PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionales

Lots 52-55
Avatar du membre
Sébaldie
Maitre de la galaxie
Messages : 3811
Enregistré le : mar. avr. 05, 2011 10:00 pm

Re: PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionale

Message par Sébaldie » dim. déc. 17, 2017 11:30 pm

    • Image
      21 novembre 2034

      Matières premières : le jackpot du recyclage de métaux

      Image


      Guerre oblige, la plupart des métaux ont vu leur cours augmenter ces derniers mois, sous la pression des Etats qui en sont devenus les principaux clients, en vue d’honorer leurs commandes militaires gargantuesques. Si des ressources comme le coltan sont plus facilement accessibles par l’Amarantie depuis l’accord de libre-échange signé avec l’Empire Luciférien, d’autres comme le fer sont de plus en plus difficiles et chers à obtenir. Ainsi, des sociétés spécialisées dans le recyclage de métaux à l’instar du géant Metern KIR – qui a par ailleurs annoncé une installation d’une de ses usines en Oyestarna – naviguent sur cette envolée de cours. Parmi les déchets les plus recherchés, le cuivre, l’aluminium et l’acier font d’ailleurs l’objet de vols réguliers sur les sites industriels, ce qui illustre la tension du marché actuelle. Collectés, les métaux sont triés entre espèces ferreuses – celles qui sont attirées par les aimants, comme l’acier et le fier – et non ferreuses – cuivre, aluminium… Ils sont ensuite broyés, nettoyés avant d’être fondus dans des fours à 1600°C. Reconditionné sous forme de bobines, de barres ou de fils, ils assurent à l’Amarantie une production locale de ces matières premières essentielles et ce, sans perte de propriétés par rapport à leur extraction initiale.

      Mais l’essor du recyclage de métaux ne permet pas de répondre à une demande exponentielle. Aussi, la Ligue amarantine entend s’approvisionner auprès de pays étrangers. Si l’option du Karmalistan a été écartée, faute de pouvoir obtenir des conditions avantageuses, l’Amarantie privilégiera son alliance militaire passée avec le Txile, qui possède de nombreux gisements de minerai de fer. Les professionnels du recyclage, qui entendent capitaliser sur cette manne financière, souhaitent ainsi investir les pays mal lotis comme l’Amarantie pour proposer leur service, ou alors dans les pays très dépendant d’une seule ressource, tels que la Hachémanie vis-à-vis du pétrole. Au sein de la Ligue, la perspective d’un approvisionnement du Txile attise colères et inquiétudes, craignant de voir arriver le fer txiléen à un prix défiant toute concurrence.
      Polikarpo Malgrandulo

      Image

      Livraison de colis par drone : les logisticiens adorent, les clients beaucoup moins

      Image


      « Accepteriez-vous de voir votre colis livré par drone ? ». Le résultat est sans appel : pour 65 % des répondants de ce sondage sur le site Internet d’Ampoŝto, le leader national des services postaux, la réponse est « non ». Ils sont à peine moins nombreux à rejeter cette possibilité si elle leur fait gagner un jour ou deux dans leur délai de livraison. Les Amarantins sont-ils à ce point réfractaires aux drones pour expliquer le retard pris par la Ligue dans ce domaine ? La direction marketing d’Ampoŝto nuance les résultats qui viennent refroidir la stratégie du groupe : « c’est normal, nous sommes toujours réfractaires à ce que nous ne connaissons pas, c’est notre rôle de communiquer pour montrer à la population les immenses opportunités que nous offre le drone ». De manière expérimentale, Ampoŝto a ainsi procédé à la livraison d’une vingtaine de colis dans une banlieue pavillonnaire de l’Etat autonome de Haute-Alilée, en partenariat avec une entreprise txiléenne qui les commercialise. Les conditions se prêtaient à un tel exercice : dans cette banlieue aisée, tout le monde possède au moins un jardinet, et la météo était particulièrement clémente, sans la moindre intempérie ou brise pour troubler la quiétude du drone. Une opération 100 % réussie qui ne peut toutefois pas être extrapolée. De plus, une enquête d’opinion fait ressortir le besoin des Amarantins d’avoir un contact physique et, par extension, d’avoir un humain responsable de l’acheminement du colis jusqu’au dernier kilomètre.

      C’est que le dernier kilomètre est une problématique bien connue des logisticiens puisque c’est celui, dans un processus de livraison d’une marchandise, qu’on maîtrise le moins et qui est le plus coûteux en temps et en argent, compte tenu de problèmes de différents ordres (difficulté de se déplacer dans les zones d’habitation notamment en centre-ville, absence du destinataire à son domicile…). Chacun y va de sa propre initiative pour y répondre de la manière la plus viable qui soit, à l’instar de la start-up Kargodemo qui vend à des services postaux des véhicules électriques légers de livraison ; ou encore la multiplication de points relais. Le drone, lui, tente de faire une place dans ce milieu d’idées concurrentielles, et veut à la fois vaincre les appréhensions humaines et les obstacles techniques. C’est là tout l’enjeu des drones d’ailleurs : sécuriser l’acheminement de la marchandise jusqu’à son lieu final. Peu autonomes, les drones sont limités à un rayon de livraison réduit. Incertains, ils peuvent entrer en collision avec des arbres, des antennes, des pylônes, voire des êtres vivants, sans parler du risque d’intempéries. Suscitant la méfiance, ils devront se faire une place dans le cadre légal, avec les questions relatives aux possibles atteintes à la vie privée. Les défis sont nombreux pour les sociétés qui se penchent actuellement sur la conception de ces bijoux technologiques.
      Ĵafaro Hekton

Avatar du membre
Sébaldie
Maitre de la galaxie
Messages : 3811
Enregistré le : mar. avr. 05, 2011 10:00 pm

Re: PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionale

Message par Sébaldie » jeu. déc. 21, 2017 6:05 pm

    • Image
      3 décembre 2034

      L’Internationale Souvarienne part se suicider


      Le XXV Novagloro de l’an I – c’est-à-dire le 25 novembre dernier – l’Etat de l’Internationale Souvarienne a déclaré comme ennemis deux de ses voisins que sont la République Latiumoise, avec laquelle elle partage l’île et le Tardisia, avec lequel elle partage une frontière maritime. Les motifs invoqués, dont s’est fait l’écho la presse officielle sont pour le moins doutés : au premier, on reproche son latinocentrisme germanophobe ; au second, son régime colonialiste et monarchique. Aux deux, on reproche des institutions pas assez démocrates aux yeux des Souvariens. Cette profession de foi est l’une des premières décisions du Parlement souverain – la Demokratio – composé de 1000 députés, sont 300 élus, 300 tirés au sort, 300 personnalités de la société civile et 100 parlementaires étrangers. Réorganisés en groupes politiques, la majorité est de type communiste-socialiste, même si d’autres pays de même obédience se sont refusé à reconnaître dans le projet souvarien.

      Parmi les solutions avancées, l’Etat souvarien entend lever sur le levier commercial, par des mesures d’embargo et une interdiction de naviguer dans ses eaux territoriales. Ces mesures n’auront aucune efficacité, sinon compromettre un autre de ses projets, celui d’une ouverture au reste du monde. L’offre souvarienne à l’appel deseran pour la construction d’établissements de santé a ainsi de fortes probabilités d’être rejeté par l’intéressé. Par ailleurs, l’Etat souvarien n’est pas situé dans une zone géostratégie, rendant tout blocus inefficace ; son nouvel ennemi le Latiumia n’en subira donc aucune conséquence. Pire pour l’Union, cette décision hasardeuse dissuaderait définitivement les quelques navires qui y accostent encore, au profit du Latiumia qui, pourrait dès lors en profiter. Sachant que l’Etat souvarien est le plus dépendant des importations de toute la planète, c’est son voisin du Nord qui aura un excellent moyen de pression. Reste l’option militaire. Mais avec une armée de 35 000 hommes, sans allié – sauf peut-être une Aminavie déjà sous tension – et une très modeste flotte, l’Union Internationale n’a pas les moyens de ses ambitions et même ses effets d’annonce profitent à ses ennemis.
      Prospero Kraŭzol

Avatar du membre
Sébaldie
Maitre de la galaxie
Messages : 3811
Enregistré le : mar. avr. 05, 2011 10:00 pm

Re: PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionale

Message par Sébaldie » sam. déc. 23, 2017 10:16 am

    • Image
      8 décembre 2034

      Les élections aliléennes dessineront le Montalvo de demain

      Image
      Mara-Mamella Mavrocordato di Sutzopolis (« 3MS »), ancienne baronne de Movopolis, convoite le siège de Présidente d’Alilée,
      au grand dam de la Spongorie, mais les 3 candidats sont dans un mouchoir de poche.


