ENCYCLOPÉDIE | Gran Códice de la Confederación del Aguador

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ENCYCLOPÉDIE | Gran Códice de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo » lun. janv. 13, 2020 9:04 am

GRAN CÓDICE DE LA CONFEDERACIÓN DEL AGUADOR
Grand Codex de la Confédération d'Aguador | Dernière mise-à-jour : 28/02/2041

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L'Aguador est, à l'image du Txile, un territoire entouré de reliefs déterminants dans l'histoire du pays.


SOMMAIRE

Histoire Économie
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Re: ENCYCLOPÉDIE | Gran Códice de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo » lun. janv. 13, 2020 9:47 am

HISTOIRE
Guerre d'indépendance et début du confédéralisme

1864-1869

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L'indépendance des États aguadoriens se fait à une époque où les empires coloniaux prospèrent.

Le vingt février de l'an de grâce 1869, les Républiques d'Alegreja, du Charcas et d'Iquique prennent leur indépendance de la tyrannique vice-royauté léontarienne d'Aguador. La guerre qui a précédé cette indépendance des trois premiers États aguadoriens a coûté cher à ces territoires reculés de l'arrière-pays dorimarien : là où l'empire colonial hispanique n'a perdu que quelques soldats professionnels dans les jungles vierges aux confins de son empire colonial, aux frontières de la vice-royauté prospère du Nuevo Río, les colons aguadoriens originaires de Dytolie comptent leurs pertes humaines en milliers tandis que les indigènes aymara d'Iquique, qui ont le plus contribué humainement au conflit, déplorent plusieurs dizaines de milliers de morts au sein de la population native locale. La guerre d'indépendance débute en 1864 lorsque le vice-roi de la colonie léontarienne d'Agua del Oro, nom initial du territoire qui deviendra l'Aguador, annonce de nouvelles mesures restrictives à l'encontre des propriétaires locaux, au profit des grands exploitants dytoliens.

Le premier soulèvement a lieu dans la ville-capitale d'Arenjuez, où le gouverneur local Alejandro Murillo se refuse à la collaboration avec le vice-roi Gonzalo Moruga pour imposer plus lourdement encore les exploitations aguadoriennes déjà exsangues. Les conflits dytoliens ont coûté cher à la couronne léontarienne métropolitaine et les territoires coloniaux sont exploités au maximum de leur potentiel pécuniaire pour le maintien de l'économie hispanique, très tournée vers la production aurifère de ses vice-royautés dorimariennes. Mais Alejandro Murillo, qui ne voit pas la chose du même œil que le régime colonial tyrannique, va d'abord refuser les injonctions fiscales du vice-roi Moruga avant de décider d'armer les miliciens de la municipalité naissante d'Arenjuez avec des armes initialement prévues pour les troupes régulières de l'empire léontarien : un affront pour le vice-roi et un bras de fer engagé avec la métropole hispanique, qui doit alors prendre conscience des conditions des dytoliens en Dorimarie.

Mais le régime colonial vice-royal refuse la complaisance avec les autorités désormais rebelles de la ville d'Arenjuez et des troupes impériales commencent à marcher dans la jungle depuis la frontière nord de l'Aguador avec le Nuevo Río, tandis que le pouvoir métropolitain s'inquiète de la situation dans les colonies. De leur côté, les aguadoriens mécontents s'arment et les représentants locaux du pouvoir colonial sont emprisonnés et victimes de la vindicte populaire : c'est toute une province de l'empire colonial qui se soulève et menace de faire perdre l'équilibre à l'ensemble. Les miliciens et patriotes aguadoriens sont sous-équipés et font face aux tercios bien équipés et entraînés de l'armée régulière hispanique. La ligne de front se fixe dans l'arrière-pays aguadorien, zone de jungle vierge de toute présence humaine et où le combat est engagé en faveur des guérilleros d'Aguador. Mais le conflit tourne à l'aigre : les autorités coloniales refusent de revenir sur leurs conditions en cas de cessez-le-feu et les insurgés dorimariens se voient dans l'obligation d'envisager l'indépendance.

