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Sébaldie
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Re: PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionale

Message par Sébaldie » lun. janv. 22, 2018 3:49 pm

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      4 mars 2035

      La nouvelle loi anti-esclavagiste du Montalvo rate sciemment son but


      Officialisée tout récemment, la loi montalvéenne sur la taxe douanière anti-esclavagiste met en exergue la difficulté d’une définition légale de l’esclavagisme. Celle donnée par le législateur montalvéen est dangereusement extensible, pour concerner tous ceux qui sont privés au moins en partie de leurs droits civiques travaillant sans rémunération. Cela peut même concerner les pays sans salaire minimal, qui peuvent être rémunérés à un niveau dérisoire par rapport au revenu médian. Manquant de clarté, la nouvelle loi manque aussi de sincérité puisque la Gazetta dell’Uso précise que la mesure ne s’appliquera « évidemment » pas à l’Union Panocéanique. « L’évidence » d’un pays chrétien à lutter contre l’esclavage se confronte donc à une autre « évidence », celle ne se pas froisser ses relations avec l’UPO. En effet, deux Etats de l’organisation au moins seraient concernés par cette nouvelle législation si elle était pleinement sincère : le régime de l’apartheid alekan applique la discrimination salariale des individus de peau noire par rapport à ceux de peau blanche et la Confédération de Mahajanubia applique la servitude pour dettes aux individus ne pouvant honorer leurs créanciers. Par ailleurs, la République du Vryheid pourrait bien aussi être concernée par cette législation si une discrimination civique et salariale, inverse à celle de l’Aleka, à l’égard des personnes blanches cette fois-ci, se voyait appliquée.

      Les « lois anti-esclavagistes » sont un terrain savonneux pour le législateur. Seule une minorité d’Etats concernés par le texte sera donc réellement visée : la Ligue Amarantine et l’Empire Luciférien ont de manière très ostensible motivé sa rédaction. Cela pourrait également concerner tous les régimes islamistes, qui appliquent le suffrage masculin et qui maintiennent une inégalité salariale entre les deux sexes, quand ils n’interdisent tout simplement l’accès des femmes au travail. Si le Montalvo est encore un Etat de droit, la nouvelle loi devrait être retoquée par n’importe quelle cour constitutionnelle en raison de toutes les exceptions qu’elle admet. Sinon, on assisterait à une inversion des normes, où les traités bi- et multilatéraux (comme celui de libre-échange avec l’UPO) auraient plus de force que la Constitution montalvéenne. De l’aveu de nombreux législateurs amarantins, « cette loi enfonce le Montalvo dans le ridicule, dans la surenchère législative inefficace et préjudiciable ». Si la loi est validée, elle mettra donc en « évidence » la partialité du système juridictionnel montalvéen. Si elle ne l’est pas, elle affligerait un camouflet au politicien Delando, tout en sauvant l’Etat de droit de la Ligue. Reste à savoir dorénavant si les Montalvéens lambda sont plus attachés à la crédibilité de leur pays ou à celle d’un parvenu naturalisé qui s’est hissé à la tête du pouvoir provincial aliléen.
      Prospero Kraŭzol

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Message par Sébaldie » mer. janv. 24, 2018 12:55 am

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      10 mars 2035

      Face à la lire électronique montalvéenne, les monnaies locales complémentaires se digitalisent

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      « La Banque centrale montalvéenne s’inscrit dans une tentative de sabotage de la lire amarantine qui ressemble fortement à une chasse aux sorcières organisée par les fanatiques actuellement au pouvoir. Le Montalvo prétend être la vertu en faisant de l’Amarantie le vice. Pas étonnant que le comédien Vryheid, avec sa diplomatie aussi mielleuse qu’hypocrite, ait adhéré à ce projet. » résume Juzo Lamiko, l’un des fidèles porte-paroles de Lokamaranto, le principal lobby en Amarantie des monnaies locales complémentaires, ces monnaies convertibles en lires et utilisables à l’échelle d’une région pour en favoriser l’économie locale. Si l’homme se montre aussi vindicatif, c’est parce qu’il refuse l’image donnée par « les chèvres de l’orthodoxie budgétaire montalvéenne » à l’Etat mafieux que serait l’Amarantie entière. S’il est vraiment que la Ligue amarantine souffre de cette image d’Etat corrompu, Juzo Lamiko part en guerre contre les amalgames et défend les initiatives locales indépendantes de la politique du Conseil Exécutif, qu’il accuse de rester dans sa tour d’ivoire du Château de Merŝanto. Face à la promesse de transactions transparentes et sécurisées promises par le Montalvo à ses potentiels investisseurs, l’Amarantie n’entend aucunement adopter la même politique que sa voisine, et encore moins dans les conditions aussi radicales et dogmatiques.

      La résistance, aussi bien contre la passive Amarantie que contre l’extrémiste Montalvo, s’organise donc au niveau régional, à l’échelle des entités. Nombreuses d’entre elles ont aussi adopté des monnaies convertibles en lires et échangeables auprès de tous les partenaires (entreprises, services publics, associations…) qui ont signé la convention. L’initiative de ces monnaies relève bien souvent d’une volonté politique mais elle peut également à l’initiative de citoyens impliqués, comme en Spongorie, où la monnaie locale baptisée « Spondo » est née d’une pépinière d’entreprises soucieuses de montrer patte blanche face à l’image d’une entité gangrénée par les réseaux mafieux. À son lancement, en 2025, pour l’achat de 50 Spondos pour 50 lires amarantines, on recevait 5 Spondos gratuits, dans une optique de populariser l’initiative. Dix ans plus tard, la monnaie est un relatif succès, au moins en zones urbaines. Aujourd’hui, les partisans du Spondo veulent aller plus loin, en digitalisant leur monnaie, joignant ainsi l’utile à l’agréable. Chaque billet de Spondo coûte 7 centimes à son impression. Si ce coût unitaire a été drastiquement réduit par rapport à son lancement grâce aux économies d’échelle réalisées, l’association Spondo préfère investir cet argent gaspillé dans la fabrication de terminaux et systèmes informatiques adaptés. Surtout, elle voudrait désenclaver sa monnaie d'un usage de particuliers à commerçants pour privilégier des relations business to business, entre professionnels, qui restent encore réfractaires à l'idée d'échanger avec.

      Le projet peut paraître moins ambitieux que la lire électronique montalvéenne mais c’est parce qu’il répond à des objectifs différents. Les entités restent soucieuses de leur autonomie et par le biais de ces monnaies locales complémentaires à la lire, elles entendent garder une main – aussi petite soit-elle – sur la prérogative monétaire, qui a été dévolue au Conseil Exécutif depuis la création de la Ligue amarantine au XVIe siècle. Pour éviter la spéculation, ces monnaies ont une durée limitée et leur numérisation permettrait d’en améliorer la gestion, qui pouvait être ardue avec les coupures papier. Limiter dans le temps leur utilisation répond aussi à un autre objectif : éviter la thésaurisation et ainsi revenir à leur essence première, permettre l’investissement. Lokamaranto veut des « monnaies en perpétuelle mouvance », pour faire tourner sans interruption la machine productive. Pour l’heure, ces monnaies sont uniquement convertibles en lires amarantines pour justement éviter qu’elles profitent à des structures étrangères, et pour développer les relations intra-entité et intra-nationales entre fournisseurs et clients. Sans un coup de pouce de la Ligue, elles resteront toutefois un vœu pieux.
      Justeno Goldis

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Message par Sébaldie » ven. janv. 26, 2018 3:14 pm

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      17 mars 2035

      Qu’attendre du Forum Coopératif de Dytolie ?