      Le 15 janvier prochain, les électeurs de la province montalvéenne d’Alilée seront convoqués aux urnes pour élire les 60 sièges du Sénat local. Si le populisme a gagné la Nazalie et l’autonomisme l’Arovaquie, le Montalvo a désormais les yeux rivés sur sa province la plus pauvre qui fut longtemps la cinquième roue du carrosse et qui, aujourd’hui, a le pouvoir de dessiner le Montalvo de demain, après la parenthèse britonne malheureuse qui avait conduit l’exécutif amarantin à ne pas reconnaître Edmund Butler comme le représentant de la Ligue voisine. Si les différents présidents de province se refusent, par pudeur diplomatique, d’admettre que le tournant pro-UPO du Montalvo était une erreur – à plus forte raison si c’est la leur – on semble toutefois déceler chez eux une volonté de tourner la page. Les relations inter-aliléennes ont été toujours tendues, voire schizophrènes : l’Alilée amarantine reproche à l’Alilée montalvéenne de parasiter ses affaires et à l’inverse, l’Alilée montalvéenne reproche à l’Alilée amarantine de l’inonder avec ses réseaux mafieux, aliénistes et pédérastiques. Les responsables politiques locaux, qui calquent leur agenda sur ceux des électeurs, ont ainsi longtemps joué la carte de la xénophobie anti-amarantine quelque peu primaire.

      Pour Palaso Delavilaĝeto, ancien diplomate amarantin ayant travaillé de l’autre côté de la frontière, « le Montalvo est dans l’expectative la plus totale, il attend que des pays étrangers fassent le premier pas pour lui proposer un projet intéressant à la manière d’une femme à séduire qu’il faudrait « surprendre ». Sauf que d’une part, la femme en question ne sait pas ce qu’elle souhaite et d’autre part, elle a violemment rejeté nos premières avances ». Le diplomate fait ainsi référence au volte-face du Montalvo vis-à-vis de l’Union Céruléenne, en dépit des concessions adoptées par la Ligue amarantine. « C’est à ce moment que le positionnement du Montalvo est devenu totalement illisible » conclut le diplomate, qui met notamment en garde la Bourse de Marejno contre son intention de se délocaliser là-bas, rappelant que « le Montalvo accorde peu de valeur à la parole donnée ». Si l’amertume de Palaso Delavilaĝeto est grande, c’est en raison de sa forte implication dans le projet céruléen. D’autres voix, toutefois, plaident pour redonner une seconde chance au Montalvo, considérant qu’il est indispensable de maintenir des relations cordiales entre voisins, notamment dans une période de troubles où l’Union Internationale, après avoir soutenu le projet céruléen, a annoncé sa volonté de punir ses propres voisins pour des motifs légers.

      En réalité, l’exécutif amarantin se dit peu intéressé par le visage du prochain président aliléen et n’a accordé aucun soutien officiel. Durant la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole du Conseil a considéré que « les personnalités prévalent sur les étiquettes », une manière diplomatique de rappeler qu’indépendamment de leur appartenance politique, les anciens dirigeants ont tous et toujours adopté une position plutôt hostile à l’Amarantie. Ce fut le seul moment de franchise du porte-parole qui a poursuivi son commentaire des élections aliléennes avec une langue de bois, appelant à « travailler ensemble, quel que soit le vainqueur ». Pourtant, de manière officieuse, si la Ligue amarantine n’a aucune préférence, elle a en tout cas un adversaire qu’elle souhaite voir défait, en la personne d’Alessandro Delando. Cet ancien Amarantin, candidat du Parti Conservateur, qui s’érige comme un modèle de réussite, a pour programme de créer un appel d’air à l’encontre de l’Amarantie, notamment vis-à-vis des femmes et des aliénés. Mara-Mamella Mavrocordato di Sutzopolis, qui fut un temps noble à Movopolis, n’a pas les faveurs de toute l’Alilée, loin de là. La candidate du Movimento Basta Corruzione est ainsi l’ennemie de la République mafieuse de Spongorie, en réponse à son intention de lutter contre les réseaux clandestins et l’économie souterraine sur l’île. Elle est à vrai dire mieux appréciée sur la partie continentale de la Ligue, au détriment d’un Lino Chefalla qui n’a qu’une envergure provinciale.
      Gedeono Kabano

      Image

      Réactions mitigées en Amarantie face au refus de paiement de la dette des EFO par le Deseret


      La dette énorme des Etats Fédérés d’Olgarie ne sera pas honorée. Au moins pas par la République du Deseret, qui s’est montrée très ferme sur la question. En effet, dans la perspective de la fusion avec le pays voisin décidée par référendum en février prochain, le Président réélu Robert Jacobs s’est désolidarisé de la dette fédérale après avoir néanmoins accepté les dettes des différents Etats fédérés. Mais pouvait-il en être autrement ? Avec un montant de 82 milliards $, équivalent au PIB d’un pays comme le Commonwealth, la dette olgarienne ne pouvait de toute façon pas être honorée par un pays comme le Deseret à peine plus riche. Cette décision, qui a provoqué une onde de choc dans le secteur bancaire mondial, fait également douter de la capacité du Deseret à fusionner. Pour l’éditorialiste spécialisé dans les questions du continent olgarien Ticiano Blankeca, « derrière ses discours fermes et sans concession, le Président Jacobs fait un aveu terrible : le Deseret n’a pas les reins solides pour assumer la fusion avec un pays en déliquescence. L’utopie deserane-olgarienne se confrontera à un douloureux retour à la réalité pour les Deserans, et un retour de bâton pour le président ; seuls les Olgariens qui n’avait plus rien à perdre sont gagnants ».

      L’Amarantie détient plus de 11 % de cette dette colossale, soit 9.4 milliards $ ce qui en fait le troisième créancier après les banques olgariennes (32.3 milliards $) et lianwandaises (14.7 milliards $), soit plus du double des banques du Shendoake. Le secteur bancaire amarantin sera ainsi impacté par ce non-remboursement même si le Conseil Exécutif a tenu à minimiser les conséquences de cette décision, et a exclu toute création monétaire pour renflouer les banques dupées. Comme le rappelle la presse montalvéenne, de nombreux créanciers, des banques ou des particuliers fortunés, ont gardé leurs obligations olgariennes en espérant un retour à la normale pour le pays. L’obligation est en effet l’un des titres de créance les plus sûrs qui soient, tant le risque d’une banqueroute étatique est faible. Pourtant, ce risque existe et les Etats Fédérés d’Olgarie sont là pour le rappeler, même si d’autres pourront être prochainement impactés, comme les Etats actuellement en guerre. En prévision de ce risque, en plus des hostilités diplomatiques, de nombreuses banques ont ainsi vendu les obligations émises par le Vryheid et le Commonwealth. Plus largement, avec tous ces risques combinés, le cours du marché obligataire mondial n’a jamais été aussi bas.

      Les opposants à la financiarisation de l’économie se réjouissent de cette nouvelle et rappellent « que la dette de l’un, c’est le risque qu’a voulu payer l’autre ». Firmiano Karan, leader populiste de Haute-Alilée poursuit :
          • « Qu’est-ce que « le risque » précisément ? C’est le risque de ne pas être payé. Si je vous prête 100 ₤, j’attends que vous m’en rendiez un peu plus pour me dédommager de cet argent dont je ne dispose plus et le dédommagement est plus élevé si je considère qu’il y a risque à ce que vous ne me remboursiez pas. Mais ici, les créanciers ont profité que l’émetteur soit un Etat – c’est-à-dire une entité qui a priori tombe très rarement en faillite – pour en tirer des intérêts toujours plus importants, avec la complicité d’un Etat incapable de prendre ses responsabilités et qui continue à s’endetter. Aujourd’hui, les deux complices se prennent le revers de la médaille : les créanciers n’auront jamais leur dû et les responsables politiques sont éjectés du pouvoir. Malgré cela, les créanciers ont le culot de demander de l’aide pour être renfloués. Mais ils ont été libres de prendre le risque ! En fait, ils veulent se faire payer pour quelque chose qu’ils appellent « risque » mais qu’ils refusent dès qu’il se concrétise ! »
            - Firmiano Karan, leader populiste de l’Etat autonome de Haute-Alilée
      Sans en adopter la rhétorique, c’est visiblement l’opinion majoritaire du Conseil Exécutif, qu’il entérinera dans un prochain vote en séance plénière. Rien n’empêche toutefois les différentes entités, de manière individuelle, de renflouer elles-mêmes les banques impactées, mais cela aux frais de contribuables qui ne l’entendent pas de cette affaire.
      Lotario Karmenoj

Avatar du membre
Sébaldie
Maitre de la galaxie
Messages : 3811
Enregistré le : mar. avr. 05, 2011 10:00 pm

Re: PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionale

Message par Sébaldie » mar. déc. 26, 2017 6:28 pm

    • Image
      18 décembre 2034

      La République du Caducée élit son plus jeune président

      Image
      À 15 ans, Kleono Diligenta devient le plus jeune président de la République du Caducée


      Le dépouillement aura duré jusqu’au petit matin pour confirmer les résultats de l’élection caducéenne la plus indécise qui soit. Plus d’un million et demi d’électeurs ont ainsi été appelés aux urnes pour désigner le prochain président de la République du Caducée, ancienne puissance d’Amarantie qui tente aujourd’hui, désespérément, de remonter la pente. En guise de témoignage de ce déclin amorcé dès les années 1930, plusieurs bureaux de vote ont été aménagés, dans le nord de l’entité dévasté, dans d’anciennes galeries marchandes oxydées, pour atteindre les quelques habitants qui y vivent encore. Partisans du « dégagisme », les Caducéens sont des électeurs volatils qui testent les présidents, les uns après les autres. Dans cette entité, en effet, le président a gardé des pouvoirs assez importants par rapport aux régimes parlementaires voisins puisque c’est lui qui impulse les grands projets, dans cette république restée très centralisée. À l’image des quartiers fantômes de Kvin-Leŭgoj, le nord du Caducée reste dévasté car trop peu bénéfique électoralement parlant : à peine 25 % de la population vit dans la moitié septentrionale. La réouverture diplomatique de l’Ascensus redonne toutefois de l’espoir, avec des contrats technologiques à la clé même s’ils ne suffiront pas.