La guerre d'indépendance des États aguadoriens en elle-même ne comporte pas de grandes batailles rangées, le gros du combat se résumant à une guerre asymétrique entre locaux et métropolitains. La participation des populations indigènes au conflit est cependant notable : l'indépendantisme aymara a réussi le défi de faire porter sa voix auprès des instances rebelles et la République indigène d'Iquique est un acteur à part entière de la guerre, et du traité de paix qui s'en suit. La résistance inattendue des populations locales est telle que les autorités coloniales abandonnent le navire, le vice-roi Gonzalo Moruga prononçant cette célèbre phrase : « l'Aguador sera gouvernable le jour où il n'y aura plus qu'un seul homme pour le partager avec lui-même ». La guerre d'indépendance n'a certes pas entaché la réputation de l'empire colonial hispanique prospère, mais il a porté un coup à l'économie locale : il faudra attendre plusieurs années pour que le banditisme recule et qu'un semblant de tissu industriel renaisse sur la côte urbanisée. Il existe alors, en 1869, trois Républiques distinctes : le Charcas (futur Karatxoa), l'Alegreja et l'Iquique.

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Le traité de paix d'Arenjuez le 20 février 1869 consacre l'indépendance et annonce le confédéralisme.
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Re: ENCYCLOPÉDIE | Gran Códice de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo » lun. janv. 13, 2020 10:26 am

HISTOIRE
Le confédéralisme, l'union des Républiques au temps des Lumières

1869-1900

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Le traité de Huanacho (1876) consacre la Confédération aguadorienne, ses valeurs mais aussi ses limites.

Si la guerre d'indépendance a rendu libre les trois États aguadoriens que sont les Républiques du Charcas, d'Alegreja et d'Iquique, ces derniers sortent néanmoins très largement affaiblis de ce conflit indépendantiste qui aura coûté la vie à de nombreux aguadoriens sans pour autant entamer l'influence hispanique en Dorimarie. Comme l'ancien vice-roi aguadorien Murago affirme, les États d'Aguador sont ingouvernables : au sortir du système colonial rigide, il devient difficile pour les autorités locales de s'organiser et, bien que les trois Républiques existent sur le papier, elles peinent à s'établir et se maintenir. Après l'idéalisme de l'indépendantisme aguadorien, le réalisme pessimiste reprend place sur la scène politique et philosophique aguadorienne avec l'absence de perspectives pour les trois jeunes États : enclavés entre les infranchissables montagnes de l'Andoak et un continent majoritairement sous influence coloniale hispanique, l'espoir se fait rare alors que l'économie s'embourbe.

Les idées des Lumières txiléennes, qui ont éclos au début du dix-neuvième siècle autour de l'expansion politique et géographique de la jeune République dorimarienne, sont cependant rapidement reprises par les penseurs et dirigeants politiques aguadoriens : le modèle républicain du Txile est érigé en vertu par les Républiques d'Alegreja et du Charcas, l'Iquique restant en retrait vis-à-vis de la posture anti-indigéniste de la République txiléenne. L'unité interne des trois États aguadoriens se fait alors progressivement, sur trois logiques différentes : le Charcas s'affirme par euskalophilie et romantisme républicain, tandis que l'Alegreja se fait le fer de lance d'un panhispanisme autocrate. L'Iquique fait encore une fois figure d'exception puisque le modèle républicain iquiquéen se construit sur une symétrie avec le système impérial antique de l'empire aymara, sorte de résurrection de l'emprise indigène fantasmée. L'Aguador se construit peu à peu autour de ces trois territoires radicalement opposés.

L'Alegreja monopolise rapidement la côte et ses ressources, tandis que le Charcas s'installe dans ses positions montagneuses et que l'Iquique occupe les vallées vierges du sud. Mais les trois économies, si elles ont des dynamiques certaines, sont également très faibles et s'appuient lourdement sur les autres pour fonctionner : la question des tarifs douaniers entre les États aguadoriens est rapidement écartée, laissant la porte ouverte à un rapprochement politique plus poussé que la simple union douanière de fait. Les penseurs républicains se tournent ainsi, alors que des tensions frontalières émergent et que le dynamisme économique du Txile indépendant vient menacer l'économie régionale, vers un modèle de fédéralisme particulier : face à l'impossibilité de faire régner une seule et même autorité sur tout le territoire aguadorien, il convient néanmoins d'en organiser la défense commune dans les domaines politique, économique, diplomatique ou encore militaire.

La souveraineté durement acquise des États aguadoriens est la principale idée portée par ceux qui se font écho des Lumières dytoliennes et txiléennes en Aguador : l'idée de conférer cette indépendance fraîchement acquise à une institution supranationale est impensable et la population y demeure largement hostile. C'est donc avec cette marge de manœuvre infime que les chefs d’État de l'époque, parmi lesquels Alejandro Murillo, figure de proue de l'indépendance aguadorienne tout juste nommé caudillo de la République alegrejienne, vont se réunir dans la petite ville de Huanacho, au milieu de la côte aguadorienne, sur les bords du lac Beraconca, pour organiser l'avenir des États libres d'Aguador. Les accords du traité d'Huanacho seront signés et ratifiés en 1876 et donneront naissance à la Confédération des Républiques d'Aguador, et ce confédéralisme - tendance de centralisation des institutions régaliennes pour les rendre plus efficaces lorsque mises en commun - se poursuivra jusque dans les années 1900, décennie durant laquelle la crise économique qui frappe alors la Dorimarie aura raison de l'idéalisme républicain régional.

