Presse: Nouvelles du Gandhari

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Plutark38
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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » jeu. janv. 09, 2020 9:55 pm

Ganatantr - गणतंत्र

Grand quotidien national - 1 £g

27 janvier 2041


Gandhari et Makengo font un pas l'un vers l'autre


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Jasbir Kéjar était en visite d’État au Makengo, reçu par le Président Youssouf Botamba


Les deux pays situés de part et d'autre de l'océan de Bonne-Espérance ont amorcé un rapprochement inédit à l'occasion d'une visite d’État de Jasbir Kéjar au Makengo. Ces premiers contacts étaient très attendus et marquent une grand changement pour cette région du monde à l'écart des principaux pôles économiques mondiaux.
Si le Gandhari a centré sa diplomatie passée sur la recherche d'alliés militaires solides, Jasbir Kéjar semble faire du Makengo un solide partenaire économique en faisant des techniques agricoles un enjeu commun. Les coopératives gandhariennes dépêcheront donc dès la mise en œuvre du traité bilatéral entre les deux pays des techniciens pour permettre au Makengo de se doter de la culture par ferme hydroponique. Cette technologie fleuron de l'économie gandharienne permettra au pays algarbien de faire face aux difficultés induites par son climat local sur l'agriculture et d'accroître ses rendements globaux afin renforcer son autosuffisance alimentaire.
La culture sera également au centre des relations entre le Gandhari et le Makengo.
Les étudiants des deux pays pourront désormais faire des séjours d'échange grâce à une procédure d'obtention du visa allégée et pourront aussi bénéficier de bourses d'échange cofinancées par les deux pays.
Le Musée Populaire d'Histoire Humaine de Bunaghar devrait également consacrer prochainement une grande exposition sur la culture makengaise et son histoire grâce à la coopération de musée makengais qui prêteront des pièces de grande valeur au Gandhari. Le Gandhari aussi prêtera des objets archéologiques et historiques de grande valeur pour faire connaître sa culture au Makengo.
Cette démarche culturelle forte est, selon les deux dirigeants, un moyen d'amorcer des relations cordiales alors que dans le passé, Gandhari et Makengo se sont peu parlés.
Si aucune allusion officielle n'a été faite sur la nature des deux régimes respectifs qui sont atypiques aux yeux du monde, Jasbir Kéjar a laissé entendre de manière assez implicite que le régime Botamba est une garantie pour la stabilité du pays, et plus largement de la région sud-Algarbe/sud-Janubie. Une manière subtile pour le dirigeant Gandharien d'apporter son soutien au régime makengais malgré les cas présumés de corruption et de fraude électorale.
Cette position du Président du Conseil a été timidement critiquée par un petit groupe de députés communistes mais ces voix dissonantes ont vite été noyées dans les louanges générales envers Jasbir Kéjar pour son travail de construction des relations avec le Makengo.
L'histoire dira si ce rapprochement entre deux nations dynamiques avec une forte croissance a donné naissance à un nouveau pôle d'échanges économiques mondial.
Selon un sondage, 78% des Gandhariens considèrent même le Makengo comme un partenaire économique essentiel.

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Plutark38
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Message par Plutark38 » ven. janv. 10, 2020 7:21 pm

Ganatantr - गणतंत्र

Grand quotidien national - 1 £g

31 janvier 2041


Jasbir Kéjar: "Face à l'attitude hostile et menaçante de l'Ennis vis-à-vis de ses alliés, le Gandhari se retire du traité bilatéral entre les deux pays"


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Devant les députés, c'est un Jasbir Kéjar en colère qui est apparu avec une volonté farouche de dénoncer les nouvelles provocations du régime ennissois. Visiblement déçu car croyant au départ à une possible normalisation des relations, le Président du Conseil a du se résoudre à l'idée que toute coopération avec ce régime était une perte de temps doublé d'une trahison à l'égard de ses alliés.