      C’est dans cette optique que le mouvement Kialo kaj Progreso (« Raison et progrès ») a été porté au pouvoir. Ce parti dit technocrate – même s’il réfute totalement la terminologie – est partisan d’une économie mixte et s’est posé comme adversaire d’une politique de propriété intellectuelle jugée trop favorable aux industriels, contre l’intérêt public. Loin de la gérontocratie ascensuséenne, le mouvement a investi un jeune surdoué de 15 ans, étudiant en informatique, sans trop y croire : Kialo kaj Progreso est en effet un parti marginal sur la scène politique caducéenne. Toutefois, le mode de scrutin a fait l’élection : le président est certes celui qui récolte le plus de voix, mais les électeurs ont plusieurs voix qu’il classe en fonction de leurs préférences (le premier reçoit 1 vote entier ; le second 0.5 vote ; le troisième 0.33 ; ainsi de suite). Kleono Diligenta a ainsi devancé d’à peine 2010.33 votes son principal adversaire le président sortant, favori des industriels. Très peu préparé à cette fonction, Kleono Diligenta a manifesté sueurs et tremblements lors de son discours d’élection. Si ce surdoué répond aux codes de la société amarantine adulte, qui accorde la majorité civile à 14 ans, son inexpérience fait jaser jusqu’au sein de son propre mouvement. La tâche de rebâtir une entité moribonde ne paraît pas à sa portée mais comme à l’accoutumée, les Caducéens sont prêts à tester. Et à jeter.
      Kaeso Petreius

Avatar du membre
Sébaldie
Maitre de la galaxie
Messages : 3811
Enregistré le : mar. avr. 05, 2011 10:00 pm

Re: PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionale

Message par Sébaldie » mer. déc. 27, 2017 2:23 pm

    • Image
      20 décembre 2034

      Nouvelle guerre des égos parmi les partisans de la paix


      Les accords de paix internationaux de Shengfen, sous l’impulsion du G4 et du Kaiyuan, ont été largement salués par la Coalition. À l’inverse, l’Union Panocéanique reste persuadée que ce groupe des principales puissances économiques lui est hostile et a demandé comme garantie l’adhésion de la Ligue du Montalvo, qui avait été écartée du sommet fondateur avant tout parce que le pays connaissait une instabilité politique qui avait conduit à la régence du général briton Edmund Butler. Reste qu’accéder à cette requête de l’UPO ne dépend ni des belligérants, ni du G4+1 mais du bon vouloir d’une Ligue de Montalvo à la ligne diplomatique floue et habituée des retournements d’alliances. Le chantre de l’orthodoxie budgétaire, partisan de la dématérialisation de la monnaie, a adressé une fin de non-recevoir à cette idée, par la voix du Président Mazzola, lequel remet en cause la « légitimité » du G4, perçu comme un organe de gouvernance mondiale aux mains du Lianwa. À travers ce refus s’exprime la rivalité entre l’actuelle et l’ancienne première puissance mondiale, davantage qu’une réelle critique sur la légitimité du G4 à négocier la fin du conflit.

      La presse montalvéenne s’est fait le relais de cette guerre d’égos en contestant tour à tour la légitimité des participants, malgré l’urgence de la résolution du conflit. Pourtant, le dialogue est totalement rompu entre les deux camps belligérants, et la médiation du Kaiyuan à Shengfen est restée lettre morte. Proposée par le Montalvo, la taxe sur la vente de sapins de Noël, pour financer les milliers de veuves du conflit sans aborder les questions litigieuses, n’a pas eu le succès escompté et Raimondo Mazzola semble en accuser le G4 pour cet échec. Le revers essuyé par le Montalvo témoigne toutefois des carences de son réseau diplomatique, qui n’est composé d’aucun véritable allié. Les arguments qu’il défend trouveront un écho certain au sein de l’UPO, qui souhaite pouvoir placer un de ses pions dans les principales organisations internationales. Mais la critique de la légitimité du G4 à négocier la paix se heurte à l’attente de plus en plus forte de pays neutres d’en finir avec la Guerre des Containers. De plus, personne n’est mieux placé pour négocier la paix que les belligérants eux-mêmes. Quand c’est impossible, la solution vient forcément d’un organe « illégitime » (G4, ADI, Ligue Boréale, OCC…) mais après l’échec, peu de monde s’est bousculé au portillon pour formaliser un accord de paix.
      Prospero Kraŭzol

Avatar du membre
Sébaldie
Maitre de la galaxie
Messages : 3811
Enregistré le : mar. avr. 05, 2011 10:00 pm

Re: PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionale

Message par Sébaldie » lun. janv. 01, 2018 1:17 pm

    • Image
      2 janvier 2035

      Diplomatie du cinéma : les principales puissances du septième art

      Image
      Le soft power janubien doit beaucoup au poétique cinéma eashe


      Le festival des temps présents organisé le mois dernier à Hiérosolyme n’a pas seulement mis à l’honneur le talent de réalisateurs du monde entier, il a aussi mis en évidence le cachet de chaque nation cinématographique. Parmi elles, plusieurs tentent de se faire une place parmi les grands. L’enjeu peut paraître dérisoire, il est pourtant de taille : bien plus que la propagande étatique à laquelle la guerre actuelle nous habitue, le cinéma est le meilleur outil d’autopromotion pour les Etats. Par exemple, l’Amarantin ne connaît rien d’autre de l’Eashatri que ce que le cinéma de ce dernier veut bien montrer et cela vaut pour toutes les nations du monde. Le festival de Hiérosolyme représentait ainsi un challenge pour les réalisateurs concurrents, qui ont dû représenter un pays qui n’est le leur de la manière la plus fidèle qui soit. Bien sûr, tout ceci est implicite : à l’exception de quelques pays qui le pratiquent encore, le cinéma d’Etat écrit par le gouvernement n’existe plus et les réalisateurs donnent aujourd’hui corps à leurs propres idées, leur propre imagination, n’obéissant plus à des stratégies patriotiques. Le formalisme de leurs films trahit toutefois leur provenance.

      Ainsi, le cinéma eashe est monopolisé par les studios Cinéa de Lesabad, laissant peu de marge de manœuvre aux cinéastes indépendants. Ces films, que les Amarantins connaissent sous leur forme en version marathi ou britonne sous-titrée en espéranto, jouent de sons et couleurs kitsch. S’inscrivant dans un registre onirique, les films eashes permettent le dépaysement à leur public, mais pas totalement pour qu’il puisse facilement s’identifier à leurs acteurs et actrices. Héritière à la fois du cinéma muet et du théâtre, la comédie musicale eashe permet de véhiculer une image positive d’un pays à l’essor politique fulgurant. Le casting pléthorique de ces films fait ainsi rêver de nombreux jeunes eashes, qui saisissent de l’opportunité qui leur est proposé pour avoir leur quart d’heure de gloire. C’est d’ailleurs le synopsis d’un des derniers films des studios Cinéa, The chance of my life, qui joue beaucoup sur cette mise en abîme. Même lorsque le cinéma eashe s’essaie à d’autres registres, tels que le fantastique, l’influence de la comédie musicale n’est jamais loin : Le mur du son sorti en février 2034 l’a expérimenté. Le film a beau traiter d’un sujet aussi sérieux que l’autisme, il reste empreint d’un optimisme à toute épreuve, à l’image finalement d’un pays, voire d’un continent janubien tout entier.

      Le cinéma amarantin s’inscrit dans un registre totalement différent. À l’image d’un pays configuré en confédération d’entités autonomes, il est éclaté entre différents studios plus ou moins connus du grand public. Il donne par ailleurs une image assez faussée du mode de vie amarantin, ne serait-ce sur la condition féminine. Rappelons en effet qu’en Amarantie, l’ascension sociale est beaucoup plus difficile pour les femmes que pour les hommes. Or, le cinéma et plus largement les arts scéniques les mettent à pied d’égalité et représentent une manière pour les femmes de m’émanciper. Contrairement à la vie quotidienne, elles y bénéficient d’une véritable stature et d’une réelle visibilité. Cela ne se fait pas de manière totalement désintéressé par certains producteurs, qui espèrent ainsi faciliter l’exportation de leurs films. Plutôt que de dépeindre le réel, les grands studios amarantins préfèrent imaginer un univers dystopique comme dans Souviens-toi de mes octets. Les films davantage « terre-à-terre » restent l’apanage des cinéastes indépendants.