      L’organisation n’est pas encore pleinement installée qu’elle suscite déjà des débats et des interrogations, les uns et les autres allant chacun de leur propre pronostic sur sa survie à long terme. Prenant une acceptation très large de la Dytolie, des contrées nordiques du Ragvarld aux déserts de sable hachaméniens ; et très souple dans ses institutions, les principales caractéristiques du Forum Coopératif de Dytolie sont autant considérées par des forces par ses partisans que des faiblesses par ses opposants. Les premiers affirment en effet ne pas pouvoir se contenter d’une définition stricte du continent dytolien, délimité à l’est par la chaîne montagneuse circado-kirépienne, à l’ouest par le finistère santonien, au sud par la pointe tardisienne et au nord par les bancs arctiques du Vonalya. Jonchée d’îles, la Cérulée est selon eux inévitablement dytolienne tout comme le Ragvarld, par son appartenance à la Ligue boréale. Leur marché économique prioritaire et principal reste donc la Dytolie. Les opposants, eux, rappellent que culturellement, la Dytolie est un ensemble hétérogène et que viennent s’y agréger des Etats algarbiens et marquésiens majoritairement musulmans. L’absence d’une colonne vertébrale est ainsi le principal reproche adressé au FCD. Mais cela s'inscrit aussi dans une logique de "dépolitisation", en accordant aux acteurs de la société civile, notamment les ONG, une place de choix en leur conférant la possibilité d'initier des projets.

      Par ailleurs, le Forum se veut non-coercitif. Entendre par là, qu’aucune condition ne peut s’imposer à un Etat s’il ne s’inscrit pas à un projet accrédité. Les architectes du FCD rappellent l’échec de l’Union Céruléenne telle qu’elle avait été ébauchée et reviennent l’idée d’une « union à cercles », longtemps évoquée durant l’année 2033. Si bien que le FCD est qualifié de construction amarantine par la presse montalvéenne, dont le pays a d’ores et déjà exclu toute adhésion. Si la patte de la Ligue amarantine est inévitablement présente, l’intéressée refuse toute volonté de mainmise. La capitale du Zeederland accueillera d’ailleurs le siège du FCD durant le premier triennat, une manière symbolique de lui contester toute parenté amarantine. Quand bien même, le FCD affiche sa volonté de financer des programmes trop coûteux pour être supportés par seulement un ou deux pays. Ce qui pousse l’opposition à considérer que, compte tenu des tensions encore existantes en Dytolie, le FCD se limitera au rôle de banque d’investissement pour des projets peu engageants d’ordre économico-social ou environnemental et suffisamment consensuels. Le Forum ne cache pas son ambition d’aller beaucoup plus loin cependant. Un équilibre sera par ailleurs difficile à trouver entre la Dytolie et sa périphérie. Comme pour prévoir le fait que l’essentiel des projets bénéficiera à la Dytolie au sens strict, la contribution financière des Etats périphériques est deux fois moindre. La réussite ou l’échec de cette nouvelle organisation dépendra donc largement du volontarisme de ses Etats membres mais aussi de l’absence d’interférences, dans un contexte où l’UPO tente une stratégie d’entrisme dans un certain nombre de ces organisations.
      Gedeono Kabano

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Message par Sébaldie » dim. janv. 28, 2018 10:27 pm

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      24 mars 2035

      Kargodemo, l’avenir du rick-shaw ?

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      Ils sont des milliers à parcourir les rues bondées de Janubie et de Ventélie, à la recherche de quelques passagers ou colis à transporter à la seule force de leurs bras et de leurs jambes. Face à l’avènement du tout-automobile, on pensait désuet ce mode de transport dont le terme signifie littéralement « véhicule à propulsion humaine » mais c’est précisément la congestion automobile qui l’a maintenu. Se faufilant plus facilement d’un taxi, à un tarif nettement plus bas, le rickshaw garde de beaux jours devant lui, même si les évolutions technologiques, avec l’installation d’un moteur sur ce véhicule tricycle, tendent à réduire la pénibilité du travail des conducteurs. C’est dans ce contexte que la société amarantine Kargodemo entend investir l’immense marché janubo-ventélien avec ses triporteurs électriques. De premiers contacts ont été ainsi été réalisés auprès de l’Eashatri et du Kaiyuan, pour moderniser la flotte des véhicules, en promettant un retour sur investissement sur trois ans. Loin des arguments écologiques, Kargodemo mise sur d’autres de ses atouts, en particulier une charge utile beaucoup plus importante que les rickshaws et une souplesse dans sa conduite. La start-up proposera de fait une gamme de véhicules légers, à bas coûts et fonctionnant en générateur électrique, de telle sorte à ne pas être pénalisé par une autonomie qui reste relativement faible.

      C’est là l’inconvénient de la stratégie Kargodemo : la carence des villes ciblées en bornes de recharge, alors même que le diesel y est en abondance. Son fondateur, Votano Bienestro, est confiant : « L’Amarantie est avec le Kodomo l’un des seuls pays au monde à proposer des véhicules électriques aux performances dignes de n’importe quel autre véhicule. L’intérêt que nous portons à l’égard de la Janubie et la Ventélie est proportionnel à leur dynamisme économique et, avec lui, les besoins qui évolueront. Kargodemo est là pour anticiper ces besoins. ». Quelques villes pilotes, essentiellement au Kaiyuan, ont ainsi été choisies, à la faveur d’un futur partenariat entre Kargodemo et la Société Impériale à l’Energie, pour les doter de bornes de recharge. L’opportunisme de la société n’est toutefois pas sans créer quelques tensions là-bas. Pour ses partisans, le rick-shaw fait partie du patrimoine local et participe précisément à lui donner du charme. De plus, le modèle Kargodemo est peu adapté pour les travailleurs indépendants et fonctionne plutôt par un système de hubs détenus par des sociétés de transport de marchandises. Certains conducteurs craignent de fait de perdre leur indépendance, au profit d’un statut de salarié d’une poignée d’entreprises qui se partageront le marché.
      Tiberius Baro

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Message par Sébaldie » mer. janv. 31, 2018 12:16 am

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      30 mars 2035

      Avec le départ de son pilier lianwandais, le G4 officialise sa mort


      Déjà sérieusement affaibli par le rejet de son traité de paix co-rédigé avec le Kaiyuan, puis par l’effet relatif des sanctions économiques contre l’Union Panocéanique, le G4 regroupant 4 des principales puissances mondiales, a acté sa mort. L’administration de la République du Lianwa motive son départ de l’organisation par l’échec des négociations avec les autorités deseranes au sujet de la dette des Etats Fédérés d’Olgarie.
      Cette décision met en péril le plan de remboursement des frais de guerre du traité rédigé à l’initiative du Vryheid puisque celui-ci reposait sur l’expertise du G4. Parmi les clauses, le Commonwealth avait demandé une place au sein de l’organisation mais n’a même pas pris la peine de l’officialiser une fois obtenue. Le G4 était semble-t-il déjà mort à leurs yeux. Pour autant, qui était son assassin : le Deseret ou l’UPO ? Le premier avait exprimé de franches positions isolationnistes qui semblaient incompatibles avec les objectifs visés par le G4 et le Vonalya, par sa frilosité à s’engager, a accéléré sa mort. Quant à l’Union Panocéanique, « le G4 était, à la fin du conflit, comme devenu son ennemi principal, loin devant la Coalition ! » selon la lecture qu’en fait Octavian Tarus, président de la chaire de géopolitique de l’Université de Marejno. L’universitaire s’en amuse par ailleurs : « dans 20 ans, lorsque l’on étudiera la propagande autour de cette guerre dans les écoles, avec le recul nécessaire, on constatera sans nul doute que la rhétorique anti-G4 a su fédérer bien plus de pays que celle contre la Coalition, notamment en provenance de pays neutres ». Pour l’Amarantie, la propagande lui était ainsi deux fois plus hostiles puisque la Ligue a participé aussi bien aux côtés de la Coalition qu’aux pourparlers du G4.