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En signant le traité, les « Padres de la Confederación » engagent l'Aguador sur la voie de l'union.
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Re: ENCYCLOPÉDIE | Gran Códice de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo » lun. janv. 13, 2020 1:46 pm

HISTOIRE
Colonisation hispanique et arrivée des premiers occidentaux

1601-1800

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Arceño (République d'Alcavez) est la première colonie fondée sur l'actuel territoire aguadorien.

La date exacte de la découverte du territoire aguadorien dans ses frontières actuelles par les explorateurs dytoliens est incertaine, mais les archives et fouilles archéologiques confirment Arceño comme la première colonie fondée par les conquistadores hispaniques sur le sol aguadorien, dans l'actuelle République d'Alcavez (frontière orientale). L'arrivée des premiers colons dytoliens y est datée en 1601 : une migration assez tardive qui traduit le peu d'intérêt que représente l'arrière-pays indigène pour les autorités coloniales du Nuevo Río voisin. La colonie d'Arceño peine à s'établir mais sa pérennité est assurée dès 1615 lorsque l'empire aymara qui tient de grandes villes fortifiées dans les zones boisées se voit devenir l'ennemi principal des autorités locales, pour ses réserves aurifères devenues utiles à la couronne métropolitaine. L'écart technologique certain entre les conquistadores, leurs tercios et les troupes régulières de l'armée indigène provoque l'effondrement rapide de cet empire millénaire aux us et coutumes jugés barbares.

À partir de la déroute des indigènes aymara à la bataille d'Ibrero en 1621, l'empire hispanique lance la colonisation massive du territoire en fondant la vice-royauté de l'Agua del Oro, nommée ainsi pour les nombreuses sources aurifères dans la jungle luxuriante. Si les intérêts de la couronne métropolitaine sont nombreux dans la région, rares seront les colons à s'y établir volontairement et l'Aguador deviendra un temps une colonie pénitentiaire. Mais l'hostilité logique des indigènes aymaras et les difficultés rencontrées par les occidentaux dans un environnement aussi périlleux rendra inhabitable la jungle pendant un temps. L'arrivée de colons par l'ouest et le lac de Beraconca viendra suppléer au manque de dynamisme de la colonisation par la frontière orientale : la côte supplantera rapidement les quelques efforts de colonisation de l'hostile arrière-pays pour créer des centres urbains en développement, comme les villes d'Aranjuez et Huanacho. Dans le nord du pays, les montagnes andoanes clôturent tout passage et rares seront les expéditionnaires euskals à s'aventurer de ce côté de la chaîne montagneuse.

Le plein potentiel du pays n'est alors pas encore envisagé par les colons dytoliens : seules quelques rares mines aurifères de la côte présentent un intérêt, le reste du pays étant abandonné et par les occidentaux depuis l'ouverture d'un passage à l'ouest et par les indigènes aymaras depuis la défaite du dernier empereur à Ibrero en 1621. L'hostilité du pays n'arrange rien et seules les frontières restent peuplées, laissant le centre du pays en jachères. Les hispaniques dépassent rapidement les indigènes en nombre et des expéditions et razzias pillent et capturent les indigènes pour les réduire en esclavage au sein des exploitations agricoles des plaines arables du sud-ouest de l'Aguador. Loin de toute emprise coloniale et impériale, les municipalités se développent en chefferies autonomes et les principales personnalités de la vie politique sont les gouverneurs locaux, comme Alejandro Murillo futur héros de l'indépendance deux siècles plus tard lord du conflit entre les États aguadoriens et l'empire hispanique.

Le commerce interne au système colonial se développe, notamment aux frontières entre l'Aguador et le Nuevo Río voisin. Les lignes commerciales traversent la jungle Todermosía ou le lac Beraconca, mais le reste du pays est snobé par les marchands et grossistes de l'ère coloniale. L'hostilité de l'empire hispanique envers la vice-royauté du Berri Herria, l'ancienne colonie euskale du Txile, limite également l'installation de colons euskals dans les localités hispaniques. Trois espaces distincts se développent alors : la zone urbanisée mondaine (la côte), la zone esclavagiste d'exploitations agricoles (plaine de Guadazapela) et le front pionnier (jungle Todermosía). Ces trois zones successives de civilisation se complètent dans une logique de progression vers l'intérieur des terres, au détriment de la forêt vierge peuplée de ruralités indigènes. À ce dispositif géo-organisationnel, des dynamiques horizontales (concentration des richesses de la zone urbanisée) rendent plus complexe ce développement économique et démographique de l'Aguador colonial.

