Médias du Sengaï

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Chaarden
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Re: Médias du Sengaï

Message par Chaarden » mer. mai 29, 2019 12:54 pm

Le descendant des Rajas Tibétains annonce sa candidature aux prochaines élections législatives

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Le prince Bachagyal se présentera sans étiquette dans une circonscription du Songphang Phudin


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UN PETIT PRINCE A LA RECHERCHE DE LEGITIMITE. Il y a plusieurs siècles régnait sur les montagnes du Songphang la dynastie Darmayan. Leurs terres furent définitivement conquises par les armées thaïes venues du Sud en 1809. Cette même année, tous les descendants et potentiels héritiers de la dynastie Darmayan furent sommés d’abjurer et de renoncer à tous leurs droits, ce qu’ils firent… avant d’être exécutés, épouses et descendants avec. Toutefois, comme dans toute belle histoire, une branche éloignée de la famille parvint à s’enfuir et à se cacher dans les grottes du Songphang. Un demi-siècle plus tard, une amnistie générale fut promulguée et alors, à la surprise du pouvoir qui regretta quelque peu son geste, un héritier au trône des montagnes s’installa entre Gyamda et Tingri, mais, étroitement surveillé, il ne tenta jamais un quelconque coup et demeura à sa place, vivant des offrandes de dévots et de fidèles, et enfanta une famille dont le dernier rejeton vient de déposer sa candidature aux élections législatives. L’amnistie et le temps écoulé permettent largement sa candidature mais il est fort à parier que son élection provoquerait quelques remous dans l’opinion publique, d’autant plus qu’il semble bien parti pour être élu sans aucun problème…


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NE S’AFFILIANT A AUCUN PARTI, LE PRINCE BACHAGYAL LANCE LA RECONQUÊTE DU TERRITOIRE DE SES AÏEUX. La circonscription de Palkyi Pakshi est un pic rocheux sur lequel se trouve un vieux château médiéval surplombant toute la région alentour. C’est dans ce château que réside le prince Bachagyal, descendant des derniers Rajas tibétains. Cet homme, particulièrement apprécié et respecté dans la région tant pour son nom que pour ses actions de bienfaisance au sein de la population locale, a décidé de franchir un pas de plus dans l’amour qu’il porte à son peuple, le concrétisant par une représentation politique officielle. Lors d’une sortie à une course hippique dimanche dernier, Bachagyal fit courir en plus de son cheval la rumeur selon laquelle il deviendrait député de Palkyi Pakshi. Alors que tous le pressaient pendant ce jour, il monta sur l’estrade en fin de journée et officialisa sa candidature, qui fut déposée et approuvée par les autorités ce matin. Ne se rattachant à aucun parti, il promit au peuple une consultation régulière de celui-ci « selon la tradition des Rajas ses ancêtres » pour savoir quoi voter et quoi proposer. Bien que les contours de ses actions futures soient encore flous, nous ne pouvons qu’espérer sa victoire et souhaiter ainsi qu’un signal fort soit envoyé au gouvernement.


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C’EST TRISTE, UN DRAGON QUI A BESOIN D’UN BRIQUET. Allumer une grande flamme avec des allumettes achetées au supermarché fait perdre toute crédibilité à un dragon cracheur de feu. C’est ainsi que nous voyons l’entrée en politique du prince Bachagyal, qui la semaine dernière encore était un personnage respecté de tous au Nord de Pan Ranong, et dont la candidature aux législatives remet profondément en cause son sérieux. N’importe quel prince qui cherche ailleurs que dans son propre nom le respect et la légitimité dont il a besoin n’est pas un vrai prince. Les archives officielles ne se souviendront pas du prince Bachagyal mais de monsieur le député Bachagyal Darmayan, de la circonscription Palkyi Pakshi. Son nom, qu’il devrait porter fièrement, va donc se noyer dans d’immenses masses d’autres noms accumulés dans les papiers de l’Assemblée. S’il n’était pas élu, le suicide rituel serait sincèrement la meilleure solution, et une immense claque dans la figure des montagnes du Songphang. S’il était élu, alors ce serait peut-être la meilleure des choses pour l’avenir du Sengaï : la fonction royale de la famille Darmayan se serait totalement abaissée et laisserait le champ libre à de nouvelles formes d’expression politique. Nous serions enfin débarrassés de ce boulet que traînent à leurs pieds les Tibétains depuis plus de deux siècles et alors, enfin, nous pourrions qu’ils comprennent que la voie de la révolution est la seule qui peut achever une transformation radicale, totale et nécessaire du Royaume du Sengaï.
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« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
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Re: Médias du Sengaï

Message par Chaarden » jeu. mai 30, 2019 11:23 am

Boonyasak Ondarttitichai fonde le parti
Khang Nha Sengaï ! « En avant Sengaï ! »


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A quelques jours de la fin des dépôts de liste pour les législatives, un nouveau (et dernier ?) parti est créé


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LE TRES CONTROVERSE BOONYASAK ONDARTTITICHAI CREE UN PARTI ULTRA-LIBERAL, PROGRESSISTE ET COSMOPOLITE. A la fin de la semaine, il sera trop tard pour qui que ce soit de créer un parti, car les élections approchent à grand pas. Une fois cette échéance passée, tous les partis actuellement en lice auront quelques semaines pour déposer tous les dossiers de candidature dans chaque circonscription. Malgré le fait que la pression se fasse plus forte que jamais au niveau de l’échéancier, un nouveau parti vient d’être créé à Pan Ranong. A sa tête, le multi-millionnaire Boonyasak Ondarttitichai, « golden boy » des casinos sengaïais, qui propose, avec son parti Khang Nha Sengaï, une réforme profonde du Royaume. Ondarttitichai a déjà été à trois reprises devant les tribunaux pour insulte envers la famille royale ; et même s’il n’a jamais osé s’en prendre directement au Rama, les Princes et la Princesse ont déjà été sous le feu de ses attaques verbales. Ses sentiments anti-monarchistes et pro-occidentaux le situent à contrecourant d’une grande partie de l’électorat sengaïais, ce qui ne permettra jamais son élection. De plus, il est favorable à la légalisation de l’homosexualité, de l’avortement et de tous les produits stupéfiants. Le conservatisme traditionnel du Sengaï ? A la corbeille ! Une partie de son programme s’intitule par ailleurs Thang khya (Poubelle) dans laquelle il fait la liste de tout ce qui disparaître au Sengaï, il commence par l’Etat et finit par la pauvreté. A son premier meeting, où des centaines de voitures de luxe s’étaient déplacées, il a annoncé qu’il présenterait des candidats dans les Muang-Baï et Chasombat Phudin.


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LA BOURGEOISIE FRIQUEE SE TROUVE SON CHAMPION ET LE PROPULSERA BIENTÖT AU RATHASAPHA. Alors qu’on frôle le dixième parti politique, ce que nous avons déjà analysé dans l’optique de la restructuration de la scène politique sengaïaise suite à la disparition du Pheu Sengaï et l’effondrement de l’AND actuellement au gouvernement, voilà que le Maître des Casinos Boonyasak Ondarttitichai annonce vouloir faire entendre sa voix. Toutefois, il a été souligné que ses idées, en accord avec sa personnalité, c’est-à-dire décadentes et en décalage complet avec la culture sociale et politique sengaïaise, ne doivent pas représenter plus que quelques pourcentages de la population sengaïaise, et ce, principalement dans les grandes métropoles du pays. Il convient alors de réfléchir sur la signification et surtout l’utilité politique de ce drôle de guignol. S’il déteste la monarchie sengaïaise, il n’en demeure pas moins un ferme soutien aux réformes libérales des gouvernements Kongsuwan. Il demeure toutefois en désaccord profond avec la manière dans la société sengaïaise rejette les inclusions de la modernité destructrice. La création de son parti est une manœuvre de Sumalee Kongsuwan : elle sait qu’elle ne peut plus obtenir la majorité au Rathasapha et donc, plutôt que de s’accrocher à cet espoir fou, elle acte la défaite de son parti et limite l’hémorragie. Tous les électeurs déçus par sa gestion sociale conservatrice se tourneront vers le parti Khang Nha Sengaï et éliront les hommes de Boonyasak Ondarttitichai. Ceux-ci, une fois élus, s’empresseront de se ranger derrière l’AND de la PM sortante Kongsuwan. Ainsi, le jeune millionnaire ramènera au bercail une part des voix perdues par Sumalee Kongsuwan ; celles de la riche bourgeoisie urbaine.


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PEUT-ÊTRE, ENFIN, UN THAÏ QUI VA NOUS FOUTRE LA PAIX. Le petit millionnaire bling-bling bien caricatural Boonyasak Odarttitichai a donc créé un parti politique, En Avant Sengaï !, qui a pour objectif de faire du Sengaï un immense casino plein de drogues, de prostituées et de bandits-manchots. Ce serait presque enfoncer une porte ouverte que de rappeler les démêlés judiciaires de ce petit gars, qui se situent autant dans l’insulte à personne royale que dans des liens plus qu’ambigus avec les mafias et autres organisations criminelles pullulant sur les côtes du Sud du Royaume. Mais bon ; il faut des acheteurs et des fournisseurs, n’est-ce pas ? Si la création de ce parti est un attrape-nigaud pour ramener à l’AND (Alliance Nationale Démocratique) les voix qu’elle a perdu, alors le procédé ne devrait pas tellement fonctionner. Toutefois, tentons un exercice d’utopie politique ; si Boonyasak Odarttitichai venait à être élu un de ces jours, imagions un seul instant la paix colossale que nous aurions alors. Cet homme veut aller jusqu’à privatiser les services de police et à peu près tout ce qui est privatisable. Nous pourrions gagner une indépendance que jamais nous n’avons eue dans notre histoire. De là à élire un clown pareil, le débat est autre.



