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Encyclopédie Générale Royaume de Northland

Lot 38
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Alexandre
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Encyclopédie Générale Royaume de Northland

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ROYAUME DE NORTHLAND
ENCYCLOPEDIE GENERALE


Note importante : cette encyclopédie a vocation à être éditée et modifiée régulièrement.
dernière mise à jour HRP : 11 octobre 2019
dernière modification : création


SOMMAIRE



I/ GENERALITES
II/ HISTOIRE
III/ POLITIQUE ET ADMINISTRATION
IV/ GEOGRAPHIE
  • 1. Géographie naturelle
  • 2. Géographie étatique
IV/ CULTURE ET SOCIETE
  • 1. Présentation générale
  • 2. La question religieuse
V/ SITUATION ACTUELLE
  • 1. Partis politiques connus
  • 2. Presse connue
  • 3. Personnalités connues

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Alexandre
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I/ GENERALITES


Fiche générale d'identité


GENERALITES
  • Inspirations culturelles IRL : Highland/Ecosse/Angleterre (mélange)
  • Nom officiel du Pays : Royaume de Northland (Kingdom of Northland)
  • Nom usuel : (les) Northlands
  • Gentilé : (les) Northlanders
  • Langue officielle : Gaélique Northlander
  • Autres langues reconnues : Britton et Gaélique
  • Devise nationale : "Au nom de Dieu, notre Liberté"
  • Devise du Roi : "Je sers"
  • Drapeau : Croix de Saint-Georges azure sur fond bleu, Rose rouge (le bleu représente la mer, la Rose rouge est le symbole de la Monarchie)
  • Fête nationale : 25 juillet, Saint James (Saint-Patron et fondateur du Royaume de Northland)
  • Capitale : Campbell (capitale politique)
  • Autres villes importantes : Grant (capitale économique)

    POLITIQUE
    • Forme de l'Etat : Monarchie parlementaire
    • Idéologie de l'Etat : Monarchisme (constitutionnel), parlementarisme, démocratie.
    • Roi actuel : John X (Dynastie McGregor)
    • Premier Ministre actuel : Alister Murdoch (conservative)
    • Speaker actuel : Billy Ramsey (labour)
    DEMOGRAPHIE - CULTURE - RELIGION
    • Population : environ 5 millions d'habitants
    • Superficie : 96 046.5 km²
    • Densité de population : 52.06 hab/km²
    • Religions :
      • Protestantisme (Northlandisme) : Elle n'est pas religion d'état mais le Chef d'Etat est défenseur de la foi. L'Archevêque de Campbell est le chef spirituel de la foi. C'est la première religion du pays.
      • Catholicisme : Le catholicisme n'est pas particulièrement apprécié (le Pape est depuis longtemps très critiqué et non reconnu). Il y a eu des affrontements et des guerres de religion par le passé. Les catholiques sont une minorité.
      • Judaïsme : Les juifs représentent la 2e force religieuse en présence.
      • Islam : très peu représentée, en dehors de certaines communautés dans les grandes villes.
      • Autres : part insignifiante
      • Ne revendique aucune religion : environ 5% de la population
    ECONOMIE
    • PIB : 20 000 000 000 $
    • PIB/Hab : 4000 $
    • Monnaie : Livre Northlander (N£)

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Alexandre
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II/ HISTOIRE

1. Les temps anciens


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Ruines et fortifications antiques

Le territoire du Royaume, située sur une île, est habité très tôt à la préhistoire comme en attestent les découvertes archéologiques, même si peu d'éléments nous sont parvenus sur cette époque. Les premières civilisations à s'y établir de façon plus certaine sous l'antiquité se structurent en "clans" ou cités relativement indépendantes les unes des autres. La période antique est sans doute relativement calme et les fouilles archéologiques attestent d'un commerce entre les cités. Avec le temps et l'évolution de la structure des clans, des dynamiques de pouvoir local plus larges que les simples cités apparaissent et il semblerait que les premiers raids et opposition armées entre les différents clans soient très fréquents à part de la fin de l'antiquité.

La fin de la période antique se situe entre le Ve et le VI siècles, alors que l'arrivée progressive du christianisme qui semble attester d'une activité et de liens, sans doute commerciaux avec des populations plus continentales, ou l'arrivée d'une catégorie de population qui apporte avec elle ses croyances. La population finie par devenir majoritaire chrétienne et les rites anciens disparaissent à mesure que passent les siècles. Toujours est-il que des restes de bateaux et embarcations de cette période ont été retrouvés dans les eaux proches de côtes lors de fouilles. À partir de cette période, il semble que les cités et tribus aient été structurés en véritables province où chaque tribus ou clan règne en maitre. La période du haut moyen âge est particulièrement violente. Les différents seigneurs se font la guerre.

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Alexandre
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2/ Aux fondements de la Monarchie

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Ruines de châteaux du Moyen-Âge. Les clans et seigneurs locaux occupent une place importante à cette époque et sont régulièrement en guerre les uns contre les autres

Il semblerait que la Monarchie trouve ses sources au VIIe siècle, à une époque où l'instabilité et la guerre poussent certains seigneurs de plusieurs clans à s'unifier sous l'égide d'un "super seigneur" pour garantir une paix durable. Dans les faits et durant une grande partie du moyen-âge, ce grand Seigneur (devenu Roi probablement au VIIIe siècle, le titre apparaissant sur certaines sources pour Edwy, un seigneur des territoires de l'ouest de l'actuelle Northland qui est le premier à prendre le titre de Roi). À l'époque, la Monarchie est élective et les grandes familles nobles forment ce qui est généralement désigné comme l'ancêtre du Parlement : une Assemblée qui élit le souverain à la disparition du précédent. Dans la pratique cependant, le Souverain peine à maintenir la paix et les Seigneurs locaux des clans ont souvent plus de pouvoir que lui, si bien qu'il arrive parfois que certains menacent le Roi pour obtenir gain de cause (le Roi fut semble-t-il en guerre contre l'un de ses vassaux à la fin du VIIIe siècle).