      Reste que la mort du G4 constitue un jeu à somme nulle, et aucun ne peut actuellement en tirer profit. « La plus grave erreur qu’ait faite l’Union Panocéanique est d’avoir refusé le premier traité du G4, qui était clair dans ses modalités d’indemnisation des victimes de la guerre. En le refusant, l’UPO lui a porté un sérieux coup. Le second, rédigé par le Vryheid, est nettement moins pertinent, puisqu’il a donné à l’homme désormais mourant qu’était le G4 le soin de trancher ce débat épineux. » poursuit Octavian Tarus. Alors que les belligérants se reconstruisent tout doucement après cette violente guerre, ceux qui étaient en mesure d’apporter leur concours financier dans le cadre du G4 marquent le pas. Déjà ralentie en 2034, la croissance vonalyane devrait ainsi encore recule selon les projections sur le premier trimestre de l’année 2035. Le Deseret bénéficiera quant à lui d’une croissance en trompe-l’œil, par simple addition de la production des EFO mais globalement, le système productif deseran n’est plus aussi performant qu’en 2034. Le Lianwa, qui ne cesse de reculer dans les différents palmarès des plus grandes puissances économiques, peine également à retrouver un second souffle. Le G4 mourra sans éloge funèbre mais avec la satisfaction d’avoir ouvert au moins le débat sinon la voie à un monde réellement globalisé, fait d’interdépendances entre pays, où la mauvaise santé de l’un affecte celle de l’autre.
      Bertilo Hinatero

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      Forum Coopératif de Dytolie : une facture de 650 millions $ pour l’Amarantie

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      La mise au point d’un réseau satellitaire en Dytolie fait partie des premiers projets du FCD


      Un peu plus de 647 millions $ : c’est la somme que dépensera la Ligue amarantine au titre de l’exercice budgétaire 2035-2036 pour sa participation au Forum Coopératif de Dytolie. Cette contribution, correspondant à 0.50 % du produit intérieur brut amarantin de l’an passé, fait de la Ligue le premier contributeur, et sera utilisée pour financer des projets de tous types. Parmi eux, le lancement d’un réseau satellitaire continental, dans un contexte de course à l’espace entreprise par plusieurs pays, mais aussi dans une nécessité d’une information toujours plus rapide et précise à circuler. Le Forum Coopératif de Dytolie entend tout particulièrement bénéficier de l’expertise de la République Sénatoriale d’Ascensus sur le sujet, qui détient le monopole de satellites capables d’intercepter des télécommunications, de détecter des ressources terrestres précises et, dans un objectif militaire, de détecter et guider des missiles. L’opération est gagnante pour l’Ascensus puisque la seule fabrication d’un satellite de cette technologie coûte la bagatelle de 400 millions $, une somme mutualisée entre les différents membres du FCD. Il pourra par ailleurs bénéficier des bases de lancement situés notamment en Hachémanie ou au Regnland, ainsi que des chaînes de production des pays adhérents.

      Le FCD dispose pour ce fait d’un budget assez réduit, de l’ordre de 2.7 milliards $. Compte tenu du désir du FCD de ne pas se cantonner à cet ambitieux projet satellitaire, ce dernier devrait être échelonné dans le temps, au moins pour des raisons budgétaires. La facture pour l’Amarantie devrait peser sur le budget de 2035-2036 et pour répondre à cette exigence, le Conseil Exécutif devrait augmenter la dotation que lui versent les entités confédérées, une mesure qui sera difficile à accepter pour les premières concernées, qui devront réduire les dépenses ou trouver d’autres sources de financement. La coûteuse participation de l’Amarantie à l’ADI est ainsi largement décriée par plusieurs entités membres pacifistes qui en demandent le retrait, pour libérer une partie des fonds nécessaires. La dissolution du G4 devrait également soulager un peu les finances amarantines même si les effets ne s’en ressentiront qu’en 2036. En réalité, le principal défi à relever n’est pas tant budgétaire que politique : depuis la mort d’Aristofano Negustesco, aucun membre du Conseil Exécutif n’a suffisamment de poids pour fédérer toutes les entités autour du FCD, qui est vu comme une victoire à retardement pour le président dentegorien, Hadeso Kavaliro, artisan en son temps d’une Union céruléenne « à cercles » ratée. Et rien que pour cela, ne souhaitant pas donner au dynamique quadragénaire le plaisir d’une victoire politique, d’autres membres du Conseil réserveront leur participation à l’effort demandé.
      Kaeso Petreius

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Message par Sébaldie » lun. févr. 12, 2018 12:14 pm

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      3 mai 2035

      Vox Animalium et Biokrono dans le top 5 du box-office d’Iséphir-Shengfen 2035

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      Une des nombreuses affiches de Vox Animalium


      Epikteto Trezoron l’affirme : l’édition 2035 du festival cinématographique d’Iséphir-Shengfen est jusqu’à présent « le plus grand moment de [sa] carrière ». Son film, Vox Animalium, a été vu par plus de 352 000 spectateurs dans les deux villes ventéliennes co-organisatrices de l’évènement, se plaçant ainsi derrière deux productions locales. Le film, entre la comédie et le drame, interroge notre rapport humain avec les animaux et questionne la définition de « conscience », qui serait le propre de l’homme. Pour en arriver à cette réflexion, Vox Animalium pose une autre question liminaire, qui servira de trame de fond : tuerions-nous et mangerions-nous des animaux s’ils parlaient la même langue que nous ? Pour un rendu visuel réaliste, Trezoron a fait appel à un studio du Vanuaha, notamment pour mouvoir les babines de ces animaux parlants. Le film a rencontré un certain succès en Eashatri, d’après la presse nationale, dans l’un des pays les plus végétariens au monde. Au 11 mars, Vox Animalium avait enregistré pas moins de 95 550 entrées en Eashatri, talonnant le film historique kaiyuanais Chasseur de Mine. Autre production à succès, Biokrono approche les 300 000 entrées. Dans un style différent, mais au registre tout aussi décalé, le film de science-fiction réalisé par Faŭsto Scivola réhabilite le thème très cinégénique de l’effet papillon, en donnant une importance particulière à ces petits évènements du quotidien qui ont de grandes conséquences insoupçonnées à moyen et long terme. Le dictateur paranoïaque joué par Elio Lakluso tente désespérément de se jouer de la Faucheuse et d’avoir une influence sur le futur à l’aide d’un petit appareil capable de prédire le jour exact de sa mort mais non sa cause. Biokrono renvoie à la fois à notre vulnérabilité d’êtres humains qui, même puissants, peuvent voir leur avenir chavirer du jour au lendemain ; mais aussi à notre rapport au temps, la plus grande des richesses dont un homme peut disposer en ce sens où il ne s’achète pas et qui s’écoule aussi inexorablement que fatalement.