      Image
      Te ver des studios zeederlandais Polferfilms, ou la stratégie du blockbuster


      Parmi les autres puissances cinématographiques, on retrouve le Zeederland, dont le film Une île pour mourir a remporté le deuxième prix à Hiérosolyme, se faisant ainsi un nom dans le cinéma d’action et de guerre. Ces blockbusters de plus de deux heures, bientôt trois, ont pu voir le jour par l’investissement de grands groupes capitalistiques, tels que Thijssen Groep ou Kleine Groep. Cette stratégie de films à gros budgets se rapproche finalement de celle de son voisin la Britonnie, avec les Dashfire Studios, filiale de la corporation Townsend Thorensen, mais pour l’heure moins couronnée de succès que sa rivale zeederlandaise. D’autres scènes cinématographiques se dégagent enfin, avec le Vonalya qui propose une séduisante représentation de la région boréale, teintée ou de magie ou de romance voire les deux, à travers aussi bien de la série La Larme des Cieux qui nous transporte dans un Vonalya médiéval, que du film La piste du cuivre lui aussi primé à Hiérosolyme et qui nous emmène vers le Ragvarld, l’autre grand représentant du Grand Nord.

      Enfin, la Ventélie reste une source d’inspiration inépuisable. Déjà lui-même très imprégné par l’influence ventélienne, le Caskar rompt avec la culture gréco-latine de la Dytolie du Sud, à l’image de L’âge des réformes qui empreinte beaucoup à l’esthétique des films d’animation orientaux. De son côté, le Kaiyuan produit assez peu de films au regard de sa puissance économique et démographique mais il reste une source d’inspiration notamment auprès de l’Eashatri, avec le film Minds’ dusk qui s’intéresse à la guerre civile qu’a connu Fuxianji au début du siècle. Ce conflit a précisément eu un effet dévastateur pour la production cinématographique locale, tant est si bien que 80 % des films kaiyuanais sont en réalité produits au Lianwa, à l’image de Shengfen 2030, sorti en février 2033, soit plus de vingt ans après la guerre civile. La petite république insulaire tire en effet son épingle du jeu et a été récompensé à Hiérosolyme pour Dust, qui nous emmène dans le bourbier poussiéreux d’Ashurdabad. Les studios lianwadais doivent malgré tout affronter la concurrence féroce du Sengaï Movie Home, qui produit à la chaîne des films essentiellement destinés à l’export en vue d’inonder le marché mondial. Ainsi, la bataille du grand écran, en Ventélie comme ailleurs, fait rage et elle oppose deux belligérants, deux stratégies : adapter son cinéma au spectateur étranger ou accoutumer le spectateur étranger à son cinéma.
      Piramo Laloĝanto

Avatar du membre
Sébaldie
Maitre de la galaxie
Messages : 3811
Enregistré le : mar. avr. 05, 2011 10:00 pm

Re: PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionale

Message par Sébaldie » lun. janv. 01, 2018 10:23 pm

    • Image
      3 janvier 2035

      Vingt centimètres de neige en Alilée : une première en 50 ans

      Image
      Une ville movopolitaine méconnaissable sous son manteau blanc


      À la faveur d’un hiver beaucoup plus froid que d’habitude, les Aliléens ont été surpris par une épaisse couche de neige venue tapisser le sol au petit matin. Dans la Principauté de Movopolis et en République de Spongorie, c’est en moyenne vingt centimètres de neige qui sont tombés dans la nuit du 2 au 3 janvier. Le phénomène s’observe également, dans une moindre mesure, en Haute-Alilée et au Forluno, contrastant avec l’Amarantie continentale qui n’a pas connu de telles intempéries. À Movopolis et à Tornusjo, la capitale spongorienne, la température moyenne au mois de janvier est de 11°C, le thermomètre peut au plus descendre à 5°C la nuit. Il n’est donc pas rare qu’il frôle le zéro mais les Aliléens sont peu habitués à des épisodes neigeux de telle importance. Peu préparés à y faire face, les employés municipaux responsables de la voirie ont été pris de court, salant sur le tard les routes devenues impraticables, non sans susciter la colère des administrés et des usagers de transports en commun, qui ont dû rester chez eux. Seuls les plus anciens Aliléens se souviennent d’un tel précédent : c’était en février 1986, il était tombé près de 25 centimètres de neige après un épisode de blizzard, qui avait causé la mort de plusieurs dizaines de sans-abris. Déjà à l’époque, l’administration locale n’avait pas été préparée à réagir.
      Arĥimedo Botelo

      Tutto, le film caskar déprogrammé en Spongorie, sous la pression de la mafia locale ?

      Image


      La scène se répète dans plusieurs complexes cinématographiques en République de Spongorie : le film caskar Tutto déprogrammé, à quelques jours de sa sortie dans les salles amarantines. Et pour cause, il met en scène la rivalité entre les mafias aliléennes, amarantine et montalvéenne. S’il s’agit d’une fiction, l’histoire semble librement inspirée d’une situation bien réelle en Spongorie, à un moment de fortes tensions avec le Montalvo voisin. Le réalisateur caskar imagine d’ailleurs une femme – Ariana – à la tête de la mafia amarantine lancer toutes ses forces contre son rival Arminio tout aussi déterminé, au point d’en arriver à une neutralisation des deux réseaux.

      Autocensure ? Pression sur les salles de cinéma ? Les complexes cinématographiques bottent en touche. Le directeur commercial du complexe cinéma de Tornusjo argue par exemple que le film dure trop longtemps (près de quatre heures !) pour être diffusé dans ses salles. Un « argument des plus ridicules » pour les associations locales de lutte pour la transparence en Spongorie, qui y voient la main de la mafia grécophone Daktylos. À l’inverse, d’autres voix s’élèvent contre cet « excès de prudence » et vont même jusqu’à imaginer une stratégie commerciale de la part du producteur de Tutto. Rédacteur tabloid amarantin Devas Scii, Gallio Triferus fait part de sa nouvelle théorie du complot : « Aucune pression n’est exercée sur les cinémas spongoriens, tout ceci est une incitation d’autant plus grande à regarder le film puisque le regarder, ce serait transgresser les règles de l’ordre établi. Et tout le monde adore la transgression ! Plus on censure quelque chose, plus il a de succès, surtout à l’époque d’Internet et des réseaux pirates. Il y a ainsi une entente entre les cinémas spongoriens et le réalisateur caskar ». C’est en partie vrai : le film est le plus attendu des Amarantins depuis La Perla de Montorive et il s’annonçait être un succès commercial ici. Mais il se heurtera maintenant au bon vouloir des diffuseurs, piégés entre l’impératif du profit et le principe de précaution.
      Kaeso Petreius

Avatar du membre
Sébaldie
Maitre de la galaxie
Messages : 3811
Enregistré le : mar. avr. 05, 2011 10:00 pm

Re: PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionale

Message par Sébaldie » mer. janv. 03, 2018 11:28 pm

    • Image
      9 janvier 2035

      EDITO : L’Amarantie réalise la meilleure performance économique de la violente année 2034

      Image
      Taux de croissance par pays par rapport au 1er janvier 2035
      (HRP : réalisation de PhiWill, merci à lui !)


      « Amaranto regas la onojn ! ». Tel aurait pu être le titre de cet article, pour paraphraser celle du papier du tabloïd briton The Sun publié l’année dernière, mais nous leur laissons volontiers les fanfaronnades chauvines pour dresser le constat d’une croissance mondiale moins soutenue que l’an passé en raison de la guerre. Avec une croissance estimée à 25.38 %, l’Amarantie réalise la meilleure performance économique mondiale, juste devant le Montalvo et le Deseret. Le Lianwa, déjà éprouvé durant l’année 2033, accuse un nouveau repli de sa croissance, devenant la quatrième puissance mondiale. La perte de leadership de la petite république insulaire ventélienne est toutefois contrebalancée par son dynamisme au sein du G4, un très bon coup politique qui lui permet d’imposer le lyuan dans le panier de devises qui sert d’étalon monétaire pour concurrencer l’étalon-or jusqu’ici prisé par tous les pays. L’Amarantie a répondu présente à cette initiative tombée du ciel, qui a permis à la lire de peu subir le contrecoup d’une guerre dévastatrice à laquelle elle a participé à la marge. Mais la réelle surprise vient du Deseret, pour lequel la situation a positivement évolué, profitant de la très rapide dislocation des Etats Fédérés d’Olgarie, que même les puissants algorithmes boursiers n’ont pas prévue. Soutenue par l’immigration et la fuite des investisseurs des EFO, la croissance deserane permettra à la désormais troisième puissance mondiale de procéder en toute sérénité à la fusion des deux pays dès le mois prochain.

