, dépendance) et la haine justifiée que leur vouent les musulmans modérés.
La stratégie enfin, consiste en une ruse par la subversion intérieure jusqu'aux plus hautes élites militaro-politiques de Novgorod.

Cependant, il n'est pas question de précipiter le choses. On garde le sens des réalités : bien que la victoire soit considérée comme inévitable, le processus de retour en force de la Main Noire sur la scène internationale sera lent et sinueux. Promis par Saraï comme signal de victoire prochaine à ses homologues oustriens de l'organisation fasciste mafieuse Aigle Noir, un "cor de guerre" retentira, un phénomène suffisamment puissant pour éveiller l'organisation de son apparente torpeur. Concrètement ? Une insurrection armée islamo-nationaliste aboutissant à la séparation du Karachaï de l'Union rostove.
Pire, il ne s'agit que d'une étape parmi d'autres. Avant la date fatidique notamment, les activités de la Main Noire dans la région ne doivent laisser transparaître aucun signe qui pourrait prévenir d'un éventuel retour. En sous-traitant ses opérations via plusieurs intermédiaires, ce retour sera lent et progressif. Après cette date, une longue période de tensions et d'affrontements larvés opposera l’État infiltré et fragilisé de Novgorod avec la nouvelle entité karachaï. C'est durant cette phase que Youri Aktiubinov prévoit de subvertir le régime sarato-kiroviste de Novgorod.
Avant d'amener le Karachaï à l'indépendance, le Vice-Exarque insiste dans un premier temps sur la nécessité d'attendre patiemment l'ascension politique de certains personnages influents à Novgorod pour diviser kirovistes et saratoviens...
Cela parce que rien n'est possible sans le double consentement du NKRD (la police politique) et de l'ANR (l'armée). Et dans cette logique précise, l'ennemi n°1 à abattre n'est autre que Vladimir Arkharov, l'homme qui verrouille la société en la protégeant de toute velléité subversive. Le Vice-Exarque s'engagera donc personnellement dans cette lutte à mort. Il ralliera des personnages politiques variés pour le faire tomber : l'idée première est bien de de lui voler sa fonction, autrement dit, de prendre le contrôle du NKRD.

Une fois les saratovistes et les kirovistes divisés, une fois Arkharov neutralisé, une fois le Turriïvostok insurgé, une fois le Karachaï libéré... et une fois la Rostovie gangrenée par les agents de la Main Noire, le chélicérate n'aura plus qu'à attendre son venin nécroser le cœur de l'ours.

Malgré, là encore, une visée sur plus long terme, sont à l’étude également d'autres projets d'implantation, comme en Oustrie (pour aider l'organisation Aigle Noir) mais aussi en Alméra-ouest et centrale, en Eran, au Barebjal, au Zanyane, ainsi qu'en Juvna-Impériak.
A la fin de la réunion, lors d'une séance particulièrement mystique, un chapelet de bois appartenant à Saratova (dérobé peu avant sa mise à mort) est brûlé sous des incantations appelant au retour de Terienkov.
Juste après leur départ la nuit tombée, avec la complicité du responsable local, une bande de jeunes voyous karachaïs envahissent la salle d'accueil de la bâtisse pour inscrire en rouge-sang sur les murs : "Vers le Gazavat !" et... "Mort aux Årsted".

En définitive, de ce sommet secret à Kolgol le 13 juillet 2029, il ne ressort rien de bon pour l'avenir de la Rostovie.

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Le drapeau du futur Exarchat karachaï, basé sur l'original récupéré à cette nation par la Main Noire. Le loup, symbole d'endurance, de courage, de férocité et d'indépendance ; le rouge pour le sang versé ; le jaune pour la foi en l'avenir ; et le noir, qui représente la nuit (symbole de l'islam et par extension, des peuples sirs), mais aussi la souveraineté, et plus sournoisement, la "purification" par la Terreur.
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Re: La Vérité en Rostovie

Message par Vladimir Ivanov » lun. avr. 04, 2016 2:04 pm

LES VISAGES DE LA SOCIÉTÉ ROSTOVE (3)
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La vie dans les obschiny... marquée par la simplicité et la pauvreté. A gauche, une vieille izba et deux bénévoles pour les rangements. A droite, un orphelin comme il y en a tant en Rostovie : ses parents comptèrent parmi les dizaines de millions de victimes (morts ou blessés à vie) du régime de Terienkov.

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Une famille rostove dont les sourires, malgré la difficulté persistante de la vie quotidienne, illustrent la réussite morale du système du MiR.

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Un repas en famille à Novgorod : la babouchka présente son gâteau selon une vieille coutume rostove.

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Certes dans une moindre mesure qu'en Oustrie, il arrive également aux rostovs de se relâcher au travail dans les usines d’État ou les coopératives : sans patron tyrannique, et avec la démocratisation de l'après-Terienkov, la discipline et la dureté de la vie se sont "assouplis".

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Dans cette toute nouvelle clinique d'obschina, il est nécessaire de rappeler aux enfants qu'il ne s'agit pas d'un terrain de jeu. L'orphelinat n'aide pas pour l'éducation.

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L'ANR, l'armée rostovique, omnipotente, omniprésente. La baisse drastique des dépenses militaires n'a pas réduit sa présence et l'importance de l'aide qu'elle apporte aux populations et à la production.

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La paresse, une plaie typiquement socialiste ? Ceci expliquerait le dynamisme de la R&D et de la chimie en Rostovie, secteurs parmi les plus importants au monde.