"J'ai voulu croire à la possibilité de voir le Gandhari et l'Ennis entretenir des relations correctes sans forcément escompter une lune de miel au vu de la tendance du régime ennissois à classer les fréquentables et les infréquentables.
Depuis le retour en grâce de la RFE sur la scène internationale, on ne peut certainement parler de réussite flamboyante. Le Président Lúi Ó Móráin croit être le héros du monde entier, son monde à lui, en adoptant une politique diplomatique agressive à l'encontre des régimes qui ne partagent pas l'économie de marché comme valeur cardinale et qui accordent à la démocratie citoyenne une part importante.
Le Gandhari, moi le premier, a été bien naïf de croire que des relations pouvaient se tisser en confiance et en tout apaisement. Comprenez qu'à partir du moment où un régime agressif menace nos propres alliés, nous faisons le choix de nos véritables alliés.
En rompant le traité le Gandhari ne pourra pas être accusé de faire monter les tensions car nous livrions des armes à la République Fédérale d'Ennis. Cette disposition controversée du traité était à l'époque un effort considérable pour montrer notre bonne volonté.
Que constate-t-on un an et demi plus tard ? Un raidissement du régime d'Ennis qui, par sa nature dictatoriale a besoin de se fabriquer des ennemis pour survivre. Face à L'Ölan très récemment qui n'a pourtant jamais causé de tort à la RFE et évidemment face au Westrait qu'il nomme à juste titre "Phare du Communisme mondial".
Sans phare, l'amiral coule.
Sans phare les écueils ne sont pas loin mais sans le Phare du Communisme mondial le morainisme est vidé de sa substance car il ne survit que par la haine d'un ennemi qu'il s'est en réalité fabriqué.
Devant cette diplomatie de gesticulations et de menaces, j'ai le regret de prendre la décision de mettre un terme au traité qui lie la République des Conseils du Gandhari et la République Fédérale d'Ennis.
Devant la crainte de voir les technologies d'armement que nous fournissons aux ennissois retournées contre nous et devant la diplomatie spectacle qui menace la stabilité de la Cérulée de l'Est, nous rompons les relations diplomatiques avec la RFE.
Cette rupture est entièrement imputable au seul régime ennissois qui a laisser seul le Gandhari faire des concessions dans les relations entre nos deux pays.
Les ressortissants ennissois ont par ailleurs un mois pour quitter le territoire sauf les étudiants qui bénéficieront d'une dérogation pour terminer leur année universitaire. Les acteurs économiques ennissois seront accompagnés dans leur cessation d'activité et il ne leur sera causé aucun tort que ce soit.
Les vols à destination de l'Ennis et en provenance de l'Ennis prendront fin à compter du 1er mars 2041.
Les ressortissants gandhariens en Ennis sont invités à revenir au pays dans les plus brefs délais.
Le Gandhari déplore cette situation, mais devant un régime menaçant qui n'hésitera pas à retourner ses armes contre nous le moment venu, je fait le choix de la raison.
Bien évidemment, cette décision n'est pas irrévocable et pourra être réversible en cas de gouvernement ennissois plus ouvert."


Très largement applaudi par les députés, la décision du Président du Conseil a même été acclamée et qualifiée de courageuse. Devant un régime ennissois de plus en plus menaçant mais aussi isolé de ses alliés par son approche tonitruante, le Gandhari fait le choix de serrer les rangs et d'afficher une solidarité exemplaire avec ses alliés.
Selon un expert des relations internationales, l'Amiral ennissois mène une politique diplomatique étrange qui pourrait avoir un effet contraire à ce qui était attendu.

"Lúi Ó Móráin a besoin du communisme mondial pour alimenter sa légitimité politique en permanence qui s'érode continuellement en raison de la violence avéré du régime ennissois à l'égard de son propre peuple. Le silence des autres nations de la CND témoigne d'un certain malaise et on a l'impression que l'amiral s'amuse à jeter un baril de poudre dans une poudrière. En renforçant sa base aux Ménechmes sans réelles raisons valables, il met la région sous pression et oblige les alliés de l'Ölan a voler à son secours. La conséquence pourrait en être une militarisation de la région. En soudant un front communiste, le président ennissois y verra sans doute une occasion de dénoncer une menace pour le monde. Mais à vrai dire, il a pour l'instant prouvé que le danger et la menace c'est d'abord lui avant les "nations communistes". Si l'opinion internationale ne le suit pas et si aucun pays ne souscrit à sa diplomatie martiale, il sera bien seul."