      Le festival a également mis en lumière une troisième production amarantine, beaucoup plus modeste dans les moyens financiers mobilisés mais qui a déjà enregistré plus de 157 000 entrées : Honormurdo. Il est sans doute le plus amarantin des films, en ce sens où il met en lumière la pratique de l’infanticide, ici tolérée pour des cas précis mais très largement tabou ailleurs dans le monde. L’autisme de l’enfant tué par sa mère n’est finalement qu’un prétexte et ne constitue pas le thème principal du film. La production indépendante n’est pas sans créer quelques polémiques à l’étranger, en faisant des autistes des êtres insupportables à vivre pour leur entourage, mais surtout en faisant de la mère qui tue violemment son fils la véritable victime. La scène de l’infanticide, où la mère étouffe son fils avec des draps, peut ainsi heurter la sensibilité de certains spectateurs et s’exposera très probablement à la censure dans certains pays de diffusion.

      Le grand gagnant du festival devrait néanmoins rester Chasseur de Mine qui nous plonge dans le Kaiyuan des années 2000 en pleine guerre civile, et plus particulièrement à travers les yeux des enfants soldats enrôlés pour poser des mines, la tâche la plus ingrate et dangereuse du front. Avec près de 400 000 spectateurs, le film qui dure presque trois heures, a su conquérir les salles obscures. Les productions zeederlandaises ont elles aussi rencontré le succès inattendu, avec toutefois quelques surprises comme Ik was niemand, une critique sociale contre la solitude des personnes âgées qui concurrence le blockbuster DAPPER : De geboorte van een Rijk. Le thème historique étant à l’honneur dans cette édition 2035, la série montalvéenne Sabbiasangue nous transporte au XIIe siècle, en pleine période des croisades occidentales catholiques en Algarbe du Nord. Déjà connue et diffusée en Amarantie, la série a rassemblé plus de 287 000 curieux dans les deux villes co-organisatrices.
      Piramo Laloĝanto

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Message par Sébaldie » mar. févr. 20, 2018 3:13 pm

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      30 mai 2035

      Lire électronique, la machine à gaz atmosphériques

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      Symboles de la dolce vita à la montalvéenne


      Au forceps, la Ligue de Montalvo a adopté l’an dernier la digitalisation de ses échanges économiques au nom de la lutte contre la corruption et les activités clandestines. La décision a suscité l’indignation d’activistes des libertés civiles qui craignent à juste titre une surveillance globalisée par l’appareil d’Etat. Mais sur le front de l’opposition, ils ne sont pas les seuls, ils sont rejoints par les écologistes. L’organisation DemeTerra rappelle ainsi que « chaque transaction par carte bancaire occasionne environ 3 à 4 grammes de CO2, encore plus si elle s’effectue vers un pays lointain ». En cause : l’énergie déployée par les data centers et les serveurs de moindre importance pour faire aboutir la requête. Un poids carbone, léger inférieur à celui occasionné par l’envoi d’un e-mail ou d’une requête sur les moteurs de recherche (7 à 10 grammes) mais qui reste conséquent. Multiplié par les milliards de transactions effectuées chaque année par les quelques 13 millions d’habitants montalvéens, la facture environnementale est lourde : plusieurs dizaines de tonnes de CO2 sont ainsi rejetés par an. Le choix drastique de l’administration de la ligue voisine d’étendre la dématérialisation aux plus petits des achats (qui constituent l’immense majorité des transactions quotidiennes) a donc des conséquences insoupçonnées. Le Montalvo, qui prône une société aseptisée sans les TGV à microbes que seraient les billets, devrait donc s’inquiéter d’une autre menace, tout aussi invisible mais aussi sinon plus dangereuse.

      D’autant que le Montalvo est le pays au monde le plus technologiquement avancé dans le secteur des serveurs informatiques, bénéficiant à la fois de connexions haut débit et de data centers techniquement capables de répondre à son projet de dématérialisation. En conséquence, il ne peut délocaliser le traitement de ces données à l’étranger et la pollution générée par ces serveurs sera bien à domicile. Pour atténuer le phénomène, la Banque centrale pourrait tenter d’allonger les délais d’autorisations d’une transaction par les terminaux de paiement, mais ce serait condamner l’économie. Seule solution : rendre les serveurs énergétiquement plus efficients puisque le refroidissement compte pour 40 % de leur consommation électrique. Le développement de l’informatique optique – qui repose sur le passage de photons (d’où son nom) au lieu d’électrons (utilisés dans l’informatique électrique que l’on connaît aujourd’hui) - permettrait d’y remédier et d’éviter les surchauffes. Mais dans le débat public montalvéen, on s’intéresse peu à ces considérations techniques et on continue de marteler que la lire électronique permettrait de gérer le pays en bon père de famille. L’avenir de ses enfants, par contre…

      Virga Naŭsilo

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      La République de Spongorie rouvre ses frontières au Montalvo


      Par un décret qui sera officialisé dans les prochains jours, le chancelier de la République de Spongorie a donné son feu vert pour l’ouverture des frontières avec l’Alilée montalvéenne voisine. Officiellement, il s’agit de revenir à la situation « pré-guerre » du début de l’année 2034, après le relatif apaisement du monde. Cependant, c’est loin d’être une bonne nouvelle pour le Conseil Exécutif et plus encore pour la Ligue du Montalvo. En effet, en déchargeant ses services douaniers du contrôle des frontières, la Spongorie fait supporter son poids financier et humain à toute la confédération d’Amarantie, et surtout aux forces de l’ordre montalvéennes. Selon une source proche de la majorité sociale-démocrate, cette apparente ouverture cache des arrière-pensées moins bienveillantes :
      • « La Spongorie est le principal point de passage des Amarantins vers le Montalvo. Depuis que ce dernier a adopté la Loi Affranchissement, nos services douaniers sont débordés face aux flux d’aliénés vers le sud. La Spongorie est l’une des entités les moins aliénistes et pourtant, elle doit subir elle seule la charge de travail que cela représente. Le Montalvo, quant à lui, crache sur la Spongorie depuis à peu près autant de temps qu’elle existe. Nous sommes méprisés aussi bien par l’Amarantie que par le Montalvo : ce décret est donc notre manière de leur dire « allez au diable, débrouillez-vous, nous ne voulons plus payer pour vous ! ». »
        - Anonyme, source proche de la majorité gouvernementale
      Symboliquement, les barrières des différents points de passage spongoro-montalvéens resteront donc ouvertes une fois le décret en application. Ce coup de force n’est pas sans danger puisqu’il ouvre la porte à des menaces extérieures. Le Conseil Exécutif a d’ores et déjà averti la Spongorie, qui cumule déjà de nombreux griefs, que « si une attaque intervient sur le sol amarantin du fait du laxisme et du manque de coopération de la République de Spongorie, alors cette dernière s’exposera à de lourdes sanctions ». Pas de quoi effrayer l’intéressée, qui espère au contraire faire pression et donner de sa voix au chapitre.