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Les tercios hispaniques remportent une victoire décisive sur l'empire aymara grâce à leur suprématie.
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Re: ENCYCLOPÉDIE | Gran Códice de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo » mar. janv. 14, 2020 2:32 pm

HISTOIRE
L'empire iquiquéen, ère de prospérité de la civilisation aymara

1423-1621

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La défaite de l'empereur indigène Yupanqui par les hispaniques en 1621 marque la fin de son empire.

Au quinzième siècle, le délitement progressif de l'empire kitxua sur le versant oriental des montagnes de l'Andoak (la civilisation kitxua se maintiendra jusqu'au dix-huitième siècle au Txile) crée un vide d'autorité sur les peuplades aymaras qui subissaient jusque-là le joug impérial de la civilisation andoane. L'absence de pouvoir fort a mené à la formation d'une puissance aymara dans la vallée d'Iquique. Le fleuve accueille une civilisation florissante, qui prospère grâce aux nombreux fleuves et affluents qui traversent et irriguent l'arrière-pays. L'environnement tropical et boisé n'empêche pas la création d'importants centres humains comme Viru Viru (actuelle capitale de la République indigène), Sopsuyu (au nord-ouest de Viru Viru) mais aussi Chutupi, la capitale administrative de l'empire iquiquéen. Sa localisation exacte est inconnue aujourd'hui, les conquistadores hispaniques ayant rasé la cité jusqu'à ses fondations. Les vestiges de la civilisation iquiquéenne sont nombreux en Aguador, notamment dans la République indigène qui se veut son héritière.

En 1423 donc, le chef de tribu aymara Capachuti s'installe comme monarque sans conteste des vallées d'Iquique et du Valacerón et de la haute-vallée du Ferrachego. Le territoire contrôlé est très diffus mais se résume avec de grandes centres urbains, concentrations humaines sans précédent dans la région. Les points de confluence servent de catalyseurs naturels de population, et les vallées sont rapidement déboisées pour servir de zones agricoles. La grande irrigation naturelle des basses-vallées permet le développement efficace de l'agriculture dans ces bassins versants, mais le plateau de la haute-vallée du Ferrachego fait face à un phénomène plus complexe de saisons sèches. L'empire et les intendants locaux (les Apu, héritage administratif de l'empire kitxua) développent donc un réseau d'irrigation artificiel inspiré des ouvrages hydrauliques du versant occidental de l'Andoak (techniques agricoles kitxua). Des zones jusque-là vierges de toute activité humaine sont ratiboisées et transformées par ces techniques innovantes.

En parallèle du développement des cultures de la pomme de terre dans l'Andoak et du maïs ou du cacao dans le reste de l'Aguador, un réseau routier relativement rustique est mis en place et s'opère sur plusieurs milliers de kilomètres à travers l'actuel territoire de l'Aguador pour relier les différentes capitales régionales. On estime ainsi à un peu moins de vingt mille kilomètres la longueur de ce réseau routier qui desservait principalement les bassins fluviaux et vallées agricoles du nord et de l'est de l'Aguador. La côte méridionale de l'actuel Aguador reste relativement ignorée des indigènes aymaras et des citadins, qui concentrent rapidement leur activité autour du réseau fluvial de l'arrière-pays en profitant des sources aurifères de la jungle Todermosía, ignorant le potentiel commercial du lac Beraconca. Des embarcations sommaires relient également les grandes villes du pays grâce au réseau fluvial (fleuves Esquecía, Aracega, Valacerón et Carroya) mais la navigation demeure très primaire et tournée vers le fret.

L'étirement de l'empire aymara autour de grands axes de communication (fleuves et routes) en opposition avec la jungle Todermosía inhabitable et ingouvernable (habitée par quelques tribus éloignées de toute civilisation) pousse les autorités locales à prendre le dessus sur l'empereur et les Apu deviennent rapidement plus puissants que le monarque iquiquéen. L'arrivée des premiers occidentaux vient faire éclater ces inégalités : la rougeole et autres maladies dytoliennes, apportées par les colons hispaniques d'abord volontairement (couvertures destinées à infecter la population indigène) puis involontairement (la plupart des maladies bénignes de Dytolie par proximité entre occidentaux et indigènes) ravagent sans contrôle la population native. L'éclatement de la guerre hispano-iquiquéenne (1615-1621) aura raison de la civilisation aymara : la bataille d'Ibrero (centre de l'Aguador) en 1621 fera s'effondrer les dernières troupes impériales. L'aventure impériale de la civilisation aymara est coupée court par l'arrivée des dytoliens et le territoire est abandonné de toute part, de force : les grandes cités iquiquéennes sont rasées jusqu'aux fondations pour leur or et leurs ressources.