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Un "diédouchka" jouant du Bayan, un accordéon chromatique typique en Rostovie depuis le début du XXe siècle.
Source photo IRL : Vladimir Rolov
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Re: La Vérité en Rostovie

Message par Vladimir Ivanov » mer. avr. 06, 2016 11:40 pm

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Affiche de propagande du Mouvement Impérial pour la Restauration (IDV), tsariste, favorable à la restauration de l'Empire rostov.
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Re: La Vérité en Rostovie

Message par Vladimir Ivanov » jeu. avr. 07, 2016 9:35 pm

Affiches de propagande caractéristique de l'URR...

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Re: La Vérité en Rostovie

Message par Vladimir Ivanov » ven. avr. 08, 2016 10:59 pm

Propagande en Rostovie...

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SELON LES FÉTICHISTES PHARISIENS DES LIVRES,
LA BIBLE ET LE CORAN SONT SUPÉRIEURS A DIEU.
ILS SE PRÉTENDENT HOSTILES A TOUTE FORME D'IDOLÂTRIE,
MAIS LES ÉCRITURES,
POURTANT SOUMISES A MULTIPLES INTERPRÉTATIONS POSSIBLES
SONT IDOLÂTRÉES PAR CES GENS COMME DES DIEUX INQUISITEURS RIGIDES ET BORNÉS.

LES SALAFISTES CHRÉTIENS ET MUSULMANS... A BAS !
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Re: La Vérité en Rostovie

Message par Vladimir Ivanov » sam. mai 07, 2016 8:40 pm

Affiche clandestine des opposants monarchistes de l'IDV (à Novgorod) :

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Re: La Vérité en Rostovie

Message par Vladimir Ivanov » mar. mai 10, 2016 2:50 am

A lire avant :
_ l'excellent rp de Johel en Eran sur le Khanat de Choson !
_ et les dernières nouvelles concernant la Confrérie Tian Guo en Eran !

SUR LES RUINES DE LA ROSTOVIE...
LE FUTUR KHAGANAT SIR
Nasheed : Allah'u Akbar !
Image

Nom officiel : Khaganat Syirkar
Nom courant : Khaganat Sir
Surnom : Sirkarastan ou Sirstan

Capitale : Saraï (Saraïev en rosto-zebej, Saraïevsk en rostov)
Capitales de substitution : Karaganda (centre militaire), Sangar (centre économique).
Population totale : 94 millions d'habitants (85 millions sans l'Asjanie/Asjar)
Superficie estimée : 4 500 000 km²
Religions (origine culturelle) :
_ Islam (estimation maximale) : 58% (env.55 millions)
_ Christianisme orthodoxe (estimation minimale) : 32% (env.30 millions)
_ Animisme : 3% (env.3 millions)
_ Autres : 7% (env.7 millions)

Khagan (Grand-Khan) : Saraï Hekmatyarov
Subdivisions (les "Khanats") : le nom du Khanat (et capitale) : population
_ Karakhanat (Karaganda) : 15 millions
_ Khanat Atyr (Atyrau) : 5 millions
_ Khanat Zebej (Saraï) : 20 millions
_ Khanat Palati (Semipalat) : 4 millions
_ Khanat Levnet (Sangar) : 12 millions
_ Kyzylkhanat (Tchardjou) : 3 millions
_ Khanat Sterlitam (Sterlitamak) : 7 millions
_ Khanat Asjar (Derbent) : 10 millions
_ Khanat de Koba (Koba) : 19 millions
_ Karachaïkhanat (Kolgol) : 4 millions

Alliés potentiels secrets au début du processus séparatiste :
_ Aigle Noir (Oustrie)
_ Grand Khanat de Choson (Eran et Choson)
_ divers mouvements islamistes au Barebjal et au Zanyane
_ gangs du Pelabssa
_ Triades dorées (Makara-Sud)
_ autres mafias transnationales

Soutiens diplomatiques envisageables avant et surtout après la victoire et la formation du nouvel État :
_ Raksasa
_ Endo
_ Mayong
_ Wapong

Carte (projection) :
Image
Le dossier contenant ces étranges informations (ci-dessus) était délicatement déposé sur le bureau du directeur d'un site souterrain secret de Rostovie septentrionale. Les activités clandestines de ce bunker en sous-sol n'avaient rien à voir, ni avec l'islam, ni avec la mafia, ni avec un commerce illégal mafieux en tout genre, ni avec un quelconque nationalisme, pas même avec la politique, du moins pas directement.
Ce site militaire construit sous Terienkov en 2018 était rien de plus qu'un laboratoire de recherche scientifique sur les armes chimiques, radiologiques et biologiques.
Son dirigeant n'était pas musulman. Il n'était pas un parrain de mafia. Il n'était pas un sir. En vérité, il était ni nationaliste, ni communiste, ni capitaliste. Il s'agissait d'un chercheur dévoué à la seule Raison apolitique et scientifique.
Travaillant comme à son habitude avec une extrême rigueur, laissant s'échapper aucune émotion, il jeta un œil sur le dossier en question posé par l'un de ses collaborateurs.

Le collaborateur : Donc, concernant l'Årsted ? On abandonne ?

Le directeur du labo : Oui, laissez tomber, nous ne sommes pas prêts. Nous avons besoin de temps. Mais aussi d'une projection géographique hors de Rostovie.
Avez-vous des informations concernant nos collègues oustriens ?


Le collaborateur : Non, aucune, votre éminence. Par contre, nous avons une excellente nouvelle en Eran.

Le directeur du labo : Je vous écoute.