En rompant ses relations avec l'Ennis, le Gandhari entend montrer qu'il refuse de continuer la partie de dupe engagée par l'Amiral qui a semblé faire le dos rond en entendant les premières critiques émises par Jasbir Kéjar. C'est l'arrivée effective des soldats ennissois aux Ménechmes malgré les protestations amples de l'URPÖ qui aurait définitivement convaincu le leader gandharien de cesser l'application du traité.
Le Président du Conseil, très autocritique envers lui-même, concède avoir été naïf en concluant en 2039 un traité avec l'Ennis en croyant que les relations allaient s'aplanir.

"Mais avec l'exercice du pouvoir et le temps, j'engrange de l'expérience et je tire des conséquences quand elles s'imposent."

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Message par Plutark38 » sam. janv. 11, 2020 12:14 am

Logon ka Sangh - लोगों का संघ

Journal communiste - 0.65 £g

1er février 2041


Comment Capitaine Anticoco a raté son retour sur la scène internationale

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Le Président ennissois s'est pris les pieds dans le tapis de sa stratégie diplomatique


Après une période de troubles internes, l'Amiral Lúi Ó Móráin a cru pouvoir revenir triomphant et reprenant comme ligne directrice sa stratégie d'endiguement des nations communistes. Sauf que tout ne s'est pas passé comme prévu.
A l'approche de la fin de la loi martiale en République Fédérale d'Ennis, les diplomates gandhariens avaient anticipés un retour au premier plan de la diplomatie ennissoise, connue pour être agressive vis-à-vis des nations socialistes.
Si le Gandhari est perçu comme une menace depuis l'épisode de l'expédition vasconne avortée, l’État gandharien a largement reconnu ses erreurs et n'est pas dans l'optique de récidiver. Il faut dire qu'en un an et demi, le gouvernement a mûri et a été capable de surmonter cette bouffée de tension entre l'Ennis et les régimes socialistes de manière courageuse et ferme sans faire preuve d'agressivité mais nous y reviendrons plus loin.
Nous avions quitté en 2039 un Amiral affaibli par des rumeurs qui menaçaient clairement son fauteuil de président. Face à une tentative de Coup d’État avorté le 25 décembre 2039, ce dernier a pu se remettre en selle et faire une purge pour éliminer ses adversaires et par la même occasion détruire ce qu'il restait de la démocratie ennissoise.
En revenant, Lúi Ó Móráin a cru pouvoir repartir au combat la fleur au fusil en insultant ceux qu'il considère, à tort, comme des menaces pour la paix. La multiplication de déclarations à l'emporte-pièce contre notre idéologie et son discours apocalyptique ont évidemment eu pour conséquence un regain de tension avec ce pays coutumier de la brutalité en diplomatie.
L'approche menée en direction de l'Ölan a sans doute eu l'effet escompté en suscitant sa colère d'être brutalisé par une nation qui lui était jusque là complètement étrangère mais la réaction du Gandhari a aussi marqué par son argumentation appuyée et désireuse de montrer toute l'absurdité de la diplomatie de l'amiral. Allant jusqu'à laisser circonspect ses propres alliés de la CND qui ne parviennent pas à comprendre toute cette huile jetée sur le feu alors que le feu ne couvait même pas auparavant dans cette région de la Cérulée Orientale.
En rompant net les relations avec l'Ennis, Jasbir Kéjar met le holà et refuse de continuer à nourrir un partenariat qui n'a rien de stable et de propice à instaurer une confiance gravée dans le marbre. Pour la première fois le Gandhari fait un choix fondé sur le pragmatisme et garde son calme malgré une situation tendue et une décision radicale prise subitement.
Lúi Ó Móráin croyait sans doute pouvoir impressionner en roulant des mécaniques mais le Gandhari de 2041 n'est plus le Gandhari de 2039 qui sortait d'une révolution éprouvante. En 2041, le Gandhari est la 11ème puissance économique mondiale et apparaît peu à peu comme une puissance émergente. Le président ennissois a eu faux sur toute la ligne en ne pesant pas la réaction gandharienne vis-à-vis de son attitude agressive envers l'Ölan et le Westrait. Jasbir Kéjar a montré que l'intérêt de ses alliés comptait plus que les arrangements économiques entre le Gandhari et l'Ennis, ce qui l'élève un peu plus au rang de dirigeant digne et courageux.
Rappelé à l'ordre par un Ölan furieux d'être infantilisé, sermonné par une CND dubitative sur le bien-fondé de sa diplomatie, largué par un Gandhari inquiet, isolé par l'absence de soutien de nations alliés, l'Amiral Lúi Ó Móráin a complètement raté son retour sur la scène internationale.
Et il ne le doit qu'à lui-même.