Il est important de noter une chose essentielle pour comprendre le devenir des Northlands : bien que les croyances religieuses aient été influencés relativement tôt, les cultures latines ont eu assez peu d'influence sur le fonctionnement de la société. Les Northlands ont ainsi une culture très pauvre de l'écriture pour produire des documents outils de pouvoir. Ce qui explique la faiblesse des sources historiques antérieures à la conquête. Les différents clans vont se déchirer sans que le Roi n'ait l'autorité ni le charisme suffisant pour maintenir la paix jusqu'au IXe siècle. C'est à cette époque que la féodalité va prendre toute son importance. Le souverain Sven dit "le Grand" décide d'assoir son autorité et impose en 876 la religion catholique partout et dans tout son royaume dans un acte écrit qui est aujourd'hui vu comme le fondement du futur Royaume de Northland. A l'époque cependant, l'autorité du Roi ne s'étend que sur quelques seigneuries de la partie Est de l'île. Sven se lance à la conquête des seigneuries qui lui résistent et les soumet à son autorité. L'autorité du Roi instaurée, Sven parvient à apporter la paix. Mais à sa mort, probablement à la toute fin du siècle, relance les querelles, pour sa succession, de nombreux seigneurs souhaitaient profiter de la nouvelle autorité construite du souverain pour agrandir leur territoire. C'est finalement le fils de Sven qui est élu. À partir de cette date et pour les 100 prochaines années environ, bien que le trône reste électif, c'est la descendance de Sven qui est quasiment tout le temps élue, presque sans discontinuer.

Durant tout le Xe siècle, la paix instaurée se maintient tant bien que mal, malgré une société féodale assez instable et des seigneurs aux revendications et aux appentis gourmands, ce qui crée de nombreuses tensions. À cette époque la souveraineté n'échappe pratiquement pas à la descendance de Sven. Mais à partir de la fin du siècle, l'autorité du souverain est de plus en plus contestée par des seigneurs de plus en plus puissants et qui rêvent d'assoir à leur tour leur puissance, comme Sven l'avait fait. La succession de souverain devient de plus en plus complexe et l'assemblée des seigneurs, chargée d'élire parmi elle le successeur à la Couronne semble en proie à des affrontements qui finissent par se traduire dès le début du Xie siècle par des affrontements militaires.
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Alexandre
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3/ La conquête lorthonienne

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Tapisseries représentant l'expédition maritime et les batailles menées pendant la conquête


Dès le début du Xie siècle, la paix est menacée et l'autorité du souverain n'est plus suffisamment forte pour éviter de replonger dans une guerre entre seigneurs, qui se revendiquent mutuellement des territoires. C'est dans ce contexte troublé que prend place la fondation de ce que l'on peut appeler le Royaume de Northland au sens moderne du terme.

C'est du côté des Iles Lorthon qui faut regarder pour trouver la source des Northlands. Dans les années 1010, Richard Northmond est de plus en plus puissant, jusqu'à devenir régent en 1015. Les Northmond sont une famille de marchands qui ont fait fortune dans la laine. Devenue puissante, la famille finie par arriver au pouvoir grâce à Richard. Alors que ce dernier entame une campagne de conquête et d'unification des îles Lorthon, son neveu, James Northmond, décide de mener une expédition avec une poignée d'hommes et une petite armée. Désireux de faire lui aussi ses preuves, James embarque pour une expédition de plusieurs mois qui le conduit jusqu'aux côtes de l'actuelle Royaume. Avec ses hommes, James mène alors bataille et parvient à s'emparer d'une place forte côtière en 1019 en chassant le seigneur local, alors que le Royaume qu'il trouve est en plein chaos, les guerres intestines étant relancées depuis quelques années. James s'établit dans cette petite seigneurie et en conquiert les places fortes et contrées avoisinantes, jusqu'à agrandir considérablement sa seigneurie. Face à cela, le nouveau souverain voit en lui le moyen de garantir son autorité et son pouvoir, face à des seigneurs qui n'en finissent plus de contester les contester. Ainsi, James obtient le titre de baron en 1020 et est donc officiellement reconnu comme seigneur en son fief. Si bien que le souverain décide de lui confier une mission : restaurer son autorité en soumettant s'il le faut les seigneurs du Royaume. Le Roi lui permet même de lever une armée plus large qu'il finance. En trois ans seulement, James soumet les seigneurs locaux et permet à l'autorité royale d'être restaurée.
Mais James nourrit une ambition plus grande. Il profite d'avoir soumis les seigneurs insurgés pour les retourner contre le Roi. En 1023, il lève une armée et se lance à la conquête de l'ensemble du Royaume. En promettant la paix et l'autorité aux seigneurs, James parvient même à les convaincre de déposer le Roi en 1025. Mais celui-ci n'entend pas se laisser faire. James profite cependant de la mort (aujourd'hui les conditions de ce décès sont assez énigmatiques) du Roi pour se faire élire à sa place par les seigneurs et se fait couronner Roi par l'évêque (il n'est pas encore archevêque) de Campbell en 1026. C'est la fondation du Royaume de Northland.

En effet, James, qui prend le nom de James Ier, instaure pour la première fois le nom de Royaume de Northland (à partir du nom de sa propre famille) et supprime l'assemblée des seigneurs (et donc l'élection du souverain, qui sera désormais héréditaire). Devant la rébellion des seigneurs à qui il avait fait des promesses, James Ier se lance dans une grande campagne de pacification grâce à son armée. Son Royaume conquit, il place ses compagnons et leur descendance sur les trônes de provinces désormais fidèles à la couronne et refonde l'ordre féodal, en faisant de seigneurs ses véritables vassaux. Enfin, il s'arroge pour lui et ses descendants la Couronne. Le Roi dispose désormais d'une autorité incontestée et quasiment absolue sur son Royaume, dont les frontières sont toutefois plus étroites que les actuelles. James épouse la fille de son prédécesseur qu'il avait lui-même déposé et fonde une dynastie à son nom. James maintient la religion et impose le Gaélique comme langue de l'élite (et donc des institutions). Il meurt en 1042.

Mais sa mort ouvre sur une crise successorale. En effet, son fils n'est âgé que de quelques années. Les seigneurs, compagnons et fidèles de James protègent donc l'autorité du prince devenu Roi et assurent l'effectivité des tâches jusqu'à l'âge qu'ils jugent de majorité du Roi. En réalité, le nouveau Roi s'empare du pouvoir alors qu'il n'a que 13 ans, considérant que celui-ci lui revient de droit en tant que digne fils de son père (probablement a-t-il été encouragé par sa mère). Cet évènement va forger un caractère méfiant du nouveau Roi à l'égard des seigneurs et de la noblesse. James II va régner pendant plus de 50 ans. Durant son règne, il s'efforce donc d'assoir son autorité souvent au détriment des seigneurs qui étaient pourtant à l'origine installé par son père, et donc censés être fidèle au Roi. Il est notamment à l'origine d'un acte qui fixe l'âge de majorité du Roi à 13 ans et confie la gouvernance du pays en cas de minorité du Roi à sa mère (pour retirer ce pouvoir que les nobles s'étaient attribués à la mort de son père). C'est la création de la régence, vécue comme une humiliation pour la noblesse qui considère qu'avoir été remplacée par une femme est intolérable. Sous son règne, James II voit l'émergence d'une opposition à sa pratique absolue du pouvoir dans une large partie des élites qui réclament un partage des pouvoirs (attention, il n'est pas question ici de séparation des pouvoirs, mais uniquement de partage des pouvoirs entre le Roi -pour éviter une pratique tyrannique- et les nobles et seigneurs eux-mêmes). Il meurt en 1093.