Le collaborateur : Liang a été capturé vivant ! Malheureusement, ce n'est pas le Khanat Choson qui a pu mettre la main dessus, mais un puissant gang mafieux du PPRRB, sans doute affiliée aux Triades Dorées. Je ne sais comment ils ont procédé, mais sa vie ne repose désormais que sur un fil.

Le directeur du labo : Voilà une nouvelle intéressante. Savez-vous ce que cela signifie ?

Le collaborateur : S'il meurt la Confrérie va s'effondr...

Le directeur du labo : Non, bien-sûr que non. La Confrérie ne va pas s'effondrer. Elle va faire quelque chose de bien mieux encore : elle va muter.

Le collaborateur : -il ravale sa salive- Comme... notre pays en mars 2017 ?

Le directeur du labo : Écoutez-moi, ce que je vais vous demander est de la plus haute importance. Vous allez immédiatement donner l'ordre suivant à Saraï Hekmatyarov :
Je cite, notez !
"Le Rovostran ordonne au Vicariat (QG) des séparatistes karachaïs ... de nouer au plus vite un contact avec le dénommé Taejo Wang Chun, "Premier des Khans et Seigneurs des steppes" du Grd-Khanat de Choson. ... Ils devront tenter de former une alliance de peuples musulmans karachaïo-sirs (turco-mongols) du Makara-Sud à l'Alméra orientale, pour coordonner leurs opérations à la fois contre l'Eran et la Rostovie. ... Là où la cible du futur Kaghanat de Rostovie sera Novgorod, celle du Grd-Khanat Choson sera la Confrérie Tian Guo. ... Et à propos de cette dernière, s'il arrivait malheur à son dirigeant, il faudra que vous leur demandiez de contacter un certain Kang Samphan. ... Dites-leur qu'ils doivent faire confiance à cet homme et le laisser en vie lors de leurs éventuels raids contre Tian Guo. ... Vive le Khaganat Syirkar ! ...


Le collaborateur : Est-ce terminé ?

Le directeur du labo : Non... rajoutez à la fin :
...
Terienkov vit dans la mort !"


Le collaborateur : C'est noté votre éminence. Ne devrions pas également informer le PPRRB pour assassiner Liang ?

Le directeur du labo : Inutile. Ils feront bien ce qu'ils veulent. Qu'il meurt maintenant ou dans quelques mois n'a aucune importance. Le temps joue en notre faveur. Même s'il parvenait à s’enfuir demain, Liang mourra avant la fin de l'année 2033, je vous en donne ma parole. Et d'ici là, notre organisation se sera suffisamment développée, sinon dans le monde, dans tous les cas en Rostovie, pour constituer notre nouvelle armée et annoncer au monde notre retour.

Image
Le directeur du laboratoire souterrain de la région de Krasnoïarsk n'était autre que le successeur de Terienkov : Youri Aktiubinov, le Vice-Exarque du Rovostran et le concepteur du Khero/Viekovirus qui extermina les deux tiers de la population du Viek Koing.
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Re: La Vérité en Rostovie

Message par Vladimir Ivanov » mar. juin 14, 2016 11:51 am

Placardées dans les rues de Novgorod, le 11 mai 2030

Image
Во имя неприкосновенной частной собственности, Республика Себалдия легализует и содействует проституцию, рабство и каннибализм.
Против "четвертый порнографическую страну", Ростовия должна признать независимости Королевства Себалдии.
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Re: La Vérité en Rostovie

Message par Vladimir Ivanov » sam. juin 25, 2016 2:36 am

Placardées dans les rues de Novgorod (13 juin 2030)

Image
Victor Hugo : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ».
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Re: La Vérité en Rostovie

Message par Vladimir Ivanov » jeu. juil. 07, 2016 8:22 pm

Image

LA FEMME ROSTOVE (en 2030)
inutile de préciser que cette musique russe ne passe pas dans les radios en Rostovie (mais elle est cool quand même !)

On reproche souvent à la Rostovie d'être masculiniste, et ce jusqu'à chercher à masculiniser la femme. L'homme efféminé serait mal-perçu (pis, l'homosexualité -bien que dépénalisée- est vue comme un handicap), mais à l'inverse, la femme "garçon manqué" serait naturellement favorisée par un environnement socialiste, une société ascète, guerrière et égalitaire. Il ne serait pas question d'acheter des "barbies" aux petites filles et des camions pour les petits garçons... mais plutôt des camions pour tout le monde... et la barbie capitaliste serait tout simplement bannie des petits magasins d’État.
Mais cette caricature masque une autre réalité : les poupées pour petites filles se vendent en fait même très bien en Rostovie ! Elles sont justes très différentes des modèles étrangers... et si importées, elles sont physiquement reconfigurées en "poupées socialistes", où la vulgarité capitaliste "sexualo-commerciale" est dépassée, transfigurée en "humanité" socialiste, saine et naturelle.
Mais il est vrai que toutes les femmes rostoves travaillent, cela en plus d'effectuer leur service militaire, lequel est obligatoire pour 1 an (après leur majorité, de 21 à 22 ans). Elles travaillent physiquement dans le secteur secondaire, les coopératives agricoles, artisanales ou industrielles, après avoir appris à se battre... C'est ainsi que la force physique est valorisée comme instrument au service de la collectivité (la concurrence est alors vue comme un moyen de doper les efforts de chacun pour accroitre les capacités physiques de tous, utiles dans le travail comme dans la défense), au détriment de la beauté physique, qui doit rester "humble et discrète" puisqu'à la fois individuelle et futile, donc génératrice d'injustices, de jalousies et ressentiments.