      Maximus Lurio

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Message par Sébaldie » jeu. févr. 22, 2018 3:35 pm

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      5 juin 2035

      L’Amarantie épinglée comme paradis fiscal par l’AJEF


      Fondée en 2010, l’Association Justice Economique et Financière, mieux connue sous son acronyme AJEF, épingle les paradis fiscaux du monde entier. Elle a ainsi publié, au titre de l’année 2035, la liste de ces Etats qui proposent à des particuliers et des entreprises des avantages fiscaux substantiels sans réelle contrepartie et/ou qui, par leurs pratiques et leur législation contribuent à un manque de transparence sur leurs activités. Par des actions de lobbying et de sensibilisation, l’AFEJ est adepte du « name and shame », une pratique consistant à dévoiler et dénoncer publiquement un particulier ou une organisation pour ses mauvais agissements, jusqu’ici sous couvert. Particulièrement efficace contre des entreprises peu vertueuses, cette arme est plus difficile à braquer contre les mastodontes que sont les Etats. L’AFEJ l’a appris à ses dépens : la corporatiste république du Lianwa a réagi dès le lendemain de la publication en perquisionnant le siège de l’organisation, à Aravindapura. L’organisme est soupçonné de détenir des données confidentielles volées, un crime de lèse-majesté dans un Etat qui promeut le secret bancaire et économique. Fermé, le siège a déménagé aux Îles Lorthon, à Fort William. L’AFEJ tient également des bureaux à Jefferson City au Deseret et à Sceptronejo en Amarantie, symboliquement implantée dans l’entité qui fait de la transparence son leit-motiv.

      La liste, qui comprend douze pays, peut être divisée en deux parties. D’une part, les pays qui s’assument comme paradis fiscaux et dont la communication gouvernementale est sans équivoque : on y retrouve Mari et le Vanuaha. L’hiver dernier, ce dernier a même provoqué une onde de choc au sein de la communauté internationale en se proposant d’anonymiser les cargos en direction des pays de l’Union Panocéanique, alors sous le coup de sanctions économiques de la part de plusieurs grandes puissances. On retrouve dans cette catégorie des Etats insulaires ou archipélagiques qui compensent leur carence foncière ou en ressources stratégiques par des mécanismes institutionnels attractifs : outre les deux cités, le Caskar, le Kodomo, Siracuzzia et le Vryheid. D’autre part, et c’est contre eux que la liste risque d’avoir le plus d’impact, des pays qui ont une politique beaucoup plus policée et qui n’admettent pas officiellement le sobriquet de paradis fiscaux. On y retrouve le pétrolier Etat de Hachémanie et, plus étonnamment, la Ligue amarantine elle-même. La configuration confédérale de l’Amarantie, qui propose autant de systèmes fiscaux qu’il existe d’entités, est un argument en faveur de sa qualification de paradis fiscal. Une même entreprise en Amarantie n’hésite par exemple pas à installer son siège dans l’Etat autonome de Haute-Alilée qui applique un faible taux d’imposition sur les bénéfices et les capitaux, et son activité productive dans des entités mieux dotées technologiquement parlant. Ce tour de passe-passe est l’occasion de réguliers affronts entre entités, sans que le Conseil Exécutif puisse intervenir, à moins d’une solide majorité qualifiée. Par ailleurs, la Ligue du Montalvo voisine assène souvent l’Amarantie de critiques sur ses institutions pour ces raisons. En vulgarisant au plus grand nombre les critiques qui sont adressées contre l’Amarantie, l’AFEJ peut devenir une sérieuse embûche sur le chemin de la gouvernance mondiale et des ambitions internationales qu’affiche clairement la Ligue.
      Ovidio Denas

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Message par Sébaldie » ven. févr. 23, 2018 11:34 am

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      8 juin 2035

      DERNIÈRE MINUTE : La Céjanosie en proie à une insurrection de milliers d’aliénés
      (En lien avec ce RP)

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      Tous les moyens ont été mis à disposition des forces de l’ordre céjanosiennes pour stopper ce soulèvement


      C’est inédit dans l’histoire de la République maritime de Céjanoise, tant par la nature que l’ampleur de l’évènement. Il est onze heures lorsque toute l’entité est ébranlée par un mouvement de foule simultané : des aliénés – très majoritairement des femmes, certaines armées – court en direction du sud, pour rejoindre tantôt le Caducée à l’ouest, tantôt la Fagrasie à l’est, dans le probable espoir de rejoindre l’Alilée. Aucune région de la Céjanosie n’est épargnée et on parle de plusieurs dizaines de milliers d’aliénés insurgés. Devant l’ampleur de l’évènement, toutes les forces de l’ordre ont été réquisitionnées, y compris les réservistes. Les premiers chiffres sont éloquents : près de 900 morts, dans l’immense majorité des aliénés neutralisés mais également une dizaine de policiers. Le bilan est également lourd du côté des propriétaires d’aliénés, avec une première estimation de 85 victimes. Les blessés se comptent en milliers, tout comme les arrestations d’aliénés. Conformément à la législation céjanosienne, ils pourront être soumis à la torture pour expliquer les raisons de ce soulèvement soudain, ainsi que pour identifier les commanditaires. Leur sort, ensuite, dépendra non pas de la justice mais du gouvernement céjanosien.

      Tous les regards sont désormais tournés vers la Province montalvéenne d’Alilée, vers laquelle – selon toute vraisemblance – les aliénés fugitifs se dirigent. En Alilée, seul le Royaume de Forluno pourrait se montrer solidaire de la Céjanosie en renforçant ses contrôles aux frontières. Les autres entités devraient se montrer plus souples, en particulier la République de Spongorie qui vient à peine de décréter la réouverture de ses frontières avec le Montalvo, tant est si bien que plusieurs responsables politiques céjanosiens l’ont accusée de complicité vis-à-vis de ce qui vient de se dérouler. Mais avant d’en arriver à l’analyse des causes de cet évènement, le Montalvo devrait ainsi connaître l’une des pires crises migratoires de son histoire et devra répondre à un afflux urgent d’aliénés, de quoi mettre à l’épreuve la Loi Affranchissement, dans un contexte de campagne électorale. Le gouvernement céjanosien a vivement réagi en rappelant que « tous ceux, en Amarantie, qui ne sont pas avec lui dans cette épreuve sont contre lui ». La Céjanosie réclame par ailleurs, en urgence, le déploiement de l’armée pour répondre plus efficacement à la crise mais l’entité devrait difficilement obtenir gain de cause, du moins dans les délais rapides qu’elle souhaite.
      Ĵafaro Hekton

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      Vent de liberté sur la Céjanosie !


      Après des siècles d’existence, la Céjanosie connaît son premier réel affront et il est aussi jouissif que douloureux pour la pire des entités amarantines. Selon les informations qui nous parviennent, plusieurs milliers d’Amarantins réduits en esclavage ont brisé les chaînes pour rejoindre les rangs de la liberté. L’évènement est d’autant plus impressionnant qu’il est soudain. Absolument rien ne laissait présager ce qui était a priori prévu de longue date, témoignant ainsi de la forte solidarité servile. On a réduit ces esclaves au stade d’incultes mais ils ont habilement su déjouer les mécanismes de la toute-puissance étatique nationaliste de la Céjanosie. Pour autant, ne crions pas victoire : le colosse diabolique céjanosienne n’a qu’un pied à terre et continue d’exercer sa puissance. On apprend que le gouvernement s’adonnera à la torture pour les besoins de l’enquête, une pratique d’autant plus autorisée sur les « aliénés ». Reste à savoir si la communauté internationale, si prompte à dénoncer les agissements de l’Amarantie – quand elle ose le faire – répondra présente pour briser définitivement les chaînes de ces aspirants à la liberté. Pour l’heure, plusieurs entités comme les Melgares ou les Octaves se montré intéressées par l’accueil de ces derniers, au titre de réfugiés politiques. Mais ce sera loin d’être aisé et il est préférable pour ces esclaves affranchis de se diriger vers des pays étrangers. En effet, n’importe quelle résolution votée au Conseil Exécutif peut mettre au pas les entités anti-esclavagistes qui refuseraient « d’extrader » les aliénés rendus coupables de crimes.