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Les ouvrages agricoles des empires indigènes dans les montagnes de l'Andoak y demeurent encore.
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Re: ENCYCLOPÉDIE | Gran Códice de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo » mar. janv. 14, 2020 4:44 pm

ÉCONOMIE
Statistiques générales des Républiques

01/01/2041

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Avec un total de vingt-trois millions d'habitants pour vingt milliards de dollars internationaux de Produit Intérieur Brut confédéral, les États aguadoriens se placent en cinquante-sixième dans le classement du développement mondial (neuvième pays le moins développé au monde), devant l'Ölan avec un Produit Intérieur Brut par tête de 869,57 dollars par an par habitant. L'économie confédérale est en effet l'une des moins développées du monde : cinquante-quatrième puissance économique internationale, la Confédération des États aguadoriens est clairement un pays sous-développé, avec une démographie en pleine croissance (devant l'Uhmali en termes de population brute en 2040). L'Aguador, avec une superficie totale d'un peu moins d'un million de kilomètres carrés, est un territoire très divisé, au-delà des simples schismes politiques entre Républiques antagonistes : treize pourcents du territoire aguadorien (Républiques d'Alegreja et du Karatxoa) concentrent plus de trois-cinquièmes de la population totale.

Ces inégalités géo-démographiques s'accentuent également d'un point de vue économique : les deux États-membres susmentionnés concentrent également soixante-quinze pourcents de la richesse nationale. Mais la relative prospérité économique apparente du Karatxoa est en réalité plutôt récente : le récent redressement des finances de la République a permis le développement d'industries lourdes destinées à l'exportation vers le Txile et le reste de la Dorimarie - bien qu'il existe des contraintes institutionnelles au niveau confédéral à l'exportation. À l'inverse, l'Alegreja a toujours été la puissance économique dominante de la confédération et concentrait même à une époque quasiment la moitié du Produit Intérieur Brut confédéral, mais cette hégémonie hispanique sur les autres États aguadoriens est contestée par le Karatxoa. La suprématie démographique alegrejienne est également contestée mais plus difficilement par la petite République euskale : enclavée dans les montagnes de l'Andoak, le Karatxoa ne recouvre que quatre pourcents du territoire aguadorien.

Avec ce désavantage géographique hérité des ventes de territoires par l’État failli du Charcas au siècle dernier, la République karatxoane parvient néanmoins à rivaliser avec l'Alegreja en termes de population avec pour conséquence la plus forte densité de population de l'union : 154,24 habitants au kilomètre carré, un exploit démographique lorsque l'on prend en compte le relief karatxoan et la superficie utile de la République. Si la démographie euskale, qui déborde les frontières de la seule République karatxoane, est en pleine explosion dans la confédération, la démographie aymara se concentre elle essentiellement au sein de la République d'Iquique avec un manque de dynamisme certain : le « troisième État aguadorien » peine à tenir tête aux deux autres Républiques majeures de l'union, avec une démographie plus faible, en moins bonne santé (vieillissante et en stagnation) et une densité de population plus basse que la moyenne confédérale.

Sur un plan plus économique, l'Iquique est l’État-membre le plus pauvre avec seulement 453,41 $ par an par habitant, qui place l'Iquique en dernière position du classement du développement mondial derrière l'Eashatri. Cette pauvreté endémique est caractéristique d'une économie déséquilibrée et en régression, là où l'Alegreja et le Karatxoa sont les deux seuls États-membres à dépasser le seuil des mille dollars annuels par habitant, une prouesse qui n'est néanmoins pas à la hauteur du reste du continent dorimarien (Txile : 3 862 $, Nuevo Río : 3 494 $). La superficie du territoire et ses ressources considérables ne sont pas suffisants pour le développement économique de l'Aguador, qui peine à faire décoller la croissance confédérale avec des petits sursauts économiques intra-confédéraux (Alegreja et Karatxoa) en 2040. Les potentiels mouvements de frontières au sein de la confédération pourrait mener à un rééquilibrage léger des inégalités, avec l'agrandissement de la République karatxoane comme demandé depuis plusieurs années par le gouvernement de Goiatz (capitale du Karatxoa).
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Re: ENCYCLOPÉDIE | Gran Códice de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo » mar. janv. 14, 2020 7:34 pm