Et pourtant les rostovs eux-même ainsi que les spécialistes étrangers de ce pays lui attribuent une âme féminine. Une femme forte, mais... féminine.
S'il est vrai qu'à l'instar des hommes, elles peuvent être d'un naturel parfois robuste (climat, militarisme égalitaire, agriculture paysanne et industrie lourde...), il va de soi que les femmes rostoves sont plus "délicates" que les hommes. Il en est ainsi en Rostovie comme dans tous les pays du monde.
De même qu'il va de soi que si la beauté n'est pas exhibée, la force ne doit pas l'être non-plus (le body-building n'existe pas : ses pratiquants, qualifiés de "Narcisses individualistes" -l'insulte suprême en Rostovie- est passible de déportation en camp de rééducation pour un minimum de 5 ans, où l'entrainement égoïste mutera en travail pénible au service des autres). La force ne doit pas être visible, seulement "utile". Aussi, à l'inverse des pays fascisants, l'exhibition de la musculature -et du corps humain en général- est extrêmement mal-vue en Rostovie, hormis dans certains défilés collectivistes, dans la propagande sportive et les statues impersonnelles.

Cela n'empêche pas les femmes de prendre soin d'elles, et le plus souvent avec discrétion. Leurs "conseils-beautés" circulants entre elles et à voix basses, de peur qu'un agent de police ne les interpelle pour "atteinte à la pudeur", "aristocratisme" ou encore "individualisme petit-bourgeois". Paradoxalement, l'esprit communal de solidarité, extrêmement présent en Rostovie notamment à travers le komsomol, favorise une certaine liberté contre les potentielles dérives du puritanisme institutionnel. Cela grâce à la complicité de groupes et aux solidarités discrètes, non-pas tellement sur des activités obscènes et interdites (la Terreur a fait le ménage, et la nature partiellement totalitaire de la société demeure), mais plutôt sur des pratiques légères, seulement "mal-vues" ou "suspectes", lesquelles se sont multipliées en Rostovie depuis la chute du Rovostran, et surtout avec le redressement économique de ces trois dernières années (produits de maquillage très basiques, musiques "capitalistes" -uniquement le son, jamais les clips- [comme cette musique d'ambiance proposée pour ce message], vêtements légers, etc... -en rappelant que ce qui est considéré comme "indécent" en Rostovie, peut être vu en pays capitaliste comme "normal", voire même carrément "pudique"/"encombrant" !!).
Et bien-entendu la Rostovie, commerçant avec des puissances capitalistes et n'ayant pas encore atteint le stade du communisme, souffre des défauts inhérents au contexte, à l'inévitable imperfection de son infrastructure économique socialiste.

En Rostovie, l'égalitarisme des sexes et l'ascétisme révolutionnaire prônés et martelés par le kirovisme peut sembler oppressif du point de vue des petits bourgeois attachés aux libertés individuelles, puisque les caprices égocentriques et pulsions instinctives, notamment chez les hommes, sont férocement inhibés, et combattus avec zèle jusqu'à leur auto-discipline voire leur culpabilisation. Fruit de ces efforts idéologiques, cet ascétisme égalitaire aura permis à la femme de s'émanciper du diktat phallocratique, il lui a donné une importance nouvelle, inédite, la libérant du schéma traditionnel de mère soumise, "celle qu'on baise, qu'on trompe et qu'on utilise" pour les tâches ménagères. La femme n'est plus un objet sexuel passif : elle est un être humain digne, éduquée, une travailleuse à l'égale de l'homme.
Et pourtant la mère est glorifiée en Rostovie... surtout celle qui enfante beaucoup, élevée au rang d'héroïne du Peuple ! Mais cette figure instrumentalisée par la propagande est aussi un être concret, une épouse, considérée comme l'égale de son mari, comme citoyenne à part entière, qui travaille et a fait son service militaire comme tout le monde. Un juste-milieu vertueux entre le vieux patriarcat bourgeois-conservateur et le "féminisme" individualiste bourgeois-bohème, deux visions des choses qui n'existent pas en Rostovie.
Certes, toutes ces mesures n'empêchent pas malgré tout la persistance -par défaut- de la supériorité du père dans la famille traditionnelle rostove, une réalité qui, à défaut d'être éradiquée, a été atténué, mesuré, moralisé, grâce à l'éducation, et au système des familles interconnectées de l'obschina, la commune. D'ailleurs au passage, le matriarcat (pratiquée au Java, un pays du Sud-Vicaskaran...) est considérée comme une "ineptie capitaliste alter-réactionnaire" voire "pré-fascisante", aussi immonde que ridicule. "La juste égalité du mieux possible, en tout et partout", tel est le slogan suprême du kirovisme.
Et... finalement... les femmes rostoves, en tant qu'entités individuelles, ne valent rien face au Peuple et à ses institutions révolutionnaires. Homme ou femme... le kirovisme choisit le Peuple, la seule force immortelle, la seule puissance libératrice, détenteur de la seule vraie dignité. Et c'est le Peuple seul, garant de l'égalité des sexes, qui rétrocède ensuite aux femmes la dignité qu'elles méritent.