      Les responsables politiques s’émeuvent ainsi de la mort de quelques 80 riches profiteurs qui n’ont eu aucune gêne à l’idée d’acheter leurs esclaves comme du bétail. Les aliénés qui ont tué leurs propriétaires seront ainsi prochainement dans le viseur des conservateurs, ce qui peut donner lieu à des conflits diplomatiques avec les pays d’accueil. L’absence de droit international empire la situation et dans un tel contexte, la Ligue amarantine pourrait bien se montrer plus zélée qu’il ne le faut, pour montrer qu’elle « maîtrise la situation » et éviter d’être la risée du monde. « Nous verrons à ce moment-là qui sont nos vrais alliés » a déclaré Horasiu Zamfir, le représentant de l’entité au Conseil Exécutif. L’occasion est pourtant trop belle pour en finir avec la misogynie et l’esclavagisme d’Etat.
      Egina Marcidor

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Message par Sébaldie » sam. févr. 24, 2018 7:07 pm

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      12 juin 2035

      Quatre jours après, de premières réponses mais une crise migratoire toujours persistante

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      Dans les villes frontalières amaranto-montalvéennes, les associations organisent les camps


      Depuis l’insurrection du 8 juin, la République maritime de Céjanoise a décrété l’état de siège. Concrètement, cela signifie que le président peut se passer du Parlement pour mener des actions qui « veillent au rétablissement de l’ordre public dans des circonstances exceptionnelles », une disposition qui n’existe nulle part ailleurs en Amarantie, et qui donne pour ainsi dire les pleins pouvoirs au chef d’Etat pendant cent jours, après quoi le Parlement vote ou non la prolongation de l’état de siège. La Céjanosie a ainsi organisé une vaste opération pour identifier les commanditaires de l’insurrection, par usage de la torture des aliénés arrêtés par les forces de l’ordre. Les propos de ces derniers corroborent la thèse d’une action menée en sous-main par le Thodermoscya. Mais cet état de siège n’est pas un état de grâce pour le président céjanosien Quintus Strabo auquel le Parlement porte une partie de la responsabilité. Autrement dit, si le président disposera des pleins pouvoirs, il ne pourra pas les utiliser en raison de la confiance qu’il a partiellement perdue au sein de sa majorité. Les autres entités lésinent sur le soutien à lui apporter, dans un contexte où la Céjanosie suscite de plus en plus de méfiance au sein de la Ligue.

      Du côté des aliénés, la crise migratoire est toujours intense aux frontières avec le Montalvo, qui mène déjà une vaste campagne de désarmement et de sécurisation de ses zones touchées par les activités mafieuses. Des milliers d’aliénés fugitifs, qui ont élu des camps de fortune près des postes douaniers montalvéens, craignent pour leur vie tant qu’ils restent sur le sol amarantin. Si la Spongorie a totalement ouvert ses frontières, dans une optique affichée d’ennuyer le Montalvo avec laquelle les relations sont tendues, elle n’a rien mis en œuvre pour accueillir les migrants le temps que leur entrée soit autorisée sur le territoire aliléen, déléguant la tâche aux associations et organisations non gouvernementales, notamment pour des raisons sanitaires. Des milliers d’aliénés s’agglutinent ainsi aux abords des frontières et la situation, vue l’ampleur, risque de s’éterniser pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois. À moins que le Montalvo ne fasse marche arrière sur sa Loi Affranchissement, une option de moins en moins hypothétique.
      Ĵafaro Hekton

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Message par Sébaldie » jeu. mars 08, 2018 4:47 pm

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      24 juillet 2035

      Au Montalvo, la consommation consume le pays


      Le 20 juillet dernier, plusieurs municipalités de la Ligue voisine ont célébré le « Noël de l'Été », à l’image de ces enfants facétieux qui fêtent leur demi-anniversaire pour légitimer quelques cadeaux en avance qui ne pourraient pas attendre six mois de plus. Pour les services marketing, il était plus vendeur de parler de Noël estival plutôt que de « décision bureaucratique dénuée de référence concrète visant à doper la consommation », l’un des deux mamelles de l’économie montalvéenne avec le protectionnisme à outrance. Gâtés, les services marketing pourront sûrement compter sur les données collectées par la Banque centrale à travers la lire électronique. En plus d’être la machine à gaz atmosphériques que nous décrivions en mai dernier, la lire électronique est une formidable opportunité pour le secteur en pleine ébullition du big data. Grande distribution, organismes d’assurance et autres grandes marques paieraient le prix fort pour avoir accès aux habitudes de consommation de chaque foyer. Mais ce Noël estival autant que le « Pizza Day », tous deux des émanations de Raimondo Mazzola, s’inscrivent dans une logique tout à fait cohérente d’une économie montalvéenne qui n’investit plus et qui ne survit qu’en alignant des taux de croissance suffisamment importants d’une année à l’autre pour soutenir la consommation. Le même Montalvo entendait rembourser les frais de la guerre avec une taxe sur la vente de sapins : tout un symbole !

      Ce qui est inquiétant, ce n'est pas tant le fait que le Montalvo soit une société de consommation, c'est même une situation tout à fait banale aujourd'hui, c'est aussi pire en Amarantie. Mais il ne semble émerger aucune résistance ou mouvement contestataire et les élections dans les différentes provinces sont investies par des partis aux programmes somme toute similaires. À l’époque, la presse montalvéenne avait qualifié La Profanino de « média mainstream » pour un article très critique à l’encontre de la Loi Affranchissement. L’avenir, pourtant, nous a donné raison, les aliénés étant perçus uniquement sous le prisme de potentiels consommateurs armés d’offres bancaires sur-mesure. Les industriels de produits grand public ont donc un boulevard au Montalvo et on imaginerait mal un homme politique de premier plan soutenir la lutte contre l’obsolescence programmée. Ce serait condamner la structure de l’économie nationale. Si la diplomatie montalvéenne a les yeux rivés sur l’Algarbe, c’est aussi peut-être pour y trouver la poubelle suffisamment grande nécessaire à tous ces objets hors-service dont le consommateur lambda ne veut plus. Le cynisme qui régit le monde capitaliste prétexterait alors que les déchets des uns sont l’ouvrage des autres, à la faveur des businessmen du recyclage, qui sont nombreux en Amarantie (Metern KIR négocie déjà avec les enseignes montalvéennes pour récupérer tout ce qui peut l’être). Mais le fonctionnement du capitalisme ne reposant sur rien d’autre que des cycles de crises, le Montalvo n’échappera à cette dure loi tôt ou tard et il suffirait d’une croissance inférieure aux taux de l’an dernier pour enrayer toute sa machinerie infernale.
      Faenia Natalis

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      La Céjanosie face à l’indifférence des autres entités


      Le Conseil Exécutif a adressé une glaciale fin de non-recevoir à la Céjanosie, laquelle demandait la mobilisation de l’armée confédérale pour répondre à restaurer l’ordre et intervenir dans les pays qui, sciemment, accueilleraient des aliénés qui auraient tué leurs propriétaires. « L’insurrection qui s’est déroulée le 18 février doit être regardée comme un problème céjano-céjanosien, en ce sens où aucun mouvement similaire n’a été observé dans les autres entités. En conséquence, la Ligue amarantine ne saurait intervenir sans que cela ne constitue de l’ingérence dans les affaires internes de la République maritime de Céjanosie. » a déclaré le porte-parole après plusieurs semaines d’âpres discussions au sein du Conseil. Réponse de Horasiu Zamfir, représentant de l’entité au Conseil :
      • « Les technocrates de la Ligue demandent à chaque entité de payer une cotisation pour des services dont ils ne peuvent pas jouir ! Le comble dans tout cela, c’est que c’est la Céjanosie elle-même qui accueille sur son sol les principales bases militaires terrestres et maritimes et ce depuis des siècles. Autrement dit, le 18 février dernier, les militaires… c’est-à-dire NOS militaires assistaient à l’insurrection comme des spectateurs sans pouvoir intervenir, car nos voisins l’ont ainsi décidé. Un peu comme si vous aviez la charge d’un champ pour nourrir la communauté, que vous deviez le gérer au quotidien mais une fois la récolte mûre, vous la laissiez pourrir ! ». »
        - Horasiu Zamfir, représentant de la République maritime de Céjanoise au Conseil Exécutif