HISTOIRE
Invasion du couloir de San Pedro

2021

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L'entrée des troupes alegrejiennes dans la ville d'Adajoz est l'occasion pour un défilé nationaliste.
[+] LOCALISATION
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Le couloir de San Pedro (en rouge sur la carte)
Territoire historique de la République indigène d'Iquique, la bande de terre constituée par le couloir de San Pedro fut, de 1915 à 2021, l'unique accès maritime de l’État iquiquéen. Ce passage terrestre aux frontières fixées par des accords entre l'Iquique et l'Alegreja en 1915 constituait, avant d'être une zone portuaire notable de la région (malgré la petite taille de la ville côtière d'Adajoz), un symbole de désenclavement et d'équilibre dans la Confédération des États aguadoriens entre la République hispanique d'Alegreja, aux prétentions hégémoniques sur toute l'union, et la République aymara d'Iquique, en perte de vitesse depuis de nombreuses années. Le trois janvier 2021, la recrudescence des patrouilles militaires de l'autre côté de la frontière alegrejo-iquiquéenne n'est pas considéré comme un motif de rupture diplomatique par le Piqi (le président iquiquéen) Kantuta Willka, qui engage en revanche des négociations secrètes avec le régime d'Arenjuez (capitale de la République d'Alegreja) afin de trouver une solution à la crise qui se dessine.

Les iquiquéens ne sont alors pas informés de l'organisation d'un échange diplomatique secret et seule la gestion institutionnelle de la crise par le Consejo confederal (le Conseil confédéral) est visible par les habitants des zones frontalières. La presse a un effet relatif sur l'apaisement des craintes : le mois de janvier 2021 enregistre le plus grand nombre de déplacements dans la région depuis plusieurs décennies, avec la fuite de nombreux foyers qui pressentent un conflit inévitable face aux revendications belliqueuses des prédécesseurs de Bautista Santángel. Les natifs, majoritaires dans la région, font face aux velléités des frontaliers hispaniques qui pillent, brûlent et ravagent les communautés indigènes des deux côtés de la frontière sous l'impulsion des milices locales qui assurent l'impunité des ces actes. Les réunions d'urgence du Conseil confédéral se succèdent, sans arriver à trouver la moindre solution : le représentant de l'Alegreja oppose son véto d’État-membre à toutes les propositions iquiquéennes.

Après deux mois d'attente horrible pour les locaux, l'offensive alegrejienne est lancée le six mars : les milices au services du parti libéral-nationaliste en place en Alegreja traversent la frontière au sud du fleuve du Río del Oro et occupent en quelques heures toute la côte iquiquéenne, qui se résume à la ville d'Adajoz au sud de San Pedro. Les miliciens s'arrêtent une fois la côte occupée, laissant l'intérieur des terres intact mais sous la pression permanente d'une deuxième offensive. Les autorités de Viru Viru tardent à mobiliser l'intégralité de la Jaljayaña (l'armée iquiquéenne) : céder à la pression des armes limite le risque d'escalade, là où une confrontation militaire dans la plaine de Guadazavela aurait raison d'un grand nombre des valeurs de la Confédération : bains de sang et déchirure régionale sont alors envisagés comme trop coûteux et sont alors sacrifiés par l'exécutif de la République d'Iquique en espérant la paix. Loin de tenir tête aux miliciens, les troupes régulières d'Iquique se placent en retrait à des positions stratégiques plus au nord, en espérant prévenir une seconde offensive par une défense infranchissable.

L'effet escompté est obtenu : les négociations secrètes entre les deux Républiques ainsi que les efforts pacifistes des dignitaires de l’État iquiquéen ont apaisé les velléités des milices du Partido Per la Victoria (PPV, parti libéral-nationaliste alegrejien au pouvoir) mais à quel prix : outre la perte de l'unique corridor maritime de l'Iquique, les dirigeants de la République indigène ont également concédé une partie des biens immobiliers et financiers de leur État dans le reste de la Confédération, au profit d'une République d'Alegreja qui sort grandie du conflit en s'appuyant sur une hégémonie sans partage (défaite militaire et politique de son plus sérieux concurrent au sein de la confédération), une économie victorieuse (hypothèque de biens iquiquéens et natifs) et un avenir au sommet de la confédération des États aguadoriens. La paix au sein de la confédération est assurée, mais pour combien de temps et à quel prix ? La crise économique des années 2020 viendra ternir le succès sans faille de l'Alegreja, tout en plongeant la Confédération dans le désarroi avec l'effondrement économique de l'Iquique.