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Message par Plutark38 » sam. janv. 11, 2020 11:36 pm

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3 février 2041


Le Général Kachela annonce la fin de l'intervention militaire dans le sud du pays


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Le Commissaire du Peuple à la Défense Nationale et Chef d’État-major (à droite) a également assuré que les groupes terroristes conservateurs ont tous été éradiqués


Le Gandhari avait fort mal commencé l'année en faisant face à une tentative de sécession de la région de Channapuram et à une insurrection de forces anticommunistes. Alors que la durée du conflit était un grand point d'interrogation, l'opération aura finalement duré un mois. Un mois pendant lequel l'action conjointe de l'Armée gandharienne et la Légion Révolutionnaire aura permis de mettre hors d'état de nuire des milices qui ont semé le trouble dans le pays pendant deux ans.
Le Général Kachela a annoncé cette victoire dans un discours triomphant sur une base à proximité de Channapuram.

"Nous vivons un moment historique. Pour la première fois depuis la chute du régime conservateur, le Gandhari s'est enfin débarrassé de ses fantômes du passé et a éliminé les milices privées qui ont répandu chaos et désordre pour tenter de prendre leur revanche sur la révolution. Au prix de la vie de quelques centaines de nos camarades soldats, nous avons pu ramener le Gandhari vers la stabilité en neutralisant nos ennemis. Savourons en cet instant le triomphe définitif de la République des Conseils."

Selon un décompte de l'armée, 352 soldats gandhariens auraient péri dans l'opération contre plus de 4500 miliciens ennemis. Il y aurait également des milliers de prisonniers de guerre dont le sort posera vite question. Beaucoup auraient également déserté leurs milices en voyant le rapport de force s'inverser.
La Légion Révolutionnaire a de son côté démantelé des dizaines de camps ennemis et a saisi d'importantes quantités d'armes de guerre dont des fusils d'assaut, des grenades et des lance-roquettes.
Le Colonel Samuel Henderson, pressenti pour gagner le grade de Général, affirme que la région de Channapuram ou désormais Channapuristan est entièrement pacifiée.
Le conflit réglé au Gandhari, les yeux se tournent désormais vers l'Anantram dont le camp républicain préparerait l'assaut de la capitale Taj Amar. Une partie des miliciens aurait tenté de traverser la frontière mais la plupart aurait été fait prisonnier par les forces républicaines qui la contrôlent.
Selon le Général Kachela, l'insurrection républicaine en Anantram a été déterminante pour achever le conflit plus rapidement que prévu. La panique créée dans les rangs adverses et la désorganisation totale ont généré une faille dans lequel l'état-major gandharien s'est engouffré pour mettre en échec les forces anticommunistes.
Le sort de Lakshbir Amrish reste à ce jour toujours inconnu mais s'il était effectivement déjà entre les mains des autorités gandhariennes, on pourrait déjà parler de victoire totale et de fin assurée d'un conflit qui dure depuis deux ans déjà.
La dislocation définitive des milices amrishiennes ouvre une nouvelle ère au Gandhari: celle de la stabilité politique retrouvée.