BREVES

Après l'éviction de Kulap Jumpaman, l'AND présentera Niwattham Paisoon comme leader du groupe AND aux élections législatives.

Dix-huit morts dans le naufrage d'un navire au large du Sengaï, probablement des pirates.

Sumalee Kongsuwan visitait hier le plus grand hôpital de Pan Ranong.
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Re: Médias du Sengaï

Message par Chaarden » mar. juin 04, 2019 3:21 pm

Lamoon Aditya veut « enfoncer le système féodal sengaïais »

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La leader du MFD (Mouvement Fédéral Démocrate) mène la charge contre les « archaïsmes » du Royaume


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LE SEGMENT ELECTORAL EST CIBLE : LE MFD A LA CHASSE AUX POPULOS. Quels sont les plus nombreux des Sengaïais ? Les Tibétains. Quels sont les plus susceptibles d’être touchés par un discours aux relents anti-féodal et pour une plus juste répartition des richesses ? Les pauvres. Ainsi, qui faut-il viser ? Les Tibétains pauvres. Voilà le calcul que le Mouvement Fédéral-Démocrate a fait pour l’emporter aux prochaines élections. En soi, le calcul semble logique, mais le pauvre Tibétain n’habite que dans une certaine partie des circonscriptions, généralement déjà acquises au MFD. C’est donc les pauvres ruraux que vise le MFD, ceux les plus touchés par le système féodal depuis longtemps fustigé par les élites tibétaines. Après avoir mis en tête de son programme la réforme électorale, Lamoon Aditya met en deuxième position la suppression progressive d’un système lourd et archaïque : elle demande la fin de l’autorisation de certains impôts locaux par les sergents de l’aristocratie (thaïe) locale et plaide pour un transfert progressif de nombreuses prérogatives politiques et économiques vers l’Etat. L’aristocratie, apathique et plongée dans une amorphie assez spectaculaire, ne semble pas réagir et se conforte dans un luxe qu’elle estime définitivement gagné. C’est cette certitude que Lamoon Aditya essaiera de balayer aux prochaines élections, en radicalisant une partie de l’électorat populaire, ayant renoncé à séduire un électorat urbain et côtier, considérant comme perdues les circonscriptions où il vit.


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UNE JUSTE ET NECESSAIRE REMISE EN QUESTION. Les Thaïs représentent quelques 14% de la population mais envoient plus de 45% des députés au Rathasapha. Le but déclaré de Lamoon Aditya est précisément de se constituer un bloc capable de s’opposer à l’AND dans une intense guérilla législative. Toutefois, attaquer le système féodal de notre Royaume accuse d’une stratégie bien plus recherchée, celle qui vise à proposer aux sujets un véritable nouveau projet de société. Il faut espérer que ce projet séduise suffisamment de personnes pour permettre au MFD d’être propulsé au Rathasapha avec le nombre de députés nécessaires pour peser, ce qui, dans tous les cas, sera une véritable sanction puisque les sondages indiquent un taux de participation à plus de 80%, l’un des plus hauts enregistrés. Dans nos campagnes, plus personne ne dit qu’il s’abstiendra à ces législatives, et pour cause : chacun connaît les enjeux et chacun sait que, pour la première fois depuis longtemps, les moyens de pression installés depuis des siècles sur nos épaules sont sur le point de voler en éclat. Les espoirs se font grandissant et dans tous les cas, le nouveau visage de la politique sengaïaise se reconstituera dans quelques semaines et présentera la configuration dans laquelle nos revendications évolueront dans les années à venir. A nous de choisir si nous voulons participer activement ou regarder les trains passer.


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SCOOP : LAMOON ADITYA EST POUR LE BIEN ET CONTRE LE MAL. La leader du MFD a proposé une réforme profonde (et non pas une abolition) des systèmes de servitude qui rongent l’économie de notre pays depuis des années : aucun grand investissement ne peut être fait puisque l’aristocratie thaïe s’acharne à piller tout l’argent des Phudins pour construire des casinos à Pan Ranong (grâce à Boonyasak Odarttitichai, l’ami des aristocrates). Ainsi, Lamoon Aditya veut en finir avec tout ça. Bien : oublie-t-elle qu’une majorité au Rathasapha ne lui suffira pas ? Non seulement l’obtention d’une majorité paraît difficile mais en plus, il faudrait contrôler le Sénat (Wuthisapha) pour que celui-ci n’enchaîne pas les incapacités législatives qui empêcheraient toute vraie évolution profonde de se dérouler. Or, comme chacun le sait, la moitié du Sénat est entre les mains du Rama, et celui-ci le donna quasiment à l’AND aux dernières élections. Le dernier espoir serait donc que le vieux Rama ait un éclair de lucidité et constate que l’intégralité du jouet politique, mis entre les mains de Sumalee Kongsuwan, a été un hochet trop lourd pour de si petits bras. Si on en est à espérer la lucidité d’un centenaire, c’est que la situation est vraiment inextricable.
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Re: Médias du Sengaï

Message par Chaarden » mer. juin 05, 2019 1:50 pm

Boonyasak Ondartittichai (KNS) : « Foutez la paix aux Sengaïais ! »

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Le président de Khang Nha Sengaï (En Avant Sengaï !) et candidat aux législatives Boonyasak Ondartittichai fustige l’étatisme et le centralisme


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BOONYASAK ONDARTITTICHAI, OU LA REVOLUTION LIBERALE TOTALE. Jamais une telle offre politique n’avait pris autant de place sur la scène politique sengaïaise en aussi peu de temps. Hier, Boonyasak Ondartittichai, à la tête du parti récemment créé Khang Nha Sengaï !, a tenu un meeting aux dimensions colossales dans la ville de Pan Ranong. Il investit des sommes faramineuses dans des écrans géants qui, positionnés sur la devanture de ses casinos, retransmettait son discours aux quatre coins de la ville et même du pays. Ainsi, on a pu estimer que près de 4 millions de personnes l’ont écouté hier, ce qui est un chiffre démentiel dans un pays qui n’a aucun contrôle sur le temps de parole des candidats. Quelques sondages ont été fait parmi la population présente : 68% des interrogés ont déclaré BoonOn (son surnom) « intéressant », 6% l’on trouvé « absolument délirant » et près de la moitié des interrogés ont envisagé de voter pour son parti aux législatives. Pourquoi ces chiffres tellement élevés ? En dehors de la popularité de BoonOn, comme personnage haut en couleur et transgressif, il ne faut pas oublier de noter qu’il s’est adressé là à ceux qui pouvaient être intéressé par son offre libérale : la bourgeoisie argentée des métropoles sengaïaises, qu’il n’est pas forcément difficile de convaincre à coup de « moins-d’état-isme ». Toutefois, il convient de ne pas oublier non plus qu’une frange des pauvres, Thaïs, Tibétains ou Népalais, voit dans l’ultra-libéralisme de BoonOn le moyen de se libérer de la tutelle d’un Etat associé à un gouvernement et une monarchie oppressifs et donc, le levier qui leur permettrait d’enfin saisir une destinée qu’ils estiment, à tort ou à raison, gâchée.


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LE MULTIMILLIONNAIRE ET MAGNAT DES CASINOS BOONYASAK ONDARTITTICHAI S’EN PREND A CE QU’IL RESTE DE L’ETAT SENGAÏAIS. Les slogans scandés à l’emporte-pièce à longueur de journée par les jeunes militants du KNS sont abrutissants et passablement médiocres ; « Less state, more estate », « Money Honey », « Liberty is without you » etc. Si cette obsession de l’argent et de la culture anglophone bling-bling a pénétré depuis bien longtemps une part importante de la jeunesse citadine sengaïaise, il ne faut pas oublier le versant opposé de la pensée ultra-libérale qu’elle apporta. Le gouvernement de Sumalee Kongsuwan mena pendant ses 12 dernières années une politique libéral-conservatrice, et pour les KNSiens, ce n’est pas assez. Le libéralisme pourtant rude du gouvernement ne semble pas les avoir touché plus que ça, ils veulent encore plus… ou plutôt encore moins. C’est la partie « -conservatrice » de l’idéologie actuelle qui les dérange particulièrement. Ce qu’il reste de l’Etat, c’est son rôle de maintien de l’ordre moral, si tant est qu’il prenne ce rôle à cœur, et c’est ce à quoi veut s’attaquer Boonyasak Ondartittichai. Il ne veut pas plus de libéralisme, il veut moins de conservatisme, c’est-à-dire plus d’avortements, de transexuels et de jupes courtes. L’argent colossal qu’il a accumulé avec ses casinos devrait lui permettre d’accéder à tout cela sans aucun problème. Alors, que penser de celui qui veut transformer ses désidératas intimes en projet politique ?