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Les manifestations à l'occasion de la commémoration de l'annexion de la bande de terre ne sont pas rares.
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Message par Djinndigo » lun. janv. 20, 2020 12:32 pm

HISTOIRE
Crise et refondation de l’État failli du Charcas

1987

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L’État du Charcas connaît dès les années 1950 d'importantes manifestations nationalistes euskales.
[+] FRONTIÈRES DU CHARCAS AVANT 1987
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En rouge les territoires perdus.
Dès la seconde moitié du dix-neuvième siècle et l'indépendance de facto des Républiques aguadoriennes, l'euskalophilie et le rapprochement avec le Txile deviennent une politique essentielle des différents gouvernements successifs de l’État du Charcas. La petite République dorimarienne, enclavée entre le géant euskal et la très agressive République d'Alegreja est avant tout un État hispanique, comme son voisin oriental. La population de 1869 est très majoritairement hispanophone et hispanique, les indigènes ne s'étant jamais vraiment établi dans la région à cause de son relief difficile et de sa relative stérilité agricole. De la fondation des trois Républiques aguadoriennes entre 1869 (indépendance) et 1876 (signature du traité fondateur de la Confédération à Huanacho) jusque dans les années 1950, l’État du Charcas est un allié historique de la République du Txile au sein de la Confédération des États aguadoriens, là où l'Alegreja se fait le champion de l'hispanisme et l'Iquique est l'héritier de la tradition indigéniste.

Alors que chacune des trois Républiques fondatrices trouvent différents alliés sur le continent dorimarien pour appuyer leur lutte interne au sein de la Confédération au cours du vingtième siècle, le Charcas est le seul à connaître une véritable métamorphose qui s'accentue dès 1950 avec la fin du conflit international en Néchinésie, qui oppose le Txile fasciste à différentes puissances ventéliennes. Cette guerre, qui se solde par une défaite des puissances fascistes et nationalistes du pourtour néchinésien, amène également l'établissement de la dictature aristocratique au Txile qui monopolise les institutions avec des fonctionnaires-aristocrates conservateurs et isolationnistes. Ces années de froid interne à la vie politique txiléenne entraîne un exil inédit pour la population txiléenne, qui, malgré son solde démographique naturel fort, connaît une stagnation : différents pays voisins comme les îles Paskoak ou l’État du Charcas sont des destinations prisées aux frontières du Txile.

Cette immigration, principalement économique (de nombreux entrepreneurs bridés par le régime aristocratique conservateur), fait la fortune de la République du Charcas pendant plusieurs décennies. Mais la démographie exponentielle du petit État enclavé dans les montagnes de l'Andoak devient vite sujet à litiges et les mouvements de population, alors très limités au sein de la Confédération, mène à une explosion de la population du Charcas. Les infrastructures locales ne suffisent pas à endiguer l'arrivée et la prise en charge de cette immigration travailleuse et les exploitations illégales deviennent légions pour répondre à cette offre incompressible de main d'oeuvre technique et efficace. Le Conseil confédéral essaie tant bien que mal de s'immiscer dans les affaires internes de la République du Charcas dès les années 1980 pour régler ce problème qui vide les caisses du petit État et provoque un endettement énorme des différents gouvernements qui s'enchaînent.

La mise sous tutelle de l’État du Charcas par le Conseil confédéral, contre l'avis de l'Iquique et avec l'accord controversé du Président confédéral et du Presidente du Charcas est un virage de dernière minute en faveur de l'hispanisme : des manifestations éclatent alors, révélant à toute la Confédération l'ampleur de l'euskalisation de la République du Charcas. Après plus d'un siècle de rapprochement démographique, culturel et économique avec le Txile, la culture euskale a en effet supplanté celle des hispaniques. Le régime d'Arenjuez (Alegreja) intervient alors militairement dans la République en marchant sur le corridor d'Artza, tandis que différents territoires sont rachetés par les États aguadoriens limitrophes dans le but de contenir la dette et la démographie du Charcas. Mais le six juin 1987, le gouvernement euskalophile revient sur le devant de la scène en proclamant la fondation de la République du Karatxoa sur le territoire de l'ancien État du Charcas. Démographiquement, culturellement, économiquement, les euskals l'ont emporté sur les hispaniques dans cet État jouxtant le Txile : une victoire certaine pour les euskals karatxoans, mais qui doivent panser les plaies d'un territoire endetté et diminué. La fondation du Karatxoa ne constitue en elle-même qu'une refondation, puisque le nouvel État rejoint directement la Confédération et reprend le siège du Charcas au Conseil confédéral dès 1987.