      De tels arguments sont balayés par le Conseil Exécutif, qui rappellent que les frais militaires sont entièrement pris en compte par le budget de la Ligue et qu’au contraire, la Céjanosie bénéficie de retombées économiques aux alentours de ses différentes bases. Au niveau interne, le président Quintus Strabo est plus jamais contesté et ne parvient pas à faire entendre sa voix face à son médiatique mandataire.
      Gedeono Kabano

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Message par Sébaldie » sam. avr. 07, 2018 8:38 pm

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      21 octobre 2035

      EDITO : Le Karmalistan se découvre une haine pour la Hachémanie

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      Petite devinette : je suis un pays anglophone ; je suis situé en Janubie et j’abrite les lieux saints de l’islam qui font de moi une autorité reconnue en la matière. Je suis, je suis… Non, pas le Caskar. Un autre pays qui pratique le mélange des genres… Oui, la réponse a été donnée… ? Voilà : le Karmalistan. Tour à tour, le Shakhanat islamique a en effet revendiqué ces trois identités au gré des lubies diplomatiques. Au point d’envisager une adhésion à l’Union Panocéanique, nous apprenant ainsi que le Karmalistan était à l’insu de tous une colonie de la couronne britonne. L’Aleka, semble-t-il, ne représentait pas le Sheitan en dépit des exactions commises contre les minorités religieuses. La lecture des textes saints semble donc se faire de manière plus ou moins rigoureuse en fonction des intérêts politiques. C’est que, pour justifier sa diplomatie, le Karmalistan se fait défenseur de la foi au lieu d’admettre plus honnêtement une ligne pragmatique, presque « realpolitik ». Pour défendre le lien unissant le Karmalistan et le Commonelfe, l’Etat musulman joue la carte de l’histoire commune. Pourtant, ses deux mille ans d’histoire ont été bien plus imprégnés par l’hellénisme des confins de Dytolie que d’un lointain pays anglophone protestant qui a fait un bref passage en Janubie. Des historiens réaffirment que le prophète Mohammed a même effectué une partie de son périple en Amarantie, où il a pu être initié à la philosophie hellénique.

      Mais le Karmalistan a une mémoire sélective et triche sur son passé pour mieux consolider son identité. Comme une amorce de son divorce avec la Hachémanie marquésienne, il n’a d’yeux que pour la Janubie, au point que des foules en liesse ont salué la victoire à un concours de beauté de Miss Horbarash (!). Le Karmalistan est janubien comme son allié mahajanubien. Si son allié était la Hachémanie, il serait marquésien. Adapter l’identité culturelle aux besoins des dirigeants, la marque de fabrique du Shakhanat. Mais le pays a bien conscience qu’il ne peut y avoir qu’un seul gardien de l’islam. Faute de disposer des lieux saints situés en Hachémanie, il a donc mis sur pied la Ligue Islamique Mondiale. L’institution, qui prétend parler au nom de l’islam et des musulmans, joue énormément de cette confusion entre intentions religieuses et intentions purement politiciennes. À l’attaque présumée du Royaume hachémite contre le Kandjar, la LIM répond tout simplement que la Hachémanie n’est pas musulmane. Tactique assez peu subtile pour justifier le jihad et la reprise des lieux saints d’un pays jugé comme trop laïc, mais qui avant tout est censée permettre au Karmalistan de s’ériger comme autorité morale de la foi mahométane. Avançant avec ses gros sabots, le Karmalistan est donc pris la main dans le sac (à main).
      Isamio Hedvillor

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      Etude sur la taille du pénis : les tours opérateurs s’organisent pour répondre à la nouvelle demande


      L’Université de Choenglung a publié une étude sur la taille des pénis dans le monde, en fonction des pays. Celle-ci affuble l’Amarantie d’une couleur rose assez peu enviable, celle de la fourchette des 10-12 cm. Quelques pays situés dans le Grand Nord, en Janubie, en Ventélie ou encore le Bykova et le Karmalistan sont quant à eux teintés de rouge, symbolisant la taille minimale. L’Université avance plusieurs raisons sur la prévalence de petits pénis, qui tiennent tantôt à des prédispositions génétiques, tantôt à des facteurs culturels de faibles fertilités. À l’inverse, les pays les plus mieux dotés, atteignant plus de 17 cm, le seraient grâce aux exigences du terrain et à un climat chaud. L’étude a fait énormément réagir en Amarantie, d’autant que c’est la première étude de cette envergure. Des études similaires avaient été réalisées à l’échelle de la Ligue, pour déterminer les entités les plus favorisés : le royaume de Forluno avait enregistré la plus haute moyenne et ce d’autant plus qu’une partie non négligeable de la population forlunienne a du sang royal connu pour ses vertus sur le pénis. Malgré les réserves apportées par les sexologues et urologues sur cette étude sengaïaise, celle-ci a suffisamment fait parler d’elle pour infléchir la politique commerciale des tours opérateurs. Anticipant une forte demande de tourisme amarantin dans les pays teintés de vert foncé (les mieux dotés), des compagnies aériennes proposent ainsi des vols à destination du Swasitu ainsi que l’île d’Ôkinahi (Teikoku).
      Lubomiro Delikseno

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Message par Sébaldie » lun. avr. 09, 2018 3:02 pm

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      26 octobre 2035

      DERNIÈRE MINUTE : Démission officielle du président céjanosien
      dans de très obscures circonstances


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      Quintus Strabo, le président céjanosien, est porté disparu depuis deux jours


      Encore une journée agitée en Céjanosie. Le président en exercice, déjà sérieusement affaibli – surtout depuis l’épisode de la révolte servile du mois de juin – aurait annoncé sa démission de son poste. C’est son représentant au Conseil Exécutif, Horasiu Zamfir, qui l’affirme : « Le Président, très indisposé et très affaibli, m’a tenu à vous informer de cette très difficile décision. Il entend maintenant prendre sa retraite politique, en solitaire ». L’intéressé, pourtant, n’a pas été vu depuis deux jours, ce qui est très inhabituel de la part de chef d’Etat pourtant omniprésent. Constitutionnellement, c’est donc Horasiu Zamfir qui prend les rênes de la puissance militaire amarantine.