Les femmes rostoves, si on devait leur donner des adjectifs qualificatifs : presque toujours souriantes mais sensibles et émotives, attentionnées, souvent humbles mais têtues, naïves mais audacieuses, affectueuses, pieuses, fortes et sportives.
Sous les coups de la Terreur révolutionnaire et du totalitarisme kirovien, l'attitude des femmes rostoves contraste sensiblement avec celle des étrangères en pays capitalistes, à commencer par leur caractère joyeux, leur aptitude à sourire naturellement et spontanément avec une étonnante aisance et durabilité. Tout comme les jeunes garçons de leur âge, les petites choses de la vie les émerveillent : la beauté de la nature, les chants, le sourire des autres... ainsi sont-elles particulièrement naïves, et -revers de la médailles- pourraient facilement se faire manipuler ou embobiner par des personnes mal-intentionnées. Si on les lâchait soudainement dans une "jungle" capitaliste, elles en seraient sans aucun doute traumatisées. Pourtant cette fragilité psychologique contraste avec leur indiscutable énergie physique. Sportives, elles sont même sensées savoir se battre !
Fortes et audacieuses, ainsi n'hésitent-elles pas à entrer elles-même en "concurrence fraternelle", y compris avec les hommes, en cherchant à les battre, parfois sur leur propre terrain (force physique !). Une concurrence saine qui est finalement bien vue : ni-commerciale, ni égoïste, le/la plus faible s'avouera vaincu en bon perdant, et le/la plus fort(e) respectera le/la vaincu, cela dans une joie partagée de la compétition saine quelle que soit son issue. Même si bien-sûr, l'esprit d'équipe prime, et primera toujours.
Il n'empêche qu'elles demeurent largement moins nombreuses que les hommes dans les sports violents, et plus nombreuses dans les activités considérées comme "féminines", telle que la danse où beaucoup excellent.
Bien qu'obtenant une certaine maturité avant les garçons, les jeunes femmes (et cela jusqu'assez tardivement) aiment particulièrement s'amuser avec leurs camarades du même âge, les embêter avec une grande affection ! D'où l'usage régulier des diminutifs pour les prénoms (Volodia ou Vova pour Vladimir, Aliocha pour Alekseï, Micha pour Mikhaïl, Sacha pour Alexandre, Katia pour Ekaterina, Macha pour Maria, Nadia pour Nadiejda, etc...). Néanmoins, et là est la particularité rostove, lorsqu'une telle relation affectueuse se noue à deux, avec un garçon, la relation sexuelle ne vient pas. Elle n'existe pas. Tout ce qui pourrait y mener est systématiquement bâillonné par les protagonistes eux-mêmes. Si la relation amoureuse est en soi autorisée, même tôt, le sexe hors mariage et hors majorité sera toujours considéré comme une abjection réactionnaire en Rostovie, notamment sous la pression des communistes kiroviens : "désenchanteur", tueur d'amour, il pourrie la relation, sème l'égoïsme capricieux, la jalousie, l'intrigue, les conflits. Viscéralement attachés au double idéal de "l'amitié épicurienne" et de "l'amour platonique", les kirovistes insistent lourdement sur l'éducation des jeunes en la matière, qui consiste étrangement "à ne pas en parler tout en démontrant sa nocivité". En rappelant au passage que le baiser sur la bouche en public est passible au minimum d'une peine de 3 ans de camp rééducation... y compris pour les mineurs, qui iront donc travailler de force aux côtés des criminels de droit commun quel que soit les supplications de leurs parents pour les en épargner devant la toute-puissante administration publique, aux fonctionnaires eux-mêmes surveillés de près par le NKRD. Tandis que, pour couronner le tout, les méthodes contraceptives n'existent pas, ce qui achève d'imposer l'ascétisme aux rares et derniers récalcitrants.

Conformément à l'enseignement de la vertu kirovienne, la Terreur (bien qu'adoucie) aidant à son tour, les femmes sont généralement humbles en tant qu'individu. Contrairement aux femmes capitalistes, parfois caractérielles voire hystériques, souvent cachotières voire hypocrites, elles refusent catégoriquement les commérages et cancans dénoncés explicitement par la philosophie kiroviste comme des "médisances capitalistes qu'il faut absolument éradiquer au nom de la lutte contre l'hypocrisie et pour la concorde populaire". Ce qui n'empêche pas certaines femmes de déroger à cette vertu, personne n'est parfait. Et lorsque ce genre de choses arrivent, la cible est bien souvent de sexe opposé : critiquer négativement une autre fille est extrêmement mal-vue, critiquer un homme par contre... disons que c'est "moins rare". Toutefois, il faut bien avouer que la philosophie prend bien grâce à la rééducation collectiviste, du komsomol miriste au service militaire : l'amour du prochain impose des devoirs, parmi lesquels l'autodiscipline et le contrôle de ses envies. Et force est de constater que les rostoves sont peu enclines à parler en mal d'une autre personne, que celle-ci soit présente ou absente ! Elles font l'effort d'aimer toutes leurs "sœurs".
La philosophie kiroviste s'attèle surtout à rappeler le caractère "capitaliste", obscène et révoltant des médisances sur le physique des autres personnes. Une jeune femme "moins jolie" que les autres ne doit surtout pas être l'objet de critiques, qu'elle soit présente ou pas. Ce n'est pas une question de politesse, ni même seulement de respect mais d'amour égalitaire : toutes doivent s'aimer entre-elles, honnêtement, et à égalité. Une égalité qui, au lieu de niveler l'intérêt dans un froid rationalisme (ultra-kirovisme, terienkovisme), pousse au contraire à "varier les préférences", à estimer, à considérer, à s'intéresser à tous nos prochains, personnellement et particulièrement. Chose difficile en effet... mais l'amour est quelque chose qui s'apprend, qui se développe dans la durée. C'est un choix volontaire, conscient et réfléchi. Il ne nous tombe pas dessus un beau matin pour repartir ensuite par une quelconque flemmardise. C'est en tout cas ce qu'enseigne le kirovisme à tous, tant aux jeunes hommes qu'aux jeunes femmes. Et puisqu'on ne peut pas "manifester son amour" concrètement à tout le monde à la fois, le kirovisme, ainsi conseillé par le saratovisme "miriste", propose de réduire les cercles géographiques : d'où le système des communes, des petites coopératives, des familles reliées et bien-sûr des organisations de jeunesse (komsomol).