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LES VAUTOURS TOURNENT TOUJOURS AUTOUR DE LA CARCASSE. On dit souvent que la carcasse attire les vautours, mais il y a deux façons de prendre cette maxime de sagesse népalaise : soit par les vautours, soit par la carcasse. Ainsi, on peut considérer Boonyasak Ondarttitichai comme la preuve que l’Etat actuel est une carcasse, ou bien, en inversant le point de vue, on peut considérer que la carcasse prouve l’existence de vautours. Boonyasak Ondarttitichai a fait fortune dans les casinos (i.e la prostitution, l’addiction, la drogue etc.), c’est un homme qui est habitué à sucer ce qui est déjà vide, à se repaître de la misère des autres. Son anti-conservatisme progressiste n’est qu’un arbre malingre qui cache la forêt : ce qu’il veut, c’est dévorer tout ce qui reste de l’Etat. Il n’a ni le cran ni le courage d’acheter et d’entreprendre dans des domaines sérieux. Ainsi, ce qu’il veut, c’est que l’Etat lâche tout ce qu’il a pour pouvoir les lui laisser. Il attend de pouvoir piller sans obstacle une carcasse bien maigre… mais l’acidité de l’estomac des vautours leur permet d’accomplir des exploits charognards somme tout assez remarquables. Alignons la suite de cette sagesse populaire : pour éloigner les vautours, il faut brûler la carcasse. Pas de carcasse, pas de vautours.
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Re: Médias du Sengaï

Message par Chaarden » mar. juin 11, 2019 10:13 am

Sumalee Kongsuwan sort de son silence

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Conférence de presse : Sumalee Kongsuwan « ne quittera pas la politique »


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AU TERME DE SON TROISIEME ET DERNIER MANDAT, SUMALEE KONGSUWAN ANNONCE SE PRESENTER AUX ELECTIONS LEGISLATIVES. Alors que l’opposition soufflait de pouvoir enfin se débarrasser de Sumalee Kongsuwan, voici que celle-ci annonça en début de semaine une conférence de presse libre, où n’importe quel journaliste pouvait se présenter sans autorisation préalable pour poser des questions auxquelles Sumalee a répondu du tac au tac. L’exercice a duré plus de 4 heures. Peu de questions ont été posées sur le bilan des douze dernières années de règne de la PM sur le Sengaï. Elle n’a fait que montrer les résultats (positifs) de ses mandats et la nouvelle dynamique qu’elle insuffla au Sengaï. Toutefois, l’essentiel des questions furent posées sur la suite des évènements : Sumalee Kongsuwan a clairement affirmé qu’elle ne quitterait pas la politique sengaïaise. Pourquoi ? Par amour pour sa nation ; elle connaît mieux que personne le fonctionnement de l’Etat, elle connaît l’incompétence des cadres de l’opposition et elle est persuadée que la ligne qu’elle suivît pendant toutes ces années ne nécessite que quelques aménagements. Elle a par exemple regretté de ne pas avoir été plus à l’écoute des revendications écologiques ou d’avoir négligé le développement de l’OCC. Consciente toutefois de l’impossibilité de viser le poste de PM à nouveau, elle a annoncé sa candidature aux élections législatives dans une des circonscriptions les plus fidèles à l’AND, qu’elle devrait remporter sans aucun problème. Connaissant le tempérament de cette femme, il ne fait aucun doute qu’elle ne se contentera pas d’un poste de second couteau au sein de l’AND, et qu’elle deviendra ou bien l’un des piliers du prochain gouvernement, ou bien l’un des ténors de l’opposition.


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LE RECYCLAGE DE SUMALEE KONGSUWAN TEMOIGNE-T-IL DU MANQUE DE CADRES SOLIDES AU SEIN DE L’ALLIANCE NATIONALE DEMOCRATIQUE (AND) ? Certains partis, comme le KNS de Boonyasak Ondarttitichai ou le MFD de Lamoon Aditya, souffrent d’un nombre trop important de cadres disponibles ; chacun veut sa part du gâteau ou sa petite circonscription où faire campagne. L’AND souffre du problème inverse : un communiqué du début d’année, bien avant la clôture des candidatures aux législatives, annonçait que le parti « privilégierait la qualité à la quantité », ce qui signifie sans langue de bois « nous n’avons pas assez de monde », du moins sérieux, un parti de gouvernement ayant toujours un surcroît de crédibilité à assurer. Ainsi, et c’est une nouveauté assez remarquable, une immense partie des figures connues de l’AND sera recyclée. En tête de la liste des produits à recycler, Sumalee Kongsuwan, qui se présentera à Pan Ranong. Parmi ses anciens ministres, au nombre de 23, très exactement 18 se présenteront aux législatives, les autres se tenant prêts à affronter les tribunaux ou à entrer au prochain gouvernement. Si tel est le cas, Sumalee Kongsuwan joue la carte de la confiance auprès du peuple, stratégie qui pourrait être payante : elle ne présente que des visages connus, propres devant la justice, crédibles et compétents. Nous rappelons que le Pheu Sengaï, ancien grand parti de gouvernement qui s’opposait à l’AND, a commencé à dépérir quand ses sources de cadres se sont taries ; Sumalee Kongsuwan en sait quelque chose, vu que c’est elle qui enterré ce parti. Il est donc peu probable qu’elle laisse son propre parti sombrer dans les mêmes sables mouvants, et nous ne connaissons que trop bien les talents de stratège politique de cette femme, alors nous sommes en droit de nous poser la question : en proposant ses cadres les plus solides aux législatives, au lieu de les tenir prêts pour constituer un prochain gouvernement, Sumalee Kongsuwan est-elle déjà en train d’anticiper une défaite et de construire une opposition robuste capable de reconduire l’AND dans une position de pouvoir sans partage aux prochaines élections ? Ce scénario profond a largement pu être imaginé par cet esprit aussi génial que retors.


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LE SENGAÏ A-T-IL VRAIMENT BESOIN DE SUMALEE KONGSUWAN ? La conférence de presse de la Première Ministre a fait l’impasse sur certains points que nos journalistes n’ont pas hésité à souligner, et l’on pense notamment aux catastrophes sociales qu’ont provoqué les trois mandats successifs de Sumalee Kongsuwan, et notamment l’explosion de la pauvreté et la précarisation maximale des emplois. Le fiasco politique est aussi souvent omis et c’est pourtant le plus notable : destruction du bipartisme traditionnel, coup d’Etat lors du 3e mandat, fragmentation de la vie politique sengaïaise, menaces de démantèlement du Royaume etc. Bien sûr, parmi tous ces résultats, certains ne sont pas pour nous déplaire entièrement, le problème c’est qu’ils sont tous aux antipodes des résultats promis, à savoir la démocratie libérale et unioniste que vante tellement l’AND. A considérer donc les promesses de Sumalee Kongsuwan, ce fut un échec grave, à peine rattrapé par des performances économiques allant s’essoufflant sur le dernier mandat. L’apathie dans laquelle est plongée le Sengaï ne pourra être combattue que par un changement révolutionnaire de tout un paradigme social, politique et économique, où les précédentes mandatures n’ont eu que des effets particulièrement négatifs. Est-ce que Sumalee Kongsuwan a sa place dans ce Sengaï de demain ? Certainement comme totem du monde passé, comme archaïsme des temps anciens, comme ruine d’un univers échoué.
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Re: Médias du Sengaï

Message par Chaarden » mer. juin 12, 2019 1:44 pm

Affrontements entre militants de l’Alliance Nationale Démocratique (AND) et du Mouvement Fédéral Démocrate (MFD)

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Alors que la date des élections est désormais fixée, les premiers dommages se chiffrent déjà…


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UNANIMEMENT CONDAMNEES, LES BAGARRES ENTRE MILITANTS SONT POURTANT EN NETTE AUGMENTATION. La police a été appelé ce mardi soir peu avant minuit pour des faits de violence dans la ville de Tingri, dans les montagnes du Songphang. Une dizaine de jeunes hommes s’affrontaient avec des armes pour le moins cocasses : balais, pots de colle, pinceaux… Ce qui semblait être au début une simple rixe entre jeunes éméchés s’est rapidement avéré être une lutte pour la conquête d’un panneau d’affichage. Les militants de l’AND, conscients de leur retard dans ces terres souvent conquises par le MFD, multiplient depuis plusieurs semaines ce type d’opérations pour gagner à leur cause de potentiels électeurs. Ce soir-là, ils ont trouvé sur leur chemin des militants du MFD qui estiment quant à eux être sur leurs terres. Ainsi, ils en sont venus aux mains, avec une violence telle que des biens publics ont été dégradés au passage. Il a fallu l’intervention d’une dizaine de policiers et de quelques voisins solides pour calmer les tensions. L’affaire est rapidement remontée jusqu’à Pan Ranong, où se trouve le siège de l’AND, et Gyamda, où se trouve le siège du MFD. De Sumalee Kongsuwan jusqu’à Lamoon Aditya, tout le monde a condamné ces actes et a appelé au déroulement d’une campagne sereine où chacun pouvait exprimer ses opinions. D’un côté comme de l’autre, les deux partis se sont engagés à remettre intégralement leurs militants turbulents entre les mains de la justice, sans interférer de quelque manière que ce soit, afin, et c’est peut-être la meilleure solution, d’en faire des exemples, d’autant plus que ce fait, loin d’être isolé, se répand de plus en plus.