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Alexandre
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4/ L'époque féodale

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A gauche : représentation de l'Assemblée des Seigneurs à l'époque féodale. A droite : la charte de 1129



Les successeurs de James II ne changent pas de ligne de conduite malgré l'opposition de la noblesse. En 1101, James IV alors âgé de 19 ans est assassiné (probablement empoisonné) par son oncle qui souhaitait monter sur le trône. Mais Richard Ier est un souverain qui s'inscrit dans la lignée absolutiste de ses prédécesseurs. La révolte des nobles se fait de plus en plus importante si bien que le Roi, après avoir tenté d'utiliser la force pour maintenir son autorité, se retrouve menacé de déposition et est contraint d'accepter de sacrifier une partie de son pouvoir. Une charte est établie en 1127 et reconnait notamment l'autorité des seigneurs sur leurs terres et leur droit à rendre justice en échange d'une soumission en tant que vassal du Roi et une protection armée sur laquelle le Roi peut aussi compter en cas de guerre. Mais rapidement après sa signature, Richard Ier abroge la charte et elle ne sera jamais vraiment reconnue par le Roi.

Après sa mort, deux ans plus tard, William Ier, son fils, lui succède. Plus pragmatique, William est souvent considéré comme le fondateur du processus qui permettra au Royaume de devenir une démocratie progressivement (un processus qui dura plusieurs siècles et dont on lui attribue le commencement). Beaucoup plus libéral que son père, William accepte à sa montée sur le trône de promulguer la charte que son père avait signée avec les barons et les seigneurs avec quelques extensions. Ainsi les seigneurs retrouvent leur autorité, peuvent rendre la justice et obtiennent en plus (en échange de l'acception de l'acte de régence de James II) la création d'une Assemblée (la première depuis la suppression de l'assemblée élective plus d'un siècle plus tôt lors de la conquête) qui sera chargée de s'assurer de l'application de la charte pour qu'elle ne soit jamais plus contestée par un souverain (ancêtre du parlement). C'est la première limitation effective (et volontaire) du pouvoir royal. La charte de 1129 est considérée comme un texte fondamental et la base à la foi de l'état de droit mais aussi de la common law, principe qui va régir l'organisation du droit (et d'un droit non écrit) au Royaume de Northland puisqu'avec la reconnaissance du droit de justice aux seigneurs, la common law va se développer.

Le règne de William est aussi marqué par la guerre puisque le Roi, avec le soutien retrouver de la noblesse, se lance dans une grande campagne d'agrandissement du royaume. Si cette campagne est très fructueuse, elle lui sera cependant fatale puisque William, blessé au combat, décède en 1141.

Cette mort aurait pu être "classique" pour l'époque si elle n'avait pas eu des conséquences dramatiques et à l'origine d'une crise dynastique sévère. En effet, le Roi laisse derrière lui une Reine Mary enceinte d'un enfant (dont on ne connait pas le sexe). Le Royaume est donc sans Roi. Tout l'avenir repose sur le sexe de l'enfant à venir. Trois parties s'opposent alors pour savoir à qui confier la régence en attendant la naissance : le premier, favorable à une régence de la Reine Mary jusqu'à la naissance, une deuxième favorable à une régence d'Edward (1109-1163, frère de William Ier et héritier du trône si l'enfant à naitre est une fille) et enfin les partisans d'un couronnement immédiat d'Edward puisque le Royaume ne peut être sans Roi et que même si l'enfant à naitre est un garçon, il n'existe pas encore. Pour la première fois de l'histoire, l'Assemblée va jouer un rôle primordial en outrepassant ses fonctions (la Charte lui confiait seulement un rôle de contrôle de l'application de la Charte) et va trancher en faveur de la Reine Mary. En effet, la création de l'Assemblée avait été consentie par William Ier contre la reconnaissance de l'acte de régence de James II. Mary accouche d'un garçon (faisant de lui l'unique Roi de l'histoire à avoir régné de sa naissance à sa mort) qui devient alors Richard II (nommé ainsi en hommage à son père).

Mary reste dans l'histoire comme la première femme à avoir dirigé le Royaume. Car si l'interrègne ne dure pas une année entre la mort de William Ier et la naissance de William II (1141), Mary reste régente jusqu'à la majorité du Roi en 1154. Elle va laisser pendant toutes ces années une trace importante dans l'histoire puisqu'elle élargit la charte en reconnaissant à l'Assemblée le pouvoir de statuer en cas de conflit sur la dévolution de la Couronne. C'est aussi elle qui, sur la base de la réorganisation féodale de son défunt époux, établi le premier découpage du Royaume (notez que ce découpage a évolué depuis) en Duchés (correspondant grossièrement aux actuelles Régions), Comtés (correspondant grossièrement aux actuels districts), Baronnies (correspondant grossièrement aux actuelles circonscriptions législatives) et en paroisses (à l'époque religieuses, aujourd'hui civiles, correspondants aux communes). Du fait de la création de ces divisions, l'application de la charte vaut pour chaque seigneur sur son fief (de fait par exemple, si un baron rendait justice sur son territoire, celui-ci correspondait aussi à une partie du territoire du Comte qui lui-même se trouve sur une partie du territoire du Duc. Ainsi, un seigneur de rang supérieur pouvait casser un jugement d'un rang inférieur. C'est l'ancêtre de l'appel et de la hiérarchie des instances juridiques, bien qu'il faille noter qu'un individu condamner ne pouvait pas lui-même faire appel de la décision devant un seigneur de rang supérieur et que la cassation d'un jugement inférieur par un seigneur supérieur est à cette époque très liée à des raisons politiques). Autre gros changement, l'Assemblée des nobles passe de quelques membres (20-25) à plus de 500 (à cette époque, le royaume étant plus petit, il y a moins de divisions qu'aujourd'hui, et leurs frontières ne sont pas découpées comme actuellement).