En revenant à l'absence de relation sexuelle chez les jeunes... cela peut avoir des conséquences "amusantes". L'autodiscipline en matière de mœurs pousse chacun d'eux à idéaliser le sexe opposé, et en fait, surtout dans une seule direction... Souvent timides et étourdis, les garçons réalisent des poèmes pour leurs bien-aimées, qu'ils n'osent prononcer de vives voix et préfèrent envoyer discrètement par écrits. Toujours élogieux, jamais grossiers, mais parfois ridicules... les jeunes filles en rient parfois entre-elles, et dans quelques excès d'orgueil, peuvent même en profiter ! La réputation d'extrême "naïveté" imputée aux rostovs concernerait ainsi finalement plus les jeunes hommes que les jeunes femmes ! Malgré leur indiscutable humilité en famille, face aux institutions publiques et dans la vie en général, les jeunes filles rostoves se trouvent être plus sûres d'elles que les jeunes garçons au même âge dans les organisations de jeunesse (komsomols). Créant alors des relations filles-garçons étranges, mais généralement respectueuses et souvent romantiques, où les premières sont élevées en position de supériorité par les seconds ! Du moins surtout avant le mariage. Très solidaires entre-elles, de l'école au Komsomol, cela contribue plus encore à intimider leurs camarades masculins !

Plus ouvertes et sociables, les femmes rostoves sont aussi plus tolérantes que les hommes en général. Un rostov aux habitudes "capitalistes" ne sera jamais jugé ou critiqué. Les femmes rostoves le questionneront avec intérêt pour en savoir plus sur cet "être bizarroïde", mais plus d'un air fasciné que méprisant. Là où un homme pourrait l'accuser d'être "contaminé par le capitalisme" et de "contaminer les autres", et refusera de le comprendre, la femme sera plus à l'écoute, surtout si l'individu est en position de faiblesse (seul contre tous).
Condamnant l'agressivité dans les relations humaines, le kirovisme, surtout depuis la fin de l'épopée terienkoviste, a quelque peu évolué sur la question des "contaminés capitalistes". La violence doit se manifester en politique, en phase révolutionnaire, contre un système, ses élites privilégiées et défenseurs armés. En vie en société, entre citoyens, c'est la douceur à tous prix qui doit primer, et ce jusqu'à "tendre l'autre joue !". Et c'est alors qu'on aborde un autre paradoxe rosto-kiroviste : du citoyen (femme ou homme) fort, travailleur et militarisé, on défendra parallèlement le citoyen (femme ou homme) sensible, doux et toujours à l'écoute de l'autre cela avec toute l'honnêteté possible. Une combinaison ambitieuse voire utopique, qui pour le moment a plus de succès chez les femmes que chez les hommes.
Seul point à l'avantage des hommes en Rostovie d'un point de vue kiroviste : l'exercice politique et son indispensable violence révolutionnaire. Dans ce domaine, l'homme détient encore le monopole, au détriment des femmes (99% des agents du NKRD sont des hommes).

Autre caractéristique typiquement féminine en Rostovie : la croyance et surtout la pratique religieuse. Chez les chrétiens en particulier, ce sont les femmes qui croient le plus souvent en Dieu, qui prient le plus fréquemment, qui se rendent dans les lieux de culte chaque semaine. Et les femmes musulmanes ne sont pas les seules à se couvrir la tête : les mantilles sont obligatoires dans les églises, et il n'est pas rare de croiser dans la rue non-seulement des religieuses en habits (les ordinations sont nombreuses), mais aussi des femmes chrétiennes laïques voilées : c'est le cas notamment de plus de 90% des personnes âgées, et peut-être d'un tiers de toutes les autres jeunes femmes de confession chrétienne.

Pour terminer, un mot sur la santé : les rostovs sont connus comme étant des grands consommateurs de tabac et d'alcool. Si certains l'expliquent en soulignant que la cigarette aide à la concentration, tandis que l'alcool sert à se réchauffer des hivers rudes, d'autres prétendent qu'ils compensent l'austérité morale souvent extrême en matière de sexualité, laquelle est un tabou absolu. Quoiqu'il en soit, ces pratiques ne concernent pratiquement que les hommes. Il s'avère en effet que les femmes, davantage soucieuses de leur santé physique et mentale, répugnent à fumer ou à consommer de l'alcool. Il en résulte un écart terrible entre les sexes en matière d'espérance de vie : les femmes vivent en moyenne 12 ans de plus que les hommes ! D'où la grande majorité de femmes chez les retraités.

Humbles, énergiques, chaleureuses, aimantes... finalement, il n'y a qu'une seule personne que les femmes rostoves détestent viscéralement, à l'instar de tous les autres... celui qui a tué un membre de leur famille, leur père, leur mère, leur grand frère, leur cousin, leur ami, leur époux... celui qui a tué 30 millions d'entre-eux... Ivan Terienkov.
[+] photographies, la femme rostove
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Femmes-conscrits effectuant leur service militaire : pour une durée d'un an, il est obligatoire pour toutes les jeunes femmes de 21 à 22 ans. En plus du maniement des armes et des efforts physiques nécessaires au combat, on leur inculque les valeurs de la citoyenneté républicaine (patriotisme, sentiment d'appartenir à une même communauté culturelle, universalisme humaniste, respect des gens en société, respect de la nature...), ainsi que la vertu révolutionnaire communiste (abnégation dans l'humilité individuelle et l'ascétisme égalitaire).