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UNE CAMPAGNE AUSSI DANGEREUSE QUE LE CHEMIN QU’EMPRUNTERA LE SENGAÏ Les élections auront lieu à la mi-août de cette année, et les enjeux, comme nous n’arrêtons pas de l’écrire ici, grandissent de jour en jour. Médias et pouvoirs politiques ne sont pas les seuls à prendre en compte ce fait fondamental ; ainsi, les jeunes militants, qui forment les bases actives et les cellules vivantes de chaque formation politique, se sont retrouvés réduits à une certaine violence, qui n’a heureusement pas provoqué de morts, mais qui a créé une inutile tension dans la cité de Tingri. S’il ne fait presque aucun doute que la région sera largement acquise par le MFD, l’AND essaie d’y faire le score le plus haut possible pour torpiller au maximum les formations politiques présentes sur place et laisser passer le MFD avec le score le plus faible possible. Il ne fait évidemment aucun doute non plus que l’AND va être mis en difficulté lors de ces élections, et nous pouvons alors comprendre le ressentiment des militants, dont certains doivent bien être conscients de représenter un modèle terminé, d’une époque terminée, de dirigeants terminés, et nous espérons sincèrement que pourra s’opérer un travail intellectuel profond qui permettra de remettre en cause tous les principes politico-économique que l’expérience a mis en échec ces dernières années. Alors, et alors, seulement, un vrai travail concret pourra se faire dans les esprits et sur le terrain.


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GRANDE SŒUR ET PETIT FRERE SE DISPUTENT SUR LA TAILLE DE LA PART DU GÂTEAU. Bien que les Thaïs essaient tant bien que mal de porter atteinte aux structures familiales fondamentales qui sont le cœur de notre peuple, nous savons parfaitement que rien ne pourra être détruit sans s’attaquer à la famille, ce qui semble avoir été oublié par les vrais dirigeants du Sengaï. En effet, dans un foyer, il faut faire attention à ce que frères et sœurs s’entendent bien, ou du mois que leurs chamailleries, souvent nombreuses et pénibles, ne se limitent qu’à des broutilles de jeunes personnes sans aucune conséquence dans le temps. Il semblerait que cela ait été oublié par le Rama et sa clique, vu que les deux enfants chouchous du Royaume, idiots utiles de l’Etat, AND et MFD, viennent de se prendre la tête sur une histoire de baston entre gamins décérébrés. Le prétexte de la discothèque endiablée n’a pas pu être sorti cette fois, il a donc fallu trouver autre chose, comme si les jeunes Tibétains avaient une quelconque notion de la violence politique, eux qui sont tellement imprégnés de leur bouddhisme niais et archaïque. En tout cas, voilà que ça condamne à tout va, pour une chamaillerie d’adolescents, qui va sûrement se finir en une réconciliation de derrière les rideaux, comme d’habitude, et où les Sengaïais seront, comme d’habitude, les dindons de la farce.
« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
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Re: Médias du Sengaï

Message par Chaarden » jeu. juin 13, 2019 8:59 am

La Grande Ambassade au cœur des débats nationaux

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Quelques années après sa création, la Grande Ambassade végète et ne prend sa dimension d’outil de puissance sengaïais


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PLUS QUE JAMAIS, LES ELECTIONS FONT REJAILLIR LES LACUNES DES POLITIQUES CONDUITES CES DERNIERES ANNEES. Alors que meetings et colloques politiques en tout genre se succèdent et se répandent dans les coins les plus perdus du Sengaï, les sujets les plus variés arrivent sur la table. Chaque parti politique a son cheval de bataille : l’écologie pour l’un, les réformes économiques pour l’autre, la refonte du système politique pour celui-ci, la révolution collectiviste pour celui-là, thèmes qui sont généralement bien sus de tous. Toutefois, dans le but de brasser le plus d’électeurs possibles et de proposer les programmes les plus sérieux, certains partis commencent à évoquer d’autres thèmes, ce qui revient à présenter leur vision globale de la société qu’ils souhaitent contribuer à construire. Quoi de mieux alors que de s’appuyer sur les échecs des gouvernements précédents ? Parmi ceux-ci, la création de la Grande Ambassade, dont les travaux se récemment achevés. Elle avait pour objectif de rassembler fonctionnaires et citoyens lambdas pour construire une nouvelle approche de la diplomatie, plus populaire et interactive. Le projet végète sérieusement ; le Ministère des Affaires Etrangères « classique » gère encore largement ce pan de la gestion du Royaume. Aujourd’hui, tous les partis autres que l’AND mettent en lumière cet espoir raté et appellent à la reprise du chantier, cette fois-ci intellectuel.


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DIPLOMATIE : LE GRAND ECHEC DE SUMALEE KONGSUWAN. Pendant plus de douze ans, des pouvoirs ont été petit à petit retirés du Ministère des Affaires Etrangères pour être transférés vers une Grande Ambassade dont les contours et les missions ont été mal préparés et mal définis. Le MFD de Lamoon Aditya n’a eu de cesse de rappeler l’importance de la diplomatie et surtout l’échec cuisant qu’elle a représenté pour Sumalee Kongsuwan. Cette dernière, persuadée qu’une ouverture politique et culturelle à l’étranger ne pourrait être fructueuse qu’après une profonde réforme interne du Sengaï, n’a fait que repousser les projets diplomatiques qu’il aurait fallu conduire, avec comme prétexte plus ou moins acceptable la création de la Grande Ambassade. Lamoon Aditya a listé tout ce qu’elle ferait en tant que PM pour rendre cette Grande Ambassade aussi fonctionnelle qu’utile. « Formidable vecteur de puissance, a-t-elle déclaré, la Grande Ambassade doit nous permettre de développer un réseau diplomatique hors du cadre de l’OCC, avec tous les sujets du Roi du Sengaï ; un investissement quelconque dans le domaine diplomatique ne jamais être considéré comme une perte, jamais. A aucun moment il ne nous paraît cohérent de suivre la ligne diplomatique des gouvernements Kongsuwan successifs, qui a clairement échoué, et encore moins cohérent serait-il de laisser mourir une institution à peine née et encore pleine de ressources ».


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DISCUTER AVEC LE MONDE, CERTES, MAIS LEQUEL ? Les élites de la nation, qu’elles soient de l’AND ou du MFD, peuvent disserter autant qu’elles le veulent sur la diplomatie que doit adopter le Sengaï, il n’en demeure pas moins que fondamentalement, aucune réforme des institutions diplomatiques ne pourrait être potentiellement intéressante s’il n’y a pas en arrière-plan une idée solide de la diplomatie que l’on souhaiterait mener. Dans la géopolitique classique du Sengaï, l’idée des trois cercles concentriques est d’actualité mais doit être repensée sur le fond :
*Premier cercle : Voisins proches ; ce cercle est séparé entre d’une part les « alliés de l’OCC » et autres nations amies (Kaiyuan, Liang…) et d’autre part les nations ambiguës dont les élites cultivent une haine racialiste contre le Sengaï (Karmalistan…).
*Second cercle : Voisins éloignés ; ce cercle s’étend jusqu’aux mers et océans les plus proches dans chacun des quatre points cardinaux.
*Troisième cercle : Voisins mondiaux ; comme son nom l’indique, sont géographiquement relégués ici toutes les nations dont l’éloignement géographique n’a souvent pas permis de contacts au fil de l’histoire.
A l’heure actuelle, c’est ainsi que beaucoup de géopolitologues sengaïais envisagent l’expansion diplomatique du Sengaï dans le monde. De notre opinion et de celle très juste du Parti, il ne fait aucun doute qu’elle est obsolète et qu’elle mérite une refondation totale sur des bases autres que celles complètement surannées de l’éloignement physique et des interactions culturelles passées.
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Re: Médias du Sengaï

Message par Chaarden » sam. juin 22, 2019 11:32 am

Le Rassemblement Pour la Terre (RPT) multiplie les actions humanitaires

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Campagnes de vaccination, nettoyage des rivières, construction de logements…


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LE RASSEMBLEMENT POUR LA TERRE, OU LA DEMAGOGIE DE L’ECOLOGIE. Personne n’est dupe. Alors que les médias furent invités pour relayer les actions menées par le parti écologiste RPT, où furent prises de multiples photos particulièrement bien pour la communication, personne n’a jugé utile, en dehors de nos journalistes, de suivre les cars de militants du RPT qui ont ensuite rejoint Gyamda et Tingri avec les bénévoles qui les avaient accompagnés. A la clef : des meetings du parti. Un vrai piège au miel pour les mouches : alors que des centaines de jeunes gens voulaient naïvement à ramasser des pots de yaourt dans les fossés des montagnes du Songphang, ils se sont retrouvés au cœur des meetings politiques conduits par des novices, d’ailleurs, car le RPT est incapable de justifier d’une quelconque expérience dans le milieu. Le seul objectif du RPT, à l’heure actuelle, est d’obtenir quelques pourcents du Rathasapha pour pouvoir se mettre à la remorque d’un parti plus important, celui qui fera le plus de concessions sur l’écologie. S’appuyant sur la naïveté du bon peuple, le RPT veut se constituer comme une force d’appoint de premier ordre. S’il ne fait aucun doute que beaucoup de leurs revendications doivent être écoutées, comment pourraient-elles l’être si elles sont systématiquement accolées à des petites pratiques politiciennes fourbes ?