En 1167, une nouvelle crise dynastique faillit mettre fin à la dynastie lorsque Richard III (le fils de Richard II), meurt jeune. C'est finalement le fils d'Edward (1109-1163, frère de William Ier, ancien prétendant au trône), qui monte sur le trône et le nom de la dynastie est conservé.

Durant le XIIIe siècle, le Royaume connait ses principales extensions qui lui donne pratiquement ses frontières définitives. Durant toute cette période le fonctionnement institutionnel est resté assez stable et se poursuit sur les principales constructions précédentes.

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Alexandre
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5/ Le premier schisme, le protestantisme et la fin de la dynastie

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A gauche : la Charte de 1325, 2e charte après celle de 1129. A droite : le book of common prayer, résultant du premier schisme de William II. Ici, réédition du XVIIe siècle.



Au début du XIVe siècle monte sur le trône William II. C'est sous son règne que d'important changements institutionnels ont lieu. Avec les dérives tyranniques de ses prédécesseurs, la noblesse commence à réclamer plus de contrôle sur le pouvoir royal et une nouvelle limitation de celui-ci. William, pragmatique et opposé à la tyrannie concède à la noblesse (qui la lui arrache quand même mais qui permet de maintenir la paix) une nouvelle charte en 1325 qui octroie un élargissement considérable du rôle de l'assemblée. Désormais, pour toute loi, il faudra consulter l'assemblée. C'est aussi à cette époque que le Roi prend pour habitude de nommer un Gouvernement (qui a alors le nom de Conseil du Roi). Mais la nomination de 3-4 membres est la prérogative du Roi (l'Assemblée n'y a pas droit de regard). Toutefois, malgré cette apparente avancée, William maintient une pratique très personnelle du pouvoir. En effet, voyant ses difficultés à avoir un héritier mâle, et afin d'éviter que la couronne ne passe à une branche cousine de la famille et ne change de dynastie, William décide de modifier l'ordre de succession afin d'ouvrir l'accès à la couronne pour ses filles s'il n'a pas de fils. Contraint par sa charte à consulter l'Assemblée, celle-ci s'y oppose. Cela n'empêchera toutefois pas William d'en faire une loi (prétextant n'être tenu que de consulter).

Dans le même temps, William cherche toujours à avoir un héritier mâle. Il souhaite divorcer de son épouse qui ne lui en a pas donné pour épouser la fille d'un de ses compagnons militaires dans l'espoir qu'elle lui donne un enfant. Mais le Pape ne le permet pas. William prend donc l'initiative d'un divorce et est à l'origine du premier schisme d'avec l'Église catholique en instaurant une religion antipapiste (dite Northlandisme) et s'octroie le rôle de chef de l'Église de Northland et défenseur de la foi (il sera excommunié de l'Église Catholique, ce qui sera à l'origine d'une importante baisse de sa popularité, car avec le Roi c'est tout un peuple qui touché (la religion étant religion d'état) et celui-ci, majoritairement catholique, vivant cela comme une trahison). Le Roi tente toutefois d'imposer sa foi à son peuple et fait retirer les objets de culte catholique et interdire les messes. Il édite un livre des prières en briton visant à remplacer la Bible en latin, symbole catholique.

Remarié, William aura finalement un fils mais celui-ci meurt très jeune. Pour la première fois de l'histoire, une femme ceint la couronne en la personne de sa sœur ainée (son frère en tant que garçon lui est quand même passé devant dans l'ordre de succession selon la règle de primogéniture masculine relative) sous le nom d'Elizabeth Iere. Après une période de régence, la Reine, et après elle sa sœur, va instaurer une période de paix sur le Royaume avec la fin des conquêtes (le Royaume acquiert ses frontières définitives sous Mary Iere en 1359, alors que la Reine conduit elle-même l'armée -première femme à le faire-). De plus, elle permettre d'apaiser des tensions créées par le schisme de leur père puisque Elizabeth et Mary ont été élevée dans la foi catholique, tout comme la population du royaume (qui se retrouvait avec William avec un Roi d'une confession différente de son peuple, malgré les tentatives du Roi pour imposer sa religion). Les deux Reines ouvrent une période d'âge d'or avec le développement du commerce et culturel interne mais aussi avec l'étranger (fondation d'une université royale, promotion d'artistes, Cour d'érudits, …). Malgré tout, Mary ne s'étant jamais mariée et étant morte sans enfant en 1362, c'est à son cousin (descendant de Henri (1110-1157), frère de William Ier) que passe la couronne. C'est la fin de la Dynastie de la Maison de Northmond et le début de la Maison de Campbell. Or la nouvelle dynastie a été élevée dans la confession Northlandiste (antipapiste). Des tensions entre les seigneurs encore fidèles à la foi catholique et le souverain éclatent. Dans la population, avoir un souverain d'une confession différente apporte également des tensions.

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6/ La dynastie Campbell et le second schisme

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A gauche : le Religion Act de Henri Ier. A droite : une rébellion armée d'un seigneur local durant la guerre civile dite guerre de religion qui occupera le XVe siècle (ici à la fin du XIVe siècle).



Durant la seconde moitié du XIVe siècle, les premiers Rois de la Dynastie de Campbell vont tenter d'assoir et d'imposer leur religion. Pour ce faire, Henri Ier est à l'origine du Religion Act, que l'Assemblée refuse. Mais une nouvelle fois, le souverain passe outre la consultation de l'Assemblée pour l'instaurer. Il s'agit d'une loi qui fait de la foi du souverain celle de l'Etat. Les dignitaires de l'église sont désormais nommés par le Roi et l'Archevêque de Campbell (lui-même désigné par le Roi). Les anciens prêtre et évêques catholiques sont remplacés et une conversion de la société est voulue par le Roi. Le book of common prayer est réinstauré. Cependant, tout au long du XVe siècle, cette décision sera à l'origine d'une guerre civile dite guerre de religion, entre les antipapistes fidèles au roi, de plus en plus nombreux, et les papistes, défenseurs de la foi catholique, soutenus par certains seigneurs fidèles au Pape et qui aimeraient renverser le Roi. Cette situation va donner lieu à des rébellions, des affrontement parfois armés et des massacres tout au long du siècle, un des plus noires du pays.