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Jeune fille komsomol des "jeunesses miristes". Le foulard rouge rappelle la volonté politique rostove d'atteindre un jour la société communiste.

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Jeunes filles du Komsomol. Les activités physiques collectives en pleine nature ou les petits travaux manuels bénévoles en entreprise doivent permettre à chaque rostov de profiter de sa jeunesse tout en se rendant utile à la société par diverses tâches pratiques (esprit d'équipe, débrouillardise, savoir-faire, énergie physique...).

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Femmes de tout âge dans un transport en commun : comme ce collier de perles, on peut constater qu'il existe quelques dérogations en matière d'esthétique féminine.

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Une babouchka (grand-mère). L'espérance de vie des femmes est très largement supérieur à celui des hommes : 77 ans pour les premières et 64 ans pour les seconds.

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Une femme au marché de Kirovgrad !

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La femme rostove : une qualité physique de vie bien supérieure à celle des hommes (la consommation de tabac et d'alcool est quasi-exclusivement masculine).

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Une travailleuse dans l'atelier de son obschina (commune du MiR). Plutôt qu'un bonheur superficiel comme vulgaire adjonction au monde du travail, produit de l'externalisation de l'entreprise afin "de stimuler la productivité par tête", le kirovisme et le saratovisme de gauche conçoivent les choses à 180 degrés : ils cherchent inversement à défendre un travail qui soit un instrument au service de la joie de tous et pour tous. Pas l'inverse.
Victor Hugo : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ».
Balzac : « Derrière chaque grande fortune, se cache un crime ».

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Re: La Vérité en Rostovie

Message par Vladimir Ivanov » dim. nov. 27, 2016 3:29 pm

Propagande rostove lancée par le Parti Kiroviste en 2031...

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[ici, des paysans et partisans kirepiens]

EN SOUVENIR DE TOUTES NOS LUTTES COMMUNES CONTRE LE CAPITALISME, VIVE LA RECONCILIATION AVEC LE KIREP !
_____________________________________________________________________________

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SOUTIEN A LA REVOLUTION ERANENNE !
A BAS LES MAFIAS WAPONGAISES ET BOKCHOWIS !
VIVE LA CONFRÉRIE TIAN GUO !
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Re: La Vérité en Rostovie

Message par Vladimir Ivanov » mar. oct. 01, 2019 12:14 am

L'ÉTERNEL RETOUR


Novgorod, 2033
musique

Lundi, 6h00 du matin.

Le réveil d'Oleg Dniepropetrov retenti. Le commissaire général, n°1 de la Rostovie, et son épouse, se lèvent ensemble en douceur. Quelques baisers sont échangés, aussi brefs qu'attendrissant, afin d'y puiser le courage nécessaire pour la journée à venir. Et Dieu sait qu'il en aura besoin... débordé de travail, ce jour s'avérera particulièrement difficile.
Menacé à droite par les anticommunistes, menacé à gauche par les kirovistes, il avait tranché en faveur des premiers conformément à ses convictions et à son étiquette. Cette décision lui attirera les foudres des kiroviens, tandis que le ministre de la défense, Piotr Haïdarovski, le pressait d'en finir avec cette faction "paléo-bolchévique".

Prenant son habituel thé artaï, la bise à ses enfants qu'il laissait devant l'école maternelle, il se rendit à l'Assemblée Populaire Suprême.

Un débat passionné oppose alors le chef des nationalistes, Piotr Haïdarovski, et Svetozar Dzérine, le célèbre diplomate et porte-parole modéré des kiroviens. L'enjeu du débat concerne le sort de Kirov... et de tous les kiroviens. Haïdarovski voulait traduire en Justice (et plus officieusement, condamner à mort) le « plus grand criminel de l'Histoire juste après sa créature, Terienkov », et avec lui, l'ensemble des kiroviens. Arkharov préfère garder le silence, laissant ses adversaires l'emporter.
Avec le soutien de Dniepropetrov, le Viétché prend ainsi la décision de bannir et d'interdire les organisations kiroviennes, d'emprisonner leurs membres et de ramener Kirov à Novgorod pour le juger « avec la plus grande des intransigeances dues à un tyran ». Aussitôt ordonné, aussitôt accompli, l'hélicoptère qui transportait l'ancien « guide suprême » de la Rostovie se pose près de la Loubianka de Novgorod (siège de la police politique, le NKRD), où le rejoignent tous les kiroviens de l'Assemblée, dont Igor Arzamas et le kirovien-modéré Svétozar Dzérine.
Avant son départ en prison Arkharov avertit le commissaire-général : "une créature s'est éveillée : nous sommes les seuls à la connaître, et vous n'avez pas la moindre idée du danger qu'elle représente".