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LE RPT EN QUÊTE DU TITRE DE PARTI POPULAIRE PAR EXCELLENCE. Le dernier parti à avoir tenté de se faire voir comme le parti le plus proche du peuple était le Pheu Sengaï, ce qui ne lui a pas réussi. A la fin, les cadres en costard du parti qui allaient se prendre en photo avec des SDF dans la rue étaient devenus parfaitement ridicules et même indécents, ce qui leur avait valu quelques scandales, surtout quand l’un des cadres avaient grimé son propre fils en SDF pour prendre une photo avec lui. Aujourd’hui, le RPT utilise des moyens plus concrets pour se faire respecter et aimer des Sengaïais. Des cars entiers de jeunes infirmiers et infirmières ont été envoyés avec des vaccins dans les zones les plus reculées des montagnes du Songphang, pendant que les enfants, encadrés par quelques têtes du parti, ramassaient les déchets dans les cours d’eau avec des tamis. Il est particulièrement bon de pratiquer ce genre d’action, surtout lorsqu’elles sont couplées à cette aide sincère dont la plèbe peut avoir besoin. Toutefois, cela sera-t-il suffisant ? Le RPT mène ces actions dans les circonscriptions où le MFD (Mouvement Fédéral-Démocrate) est particulièrement fort, et l’on sait que les électeurs du MFD sont les plus radicalisés ; ceux qui savent le mieux pour qui ils voteront. C’est un pari risqué que tentent ici les cadres du parti mais qui, s’il s’avérait payant, pourrait coûter très cher au MFD.


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LE COMBAT DE COQ QUI CACHE LE COMBAT DE BOXE. Il est une histoire qui est très répandu parmi la population Népalaise : un homme qui aimait parier au jeu ne voulait pas descendre dans les caves pour parier sur des matchs de boxe clandestins, et il choisit donc de se rendre en périphérie de la ville pour miser sur des combats de coqs. Quand il revint, après avoir gagné 200 roupies, il apprit que la finale du combat de boxe avait eu lieu et que son ami avait remporté 20 000 roupies en pari. C’est exactement cette histoire que raconte aujourd’hui la politique sengaïaise, dans le sens où les combats de coq (écologie, actions humanitaires…) cachent les combats de boxe (réformes économiques et sociales…), où on se prend effectivement plus de coups, mais où les enjeux sont plus importants. Le RPT, en essayant de prendre des voix dans telle ou telle circonscription, essaie de monter artificiellement son score, car dès lors que le soufflé sera monté, il s’effondrera aussi tôt quand on verra que les quelques députés arrachés de justesse par le RPT n’auront en réalité… absolument aucun pouvoir.
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Re: Médias du Sengaï

Message par Chaarden » mar. juin 25, 2019 3:37 pm

Manisha Wanitchaya : l’as caché dans la manche de Sumalee Kongsuwan ?

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L’AND prépare le renouvellement de ses cadres


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MANISHA WANITCHAYA, FUTURE LEADER DE L’ALLIANCE NATIONAL-DEMOCRATIQUE ? Alors que Sumalee Kongsuwan s’apprête à faire un pas en arrière, ne pouvant enchaîner un quatrième mandant, l’AND doit se préparer à l’après. Pour le moment, alors que le parti est en proie à de profondes dissensions internes, il a été décidé de placer Niwattham Paisoon comme tête du parti aux législatives à venir ; c’est un personnage consensuel et pacifique, presque mou en fait, qui devrait maintenir l’unité du parti avant que celui-ci ne trouve une raison de revenir sur le devant de la scène, et le moins que l’on puisse dire, c’est que Sumalee Kongsuwan entend préparer cette raison avec talent. Dans l’un des bastions de l’AND, au centre-ville de Pan Ranong, la candidate du parti au pouvoir sera Manisha Wanitchaya, qui devrait être élue, selon les sondages, avec quelque chose comme 80% des suffrages. Âgée de 27 ans seulement, elle a grandi dans le Sengaï en pleine modernisation de ces dernières années et s’est très vite engagée dans la politique, un milieu très largement masculin dans lequel elle a percé. Aujourd’hui, elle fait partie des jeunes cadres de l’AND et doit tout à Sumalee Kongsuwan, qui l’a mise en avant depuis plusieurs années. Elle s’apprête donc à entrer au Rathasapha (Assemblée) pour y incarner ce nouveau message que l’AND a besoin de transmettre ; une jeunesse vigoureuse et énergique, dénuée des préjugés d’antan, tournée vers l’avenir, structurée par une pensée libérale cohérente et mesurée et surtout convaincue de la nécessité de donner à chaque sujet du Rama du Sengaï l’opportunité de devenir quelqu’un au cœur d’une société libre.


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SUMALEE KONGSUWAN ANTICIPE-T-ELLE DEJA UNE DEFAITE DE SON PARTI AUX ELECTIONS ? Dans l’un de nos derniers numéros, nous évoquions l’idée que Sumalee Kongsuwan a parfaitement compris que ces élections risquaient d’être particulièrement difficiles pour elle, et que, prenant en compte ce fait, il fait un pas en arrière en renonçant à briguer pour son successeur le poste de PM et prépare déjà une opposition solide au Rathasapha. Cette théorie semble se confirmer suite à un meeting que Sumalee Kongsuwan tint hier à Pan Ranong où elle apporta son soutien à la jeune et séduisante Manisha Wanitchaya, dont l’entrée au Rathasapha devrait se dérouler sans aucun problème. Sumalee Kongsuwan l’a adoubé en en faisant « le futur du Sengaï », sans pour autant en faire des tonnes (il ne faudrait tout de même pas que son bilan désastreux rejaillisse sur sa pouliche). Ainsi, elle apporta son soutien à Manisha Wanitchaya en s’écartant quand même d’elle ; intelligent pas de côté. Si les résultats des législatives demeurent encore aujourd’hui très flous, il ne fait aucun doute que Manisha Wanitchaya sera l’un des piliers de la composition AND du futur Rathasapha, et sera dans quelques années, probablement la tête de l’Alliance Nationale Démocratique.


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LES STRATEGIES FUMEUSES ET SENSUELLES DE L’AND POUR CONSERVER LE POUVOIR. C’est une tradition au Sengaï que de faire appel aux dynasties dès lors que ça part en sucette. Ainsi, quand le pays traverse une crise, tout le monde appelle le Rama et les princes pour s’en sortir. Quand les Phudins sont en difficulté, on appelle les dynasties féodales en espérant que celles-ci vont tout arranger. Aujourd’hui, cette tradition a glissé jusque dans les partis politiques, et une famille risque de marquer profondément l’histoire politique du Sengaï dans les prochaines années : les Wanitchaya. Sumalee Kongsuwan vient d’introduire Manisha Wanitchaya comme l’une de ses successeurs dans les instances dirigeantes du parti. En dehors d’un gros pouvoir de persuasion (on se demande d’où elle le tient), Manisha a surtout une réputation de servilité et d’obéissance assez spectaculaire, ce qui en fait un outil politique extraordinaire. Dans son ombre se trouve sa petite sœur : Apsara Wanitchaya, dont il ne fait aucun doute qu’elle surgira bientôt en pleine lumière. Beaucoup plus tordue et tacticienne que sa grande sœur, Apsara est le vrai danger qu’il faut soigneusement garder à l’œil, car ces deux-là sont les chiens de berger qui garderont le troupeau d’électeurs serviles de l’AND.
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Re: Médias du Sengaï

Message par Chaarden » ven. juin 28, 2019 11:30 am

A trois semaines des législatives, le Sengaï au bord du basculement ?

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Sondages, journaux et médias ; pourquoi personne n’arrive à se mettre d’accord ?


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ALORS QUE LA COMMISSION ELECTORALE SE PREPARE, AUCUNE PREVISION NE PARAÎT CREDIBLE. Il n’est désormais plus possible de déposer des candidatures aux élections législatives. Les élections auront lieu dans un peu moins d’un mois, et les prospectives sont des plus floues. Il existe au Sengaï près d’une dizaine d’instituts de sondages et médias en mesure de proposer des pronostics pour les élections. Nous les avons consultés et rassemblés les résultats ici-même : 2 donnent une majorité absolue à l’AND, 3 donnent une majorité absolue au MFD, et exactement 4 ne donnent aucune majorité à qui que ce soit. Selon ces derniers, la formation de coalitions est inévitable. Toutefois, il reste à savoir qui arrivera en tête. Selon ces quatre sondages, deux mettent l’AND en tête et deux autres mettent le MFD en tête quoique dans les deux cas, il semblerait que le parti de Boonyasak Ondarttitichai ne soit pas loin derrière. Dans tous les cas, il semblerait que la position de l’AND soit extrêmement fragilisée. Dans tous les cas, la Commission Electorale se préparer à accueillir les dizaines de millions de sujets du Rama du Sengaï qui s’apprêtent à se rendre aux urnes dans trois semaines. Les urnes sont vérifiées une par une par des huissiers, les bureaux de chaque circonscription sont annoncés, les derniers tracts sont imprimés, et déjà les chaînes de télévision organisent les derniers débats et les grandes émissions électorales. La température monte et il ne fait plus aucun doute que cette élection est d’ores et déjà la plus attendue et la plus brûlante de l’histoire du Sengaï contemporain.