C'est dans ce contexte qu'en arrivant au pouvoir en 1427, Henri IV va faire preuve d'ingéniosité. Il décide de créer l'Assemblée des paroisses et des bourgs (aujourd'hui vu comme l'ancêtre de la Chambre des Communes). En créant arbitrairement cette Assemblée, le Roi entend directement faire concurrence à l'Assemblée des seigneurs qui ne lui sont pas favorable. L'idée est très simple mais assurément efficace. Le Roi honore certaines villes en leur offrant un ou plusieurs représentants à l'Assemblée. En échange de cette reconnaissance, les villes obtiennent ce privilège du Roi (souvent les villes les plus importants), les notables (qui sont désignés par les échevins et bourgeois commerçants qui administrent les villes) élisent bien souvent des représentants favorables au pouvoir royal (à Campbell par exemple, il y a 15 notables électeurs et 2 sièges à l'Assemblée). Henri IV décide que désormais, le Roi pourra consulter l'une ou l'autre des assemblées pour faire une loi (toujours de façon consultative) pour contourner ainsi l'influence grandissante des seigneurs, par ailleurs en rébellion contre l'autorité religieuse du Roi. Par ailleurs, l'Assemblée des bourgs obtient le droit d'être consultée pour les impôts qui les concernes (alors que la plupart des villes estiment qu'elles sont trop taxées, notamment par les seigneurs). Les villes sont reconnaissantes au Roi de cette avancée et le Roi peut, par ce procédé, ancré sa religion et ainsi isoler politiquement l'influence des seigneurs.

Mais tout au long du siècle, cette Assemblée ne plait pas aux nobles. L'Assemblée des bourgs s'affranchie d'une partie des impôts imposés par les seigneurs (qui possède autorité sur leurs terres) pendant que les impôts royaux sont moins menacés (le Roi ménageant la nouvelle Assemblée pour qu'elle lui reste favorable).

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7/ Les guerres de religions

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A gauche : dissolution de l'Assemblée des Seigneurs (gravure tardive du XVIIe siècle, non contemporaine, vision idéalisée). A droite : massacre durant les guerres civiles de religions du XVIe siècle.



Les guerres de religions vont se poursuivre jusqu'au milieu du XVIe siècle. En effet, en 1508 meurt John V et laisse derrière lui son fils Charles. Le frère du défunt Roi (lui-même prénommé Charles), Catholique, promet à l'Assemblée des seigneurs de restaurer leur autorité s'ils l'aident à obtenir la régence. L'Assemblée lui confie donc la régence (au détriment de la mère du nouveau Roi). Charles Ier meurt l'année suivante (dans des circonstances assez peu claires) et Charles (le régent) monte sur le trône sous le nom de Charles II. Mais mort très peu de temps après lui aussi, c'est son fils, lui aussi Catholique, qui va poursuivre l'œuvre de son père et espère restaurer la vraie foi sur le Royaume. Il réduit les prérogatives de l'Assemblée des bourgs et rend à l'Assemblée des seigneurs ses pouvoirs et son importance. Charles III ne consultera jamais l'Assemblée des bourgs et réduira même le nombre de villes honorées. Cela va entretenir la révolte populaire et celles des villes qui se voient ainsi déshonorées par le Roi.

Le règne de Henri VI est un règne de guerre civile pendant toute sa durée. Cette nouvelle guerre de religion ne trouvera son issue qu'avec son frère, antipapiste, monté sur le trône en 1537, ce qui frustre les seigneurs. Le Roi décide de taxer la noblesse et le clergé catholique, ce à quoi s'oppose l'Assemblée des seigneurs. Afin de prévenir un possible retour de l'Assemblée des bourgs, l'Assemblée des seigneurs tente de réduire les pouvoirs du Roi. En effet, l'Assemblée prend pour la première fois de l'histoire le pouvoir d'initiative et vote une série de lois qui dans un premier temps imposent un accord de l'Assemblée des Seigneurs pour les lois relatives aux taxes et impôts (et pas seulement une consultation) mais également et dans un second temps qui permettent à l'Assemblée d'avoir non seulement l'initiative dans le domaine de la loi (partagée par le Roi et son Conseil) mais aussi que les lois votées par l'Assemblée des Seigneurs doivent être appliquées. Cette dernière loi, qui sous-entend que l'Assemblée des Seigneurs est donc indépendante du Roi et peut prendre des décisions, est à l'origine d'une opposition royale très importante. John VI suspend l'Assemblée des Seigneurs en 1539, alors que celle-ci tentait d'écarter l'Assemblée des bourgs de toutes ses prérogatives et même de la supprimer.

Mais après avoir maintenu un temps la suspension, le Roi est contraint par les seigneurs entrés en fronde et qui avaient utilisé leurs pouvoirs de rendre justice sur leurs fiefs pour y faire la loi (évènement que l'on cite pour trouver un fondement historique à la dévolution moderne des compétences aux régions, districts, circonscriptions et paroisses, le tout sous le principe de common law), à accepter une paix. Cette paix est le Royal and Parliament Act de 1542 qui met fin aux guerres de religions. Dans ce document, John VI réinstaure l'Assemblée des Seigneurs (désormais constitué de plus de 700 membres avec les nouvelles frontières du Royaume). L'Assemblée des Seigneurs prend désormais pour la première fois le nom de Parlement. Le Parlement obtient un pouvoir d'initiative (toujours partagé avec le Roi et le Conseil du Roi) mais pour qu'une loi soit adoptée, il faut désormais qu'elle soit votée par lui (vote non plus consultatif mais obligatoire) et sanctionnée et promulguée par le Roi (fondement du futur droit de véto). Ainsi le Parlement n'est pas totalement indépendant du Roi. En contrepartie, le Parlement et les Seigneurs reconnaissent la religion du Roi (fin des guerres de religion) et prêtent serment envers lui. De plus l'Assemblée des bourgs est maintenue et obtient un rôle consultatif sur les lois et en particulier sur les taxes à condition d'être dépourvue de toute initiative. Les villes honorées sont toujours désignées par le Roi.

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8/ L'âge d'or

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A gauche : L'âge d'or et le développement du commerce : l'essor des marchands. A droite : l'alliance du Roi et du Parlement contre les aspirations politiques des négociants.