      Les économies des belligérants de la Guerre des Containers ont différemment réagi au conflit : si le Commonwealth maintient une croissance honorable de près de 17 %, celle-ci est soutenue par un endettement et des dépenses publiques sans précédent, notamment dans l’industrie militaire. La guerre a mis à mal le dogme des coupes budgétaires et la rhétorique anti-fonctionnaires primaire qui caractérisent le gouvernement briton. Le Vryheid, handicapé par ses pertes civiles, affiche quant à lui un taux de croissance supérieur à 6 %, là encore soutenu par une production de masse voire aveugle. Le nouveau gouvernement de coalition vrye aura donc la lourde charge de mettre un terme à l’économie de guerre et d’en accompagner la transition. Son projet panalgarbien va toutefois se heurter à l’hégémonie de l’Empire Luciférien qui, même s’il tombe en récession, reste maître du continent. L’Uhmali perd la manche économique face au Txile : dans ce régime très personnifié où le monarque incarne les différentes facettes du pouvoir sans distinction, les choix discutables de l’empereur ont été dévastateurs pour l’économie uhmaléenne.

      Autant l’Uhmali que le Mahajanubia et les autres membres de l’Union Panocéanique hypothèquent leur pays, envisageant de faire payer leurs errances politiques aux agresseurs, quitte à ce que la Coalition devienne peu à peu l’agressée aux yeux d’une communauté internationale de moins en moins solidaire de leurs actions. Les revendications de l’UPO dépassent l’entendement et c’est la raison pour laquelle le G4 dans ses accords de paix de Shengfen n’a pas retenu le plan de remboursement demandé par l’organisation britophone. L’incertaine issue de la guerre est contraire aux revendications de vainqueurs de la coalition panocéanique, une mythologie de la victoire entretenue par une propagande devenue aussi caricaturale que pompeuse. En dépit du blocus uhmaléen, le Txile peut toutefois s’enorgueillir d’avoir une croissance de près de 16 %, à l’image du Commonwealth. La république euskale peut compter sur un large réseau diplomatique, et notamment sur l’appui de la province zeederlandaise de Regenland qui lui assure ses exportations même en temps de guerre : une stratégie inverse de celle du circuit économique fermé et autistique du Commonwealth.

      Parmi les pays « neutres », il faut souligner celui qui n’en est pas un à proprement parler : le Caskar devient septième puissance mondiale en devenant le chantier naval de l’Union Panocéanique et qui a tout intérêt à ce que la guerre perdure, faute d’une économie autrement diversifiée que la vente d’armes et de navires militaires. C’est la raison pour laquelle le pays de culture gréco-ventélienne s’est lancé dans une diatribe contre les accords de Shenfgen. Un choix identique pour le Montalvo, qui faute d’avoir trouvé une ligne diplomatique concrète continue d’être la base arrière du Commonwealth dans une Dytolie qui lui est plutôt hostile. En réalité, le Montalvo cesse peu à peu d’être dytolien pour redevenir cartaginaise. Son tout récent rapprochement avec le Royaume d’Illythie s’inscrit dans ce projet d’envergure, de quoi donner des raisons d’espérer à un autre projet, celui du Panalgarbe vrye. 2035 sera toutefois l’année de la Janubie, annonçant parallèlement une guerre de leadership entre d’une part, le Mahajanubiaet le Dosalhi britophones et majoritairement musulmans et d’autre part, les hindous Eashatri et l’Oyestarna. Le dynamisme économique et diplomatique est pour l’heure largement du côté hindou. Le Karmalistan est à l’image de sa situation géographique et culturelle, c’est-à-dire coincé entre ces deux zones d’influence, donnant des gages à l’un et l’autre camp, notamment en alimentant le fantasme d’un Karmalistan janubien. Tout de même, à la faveur d’une économie tournée vers des ressources minières très prisées en temps de guerre, le Karmalistan affiche une très bonne performance (environ 18 % de croissance), juste derrière le Vonalya qui paie le prix du manque de diversité de son économie trop dépendante du gaz.

      L’issue de la guerre déterminera les nouvelles puissances de demain : l’introuvable paix entre les deux camps peut mener à leur neutralisation respective, au profit d’Etats qui auront affiché une stricte neutralité. Des Etats comme l’Eashatri, le Karmalistan, le Zeederland ou le Kaiyuan ont un grand rôle à jouer : qu’ils soient doués d’une force morale, économique ou diplomatique, ou tout ça à la fois, ils peuvent faire pencher la balance et dessiner le monde de demain.
      Prospero Kraŭzol

Avatar du membre
Sébaldie
Maitre de la galaxie
Messages : 3811
Enregistré le : mar. avr. 05, 2011 10:00 pm

Re: PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionale

Message par Sébaldie » sam. janv. 06, 2018 11:06 am

    • Image
      17 janvier 2035

      « Le Montalvo se moque de la démocratie, il veut juste des clients pour sa lire électronique »

      Image


      Ambassadeur de l’Amarantie au Montalvo jusqu’en 2034, Palaso Delavilaĝeto se dit aujourd’hui heureux d’avoir « retrouvé [sa] liberté de parole » et revient avec nous sur l’alliance de plus en plus claire du Montalvo avec l’Union Panocéanique.

      Dans les colonnes des Amarantina Folioj le 8 décembre dernier, vous aviez considéré que « le positionnement du Montalvo est devenu totalement illisible ». Aujourd’hui, il est tout à fait clair, non ?
      « Le Montalvo a largement consommé son divorce avec la Dytolie, tournant ainsi le dos à plus de deux mille ans d’histoire commune avec notre continent pour aller s’amouracher de quelques pays principalement situés dans l’Océan Janubien dont l’économie fonctionne en roue libre, sur un circuit fermé. Cartagina pèche par orgueil et vanité et tous ses voisins qu’il a méprisés lui rendent aujourd’hui la monnaie de sa pièce. L’exécutif montalvéen ne s’est jamais remis en question depuis le double fiasco de l’Union Céruléenne et de la régence britonne, se contenant de rejeter la faute tantôt à une Amarantie pas assez centralisée à ses yeux, pas assez chrétienne, répondant par la force, avec des solutions radicales. Lorsque vous faites un pas devant un pays qui en recule de deux, le rapprochement est évidemment impossible. »

      Le Sénat nazalien, qui a levé tous ses droits de douane sur les produits uhmaléens, évoque une « tentative de diktat financier » du G4 et appelle le Deseret à privilégier ses intérêts et choisir le camp de la démocratie. Qu’en pensez-vous ?
      (Rire) « Mais le Montalvo se moque de la démocratie, il veut juste des clients pour sa lire électronique ! Il n’en a pas trouvé en Dytolie et plusieurs pays, comme le Vryheid se sont montrés intéressés. L’Uhmali, de son côté, est totalement isolé en Ventélie et est entré en récession. Il aura besoin de financement pour sortir la tête de l’eau et privilégiera le plan du Montalvo à celui du G4+1. Cette rhétorique sur le « camp de la démocratie » est assez old school comme on dit en bon briton, elle ne trompe plus personne, surtout d’un pays qui a imposé à sa tête un général briton arrivé de nulle part. Quant au Deseret, il reste le pays que le Montalvo méprise le moins et aussi, par sa britophonie, celui le plus à même de se rapprocher de l’UPO. Mais Cartagina arrive avec un train de retard : le Deseret s’assure déjà un leadership régional et privilégie d’autres partenaires, à l’Ouest, en Ventélie. Le Montalvo inspirerait plus de respect en Amarantie s’il arrêtait de déguiser ses intentions de la sorte. »

      Tout de même, ne pensez-vous pas que les accords de paix de Shengfen ont l’air d’être écrits par des banquiers du Lianwa ? En quoi l’adoption d’un taux de change libre ou la privatisation des entreprises bancaires contribuent-elles à la paix ?
      « Lorsqu’une organisation, fût-elle le G4, vous propose de vous indemniser, elle le fait selon son propre cahier des charges. Les Etats belligérants doivent apporter des preuves de leur bonne foi, c’est-à-dire ne pas détourner l’argent à d’autres fins que celles stipulées dans le traité. Pour ce faire, il faut retirer la mainmise de l’Etat sur le secteur bancaire. On parle tout de même de plusieurs milliards de $, offerts à des pays qui potentiellement ont utilisé des armes chimiques : on peut raisonnablement douter de leur bonne foi, non ? Quand bien même, le G4 s’est déjà montré ouvert à des amendements si vraiment cet article est un blocage à la paix : le Montalvo le sait mais prétend l’ignorer pour préférer la caricature relayée par la propagande de l’UPO ou par des sources d’information complotistes. C’est très inquiétant de savoir que des parlementaires de la première puissance mondiale s’informent via ces canaux. »