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LE SENGAÏ A LA CROISEE DES CHEMINS. Les élections auront lieu dans trois semaines, et donneront lieu à l’élection d’un ou d’une Premier Ministre. Qui sera-ce ? Niwattham Paisoon, le candidat que proposera l’AND ? Ou bien Lamoon Aditya, la secrétaire générale du MFD ? Peut-on aller jusqu’à supposer que Boonyasak Ondarttitichai peut prétendre au poste ? Dans tous les cas, nos études le démontrent : une coalition devra se former, et c’est là qu’entrent en jeu les personnalités de chacun des candidats. Niwattham Paisoon est d’une platitude et d’un consensualisme qui pourraient certes l’aider à former une coalition mais qui feraient de lui un PM d’une faiblesse qui condamnerait l’AND. Lamoon Aditya serait quant à elle difficilement gérable dans une coalition, étant incapable de faire des compromis entaillant trop ses idées. Boonyasak Ondarttitichai, lui, serait sûrement très drôle dans le rôle de PM et aurait tout à gagner à paralyser le gouvernement au maximum. Toutefois, si la nécessité de faire des coalitions pose la question de la personnalité de chacun des candidats, la personnalité des candidats pose la question de la gestion et de l’image du pays ces prochaines années. Ce qui est fondamental, c’est qu’en cas de coalitions, les partis devront réécrire leurs programmes pour s’adapter à leurs alliés et constituer une majorité suffisamment cohérente. Il reste à voir comment ces programmes se constitueront, et bien sûr, la prudence nous amène à considérer l’hypothèse d’une majorité absolue de l’un ou l’autre parti, ce qui engendrerait autrement plus de tensions et de difficultés.


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LA QUESTION DU RATHASAPHA (ASSEMBLEE) NE PEUT PAS ÊTRE POSEE SANS LA QUESTION DU WUTHISAPHA (SENAT). Tout le monde a beau s’exciter sur la constitution prochaine de l’Assemblée, il s’agit d’une plaisanterie ; tout le monde sait et feint ne pas savoir qu’une majorité à l’Assemblée n’a rigoureusement aucun effet si la même majorité ne peut être constituée au Sénat (Wuthisapha). Ce dernier a en effet une quantité de pouvoir terriblement importante qui permet de bloquer une grande partie des textes promulgués par l’Assemblée. Or, le problème, c’est que la moitié du Wuthisapha est constituée proportionnellement selon le vote populaire aux législatives, mais l’autre moitié est constituée par le Rama, qui donne généralement une prime au vainqueur pour lui permettre de gouverner. Par ailleurs, nous rappelons le principe : la première moitié du Wuthisapha est constituée selon le vote populaire, c’est-à-dire qu’un certain nombre de sièges est à combler par le parti selon le pourcentage qu’il a reçu aux élections législatives. Il n’y a pas d’élections nominales, mais chaque parti envoie les personnes qu’il souhaite. Quant à l’autre moitié, le principe est le même, sauf que c’est le Rama qui choisit lui-même le nombre de sièges qui revient à chaque parti. Ce système tout à fait original est une particularité sengaïaise chère à nos élites, et pour cause ; elle leur permet de régner sans conteste depuis des décennies quasiment sans aucune opposition (réelle). Ce système oppresseur sera l’une des premières choses à réformer si le gouvernement qui se met en place est sérieux.
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Re: Médias du Sengaï

Message par Chaarden » mer. juil. 03, 2019 11:39 am

DEBAT [1/3] : Les trois principaux candidats au poste de PM s’affrontent sur un plateau télé

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Plus de 45 millions de télévisions allumées pour Niwattham Paisoon, Lamoon Aditya et Boonyasak Ondartittichai


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UN DEBAT PARTICULIEREMENT MOUVEMENTE QUI MET EN LUMIERE LES SUJETS DE CETTE CAMPAGNE. La principale chaîne de télévision sengaïaise organisa hier soir un débat entre les trois principaux candidats que les trois principaux partis présenteront comme possible premier ministre. Il y avait donc Niwattham Paisoon, le candidat de l’AND soutenu par le gouvernement sortant, Lamoon Aditya, la candidate du MFD qui conduit depuis deux ans une campagne très active et enfin Boonyasak Ondartittichai, le candidat de Rang Khaï Na, qui n’a fait qu’enchaîner les grossièretés et les insultes tout au long de la soirée, déclenchant l’hilarité générale à plusieurs reprises. Son principal argument reposait sur la possession de tous les casinos du Sengaï et donc d’une « excellente connaissance de la psychologie humaine » et du « fonctionnement de l’économie ». A l’inverse, Niwattham Paisoon essayait tant bien que mal de défendre les acquis et les avancées du gouvernement Kongsuwan, que Lamoon Aditya s’empressait de démolir dans la seconde. Tout le monde s’accorda à dire que ce débat fut particulièrement intéressant car il a permis de remettre une dernière fois sur le tapis toutes les problématiques qui ont conduit la campagne de ces dernières semaines. A quelques jours de l’élection qui amènera un nouveau PM à la tête du gouvernement sengaïais, les débats furent rugueux et se prolongèrent longtemps dans les bars, salons et places publiques de tout le Royaume…


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JAMAIS UNE CAMPAGNE N’AVAIT MOBILISE AUTANT DE PASSIONS. Il y aura très exactement trois débats ces prochains jours afin de désigner la future composition du Rathasapha (Assemblée), et tous ses membres devront par la suite élire un PM qui formera le gouvernement des quatre prochaines années. Il est assez spectaculaire de constater le nombre de personnes qui regardèrent le premier grand débat télévisé d’hier soir : 45 millions de télés étaient branchées sur ce débat. On peut donc déduire que l’immense majorité des Sengaïais a regardé ce débat. Quelques affrontements physiques ont même eu lieu à différents endroits, et jamais la politique n’avait pris une place aussi importante au cœur de la société sengaïaise. Entre les partisans d’un fédéralisme et d’une ligne économique plus socialisante, rangés derrière Lamoon Aditya, les partisans d’un libéral-conservatisme fidèles à Sumalee Kongsuwan et son successeur Niwattham Paisoon, ou encore ceux prêts à voter pour le tonitruant Boonyasak Ondartittichai, les débats ont pu être passionnés comme jamais. Les journalistes qui conduisaient le débat ont fait un travail remarquable, en prenant dans l’ordre tous les sujets qui intéressaient le plus les Sengaïais : emploi, politique économique, diplomatie… Rien n’a été écarté et les trois candidats ont joué cartes sur table. Il s’agit maintenant d’attendre le second débat, où s’affronteront les « petits candidats », et enfin le troisième et dernier débat, qui aura lieu la veille des élections, et qui rassemblera sur un même plateau les représentants de tous les partis présentant au moins 100 candidats dans les circonscriptions du Royaume.


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QUI A LA PLUS GROSSE ? … quantité d’ego, évidemment. D’un côté, Niwattham Paisoon, qui mettait en avant les grands succès (sic) de Sumalee Kongsuwan et qui étalait à qui voulait l’entendre (très peu de gens, en réalité) toutes les idées qu’il avait pour … ne rien changer, et continuer sur la même ligne. De l’autre côté, Lamoon Aditya, qui proposait sa rupture, son anti-systémisme permanent et sa volonté de changer absolument tout au Sengaï, et qui donc a été incapable de souligner ce qu’il y avait de bien, se rendant particulièrement angoissante aux yeux de beaucoup de personnes. Et pour finir, le petit Boonyasak Ondartittichai, qui est sorti de ses casinos pour se rendre sur ce plateau télé (c’est la rue d’à côté) et qui s’est montré particulièrement excité, probablement n’avait-il pas touché à la cocaïne de la journée, pour pouvoir tenir et ne pas s’effondrer ce soir. Dans tous les cas, ils ont chacun fait de gros efforts pour montrer à tous les Sengaïais à quel point ils étaient tous aussi inutiles les uns que les autres. Entre le politicien professionnel pédant, la sexagénaire paranoïaque et le milliardaire provocateur, il semblerait que notre opinion se précise : ce n’est pas dans ces trois partis que nous trouverons le salut. Peut-être que les « petits partis » ont intérêt à se rassembler au sein d’une grande union qui pourrait largement peser face à ces trois autres partis, mais pour l’instant, il semblerait que l’on continue à taper la tête contre le mur de l’impasse.
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Re: Médias du Sengaï