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La fondation de la République du Karatxoa donne lieu à de grandes festivités dans toute la région.
A cælo usque ad centrum

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Djinndigo
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Re: ENCYCLOPÉDIE | Gran Códice de la Confederación del Aguador

Message par Djinndigo » lun. janv. 20, 2020 7:05 pm

ÉCONOMIE
Production et extraction de ressources rares dans la Confédération

01/01/2041

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[+] CARTE DES RESSOURCES RARES
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Avec un Produit Intérieur Brut de vingt milliards de dollars internationaux, la Confédération des États d'Aguador est l'un des pays les plus pauvres du monde. Pourtant, si sa population est affectée par une pauvreté endémique, son sol est riche en ressources rares et lucratives : la jungle Todermosía abrite de nombreux gisements de charbon ainsi que des puits de gaz, tandis que la côte alegrejienne accueille d'importants filons aurifères. Les montagnes de l'Andoak abritent quant à elles des gisements miniers de lignite et de fer mais surtout un site d'extraction d'uranium, matériel nucléaire prisé par les puissances en devenir pour sa forte valeur commerciale et effective. Peut également être relevé la présence de bassins d'évaporation de lithium sur les hauts-plateaux du nord montagneux : l'ensemble du territoire aguadorien accueille des ressources rares variées, mais la rente dégagée par l'exportation de ces ressources précieuses ne sont pas forcément captées par les locaux.

La principale ressource extraite et produite sur le sol de la Confédération est la lignite, un charbon d'origine naturel présent en grande quantité sur le sol confédéral, avec pas moins de sept filons différents exploités actuellement. Tous dans l'arrière-pays, ces gisements carbonifères se caractérisent par une exploitation tardive due à leur relatif enclavement ; les consortiums locaux, principalement alegrejiens, exploitent difficilement ces filons difficilement accessibles dans le cœur de la forêt vierge. Le lithium, produit à partir de l'évaporation par procédé chimique de minéraux, est uniquement fabriqué dans le désert salé des plateaux qui entourent la haute-vallée du Ferrachego. À l'inverse des autres salins aguadoriens qui produisent uniquement du sodium et ses dérivés, ce désert de sel de l'ouest du Controfuerte est l'unique source d'extraction de la ressource au sein de la Confédération, et constitue donc un enjeu majeur autour des revendications territoriales du Karatxoa voisin.

L'or, extrait en grandes quantités dans la République d'Alegreja, constitue une rente financière solide pour l’État alegrejien, qui s'appuie sur divers consortiums pour exploiter les filons aurifères locaux. Parmi les deux gisements aurifères qui ne sont pas dans les frontières de l'Alegreja, celui à l'est de la plaine de Guadazapela dans l'Ubriera, est une source de tensions quotidiennes entre les deux gouvernements autour du rachat total de la mine d'or par les autorités alegrejiennes et non plus sa simple exploitation sous contrat par l'Alegreja. La mine d'or de la haute-vallée du Río del Oro est elle exploitée et sous le contrôle de la République d'Iquique qui exclut les hispaniques de tout monopole sur l'or dans la Confédération, mais la zone est également très contestée par le gouvernement d'Arenjuez, l'or jouant un rôle catalyseur dans les tensions inter-étatiques dans la région. Dans l'ouest du pays, la mine d'uranium de Goiatz, près de la capitale karatxoane, est également un enjeu d'avenir étant donné la place de plus en plus grande prise par le matériau nucléaire sur la scène internationale.

Le fer également présent sur le plateau de l'Hegabera (fleuve qui traverse l'Abiedo et le Karatxoa) est une ressource utile au développement de l'industrie lourde des vallées ouvrières karatxoanes non loin, le raffinage du fer et la sidérurgie nécessitant un certain processus industriel très lucratif, se combinant parfaitement avec la présence de gisements de zinc de l'autre côté de la frontière avec le Txile. Le fer aguadorien constitue, avec l'uranium, un tremplin des relations commerciales entre la petite République montagneuse du Karatxoa et son géant voisin, qui voit d'un bon œil la stabilisation économique d'un État producteur du précieux minerai. Le gaz présent dans le nord du pays constitue lui un levier d'autonomie de la Confédération, permettant aux rares utilisateurs de véhicules motorisés individuels d'avoir accès à des prix relativement bas concernant le carburant, alors que l'enclavement de la Confédération coupe l'Aguador de tout flux permanent et peu cher d'hydrocarbures importés. Le contrôle des gisements miniers et gaziers constitue une énième course économique au sein de l'union, avec une suprématie hispanique contestée par la puissance euskale montante.
A cælo usque ad centrum

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