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Message par Plutark38 » dim. janv. 12, 2020 10:54 am

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5 février 2041


Gandhari et Kaiyuan concluent un accord surprise pour normaliser leurs relations


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Signe d'une détente spectaculaire, le Président du Conseil et le Président de la République ont posé avec le futur ambassadeur Kaiyuanais au Gandhari


Personne ne l'avait vu venir. Pas même les députés communistes qui ont dû se frotter les yeux en voyant à la télévision l'annonce conjointe de Jasbir Kéjar et du Président Dilbar en présence du futur ambassadeur kaiyuanais au Gandhari. Alors que les relations entre les deux pays était exécrables depuis la guerre du Raja-Tika, la Conférence de Karagol et l'épisode de tensions diplomatiques après une crise interne au Kaiyuan au retentissement international, les échanges prennent la voie de la normalisation.
Outre un engagement ferme du Gandhari d'honorer ses remboursements au Kaiyuan pour financer la reconstruction du Raja-Tika, l'accord est assorti de tout un ensemble d'accords économiques qui vont sensiblement rapprocher les deux pays. Le Gandhari a également obtenu l'assurance que les fonds versés vers le Kaiyuan serviront uniquement à payer la reconstruction du Raja Tika.
Le symbole de cette ouverture est l'implantation annoncée du grand groupe de téléphonie Black Lotus Corporation qui va partir à la conquête du marché gandharien en proposant des gammes de smartphones à prix abordable pour les ménages gandharien. L'ouverture de ce marché va représenter une révolution pour le Gandhari qui en est encore aux téléphones à touches avec un réseau hasardeux. Conjugué aux travaux massifs de renforcement des réseaux de télécommunications qui sont une priorité du budget 2041, la démocratisation des smartphones BlackPhone d'entrée de gammes permettra de moderniser considérablement le parc des téléphones mobiles en usage.
Soucieux d'avantager l'entreprise kaiyuanaise qui jouera un immense rôle dans le progrès des télécommunications au Gandhari, Jasbir Kéjar a d'ores et déjà annoncé qu'il y aura une politique fiscale préférentielle et attractive pour Black Lotus. Un geste fort qui devrait avoir des échos positifs au Kaiyuan et devrait être interprété comme un signe d'ouverture supplémentaire.
Ce rapprochement aussi inattendu que spectaculaire a suscité des réactions mitigées parmi les mouvances communistes les plus radicales qui accusent Jasbir Kéjar de faire preuve de mollesse et de repentance injustifiée. Heureusement, la grande partie de la majorité s'est dite heureuse de voir un tel rapprochement s'opérer.
Pour Vikam Kawera c'est indéniablement une victoire pour la paix:

"Cet accord enterre définitivement la hache de guerre entre le Gandhari et le Kaiyuan qui pourront devenir des partenaires économiques essentiels l'un pour l'autre. J'espère sincèrement que le Parlement kaiyuanais va ratifier le texte qui profite aux deux parties."

Il reste en effet l'étape du vote parlementaire à franchir au Kaiyuan. Quelques clans n'ont pas masqué leur mécontentement de voir leur gouvernement traiter avec le gouvernement gandharien. Les débats risques d'être tendus à Shengfen et seront scrutés par les autorités gandhariennes.


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Message par Plutark38 » dim. janv. 12, 2020 4:44 pm

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5 février 2041


Ölan et Gandhari scellent une alliance solide


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Le président ölanais au moment de l'arrivée de la délégation gandharienne


Plus qu'une poignée de main historique entre Jasbir Kéjar et Eyaz Kéjal, l'histoire retiendra plutôt le grand geste de salut et le sourire du dirigeant ölanais à l'approche du leader gandharien.
Dans un contexte assez tendu en Cérulée orientale avec une montée des tensions sur divers plans, l'arrivée de Jasbir Kéjar pour conclure une alliance avec l'Union des Républiques Populaires d'Ölan sonne comme l'arrivée de la cavalerie et la naissance d'un partenariat entre les deux pays communistes les plus récents du globe.
La rencontre s'est tenue en-dehors des grands palais de l’État Ölanais et a profité de la beauté des paysages de l'arrière-pays d'Eski. Loin de toute contrainte liée au protocole, les deux dirigeants ont pu discuter en toute liberté et mettre la plupart des sujets sur la table.
Évidemment la crise récente avec la République Fédérale d'Ennis a tenu une place importante dans les discussions et il en est ressorti une volonté du Gandhari d'adopter une posture défensive en proposant de précipiter un contingent de 5000 hommes chargés de participer à la protection de la révolution ölanaise. Les autorités gandhariennes se font ainsi l'honneur d'ouvrir une seconde base en région céruléenne après celle existante au Saog.
Plus qu'une simple alliance, il s'agit d'un premier accord militaire entre deux nations communistes. Peut-on y voir le début d'une alliance communiste internationale militarisée ?
Vikam Kawera précise:

"L'URPÖ est une nation sœur, nous serons toujours là pour venir la défendre en cas d'agression extérieure. On se souvient que le président ennissois pointait les communistes comme une menace et craignait une alliance militaire. Eh bien en venant nous menacer et nous brutaliser, cette prédiction s'est effectivement réalisée mais seulement et uniquement à cause de sa diplomatie belliqueuse qui nous pousse à nous organiser pour nous défendre. Les morainistes seront très certainement ravis et viendront dire "vous voyez on vous avait dit" mais on leur répondra que ce qu'il se passe est le résultat de leur inconséquence diplomatique. Le Gandhari n'a aucune prétention belliqueuse dans cette région mais défendra son allié coûte que coûte, et sans toutes ces menaces agitées nos hommes seraient restés au Gandhari."

Outre les dispositions d'ordre militaire, les exportations de matières premières entre les deux pays vont s'accroître tandis que l'Ölan a commandé la production d'avions de ligne au Gandhari. Le secteur aéronautique gandharien déniche là un gros client qui risque de booster la productivité du secteur.
Après les discussions, les deux dirigeants ont notamment visité Eski. Lors de cette visite, Jasbir Kéjar a notamment été sollicité par des locaux pour prendre des photos et signer des autographes. Le jeune dirigeant gandharien a probablement pu mesurer l'image positive qu'il renvoie en Ölan.
Après un dîner au palais présidentiel, la délégation gandharienne a regagné l'aéroport avec un accord historique sous le coude.


Vryheid: Le Gandhari hérite de la plus grosse part du gâteau


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Janam Khatra (gauche) et Vikam Kawera (droite) qui portaient le projet d'appel d'offre sortent plus que renforcés


Un air de triomphe flottait dans la salle de presse du Commissariat à l'Environnement, à l’Énergie et aux Transports. Les journalistes convoqués en nombre par les deux membres du gouvernement savaient que le verdict de l'appel d'offre était tombé mais très peu s'attendaient à ce que le Gandhari décroche le gros lot.
Le projet audacieux qui assumait de s'approprier des gisements de gaz et de pétrole pour mettre un terme à la dépendance extérieure du Gandhari, ou la réduire, puis pour développer un carburant synthétique moins coûteux et plus efficace pour concurrencer les hydrocarbures est celui qui a le plus convaincu les autorités du pays insulaire.
Outre une victoire symbolique d'une grande importance pour le Gandhari, cette performance de la candidature du consortium PaitrolaiLab-Haidrokaarban intervient au moment d'une normalisation des relations avec le Kaiyuan dont l'implication avait mis fin à la guerre du Raja-Tika. Cette concordance des deux évènements, à priori anodine, met fin à l'existence de toutes les raisons qui ont pu mener au conflit entre les deux nations janubiennes.
Le Gandhari se débarrasse en effet de sa dépendance extérieure aux hydrocarbures et se retrouve capable de produire pour lui-même.
Les dirigeants de PaitrolaiLab-Haidrokaarban ont affirmé qu'ils avaient hâte de commencer à travailler avec les autorités vryies.
Les deux commissaires, quant à eux, assurent qu'un suivi du projet au niveau gouvernemental sera effectué et que des fonds seront alloués au consortium pour qu'il mène ses recherches avec les moyens qu'il désire.
Avec cette énorme victoire à la portée internationale, Janam Khatra et Vikam Kawera viennent indéniablement de renforcer leur position au sein d'un gouvernement gandharien en place depuis un an et demi et qui, selon nos informations, serait l'hôte de tensions entre commissaires.

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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » dim. janv. 12, 2020 9:54 pm

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6 février 2041


L'évêque de Bunaghar Kiv Tokas: "J'aime bien me convaincre que Dieu est une femme"


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L'évêque Kiv Tokas, seul haut représentant de la minuscule communauté catholique du Gandhari aime prendre des positions chocs


La messe du 5 février à la cathédrale de Bunaghar a fini dans une ambiance glaciale.
L'évêque Kiv Tokas, connu pour ses opinions tranchées et à rebours de la pensée ambiante a choqué de nombreux fidèles lors de son homélie qui évoquait la création. Ce dernier a assimilé la création du monde à la maternité.