Message par Chaarden » ven. juil. 05, 2019 12:03 am

DEBAT [2/3] : Les « petits partis » ont voix au chapitre

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Le Parti Pour le Développement, le Halkin Partisi, le Rassemblement Pour la Terre et la Tsu Kab Kar Thucrit exposent leurs idées


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UN EXPOSE CALME, INTELLIGENT ET INTELLIGIBLE. Au contraire du premier débat qui fut une véritable corrida, le débat qui fut menée par les représentants des petits partis a été particulièrement calme et intelligible. Si quelques piques ont été lancées par certains, l’ensemble a été complet et cependant… beaucoup de Sengaïais restent sur leur faim. Toutefois, un fait intéressant doit être rapporté pour comprendre ce qui s’est passé durant ce débat ; alors que le PPD a été représenté toute la soirée par son secrétaire général, Bibek Kumar Jah, et le TKKT par son leader-fondateur Hainad Jarujinda, les deux autres partis ont alterné les représentants durant le débat, selon les thèmes qui étaient abordés. Le but affiché était de donner aux téléspectateurs une image d’appareil compétent et structuré et surtout une alternative à l’habituelle tentation monarchique qui construit les partis et l’opinion. Dans tous les cas, s’il y avait presque moitié moins de téléspectateurs que pour le premier débat, l’opinion finale fut largement plus positive, avec plus de 55% des sondés qui affirment que ce débat leur a permis de « modifier leur opinion sur l’un des partis représentés ce soir ». Si cela ne signifie en rien l’orientation d’un vote, il est intéressant de constater la montée en puissance de l’influence de ces partis dans le contexte de recomposition politique du Royaume du Sengaï.


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LES STRATEGIES ELECTORALES DE CHACUN DES PARTIS SE PRECISENT. Les journalistes qui organisèrent le débat eurent grand peine à imposer la question ultime, celle qui qui siffle aux oreilles des Sengaïais depuis l’annonce de ce grand débat : « vous ne gagnerez pas, alors que feront vos députés ? ». Chaque personne présente sur le plateau a tenu à esquiver cette question pour se focaliser sur l’énumération de chaque proposition. Soit, la stratégie était claire, mais que cherchaient-ils à faire en réalité ? Il ne fait aucun doute que l’AND ou le MFD arrivera en tête de ces élections et devra construire autour de lui une coalition (la crédibilité des petits partis leur assure un score solide). Chacun des quatre petits partis veut se montrer le plus sérieux possible pour mettre à disposition du grand parti de gouvernement les députés les plus compétents pour influer réellement sur la ligne du futur parti au pouvoir ou au moins peser largement sur l’opposition. Il semble évident que le Halkin Partisi entend se rallier au MFD de Lamoon Aditya, des tractations entre les appareils de ces partis ont déjà cours en ce moment. Quant au PPD, il est pommé et coincé dans son isolement qui ne le conduira jamais nulle part, et il serait temps pour les cadres du parti de se ressaisir et de trouver une autre stratégie, faute de quoi leurs échecs permanents ne pourraient bientôt être imputables qu’à leurs propres incompétences. Les vrais inconnues sont donc la stratégie du PPD face au prochain gouvernement, le score du Halkin Partisi et les choix que vont devoir faire le TKKT et le RPT. Le troisième et dernier débat rassemblant tous les partis devra nous permettre de voir plus clair sur les possibles stratégies d’alliances.


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LE LEADER DU PPD ECRASE LARGEMENT SES OPPOSANTS. Bibek Kumar Jah avait annoncé à nos journalistes qu’il avait l’intention de se rendre à ce second débat dans le seul but de cogner au maximum sur ces petits partis qui veulent se gonfler au détriment des vraies causes populaires. Il a souligné les incohérences du Halkin Partisi, qui prétend donner une plus grande place aux musulmans sengaïais sans changer en profondeur la société sengaïaise. Il a attaqué le RPT, dont les propositions écologiques ne pourront jamais être appliquées sans un changement de paradigme économique, et il a allumé le TKKT et le brave Jarujinda qui faisait le clown en prétendant combattre la corruption d’un système politique dont il est issu et qu’il prétend connaître mieux que quiconque. Dans les trois cas, personne ne propose un réel changement de système et c’est pourtant une variable qu’il faut prendre en compte car elle est la matrice de toute opposition politique sérieuse et crédible, et l’on verra bien ce qu’il en sera la semaine prochaine, quand l’élection aura eu lieu et que le grotesque succèdera à la comédie et que tous ces petits partis d’opposition rallieront l’un ou l’autre vainqueur pour obtenir la part d’un gâteau délicieusement empoisonné.
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Re: Médias du Sengaï

Message par Chaarden » ven. juil. 05, 2019 11:24 am

DEBAT [3/3] : Les sept plus grands partis face aux Sengaïais à la veille des élections

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Chaque parti présentent ses idées face aux autres


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UNE CACOPHONIE QUI AGACA PLUS D’UN SENGAÏAIS. Autant les deux précédents débats attirèrent et intéressèrent quantités de Sengaïais, autant celui-ci provoqua autant une incroyable quantité de mépris et d’ennui. 47% des téléspectateurs ont éteint leur télévision avant la fin du débat, « ne comprenant plus ce qui se disait ». En effet, chaque candidat parlait sur les mots de l’autre et personne ne s’est pas fait couper la parole pendant le débat, au moins une fois. Le pire étant Boonyasak Ondarttitichai, qui passa son temps à envoyer les piques les plus amères à tous ses adversaires, en particulier à Niwattham Paisoon, qui répondait à peine. Ce dernier, en effet, manifesta un désintérêt pour ce débat qui étonna grandement les personnes présentes. Part-il du principe que l’AND sera reconduit automatiquement à ces élections ? En tout cas, il n’a pas réagi à toutes les attaques dirigées contre lui et s’est entêté à présenter son programme point par point. Cette stratégie s’est-elle avérée réellement payante ? Les élections le montreront demain. Quant à Lamoon Aditya, elle a eu le comportement inverse : elle répondait à tout, attaquait tout le monde, et s’est montrée d’une combativité qui a du plaire à tous ceux qui hésitait à voter pour elle. La question reste à savoir si cette agressivité est ce que l’on attend d’une femme qui vise un poste à partir duquel elle propose justement une pacification et une décentralisation comme on n’en n’a jamais vu. Comme la loi nous l’interdit, nous ne posterons aucun sondage quant aux candidats qui se sont montrés les plus convaincants, mais les résultats seront particulièrement probablement inédits.


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UNE TENSION PALPABLE QUI TEMOIGNE ENCORE UNE FOIS DE L’IMPORTANCE DE CES ELECTIONS. Aucun candidat n’a été en mesure de présenter l’intégralité de son programme ou même les points essentiels de celui-ci. De toute manière, qui s’attendait à retrouver sur un plateau sept personnes prêtes à tout pour obtenir le poste de PM… se comporter comme des gens pacifiques et civilisés ? C’est exactement ce qui s’est passé. Soyons clairs : dès le début, nous savions que l’objectif du débat n’était pas de connaître les programmes de chaque candidat, largement présentés durant les deux derniers débats, mais bel et bien de mesurer la capacité de chacun à composer ou participer à un gouvernement. Ainsi, Niwattham Paisoon a clairement annoncé la couleur : il sera une marionnette, il est incapable de tenir un gouvernement, il est mou et indécis, et sera sûrement piloté par Sumalee Kongsuwan en sous-main. Lamoon Aditya a elle témoigné d’une férocité digne de la tigresse qu’on attend à la tête de l’Etat, tandis que Boonyasak Ondartittichai s’est montré comme d’habitude provocateur et agressif envers tout et tout le monde. Quant aux autres représentants des petits partis, en dehors de Bibek le secrétaire général du PPD, qui se fait des illusions, tous les autres comprennent parfaitement qu’ils n’obtiendront jamais le poste de PM mais il faut comprendre leur présence au débat comme une série d’appels du pied aux grands partis. Il reste à voir si ceux-ci les ont reçus.


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LE SENGAÏ SERA DONC DIRIGE PAR UNE HYSTERIQUE, UN MOLLUSQUE OU UN PETIT MERDEUX. Lamoon Aditya : agressif, hystérique et incapable de tenir en place, avait-elle Parkinson à la fin du débat ? Niwattham Paisoon : amorphe, mou comme une limace et glissant comme un savon. Boonyasak Ondartittichai : il paraît qu’il lui a été interdit de venir en grosse cylindrée sur le plateau, il s’est montré pédant, arrogant et prétentieux comme à son habitude, avant de retourner sans aucun doute se droguer dans les coulisses en essayant de tripoter l’une ou l’autre journaliste. Bref, ces trois personnes sont les trois favorites et elles sont sans aucun doute les plus dangereuses pour le pays. En dehors du candidat du PPD, qui s’est montré le plus solide et le plus sérieux, tous les autres n’ont fait qu’étaler leur médiocrité et leur capacité à ne rien proposer de concret dans un monde qu’il ne propose même pas de changer. Si les petits partis arrivent à comprendre que seul le programme du PPD a la capacité de dézinguer en profondeur le système actuel, alors ils sauront très exactement quoi faire lors des élections.
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Re: Médias du Sengaï

Message par Chaarden » ven. juil. 05, 2019 10:15 pm

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Après de longues semaines de campagne parfois violentes, parfois passionnantes, le grand jour est arrivé. Alors que les journaux relataient les escarmouches entre militants, les tactiques de chaque parti ainsi que les derniers grands débats, des dizaines de millions de Sengaïais tentaient de se constituer une opinion, prenant en considération tant l'émergence d'un nombre inédit de partis politiques que l'effondrement du parti au pouvoir, miné par l'autoritarisme réel ou supposé de la PM sortante Sumalee Kongsuwan. Il était su dès avant le jour J qu'il serait difficile pour un seul parti d'obtenir la majorité absolue, et des tractations étaient déjà en cours pour former les coalitions de demain. Toutefois, il demeurait une mince chance qu'aucun gouvernement de coalition ne se forme, mais les premières estimations battaient déjà en brèche ce scénario improbable.