      La presse mahajanubienne est unanime : ces sanctions économiques sont inutiles, le marché intérieur de l’UPO se suffit à lui-même. Circulez, il n’y a rien à voir ?
      « Si ça peut leur faire plaisir de croire ça. Déjà, ces internautes méconnaissent les règles fondamentales de la réglementation douanière : il ne suffit pas de trouver un revendeur horbarien pour que, miraculeusement, la papaye cultivée au Mahajanubia devienne horbarienne. Sinon, effectivement, les droits de douane ne serviraient à rien. Les droits de douane sont appliqués au pays de production ou à défaut, le pays qui a apporté la dernière plus grande valeur ajoutée, notamment pour les produits complexes. Une papaye que j’achète au Mahajanubia et qui serait conditionnée en Horbarash reste une papaye achetée au Mahajanubia et à ce titre, elle serait taxée à son entrée dans les pays signataires, selon le taux en vigueur. Si la première puissance autoproclamée britonne, par sa magnificence, peut faire abstraction de 30 % de l’économie mondiale, alors elle méritera son titre. Mais je doute que l’Uhmali et le Mahajanubia puissent être des marchés suffisants pour des produits à haute valeur ajoutée du Commonwealth. Il faudra nécessairement exporter ailleurs. Ensuite, imaginez tous les entrepreneurs de l’UPO qui, du jour au lendemain, doivent revoir toute leur logistique. Pour exporter la moindre épingle, ils doivent chercher un Etat périphérique, qui veut bien jouer le rôle de relais. Bien sûr, l’Aminavie, le Caskar, le Montalvo et même le Vonalya répondront présents. Mais ces pays n’ont pas une capacité portuaire infinie et répondront aux besoins de l’UPO après avoir répondu aux leurs. De plus, ce n’est qu’une solution à court terme puisqu’à long terme, les investisseurs préféreront s’installer dans ces Etats pivots que directement dans les Etats exportateurs, pour s’épargner une liasse documentaire pléthorique à chaque envoi. Que le Montalvo s’engouffre dans ce bourbier ne m’étonne pas de ce pays opportuniste incapable de tenir un engagement plus d’un an, de la même manière qu’il n’est pas capable de garder un gouvernement stable plus de six mois : il ne tire absolument aucun bénéfice de la paix, il rentabilise la guerre. Le tout en adoptant une position victimaire, celui du pays snobé par la Dytolie ou le G4. »
      Propos recueillis par Tiberius Baro

Avatar du membre
Sébaldie
Maitre de la galaxie
Messages : 3811
Enregistré le : mar. avr. 05, 2011 10:00 pm

Re: PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionale

Message par Sébaldie » jeu. janv. 11, 2018 12:55 pm

    • Image
      2 février 2035

      La Céjanosie dresse et pénalise une liste de métiers « pas assez virils »

      Image
      Le secteur financier est particulièrement impacté par cette nouvelle lubie législative


      « La Céjanosie pénalise le secteur financier » : nous aurions tellement préféré ce titre d’article mais si c’est factuellement vrai, l’entité la plus misogyne d’Amarantie le fait une fois de plus selon des motivations aberrantes. Non mécontente d’avoir déjà rendu illégale l’obésité dans son espace public depuis 2031, la république maritime est obnubilée ces dernières décennies par l’idée selon laquelle « la civilisation se dévirilise », pour reprendre le préambule de la Constitution céjanosienne. Mais la Céjanosie a une acceptation très large du processus de dévirilisation : outre l’obésité, elle entendait lutter contre les vidéos « abrutissantes » postées sur Internet où les jeunes hommes se mettent en scène pour gagner en popularité. Aussi frustrée que nostalgique, l’entité cultive le fantasme, non sans connotation sexuelle, de l’homme guerrier prêt à abandonner le confort moderne pour affronter une vie beaucoup plus spartiate, organisée en communautés fraternelles. Parmi ces fléaux d’aujourd’hui contre lesquels la Céjanosie entend lutter, figure « l’extrême financiarisation de l’économie ». Pour le député auteur de la proposition de loi, Livio Bakisto, « le monde actuel est dominé par des hommes en costumes-cravates si frustrés d’être inaptes au combat en raison de leurs corps frêles qui n’auraient pas survécu durant les temps antiques qu’ils entendent dominer le monde en manipulant des chiffres sur des tableurs ».

      D’autres métiers composent cette liste de métiers « dévirilisants » dressée par l’ultra-majoritaire Parti national. La loi, votée au Parlement local sans grande difficulté, prévoit ainsi pour ces postes un salaire minimum bien moins important, ainsi qu’une augmentation d’impôts pour ceux qui gagnent le plus, avec pour objectif de cibler autant la base que la tête. Les banquiers, traders, comptables, assureurs et autres cadres financiers seront donc assujettis à cette « Taxe Cro-Magnon » comme elle est d’ores et déjà surnommée par ses opposants. Egalement touchés les métiers de la publicité, du marketing et de la communication, ce qui n’est pas sans rappeler l’initiative (toutefois salutaire) de la République de Grande-Rufade d’interdire les écoles de publicité sur son territoire, selon des motivations assez semblables. Psychologues, métiers des ressources humaines, travailleurs sociaux complètent la liste. Initialement, les journalistes en faisaient également partie mais la pression exercée par le misogyne éditorialiste des Amarantina Folioj Horasiu Zamfir, également représentant de la Céjanosie au Conseil Exécutif, a donné lieu à un amendement express du texte pour exclure ce métier.
      Anastazia Bonficador

Avatar du membre
Sébaldie
Maitre de la galaxie
Messages : 3811
Enregistré le : mar. avr. 05, 2011 10:00 pm

Re: PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionale

Message par Sébaldie » dim. janv. 14, 2018 11:58 pm

    • Image
      12 février 2035

      Des plantes pour dépolluer les sols… et en recycler les métaux

      Image
      Le tabouret des bois (Noccaea caerulescens) est l’une de ces plantes aux vertus dépolluantes


      Plages contaminées en Hachémanie et au Mahajanubia ; sols irradiés en Empire Luciférien… La dernière attaque contre un navire lianwandais n’est que le dernier exemple d’une triste liste de catastrophes environnementales, avec à chaque fois des conséquences collatérales pour le sol et la vie souterraine. C’est dans ce contexte que l’Institut Agronomique d’Eŭramio, en République de Grande-Rufade, a présenté l’état de ses premières recherches, avec une note optimiste : la pollution des sols n’est pas une fatalité et pour y lutter, ce serait plus simple et moins coûteux qu’il n’y paraît. L’étude met ainsi en exergue la phytoremédiation, c’est-à-dire la dépollution par des plantes dites « hyperaccumulatrices ». Ces végétaux ont en effet la capacité d’absorber, via leurs racines, des métaux lourds et d’autres matières polluantes dont le pétrole raffiné échoué sur les plages janubiennes pourraient contenir. L’étude prend l’exemple de la plus significative des plantes : le tabouret des bois (Noccaea caerulescens), une plante de la famille du chou ou de la moutarde, extrêmement tolérante au zinc, au plomb et au cadmium, ce métal utilisé – notamment en aéronautique - pour protéger les surfaces oxydables, mais qui reste très toxique. Une fois absorbés par les racines, les métaux lourds transitent vers les feuilles de la plante avant d’être éventuellement détruits par les enzymes qu’elle libère.

      L’article scientifique de près de 200 pages se veut ambitieux et suggère la possibilité de recycler les métaux ainsi récupérés, par biomasse puis par différentes étapes chimiques (incinération, solubilisation, filtration, lavage, neutralisation). Une installation pilote sur le sol d’une ancienne usine métallurgique du sud de Grande-Rufade vise à récupérer des sels de nickel après évaporation et cristallisation du métal. La quantité extraite peut paraître risible par rapport aux enjeux commerciaux, les investisseurs pouvant considérer ce processus comme trop fastidieux pour être rentable, mais il pourrait au moins être d’une grande utilité pour les terres dites rares, qui entrent dans la composition de nos technologies actuelles (écrans LCD, de smartphones, lasers…), et dont les quantités présentes naturellement sont bien trop insuffisantes pour ne pas être recyclées. La prudence reste toutefois de mise : par ce procédé, la dépollution est lente et limitée à la surface et la profondeur occupées par les racines. Son utilisation commerciale, affublée de noms comme « agromine » ou « phytomine », est par ailleurs très loin d’être opérationnelle, d’autant qu’elle exige de lourds investissements.
      Maximus Lurio

Avatar du membre
Sébaldie
Maitre de la galaxie
Messages : 3811
Enregistré le : mar. avr. 05, 2011 10:00 pm

Re: PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionale

Message par Sébaldie » mar. janv. 16, 2018 11:17 pm

    • Image
      18 février 2035

      G4 et OCC : l’entrisme de l’UPO pour nécroser les organisations qu’elle conspuait

      Image


      « Le G4 n’est pas représentatif, c’est une oligarchie pour préparer la prochaine gouvernance mondiale et soumettre les autres pays à leur agenda » ou encore « L’OCC est aux mains du complexe lianwo-amarantin, son marché n’est pas nécessaire aux pays de l’UPO ». La Guerre des Containers s’est également jouée sur le terrain de la propagande : pour servir sa cause, l’UPO a même usé de la rhétorique du peuple contre les élites, avec un résultat plus ou moins raté. Aussi, dans le traité de paix signé entre tous les belligérants, est demandée l’adhésion du Commonwealth au G4, pour l’occasion rebaptisé G5, qu’il ne cessa de conspuer dès l’instant où l’organisation regroupant les principales puissances économiques ait proposé une sortie de paix qu’il jugeât trop favorable à la « Coalition ». Le G4 n’était plus démocratique, avec le sous-entendu qu’il le redeviendrait avec son adhésion, si tant est que le G4 eût un jour l’objectif d’être « démocratique ». La nouvelle n’a guère réjoui les quatre membres de l’organisation, qui n’ont pas donné signe d’envie particulière de travailler avec le Commonwealth. Quelle a été la véritable motivation de la confédération britophone à avoir une telle exigence ? Peser sur les décisions mondiales ou être la nation « poil à gratter » ?