À partir de cette loi (Royal and Parliament Act 1542), une période de paix s'ouvre sur le Royaume qui connait alors son âge d'or. Le commerce et l'économie se développent et le Royaume cherche à agrandir sa puissance maritime ainsi que son rayonnement culturel. Malgré tout, le Royaume est très frappé, à cause du commerce et des bateaux qui rapportent les maladies, par une terrible peste en 1561. Tout au long de la seconde moitié du XVIe siècle, avec l'âge d'or et le développement, le northlandisme se diffuse (développement de l'Église de Northland). Mais la période, par l'essor du pays, est aussi propice à la théorisation des idées de penseurs plus libéraux qui pensent le pouvoir plus égalitaire pour tous. Ces théories de démocraties (qui n'en portent toutefois pas le nom) vont avoir une grande influence dans les classes bourgeois (exclues du pouvoir mais qui sont les principales couches économiques de la société, grâce au commerce notamment). Quelques révoltes éclatent également dans les classes populaires contre les prix et les taxes. Pour calmer le mécontentement de certaines villes et des classes bourgeoises, les Rois de cette période honorent de nombreuses villes à l'Assemblée des bourgs. Le nombre de représentants passe d'une petite centaine au début du règne de John VI (1537-1572) à près de 450 à la fin du règne de Henri VII (1601-1637).

Mais c'est véritablement au XVIIe siècle qu'un tournant s'opère et que la démocratie des Northlands, au sens moderne du terme, trouve ses sources. Influencés par les idées nouvelles, des libéraux et bourgeois commencent à réclamer une représentation au Parlement et plus seulement dans une Assemblée sans pouvoir. Plus largement, une représentation plus équitable de la société au Parlement est réclamée. La population, influencée par les bourgeois des villes, souhaite pouvoir être entendue. Mais le Roi et le Parlement font pour une fois cause commune contre une réduction de leurs privilèges. Durant tout le règne de Henri VIII, des affrontements et des révoltes populaires ou bourgeoises surviennent et sont le plus souvent réprimés.

La Monarchie connait à cette période une petite crise dynastique. En effet, après la mort d'Henri VIII, son fils James lui succède mais meurt jeune et sans enfants. Normalement, la primogéniture masculine relative aurait permis à Elizabeth, sœur cadette de James, de montrer sur le trône. Mais la période troublée pousse le Parlement (à l'époque, le Parlement n'est composé que des nobles) à s'inquiéter qu'une femme monte sur le trône en une période aussi troublée et estiment qu'elle n'est pas assez forte pour faire face et que la situation exige un homme. Le Parlement proclame donc l'un des frères cadets de Henri VIII et oncle d'Elizabeth comme Roi (Henri VIII avait encore deux frères cadets en vie).
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9/ Les crises politique du XVIIe siècle et les sources de la démocratie

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La Rose Elizabeth couronnée, symbole de cette Reine du XVIIe siècle, perçue comme l'une des fondatrices de la démocratie, est encore aujourd'hui le symbole de la Monarchie, de la Couronne et du Roi et figure même sur le drapeau.



Le Règne des deux frères de Henri VIII sont assez courts et répressifs contre le soulèvement populaire. Mais morts sans enfants, le Parlement n'a d'autres choix que de proclamer Elizabeth Reine (sous le nom de Elizabeth II). La jeune Reine de 24 ans prend très mal qu'on l'ait écarté de son droit (elle-même dans ses actes, commence à dater son règne à partir de la mort de son frère et ignore les règnes de ses oncles). Gardant une rancœur contre la noblesse du Parlement qui a fait passer ses oncles avant elle, la Reine décide qu'il est temps de mettre fin au mécontentement des bourgeois. C'est ainsi que dans le Reform Act de 1652, la Reine décide que l'Assemblée des bourgs doit désormais intégrer le Parlement. Le Parlement devient donc bicaméral et les deux chambres seront désormais appelées chambre des lords pour les seigneurs et chambre des communes pour les bourgs et paroisses. En vertu du Royal and Parliament Act de 1542, il faut l'accord du Parlement pour toute loi. Le Parlement étant désormais composé de 2 chambres, il faut l'accord de chacune d'elle pour une loi. Notons toutefois que cette loi ne prévoit pas de changer le mode de désignation des représentants des bourgs, qui seront toujours désignés par l'administration des villes. De plus toutes les paroisses ne sont pas représentées et la Reine ne prévoit pas non plus de régler le problème du mécontentement populaire (manque de représentation).

Toutefois, sa réforme nécessite l'approbation du Parlement (composé uniquement de l'Assemblée des seigneurs) pour entrer en vigueur. La Reine décide donc pour contourner le problème d'imposer arbitrairement sa loi et menace de dissolution le Parlement des seigneurs s'il ne se plie pas à la volonté du Roi (les seigneurs devaient prêter serment et jurer fidélité au Roi depuis le Royal and Parliament Act de 1542). La Reine reste dans l'imaginaire collectif la mère de la démocratie et une souveraine de raison qui a accepté de limiter ses pouvoirs, une vision un peu exagérée étant donné les nombreuses lacunes de la loi en matière de démocratie ainsi que l'utilisation de la force par la Reine pour réduire l'influence des seigneurs (la démocratie n'étant pas non plus l'objectif de la Reine). Reste qu'elle est perçue encore aujourd'hui comme une fondatrice de la démocratie. Son symbole, la Rose, qu'elle s'était elle-même octroyée, devient le symbole de la monarchie.

Le règne d'Elizabeth II est marqué par un certain apaisement social et la poursuite du développement du royaume et de son économie. La Reine épouse le Général George McGregor. Puisqu'elle est une femme, ses enfants ne pourront être de sa dynastie car ils doivent prendre le nom du père. C'est pourquoi, à la mort de la Reine, après plus de 42 ans de règne (47 ans pour elle, puisqu'elle inclut dans son règne la période de ses oncles), son fils monte sur le trône et est à l'origine d'une nouvelle dynastie, celle des McGregor, du nom de son père.

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10/ Les despotes éclairés de la Dynastie McGregor



Ce nouveau mode d'organisation du Royaume va perdurer tout au long du siècle suivant. C'est aussi au XVIIIe siècle que le Royaume voit l'essor du rôle de Premier Ministre (il ne s'appelle pas encore ainsi et porte le nom de Ministre du Roi) au sein du Conseil du Roi (l'ancêtre du Gouvernement). Le Roi décide d'être secondé (il s'agit encore à l'époque seulement de seconder le Roi, pas d'exercer un véritable pouvoir en son nom) par un Ministre dans son action. Les premiers rois de la dynastie McGregor auront à cœur de s'inscrire dans l'héritage de la Reine Elizabeth II en étant des souverains de raison et des despotes éclairés, comme il est coutume de dire à l'époque. Avec le temps, le Conseil du Roi prend le nom de Gouvernement du Roi.