"Après tout chacun de nous est issu d'une mère, d'une femme. J'aime bien me convaincre que Dieu est une femme et plus encore l'idée que la femme est la créatrice de toute chose."

Une phrase qui a provoqué un brouhaha dans la cathédrale. L'idée que Dieu en femme ait pu confier Jésus-Christ à Marie a provoqué quelques cris et malaises parmi les fidèles les plus fervents.
L'extrapolation des propos de l'évêque a évidemment conduit à des propos rapidement qualifiés de blasphématoires par les autorités catholiques du pays.
Autre point de crispation, la quête avant l'eucharistie a été ridiculement fructueuse et beaucoup ont ensuite refusé d'aller communier et d'aller au devant de l'évêque.
Selon cette fidèle qui ne manque aucune messe, ces propos sont choquants.

"Monseigneur Tokas a-t-il encore toute sa tête ? Dieu est, c'est tout. Je ne me pose pas de question moi, je me contente de le prier pour qu'il me guide vers la foi et la vie éternelle. Je trouve odieux qu'on puisse penser que Dieu en femme ait confié Jésus à Marie. Déjà c'est contre-nature et en plus cela n'a aucun sens ! J'espère que le pape va réagir et le défroquer !"

Contacté par nos soins, l'évêque Tokas affirme qu'il maintien ses propos au nom de la liberté de réfléchir. Il assure qu'il ne voulait choquer personne et n'a jamais défendu l'idée que Jésus ait été conçu par deux femmes.

"Je gêne les bigots c'est tout. Dès qu'on les secoue et qu'on les incite à penser différemment ça hurle et ça fait des malaises voilà... En plus à l'extérieur on est entouré de statues de déesses. Pourquoi serions-nous une religion dans l'incapacité de concevoir qu'une divinité puisse être féminine hein ? Moi j'ouvre les débats et je vis avec mon temps voilà."

Des propos qui ne risquent pas d'apaiser la situation et de rendre furieux les États Pontificaux.


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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » mer. janv. 15, 2020 12:19 am

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12 février 2041


Notoriété des dirigeants dans le monde: les têtes couronnées dominent


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Le plus connu : L'Empereur Yangchen est incontestablement le dirigeant mondial le plus connu dans le monde entier. Figure assez mystique et centrale de l'Empire de Kaiyuan, il s'agit aussi du souverain le plus notable. Du Makengo au Txile en passant par la Valdaquie, peu de monde dit ignorer l'existence du monarque kaiyuanais.

Souverain le plus connu: Empereur Yangchen

Dirigeant élu le plus connu: Jasbir Kéjar reste connu dans le monde entier comme celui qui a transformé le Gandhari en nation communiste.

Dirigeant entré en fonction en 2041 ayant accumulé le plus de notoriété: Douglas Reed revient au pouvoir avec un véritable capital de notoriété pré-existant.

Dirigeant de la Communauté de Nations Dytolienne le plus connu: Magnus Løvenskiold reste le dirigeant le plus éminent de la CND

Dirigeant le plus connu de la Ligue Islamique Mondiale: Mamta Sakhan est la dirigeante la plus connue du monde musulman

Dirigeant dont la notoriété s'accroit le plus vite: Lúi Ó Móráin et Eyaz Kéjal qui ont été au premier plan récemment dans une crise diplomatique opposant leurs deux pays.

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Message par Plutark38 » mer. janv. 15, 2020 7:18 pm

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15 février 2041


Sept touristes étrangers arrêtés après avoir commis des dégradations sur le temple du sanctuaire de Krishna


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Élue merveille du monde moderne, sa fréquentation a explosé malgré les mesures de protection et de restriction