      Dans une moindre mesure, l’OCC a essuyé une diatribe de la part de cette même UPO pour son soutien unanime aux sanctions économiques dont elle a été victime. La relégation de l’Empire d’Uhmali au titre de simple membre observateur pour avoir trahi l’engagement de neutralité a elle-même été perçue comme un affront. Et pourtant, à l’instar de la candidate britonne au G4, le Vryheid et le Mahajanubia ont annoncé leur intention de se rapprocher de l’OCC. Avec le même objectif ? Car s’ils se glorifient de la victoire, le Vryheid et le Mahajanubia ont sans doute perdu la bataille de l’image. Les Etats concernés répondront sans doute que c’est accessoire et s’enorgueilliront de leur puissance industrialo-financière. Mais cela ne suffit pas : la guerre a mis en évidence le besoin apparent de « légitimité » pour les organisations afin de jouer les médiateurs. Si le Mahajanubia et le Vryheid venaient à entrer dans la principale organisation internationale (initialement régionale) et donc à jouir du marché commun, l’OCC ne pourrait plus se targuer d’être un havre de paix politique et commercial, où l’on préfère le dialogue et la diplomatie aux chantages militaristes. Au final, leur adhésion pourrait avoir raison de l’OCC, ce qui est peut-être in fine leur but.

      Une telle stratégie est à double tranchant puisqu’elle pourrait aussi avoir raison de l’Union Panocéanique, qui s’est déjà repliée sur elle-même depuis sa réforme restreignant le statut d’Etats membres au Commonwealth et à ses dominions. La double appartenance à ces deux organisations peut mener à de nombreuses incompatibilités d’engagements. La guerre a en effet mis en évidence le manque d’influence des Etats membres de l’UPO, dont le réseau diplomatique s’étend très peu au-delà de l’Océan Janubien. Or, si telle est sa stratégie, si l’UPO entend adhérer aux organisations qu’elle conspuait pour les tuer de l’intérieur, elle ne propose rien d’attractif à la place, seulement la caisse de résonance d’un empire colonial briton nostalgique de son âge d’or persuadé de pouvoir vivre en autarcie.
      Bertilo Hinatero

      Image

      Les marronniers dingues du Montalvo


      Pas un jour ne se passe sous le soleil montalvéen sans que la presse locale délivre un article à charge contre la Ligue amarantine, à tel point qu’elle pourrait renvoyer La Profanino au chômage technique. Le filon des aliénés amarantins est en effet très utile pour les journalistes : ils sont près de 5 millions, chacun avec leur histoire, leurs peines, ou au contraire leur contentement vis-à-vis de leur propre situation. Tels des bêtes curieuses, on observe ces aliénés avec un certain voyeurisme : comment vivent-ils leur situation au quotidien ? sont-ils devenus psychologiquement instables ? jusqu’où peut-on aller dans l’asservissement ? Les récits font évidemment les choux gras d’un pays où l’on naît libres et égaux, au moins si on est blancs et chrétiens, à l’affût d’histoires à raconter autour de la table de dimanche midi, après la messe. « C’est malheureux, quand même ! » répète la maîtresse de maison, à défaut d’avoir une lecture analytique de la situation, portant sa voix aux populistes aux discours simplistes, surtout s’il s’appelle Alessandro Delando, le rebelle conservateur qui serait le plus à même de mettre à genoux l’Amarantie par le simple fait d’y être né.

      Le constat, nous le partageons au sein de la rédaction. Mais à qui profite le crime ? Les pleurs de Luciano, 14 mois, nourrissent-ils les discours critiques constructifs ou plutôt la vague de la victoire pour les populistes en vue des prochaines élections arovaques ? Passés de mode, les Noirs sont renvoyés en Illythie et à leur place, les aliénés amarantins deviennent les nouvelles coqueluches de Cartagina. Ceux-là qui bénéficient d’un visa spécifique délivré par les autorités montalvéennes connaîtront-ils seulement la paix et l’indépendance promises ou leur devront-ils éternellement une faveur ? Loin d’être notre alliée objective, la presse montalvéenne est pourfendeuse des efforts que nous tentons de réaliser. Alessandro Delando n’est effectivement pas resté assez longtemps en Amarantie pour savoir qu’à la radicalité, l’ennemi répond par la radicalité. Les retournements de veste du Montalvo ont stoppé net le progrès pourtant amorcé avec l'abolition de l'aliénation dans les entreprises amarantines et des entités comme la Céjanosie ont choisi de durcir leur politique. Le système que l’Amarantie maintient depuis deux millénaires ne pourra pas être renversé par le premier venu en mocassins. Nombreux, comme eux, s’y ont essayé et beaucoup ont perdu leurs dents. Il est toujours plus facile d’être un opposant, quand on est retranché derrière des frontières, en terrain conquis, Monsieur Delando. L’opposition, la vraie, se joue ici. Les autres sont des impostures opportunistes et charognardes.
      Egina Marcidor

Avatar du membre
Sébaldie
Maitre de la galaxie
Messages : 3811
Enregistré le : mar. avr. 05, 2011 10:00 pm

Re: PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionale

Message par Sébaldie » ven. janv. 19, 2018 4:01 pm

    • Image
      26 février 2035

      Le Zeederland devient le premier fournisseur de l’Amarantie

      Image


      Marquée par le conflit, l’année 2034 a vu se reconfigurer le panel des fournisseurs de la Ligue amarantine. Ayant longtemps occupé la première place, la Ligue du Montalvo la cède au profit de la Confédération Zeederlandaise, toutes entités confondues. Les deux pays restent cependant les seules à avoir exporté pour plus de 10 milliards de $ de produits et services à l’Amarantie. En dehors de quelques produits pittoresques, comme les tulipes sur les étals des marchés ou des nombreuses bières présentes dans toutes les brasseries amarantines, le Zeederland a investi au niveau de toute la Ligue les marchés de l’informatique, de l’électronique, de l’automobile et des pièces détachées aéronautiques. La Confédération profite par ailleurs de l’installation de l’un de ses anciens comptoirs commerciaux, au nord du Royaume de Forluno, et des zones franches environnantes pour vendre ses produits, en suspension de droits et taxes. La situation devrait évoluer positivement pour le Zeederland, à la faveur d’un traité bilatéral qui consolidera ces différents avantages.

      La Ligue du Montalvo reste un partenaire primordial pour l’Amarantie, notamment dans le secteur halieutique, la grande majorité des poissons vendus en Amarantie étant pêchés par des sociétés montalvéennes. Le Traité de Cabusa, précurseur d’une Union Céruléenne, devait ainsi entériner la place de choix pour le Montalvo, mais la crise politique et l’ascension de mouvements populistes qui préfèrent visiblement investir le marché de l’Union Panocéanique, ont eu raison du leadership de la ligue italique. 70 % des importations montalvéennes ont été réalisées durant le premier semestre de l’année 2034, avant l’arrivée d’Edmund Butler, qui promettait de bouleverser le Montalvo avant d’être éjecté du pouvoir quelques mois après. Pour autant, le ciel ne s’éclaircit pas entre les deux pays : les volontés de sanctions douanières du Montalvo à l’égard de l’Amarantie, affichées par Alessandro Delando, auront raison du commerce amaranto-montalvéen. À l’inverse, les importations en provenance de Siracuzzia ont bondi durant le deuxième semestre, notamment pour l’approvisionnement en poissons dont les Amarantins sont friands. Le secteur financier siracuzzain a également profité du refroidissement des relations amaranto-montalvéennes. En effet, des sociétés amarantines ont ainsi clôturé leur compte auprès des banques montalvéennes pour privilégier les services financiers du petit archipel. L’élection de Hadeso Kavaliro à la présidence de la Dentegorie n’est pas étrangère à ce bond puisque l’homme noue des relations très étroites avec Siracuzzia, en fournissant notamment le croisiériste Haltamar Krozoj en paquebots Navigroso.