Durant le XVIIIe siècle, la période est prospère au développement du commerce et des idées. C'est à cette époque que la démocratie est théorisée par les philosophes. Les principes même d'élection et de suffrage à la northland sont dégagés par le philosophe McCallum, qui va avoir une influence certaine auprès des bourgeois et des seigneurs avisés de l'époque.

Au milieu du XVIIIe siècle, William IV, mourant, s'inquiète de devoir laisser le trône à son fils mineur. Craignant qu'une régence de son épouse, catholique et favorable à un retour de l'autorité absolue du Roi, ne remette en cause la paix et l'équilibre retrouvé au sein du Royaume, il fit tout son possible pour vivre suffisamment longtemps pour permettre à son fils d'atteindre la majorité royale (à l'époque de 13 ans). Il y parvient à quelques semaines près et son fils monte sur le trône à 13 ans tout juste passés. William V, le nouveau Roi, après un début de règne difficile, ayant du mal à gouverner en raison d'une part de sa trop grande jeunesse et de l'influence de sa mère, va finalement être à l'origine de la construction démocratique du Royaume. C'est au cours de son règne que, comprenant que la chambre des communes ne peut héberger un représentant de chaque paroisse (à l'époque, certaines communes ont plusieurs représentants et d'autres aucun), celle-ci doit être révisée dans sa composition. Une réforme en 1778 permet de fixer définitivement les frontières de nouvelles circonscriptions électives (705 partout dans le Royaume) où seront élus les représentants qui siégeront à la Chambre (sur le modèle encore en vigueur de 1 représentant et 1 suppléant). Il met également en place le suffrage censitaire en 1785 et permet ainsi aux bourgeois et nobles d'élire les représentants de la chambre des communes. Par ailleurs, ayant vidé l'administration des villes d'un pouvoir qui est historiquement un privilège royal (celui de nommer un représentant), le Roi est aussi à l'origine de la création des paroisses laïques (encore en vigueur aujourd'hui, qui sont l'équivalent des communes) et d'un Conseil de Paroisse en 1792 (encore en vigueur aujourd'hui) dans chaque paroisse laïque, dans lequel siégeront ceux qui administreront les villes et villages, élus au suffrage censitaire par la bourgeoisie et la noblesse à l'époque. Cette première démocratie, une démocratie bourgeoise, ne règle cependant pas le mécontentement des classes populaires et les problèmes de grande pauvreté.

William V n'ayant qu'une fille, il décide en 1798 de modifier l'ordre de succession du Royaume afin de mettre fin à la primogéniture masculine relative (dont avait pu bénéficier Elizabeth II en l'absence d'héritier mâle) pour une primogéniture simple (premier né, indifféremment du sexe de l'enfant) et garantir le trône à sa fille. De plus, il décide qu'une femme peut également transmettre les droits sur le trône autant qu'un homme, ce qui permet d'éviter aux enfants d'une Reine d'avoir à changer de dynastie comme après le règne d'Elizabeth II (les enfants d'une Reine pourront prendre le nom de la mère et ainsi conserver le nom dynastique), ceci afin de faire perdurer la dynastie après sa fille.


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Alexandre
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11/ du XIXe siècle à l'époque contemporaine : la construction de la démocratie moderne



Elizabeth III monte sur le trône en 1801. C'est sous son règne et celui de ses successeurs (en particulier son fils William VI) que va se construire, tout au long du XIXe siècle, la démocratie moderne et encore en vigueur. Sous son règne, Elizabeth va rendre l'instruction obligatoire et confiée à des autorités laïques pour permettre l'instruction des couches les plus populaires (elle espère résoudre ainsi la grande pauvreté). Le gaélique et le briton sont particulièrement enseignés et la société apprend peu à peu à lire et écrire. La Reine passe la majorité royale de 13 ans à 18 ans (calquée sur la majorité civile, passée à 18 ans sous son règne) car son père a eu de mal à gouverner pendant sa trop grande jeunesse. De plus, avec le développement industriel au XIXe siècle, le pays connait un essor économique important. Pourtant, paradoxalement, cela renforce la pauvreté des plus précaires et crée de grandes inégalités. C'est à cette époque que se structure la vie politique. Les partis ouvriers voient le jour tout au long du siècle (le Parti Conservateur et celui des libéraux dataient du suffrage censitaire mais un parti travailliste et un parti républicain sont créés au XIXe siècle, puis des partis centristes et le parti radical sous le règne de William VI en enfin, un parti Communiste au début du XXe siècle).

Par ailleurs, sous son règne, Elizabeth accepte d'élargir le droit de vote. Il faudra toutefois attendre le règne de William VI pour que le suffrage universel masculin soit instauré en 1873 par le parti travailliste). Tout au long des règnes de Elizabeth III et William VI, le pouvoir royal perd beaucoup de sa puissance d'avant. Si jusqu'ici, le Roi restait le moteur qui faisait fonctionner le Royaume et qui était à l'initiative de nombreuses choses, Elizabeth est contrainte d'accepter de nommer un Premier Ministre (le titre est officiellement nommé ainsi en 1842 – c'est à partir de cette date que sont aussi comptées les législatures) soutenu par la Chambre des Communes (puisqu'élue) et que son Gouvernement soit ensuite investi par la Chambre des Lords. De fait, dans la pratique, le pouvoir se déplace donc de la Reine au Premier Ministre, qui assure désormais l'effectivité du pouvoir et décide de la politique du pays. Sous le règne de William VI, l'opposition à la Chambre des Communes réclame aussi un rôle politique. C'est ainsi que l'on assiste à l'essor du pouvoir du Speaker, contrepouvoir à celui du Premier Ministre (l'opposition speaker-PM est une caractéristique de Northland). Par conséquent, la Chambre des Pairs voit ses pouvoirs et prérogatives réduites par le jeu de la démocratie et ceux de la Chambre des Communes s'agrandir. À la fin du siècle, les principales règles du fonctionnement moderne de la démocratie au Royaume de Northland sont fixées. Tout au long du XIXe siècle, le pouvoir royal a considérablement été réduit (le roi dispose toujours d'un droit de veto mais la Chambre des Communes peut le contourner). Si avant le Roi avait la parole principale, c'est désormais la Chambre des Communes qui la détient. La démocratie du Royaume de Northland s'est principalement tournée vers une suprématie de la Chambre des Communes. Au fur et à mesure, la Chambre des Lords s'est transformée en simple chambre d'enregistrement ou de second vote des lois. Celle-ci a perdu tout pouvoir d'initiative au début du XXe siècle et n'a désormais plus à investir le Gouvernement (pouvoir transféré aux communes, car la fragmentation politique de la chambre ne permet plus d'avoir de Gouvernement majoritaires comme au XIXe siècle). En 1912 est introduit le droit de vote aux femmes. Peu à peu le problème de représentation de la société et des femmes trouve sa réponse dans l'essor de la démocratie.