      La démission, si elle n’a fait l’objet d’aucune déclaration publique, a pourtant été officialisée auprès du Bureau des Scribes du Conseil Exécutif. Heredo Limeo, le Maître-Scribe du Conseil Exécutif, est lui aussi aux abonnés absents et ce sont les scribes adjoints qui ont découvert l’enregistrement changement de président. Autant dire que cette démission a été proclamée dans des circonstances extrêmement floues et faute d’en savoir davantage, Horasiu Zamfir est le nouveau président céjanosien, puisque mentionné tel quel dans la Charte.
      Prospero Kraŭzol

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Message par Sébaldie » ven. avr. 13, 2018 2:27 pm

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      8 novembre 2035

      Toujours aucune nouvelle du président Strabo : Zamfir sommé de s’expliquer


      Voilà maintenant quinze jours que Quintus Strabo a disparu, sans laisser la moindre trace, laissant le fauteuil président de Céjanosie à Horasiu Zamfir comme le stipule la constitution de l’entité. Une disparition analogue à celle du Maître-Scribe du Conseil Exécutif, qui n’est pas davantage expliquée. L’ancien éditorialiste des Amarantina Folioj, premier suspect de l’enquête préliminaire qui a été ouverte, s’est montré totalement serein durant sa première audition par la police judiciaire. L’homme désormais président a brandi la lettre de démission de son ancien mentor, signée et cachetée par ce dernier. Des analyses graphologiques et ADN ont confirmé l’authenticité du document, qui a été remis aux autorités.

      Encore plus troublante, la disparition du Maître-Scribe, suspecté d’avoir falsifié la Charte avant l’officialisation de la démission de l’ancien président. « La probabilité qu’il fût défénestré est supérieur à 90 % » a annoncé une source proche du juge en charge d’instruire le dossier. Suicide ou complot ? Là encore, les zones d’ombre subsistent et ce d’autant plus que son corps n’a pas été découvert au contrebas du Château de Merŝanto. « Le Château est en bord de mer et même si c’est peu vraisemblable, il n’est pas impossible que le corps de M. Limeo, Maître-Scribe du Conseil Exécutif, eût roulé jusque dans la mer. Dans un tel cas de figure, avec les courants et marées, il sera extrêmement difficile de le retrouver. » développe la même source. Depuis plusieurs semaines, une équipe de plongeurs tente de retrouver le corps, en vain jusqu’à présent. Seule une molaire lui appartenant a été retrouvée en contrebas.

      Les fervents opposants à Zamfir n’attendent toutefois pas la conclusion de l’enquête pour attester de la culpabilité de ce dernier dans ce qui s’apparente à un « Coup d’Etat » d’après les propos du Premier Délégué de la Communauté des Melgares, qui refuse de reconnaître sa souveraineté et qui entend déposer une motion d’exclusion contre la Céjanosie de manière imminente.
      Prospero Kraŭzol

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      InVido bombardé de vidéos de soutien à Edone Balado

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      Les Survivants du Déluge sont extrêmement actifs sur la plate-forme d’échange de vidéos InVido


      5 000. C’est le nombre de vidéos hébergées sur InVido par des militants des Postvivantoj de la inundo, ce mouvement complotiste persuadé de l’imminente fin du monde organisée en haut-lieu par un consortium réunissant hommes d’affaires, politiciens et autres personnalités influentes. Cet afflux massif fait suite à l’arrestation d’Edone Balado dans la Ligue voisine qui aurait fait travailler illégalement des ouvriers au Montalvo pour le compte de familles séduites par la rhétorique des Délugistes et qui auraient demandé la construction d’abris atomiques chez eux. Les vidéos, qui apportent un soutien unanime à Balado, affirment que les charges retenues contre ce dernier sont totalement inventées. L’une, intitulée « LA FINO DE LA MONDO VENOS EL MONTALVO » (« La fin du monde proviendra du Montalvo ») décortique pendant près d’une heure la stratégie de la lire électronique qui, selon l’auteur, est de permettre à la classe dirigeante proche de l’Ordre Dozénaliste de subtiliser en quelques clics toute l’épargne des Montalvéens quelques temps avant le jugement dernier. « Avec cette manne financière inégalable, l’Ordre Dozénaliste fera une razzia sur toutes les ressources imaginables, que ce soit l’or, le fer, le pétrole, le gaz, l’uranium… avec pour objectif de priver les éventuels opposants de tout moyen de se défendre » peut-on entendre dans la vidéo. Une autre vidéo affirme quant à elle que plusieurs bombes atomiques sous-marines exploseront sous peu partout dans les océans, provoquant un raz-de-marée mondial, engloutissant une grande partie de la population.

      Soucieux d’élargir son audience, les Survivants du Déluge entendent investir le réseau Vatasans’, concurrent d’InVido. Leurs vidéos sont ainsi traduites, doublées ou sous-titrées en plus de trente langues différentes. Toujours est-il que la plateforme amarantine est confrontée à un dilemme : ces vidéos sont très populaires mais parallèlement, des annonceurs refusent de voir leur nom accolé à ces mêmes vidéos, considérant qu’elles nuisent à leur image de marque. D’autant que le système de rémunération des auteurs de vidéos permet aussi au mouvement de se financer. La Ligue amarantine, qui a toujours relégué les Survivants du Déluge au rang de « marginaux » ne semble pas prendre davantage en considération le phénomène, pourtant grandissant.
      Maximus Lurio

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Message par Sébaldie » dim. avr. 15, 2018 8:17 am

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      14 novembre 2035

      L’économie souterraine décolle à l’aéroport de Fagrase

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      L’aéroport est aujourd’hui à la limite de l’insalubrité, faute de personnel.


      Près d’un an après la cession de l’Aéroport de Fagrase au groupe Shendoake Airlines, le constat est cinglant : le groupe olgarien, confronté à d’insurmontables problèmes financiers, n’est toujours pas parvenu à s’implanter sur le sol amarantin. Pire, la Cité-Etat de Fagrase n’a pas pu tenir comme convenu les élections parlementaires initialement prévues au début de l’année. Son siège au Conseil Exécutif reste désespérément vide. Le trafic de l’aéroport s’en ressent puisqu’il a accusé une baisse de 35 % depuis le 1er janvier par rapport à l’année dernière. Or, le trafic de 2034 a lui-même été mauvais, en raison de la guerre des Containers, qui a drastiquement réduit le nombre de vols disponibles. La situation est si critique que les compagnies aériennes doivent elles-mêmes assurer les opérations d’enregistrement, de sécurité et de logistique. Les résultats sont peu probants : « Notre métier est de piloter des avions d’un point A à un point B. Pas d’enregistrer des bagages et de nettoyer l’aéroport ! » se plaint la compagnie Etero Aviadiloj qui assure les liaisons entre Fagrase et Marinduque, au Kaiyuan. La qualité de service de l’aéroport s’en ressent inévitablement : les distributeurs automatiques sont de plus en plus pris d’assaut, faute de personnel disponible derrière les guichets. Impossible désormais de trouver un guichetier le dimanche et en semaine, le personnel est pris d’assaut. Des files d’attente de centaines de passagers sont présentes dès 4 heures du matin dans le hall de l’aéroport, l’objectif étant d’être le premier à passer lors de l’ouverture du guichet à 6 heures.

      Cependant, depuis plusieurs semaines, la situation semble s’être un peu améliorée. Des guichetiers « parlant avec un fort accent posnan » assurent maintenant le service, sans doute financés par les compagnies elles-mêmes. Le groupe Shendoake Airlines affirme que ce personnel n’est pas le sien mais ne semble pas s’en inquiéter outre-mesure, perpétré dans ses propres affaires. Particularité de ces nouveaux guichetiers : ils n’acceptent plus de cartes bancaires, les transactions se font uniquement en espèces, ce qui n’est pas sans éveiller des soupçons. Malgré leur provenance inconnue, ces employés permettent de calmer des clients exaspérés. Autre phénomène : l’aéroport est devenu un lieu privilégié de vente de cannabis, pourtant non légalisée en Fagrasie. Ces produits, dit-on, sont à destination des phobiques de l’avion, qui peuvent ainsi beaucoup mieux appréhender un vol de plusieurs heures.
      Tiberius Baro

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