      Autre effet de la guerre, les importations en provenance des pays de la « Coalition » ont sensiblement augmenté et ces échanges ont été encadrés par la signature de plusieurs traités bilatéraux, avec la Hachémanie, l’Empire Luciférien et le Txile. La Hachémanie devient ainsi le premier fournisseur de produits pétroliers, raffinés ou non, pour l’Amarantie, loin devant le Royaume des Ménechmes dont les puits offshore sont exploités par le groupe amarantin Rubando. Ainsi favorisés, les échanges amaranto-hachémaniens ne se sont jamais aussi bien portés. Malgré une entrée en récession, l’Empire Luciférien d’Algarbe reste le huitième fournisseur de l’Amarantie, laquelle profite notamment d’un accord de libre-échange sur les ressources minières lucifériennes. Dans une moindre mesure, les conteneurs txiléens investissent de plus en plus les docks amarantins, malgré la distance importante qui séparent les deux pays. Là encore, les ressources minières dominent le catalogue de produits importés : l’Amarantie est notamment un important client de l’acier txiléen, et dans une moindre mesure de produits industriels et agricoles.

      Malgré sa petite taille, le Lianwa représente près de 6 % des importations amarantines, essentiellement constituées de produits à forte valeur ajoutée dans lesquels la république insulaire ventélienne s’est bâti un nom. Cela concerne notamment l’informatique et la téléphonie mobile. Un accord est ainsi en préparation entre le Lianwa, le Kaiyuan et l’Amarantie pour la vente de processeurs graphiques de la marque NovIng. Les échanges avec le Kaiyuan devraient progresser, notamment avec l’acquisition de l’aéroport international de Shenfgen par des fonds amarantins ; échanges eux-mêmes facilités par l’établissement de la concession amarantine de Marinduque. Situation équivalente au Posun, qui reste un comptoir amarantin historique en Ventélie. Le Sengaï se maintient à une place honorable, tandis que d’autres fournisseurs comme l’Eashatri et l’Oyestarna devraient voir leur influence augmenter, à l’image de toute la Ventélie-Janubie.

      Parmi les autres fournisseurs importants, nous pouvons noter le Waldberg, qui exporte de nombreux produits de luxe en Amarantie, même s’il reste assez marginal dans les volumes importés. Malgré sa large frontière avec l’Amarantie, l’Ascensus ne profite que très doucement de l’ouverture de son économie, représentant 2.62 % des importations, notamment dans le secteur pharmaceutique. La multiplication des accords technologiques avec la République sénatoriale. Les importations alsanes devraient également augmenter, après la possible signature d’un traité donnant la priorité à l’Amarantie dans l’achat de ses produits miniers. Le Vonalya représente 4.65 % des importations, composées pour l’essentiel de produits gaziers, les méthaniers du royaume nordique profitent d’ailleurs d’une place de choix à Havenogoria, près de Marejno.

      Cependant, l’équilibre n’est pas totalement bouleversé par la guerre : le commerce avec les membres de l’Union Panocéanique est certes réduit à peau de chagrin mais n’a jamais été particulièrement notable, la Cérulée n’ayant jamais été considéré comme un marché de choix pour l’organisation britophone, qui s’enorgueillit par ailleurs de pouvoir se contenter de son marché interne pour prospérer. À vrai dire, seule la perte du Montalvo comme fournisseur rebat les cartes mais la situation peut rapidement évoluer dans les deux sens, au gré de l’inconstance des gouvernements montalvéens.
      Miĉjo Vihelm

Avatar du membre
Sébaldie
Maitre de la galaxie
Messages : 3811
Enregistré le : mar. avr. 05, 2011 10:00 pm

Re: PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionale

Message par Sébaldie » dim. janv. 21, 2018 12:39 am

    • Image
      1er mars 2035

      La Ligue amarantine accordera l’asile politique à tous les albinos algarbiens, sans exception

      Image
      Brimés, mutilés, tués : les albinos sont victimes de superstitions algarbiennes


      Le Conseil Exécutif a annoncé son souhait d’accorder l’asile politique à tous les albinos du continent algarbien, qui sont compte tenu de leur simple couleur de peau victimes de discriminations, de mutilations voire de meurtres de la part de réseaux criminels influencés par des guérisseurs traditionnels et autres adeptes de croyances tribales. Selon ces superstitions, les albinos seraient les victimes de sorts jetés par les dieux et peuvent être tantôt considérés comme des parias qui amènent le malheur à ceux qui les côtoient ou au contraire, chance et fortune à ceux qui en posséderaient des membres. On prétend également que leurs os seraient constitués d’or ou qu’ils seraient des fantômes sur Terre, qui ne meurent pas mais qui disparaissent juste. Autant de raisons pour justifier les actes crapuleux, qui peuvent être réalisés grâce à la passivité voire la complicité des autorités locales. Ce marché noir est juteux : le corps entier d’un albinos peut se vendre jusqu’à 65 000 $, les mains, pieds et autres organes jusqu’à 2 000 $. Le discours panalgarbien du Vryheid, qui plaide pour un continent « noir », ne fait qu’empirer la situation.

      L’albinisme, pourtant, n’est qu’une maladie génétique se traduisant par une absence de pigmentation dans la peau, le système pileux et l’iris des yeux. Héréditaire, le caractère se retrouve au niveau mondial dans 1 cas pour 17 000 à 20 000 naissances. Mais cette prévalence est plus élevée en Algarbe, en raison de pratiques endogamiques, c’est-à-dire de recherche de partenaires issus du même village, du même groupe restreint. L’Amarantie est depuis longtemps au fait de ce trafic : sur les marchés portuaires, dès le XVIe siècle, se vendaient à prix d’or cerveaux et divers artefacts à base d’organes albinos, aux vertus prétendument thérapeutiques, rajeunissantes et aphrodisiaques. Ces réseaux pirates ont gardé un droit de cité sur les différents comptoirs commerciaux amarantins jusqu’au début du XIXe siècle, avant que la vente d’organes humains soit formellement interdite par les autorités. Un récit du XVIIe siècle d’un très riche propriétaire d’une carrière de marbre, qui s’est épris de l’un de ces albinos, raconte : « Il était là, encore vivant, comme un bœuf prêt à la découpe. Ce n’était pas un esclave banal, il m’a coûté l’équivalent de 50 Hyptates. Je lui ai promis ma protection et je peux l’attester : il n’avait de blanc que la peau ; le reste du corps était digne de ce qu’on pouvait attendre d’un nègre ». Les motivations sont toutefois différentes aujourd’hui : en jouissant du statut de réfugiés politiques, les albinos et leur famille seront exclus de toute procédure d’aliénation, et pourront jouir de facilités de naturalisation amarantine.
      Vaclavo Minea

Avatar du membre
Sébaldie
Maitre de la galaxie
Messages : 3811
Enregistré le : mar. avr. 05, 2011 10:00 pm

Re: PRESSE | Informations nationales, mondiales et régionale

Message par Sébaldie » dim. janv. 21, 2018 10:58 pm

    • Image
      3 mars 2034

      « Le Montalvo nous prend pour des débiles mentaux assistés » :
      le lapidaire coup de gueule d’aliénés qui ont refusé le visa affranchissemen
      t


      L’enfer est pavé de bonnes intentions, c’est le message qu’a voulu faire placer un groupe d’aliénés, en écho au reportage diffusé sur Spertovido en juin de l’année dernière. Ces aliénés, hostiles à tous ces bons samaritains qui pensent mieux connaître leurs aspirations qu’eux-mêmes, sont selon eux « réduits à des victimes sans caractère et sans pudeur qui pleurnichent comme des fillettes devant les photographes des médias montalvéens » affirme Ksantipino, aliéné de 34 ans, atterré d’être amalgamé à tant de niaiseries. Comme lui, Karmena, 42 ans, se montre très hostile à l’égard de la nouvelle politique de la Ligue voisine : « Le Montalvo nous prend pour des débiles mentaux assistés, des êtres fragiles, des bêtes de foire qui viennent rompre leur ennui du quotidien. Je suis sûr qu’ils nous imaginent avec des chaînes et le dos flagellé, qu’ils nous prennent pour des illettrés à qui on va promettre une éducation digne de ce nom ». C’est que l’interdiction pour les aliénés de travailler dans les entreprises nationales, loin d’avoir amélioré leur condition, a eu l’effet inverse, celui pour les aliénés d’avoir une possible émancipation par le travail. En raison de l’amendement constitutionnel adopté par le sang d’Aristofano Negusteco, les aliénés sont aujourd’hui exclus des formations professionnelles, devenues de facto inutiles. Le patronat affirme à ce propos que « plus on pense agir en faveur des aliénés, plus on les abrutit ».

      Bref, sous un vernis de lutte contre le travail clandestin, le Montalvo – qui a été instigateur de cet amendement constitutionnel durant les pourparlers de la mort-née Union Céruléenne - n’a fait que réduire la liberté dont jouissaient les aliénés jusqu’alors. La nouvelle Loi Affranchissement, affirment les aliénés, empirera leur situation. Se sentant menacés, les propriétaires d’aliénés vont se radicaliser et prendre des mesures draconiennes pour leur réduire la liberté de circulation, déjà sérieusement amenuisée après leur exclusion du marché du travail. Le pizza day hebdomadaire promis par le président de la Ligue ne semble pas non plus les avoir convaincus à franchir le pas.
      Gallio Triferus

Répondre

Retourner vers « Amarantie »