En 1957, Elizabeth IV monte sur le trône. La jeune femme de 28 ans abdique seulement après 2 ans de règne. En effet Victoria considérait qu'elle n'était pas faite pour régner et préférait laisser la place à sa sœur. Après l'abdication, il fut découvert que l'ex Reine entretenait une liaison avec un valet du palais, probablement une des raisons de l'abdication, pour épargner la monarchie d'un scandale en raison du rang de son amant. L'ex Reine parvient finalement à l'épouser à titre morganatique rendant de fait sa descendance non dystasie en échange, en plus, d'une renonciation à tout titre royal pour elle et toute sa descendance. Le couple fonde l'un des haras de campagne où ils élèvent de chevaux de course, appartenant aujourd'hui encore à leur descendance et qui est l'un des haras les plus prestigieux du pays.

Sa sœur, Victoria monte sur le trône. C'est sous son règne qu'est instaurée la dévolution des pouvoirs qui est une délégation de certains pouvoirs du Gouvernement vers une démocratie locale (sont ainsi créés les Régions et les districts). C'est aussi sous son règne qu'est créée la Cour Suprême qui regroupe certains pouvoirs auparavant à la Chambre des Lords ou plus largement au Parlement.

Depuis lors, et tout au long du XXe siècle, les nouvelles règles ont trouvé leur application et leur adoption au fur et à mesure du temps jusqu'à aujourd'hui. La Monarchie s'est maintenue à travers les siècles grâce à sa capacité à se renouveler et à faire preuve de raison en limitant ses pouvoirs. Mais avec le temps, le Royaume de Northland est devenu démocratique et aujourd'hui, il dispose d'un régime bien établi.


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Annexe. Liste des Souverains


Listes des règnes :
[+] Dynastie Northmound

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[+] Dynastie Campbell

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[+] Dysnastie McGregor

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Frises des règnes :
[+] Frise chronologique

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III/ POLITIQUE ET ADMINISTRATION

1. Présentation générale


Le système politique aux Northland est inspiré des systèmes gaélico-britons. Le Royaume est une monarchie parlementaire et répond à des règles démocratiques qui ont trouvé leur stabilité au XIXe siècle. Le pays a également une longue tradition de common law. De fait, il n'y a pas de constitution écrite et le système politique, en perpétuelle évolution (comme le montrent les dernières grandes avancées qui ne remontent pas plus loin que le règne de Victoria -1959-2021- que sont la création de la Cour Suprême, la dévolution des pouvoirs ou encore la création des Régions et des Districts), est régi principalement par la coutume et la pratique.

Avec le temps cependant, le Royaume s'est construit sur de grands textes fondateurs que sont les Chartes de 1129 et 1325, le Religion Act de 1379, le Royal and Parliament Act de 1542 ou encore le Reform Act de 1652. La construction de la démocratie et les limitations progressives, volontaires ou imposées, des pouvoirs du souverain ont permis de construire l'actuel fonctionnement politique.

Le premier grand principe qui régit le fonctionnement politique du Royaume est la séparation des pouvoirs. Traditionnellement, on distingue les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires. Comme nous le verrons dans la suite, si l'affirmation et l'émergence d'un pouvoir judiciaire indépendant (et en tant que véritable contrepouvoir) est récente, il résulte de cette séparation un très grand nombre de contrepouvoirs. D'autant que le Royaume de Northland identifie un quatrième pouvoir : le pouvoir royal. En effet, comme nous le verrons dans la suite, le souverain n'est pas détenteur du pouvoir exécutif (bien que ce fût le cas par le passé) dont il confierait l'exercice à un Premier Ministre, comme cela est classiquement le cas dans un système gaélico-briton. En effet, chacun des trois grands personnages du Royaume, que sont le Roi, le Premier Ministre (abrégé PM) et le Speaker, est détenteur d'un pouvoir propre (qu'il s'agisse du pouvoir royal, du pouvoir exécutif ou du pouvoir législatif). Enfin, il est important d'ajouter que depuis la seconde moitié du XXe siècle, le Royaume connait un véritable essor de la démocratie locale grâce à la dévolution des pouvoirs, que certains politistes distinguent des quatre autres comme étant un potentiel cinquième pouvoir, bien que cette vision ne fasse pas l'unanimité.

Par ailleurs, si pendant de longs siècles, le Roi était le centre et l'impulsion du système, en étant à l'origine de tout, le cœur s'est progressivement déplacé et pour devenir le Parlement et plus particulièrement la Chambre des Communes, ainsi que nous le verrons. C'est elle qui est le centre de tout et sa parole est celle d'un Dieu. En tant que représentants du peuple, les membres du Parlement (abrégé MPs) sont les véritables maitres du Royaume. Toutefois, comme nous allons le voir cette démocratie a ses particularités, si bien que certains la qualifient d'imparfaite. Ainsi par exemple, pour des raisons que nous expliqueront plus après, c'est bien souvent le parti arrivé en 2e position à une élection générale qui remporte le poste de PM. Une étonnante particularité qui trouve une explication simple sur laquelle nous reviendrons (voir III/ POLITIQUE ET ADMINISTRATION, 7. Philosophie générale de la démocratie aux Northlands et note sur les conséquences et des particularités du régime). Nous verrons également pourquoi il est rare que le Gouvernement soit majoritaire à la Chambre ou pourquoi le Speaker est un contrepouvoir au Premier Ministre. Et puis, pour mieux saisir le fonctionnement du Royaume en pratique, une fois que nous aurons présenté ses particularités théoriquement, nous analyserons la pratique depuis 20 ans (voir III/ POLITIQUE ET ADMINISTRATION, Annexe 2. La vie politique entre 2000 et 2040 comme illustration du fonctionnement du système politique).


Enfin, un point important qu'il faut préciser d'entrée pour comprendre le système des Northlands est la place de la religion. Nous aurons bien entendu l'occasion d'y revenir dans une autre section, mais elle a une variable importance, en particulier pour le pouvoir royal, puisque dans ses autres composantes politiques, le Royaume observe une neutralité religieuse et une laïcité érigée en grand principe (voir IV/ CULTURE ET SOCIETE, 2. La question religieuse).

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