Fêtant la chute de leurs ennemis politiques, les députés annoncent une série de nouvelles mesures renforçant la sécurité de l’État. Partout dans le pays, le nouveau NKRD se devait de traquer et d'emprisonner tous les partisans de Kirov. Haïdarovski annonce d'ailleurs la nomination à la tête de cette police répressive l'un de ses sombres proches, méconnus du grand public, un certain... Youri Aktyubinov.
Quelques heures plus tard, lorsque lui parvient la nouvelle dans sa cellule, Svetozar Dzérine se pend. L'annonce de son suicide a un grand retentissement à l'assemblée, d'autant plus qu'il écrit avant de mourir une lettre d'adieu prophétisant un « grand malheur pour la Rostovie avec un tel individu à la tête du NKRD ».
Un débat houleux s'empare alors de l'assemblée, au sujet de cet homme. Mais qui est-il ? D'où vient-il ? Qu'a-t-il à se reprocher ? Dniepropetrov demande plus de précision sur son passé, son nom « lui disant vaguement quelque chose »... trouble souvenir dont la curiosité frôlait l'inquiétude. Haïdarovski lui rétorque qu'il ne s'agit que d'un agent de confiance, rationnel, efficace, intègre et anti-kirovien fidèle.

Pendant ce temps, à la Loubianka, le nouveau dirigeant du NKRD, Youri Aktiubinov, rend visite à Kirov et prononce ces quelques mots bien familiers, devant le célèbre prisonnier :
« Lorsque ma peine purificatrice sera terminée, je reviendrai, sous une forme ou sous une autre, pour que tu respectes tes engagements, que tu honores ta promesse... camarade Kirov ! Je serai le Revenant de ta mémoire, le spectre qui accomplira toujours son éternelle mission : te rappeler ton SERMENT. ».

Cherchant à convoquer le chef du NKRD pour mener l'enquête, Dniepropetrov est soudainement interrompu par Haïdarovski, le suspectant de faire le jeu des kiroviens. Avec un appui inattendu du Viétché, il l'ordonne de démissionner. Applaudi par l'ensemble des autres députés qui accusent le Commissaire-Général de « complicité kiroviste », Dniepropetrov est destitué de son poste et banni de l'Assemblée. Résigné, le dirigeant déchu se persuade lui-même qu'il a fait son temps, que l'heure était venu pour lui de se retirer de la vie politique. Peut-être était-ce pour la bonne cause de la lutte anti-kirovienne ? Dniepropetrov se décide alors à rejoindre humblement sa famille le soir venu, ses enfants étant revenus à la maison avec sa chère et tendre. Sur le chemin du retour, il ne cesse de s'interroger sur ces événements. Tout cela lui semblait bien étrange.

C'est seulement lorsqu'il monte à l'étage de son appartement qu'il comprend la gravité de la situation. Il est alors inscrit sur sa porte d'entrée un message, en lettres de sang : « le Rovostran n'a pas d'ennemi, il n'a que des cobayes ».
Lorsqu'il ouvre la porte, la pire des stupeurs succède à la panique initiale. Sa femme, son fils et sa fille sont bien là : pendus par les pieds, leurs boîtes crâniennes percées. Le sang s’écoule encore de chacune d'elles.
Effondré, il se laisse sans résistance déporter en asile psychiatrique. C'est ainsi que s'achève la vie politique de l'ex-dirigeant chrétien rostov Dniepropetrov.

Dans tout le pays, les kiroviens sont mis en détention. Les familles des députés chrétiens sont à leur tour prisent en otage pour mieux neutraliser cette faction. D'autres sont pourchassées, certaines massacrées pour l'exemple. A l’initiative du tentaculaire NKRD d'Aktyubinov, le haut-commandement militaire avait été discrètement purgé : une nouvelle armée issue des anciens cévékazes (forces spéciales ayant participé à toutes les grandes opérations de la Main Noire) venait de remplacer l'ancienne, saratoviste, dont les partisans ont été rétrogradé puis arrêté sous prétexte de « kirovisme ». Anciens généraux, leaders saratoviens ou kiroviens locaux et chefs religieux sont condamnés à mort par lot de cent ou de mille dans tout le pays. Leurs familles sont généralement déportées dans les camps de la mort du complexe militaro-industriel, qui se remplissent à nouveau. La ZATO de Turra est remise en service. Haïdarovski lui-même, vulgaire outil désormais dépassé par la surenchère idéologique, passe de bourreau à victime : condamné par la nouvelle justice "ultra-révolutionnaire" (une référence idéologique au Viek Koing), il est exécuté le soir-même avec l'ensemble de ses proches.

Le directeur du NKRD, et désormais véritable maître de la Rostovie, le biologiste Youri Aktiubinov, concepteur de l'agent pathogène à l'origine de l'anéantissement du peuple viek et successeur désigné d'Ivan Terienkov au sein de la secte du Rovostran, nomme le terroriste Saraïev, l'assassin du dirigeant raksas Siman II, au poste de général en chef des forces armées rostoves.

Le drapeau de la Main Noire flotte à nouveau au-dessus du Kremlin de Novgorod. Dans un étrange discours radiodiffusé, on déclare Terienkov, par-delà la mort, « guide éternel de la Rostovie et du Karmalistan ».

Terrorisé, sa famille massacrée, lui-même captif des sectaires fanatiques de la Main Noire ressuscitée, désormais à la tête d'une superpuissance nucléaire, pays le plus puissant de l'Histoire, il était trop tard pour Dniepropetrov.
Il était trop tard pour la Rostovie. Il était trop tard pour l'Humanité.

Un réveil sonne... à nouveau. Malgré l'effroi qui transparaît du visage blanc-violet d'Oleg, son épouse lui offre un superbe sourire avant de lui déposer un tendre baiser sur le front pour le consoler. « Je suis là, tout est fini, ne craint rien ». L'apaisement est relatif, il tremblait encore.

Nous sommes Lundi, et il est 6h00 du matin.

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Victor Hugo : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ».
Balzac : « Derrière chaque grande fortune, se cache un crime ».

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