Les observateurs les plus sagaces sauront de toute manière relativiser les résultats obtenus ce soir. Dans quelques jours, le Rama constituera la moitié du Sénat, l'autre moitié étant composée selon les résultats des législatives. En pratique, le Rama est tout à fait en mesure de donner tous les sièges à un parti, c'est ce qu'il faut aux dernières élections avec l'AND de Sumalee Kongsuwan. Toutefois, la grogne sociale et politique qui commence à agiter le pays rend cette possibilité dangereuse pour l'approbation du pouvoir royal. La composition du Sénat sera donc la prochaine grande échéance, mais à l'heure actuelle, c'est le nom du futur PM qui est en suspens.

En cas de victoire de l'AND, il ne fait aucun doute que Niwattham Paisoon serait élu PM par l'Assemblée, assurant ainsi la continuité des trois gouvernements précédents, Kongsuwan I, Kongsuwan II et Kongsuwan III. S'il venait à échouer, alors la Tibétaine Lamoon Aditya pourrait se hisser au pouvoir, ce qui provoquerait une série de réformes institutionnelles qui modifieraient à tout jamais les règles du jeu du Sengaï. En dehors de ces deux noms, certains estiment envisageable de voir le sulfureux Boonyasak Ondartittichai accéder au poste ci-convoité. Il pourrait se faire une place au milieu de l'affrontement entre l'AND et le MFD, si aucun accord n'était trouvé, et là encore, ce serait une élection particulièrement exaltante.

L'heure approche. Des millions de Sengaïais attendant patiemment 22h pour découvrir la composition de l'Assemblée. Le journaliste à la télévision annonce un taux d'abstention qui bat des records de faiblesse : seulement 8% des Sengaïais ne sont pas allés voter. Des caméras sont disséminées dans tous les QG de tous les partis, des plus gros aux plus petits.


...21h58...

Selon le journaliste, la composition qui va être présentée "témoigne des bouleversements politiques que le Sengaï a connu ces dernières années"

...21h59...

Sa collègue annonce que "la partie est loin d'être terminée"

...21h59'57...

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Plusieurs analystes politiques commencent à débattre sur les différents plateaux télés, alors que les caméras montrent des applaudissements polis mais loin d'être enthousiastes aux QG de l'AND et du MFD. L'ambiance est terne, la surprise interloque, personne ne sait s'il peut se proclamer vainqueur ou non. Déjà, les cadres des partis rejoignent les dirigeants pour discuter des semaines à venir ; c'est désormais une certitude : pour la première fois dans l'histoire du Sengaï contemporain, le prochain gouvernement sera un gouvernement de coalition.

Un résumé des commentaires sera bientôt publié.
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Re: Médias du Sengaï

Message par Chaarden » jeu. juil. 11, 2019 7:48 pm

Le Halkin Partisi et le Tsu Kab Kar Thucrit annoncent rejoindre le Mouvement Fédéral-Démocrate pour former une coalition

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Le sourire aux lèvres, Lamoon Aditya forme une coalition qui atteint 41% du Rathasapha


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LES PETITS FRERES SE RANGENT DERRIERE LA GRANDE SŒUR. Le ralliement du Halkin Partisi au Mouvement Fédéral-Démocrate était attendu et les cadres du HP en avait déjà parlé bien avant les élections, sur un ton « d’union des peuples opprimés », Ouïghours et Tibétains. C’est la raison pour laquelle Lamoon Aditya se réjouit de voir le HP si haut dans les scores ; les voix qui l’ont porté à 5% ont été rognées non pas sur l’électorat du MFD mais bel et bien sur celui du PPD. Ainsi, c’est un allié solide et intelligent que le MFD se trouve, d’autant plus que nos journalistes savent de source sûre que le MFD a volontairement retiré certains de ses candidats dans certaines circonscriptions pour justement permettre au HP d’obtenir une véritable crédibilité politique. Le pari étant réussi, la promesse est tenue et l’alliance se forme. Le ralliement du parti populiste TKKT marque un tournant : il s’agit d’un parti majoritairement thaï qui a mangé l’aile gauche de l’électorat thaï, et qui ne trouve aucun inconvénient à se rapprocher du MFD. Bien que l’AND ait tenté les opérations séductions ces dernières semaines, celles-ci n’ont visiblement pas été convaincantes ; un parti luttant contre la corruption aurait eu du mal à se ranger derrière l’AND, dont plusieurs cadres sont tombés pour fraude fiscale il y a à peine quelques mois. Il s’agit de l’alliance la plus innovante mais fondamentalement la plus intimement solide ; le MFD, comme il l’a fait pour le HP, a négocié quelques circonscriptions avec le TKKT pour que ce dernier rabatte à lui les électeurs de l’ancien Pheu Sengaï, parti qui a rejoint les enfers depuis des années maintenant. Ainsi, HP et TKKT renvoient l’ascenseur au MFD et constituent avec lui la première grande coalition de l’histoire contemporaine du Sengaï.


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L’UNION POUR LE SENGAÏ NOUVEAU A DEBUTE. Lamoon Aditya a réussi son pari : rassembler autour d’elle plusieurs petits partis. Du moins, la première étape. L’alliance du HP était déjà prévue de longue date, et celle du TKKT devait prendre un petit peu plus de temps et manquait de mise en forme. Toutefois, maintenant, avant de créer un groupe solide au Rathasapha capable d’élire un PM compétent et efficace, il faut encore 9% de l’Assemblée. Un appel a été lancé au Rassemblement Pour la Terre (RPT) et des campagnes ont lieu en ce moment avec des députés indépendants, qui sont une quinzaine, mais Lamoon Aditya a donné le mot d’ordre de ne pas négliger la moindre voix. Pour la plus grande joie de l’AND, le Parti Pour le Développement (PPD) demeure ferme et idiot dans ses principes autistes, qui consistent à demeurer dans une solitude malvenue : il ne participera à aucune alliance d’appareils. Toutefois, certains députés du PPD ont déclaré qu’en cas de vote pour Lamoon Aditya, ils voteraient en sa faveur, dans le seul but de dégager l’appareil AND du pouvoir. Le secrétaire général du PPD a donné son accord pour le libre-vote des députés de son parti dans le seul cadre du vote pour un PM. Lamoon Aditya a tendu la main aux députés du PPD, dans l’ensemble des votes pourrait l’amener à être élue PM presque sans aucun problème. Cet appel ne sera probablement pas entendu par les cadres du parti mais ce sont les individualités qui sont visées, et des concessions seront sans doute promises. Par cela, Lamoon Aditya témoigne de sa carrure de leader politique et de sa capacité à diriger le Sengaï dans les flots de la politique politicienne les plus mouvementés.


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D’IMPORTANTES DECISIONS PRISES A LA LEGERE PAR QUELQUES POLITICIENS EN MAL DE SENSATIONS. Hainad Jarujinda, le leader du TKKT, a toujours voulu sa petite place au soleil, et vu qu’il n’a pas encore les moyens de se payer une villa en bord de plage à Pan Ranong, il tente de ramer dans l’Assemblée pour espérer un petit poste de sous-secrétaire d’état à quelque chose pour se créer les réseaux qui lui permettront d’obtenir tout ce qu’il veut, sachant qu’il n’ambitionna jamais de devenir PM. Il en va de même pour les députés du Halkin Partisi, dont les ambitions régionalistes sont ambiguës, bien que compréhensibles de notre point de vue. Plutôt que de créer un vrai mouvement contestataire solide et ancré, il se lance à la conquête des terres de ses potentiels, alliés, c’est-à-dire nous, pour ensuite prétendre être un caillou dans la machine qui fera trembler le système de domination sous lequel nous vivons. C’est une manœuvre politique qui ne paiera pas, car nous avons des députés depuis des décennies sans que cela n’ait changé quoi que ce soit : il suffit d’avoir un groupe bien constitué en face et toutes les tentatives de changer quoi que ce soit seront torpillées. Ainsi, les tactiques politiciennes du TKKT et du HP se solderont prochainement par des échecs, et alors ils infléchiront leurs lignes, mais pour le moment, le PPD se refuse rigoureusement à entrer sur un navire qui va heurter l’iceberg constitutionnel du Sengaï.
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