Les dérives du tourisme de masse semblent gagner le sanctuaire de Krishna à Gollokorunda puisque pas moins de sept touristes ont été arrêtés en flagrant délit de dégradation. Selon les premiers éléments de l'enquête ouverte par la police, ces touristes étaient en train de desceller une pierre d'un temple pour "emporter un morceau de cette merveille à la maison".
Lors de l'interpellation, la pierre était déjà sortie de son emplacement et avait endommagé d'autres pierres en roulant vers le sol. Se trouvant sur la trajectoire inattendue de la pierre, un des touristes a eu le pied écrasé et a donc été conduit directement à l'hôpital.
Au poste de police local, le commissaire, accompagné d'un interprète multilingue a demandé aux prévenus de décliner leur identité. D'après le rapport d'interrogatoire, les ressortissants sont issus de Santogne (1), de Lantanie (2), d'Ennis (2), du Westrait (1) et de Sarkhovie (1).
Le parquet s'est immédiatement saisi de l'affaire et a ouvert une instruction judiciaire. Selon le code pénal, la dégradation de monuments touristiques est passible d'un an de prison ferme et de 20 000 livres d'amende. Cependant, le caractère sacré du monument est une circonstance aggravante qui ajoute trois ans de prison ferme et 150 000 livres d'amende.
Les sept malheureux risquent dont 4 ans de prison et 170 000 livres d'amende (environ 58 200$).
La direction du site a déjà réagi en annonçant une fermeture du sanctuaire aux touristes pendant deux semaines le temps de réparer les dégradations.
Le maire de Gollokorunda a demandé à ce que la législation soit plus encadrante et tienne compte de la hausse de fréquentation des voyages touristiques vers le Gandhari.
Le procureur de Gollokorunda a annoncé qu'il serait implacable du fait du caractère sacré du site.

"Notre patrimoine on le respecte, d'autant plus quand il revêt une forte symbolique religieuse qui s'apparente à la sacralité. Le justice devra être ferme et envoyer le message qu'on ne massacre pas le patrimoine d'autrui sans en subir les conséquences."

A la question de savoir si les ressortissants bénéficieraient d'une certaine clémence et d'une seule expulsion, les autorités ont affirmé que c'était aux victimes de payer les réparations et non à l’État.
Il serait donc vraisemblablement très étonnant que la peine maximale soit prononcée. Mais les touristes indélicats devront probablement payer très cher leur incivilité.

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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » jeu. janv. 16, 2020 7:29 pm

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18 février 2041


La frange communiste révolutionnaire exige que le Conseil des Commissaires durcisse sa politique contre les "ennemis"


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Le député Ramindar Dahang, chef de file des communistes révolutionnaires exige que le gouvernement abandonne son laxisme et menace de déposer une motion de censure


Un coup de force serait-il en train de se tramer contre le Conseil des Commissaires de Jasbir Kéjar ?
Il semblerait en tout cas que près de 150 députés communistes aient choisi de soutenir la position de Ramindar Dahang qui réclame plus d'intransigeance contre les adversaires de la République des Conseils.
Lors de la seconde lecture du texte sur le rétablissement de la peine de mort pour haute trahison, le Conseil des Commissaires a tenté de faire annuler l'amendement qui rétablissait la peine de mort dans son intégralité. Cette tentative a été avortée grâce au soutien de près de 150 députés communistes plus une cinquantaine d'autres de tout bord mais essentiellement conservateurs.
Le résultat a bien évidemment mis en colère la frange modérée mais aussi les Verts qui menacent de claquer la porte du gouvernement si la peine de morte était rétablie dans son intégralité.
Ikna Omara, numéro deux du gouvernement s'est dite furieuse et en a appelé à Jasbir Kéjar.

"Ce coup de force de la part de monsieur Dahang me révulse. Pourquoi vouloir à tout prix revenir en arrière alors que nos problèmes internes sont en voie de résolution ? Je trouve cette fuite en avant dangereuse et j'en appelle à Jasbir Kéjar pour mettre un terme à cette folie. Sachez que si la peine de mort est rétablie, les Verts quitteront le gouvernement et la majorité sans préavis. La suite est entre ses mains, soit le pays sombre dans une voie revancharde et nullement démocratique, soit on donne un coup de frein et on retourne sur la voie de la démocratie. J'espère qu'il m'entendra."

De son côté, Ramindar Dahang ne cache pas sa joie de voir une partie des députés de la Chambre s'orienter vers un durcissement de la réponse de l’État contre ses adversaires. Sa menace de motion de censure représente un véritable danger pour Jasbir Kéjar tant la majorité est fracturée par cette histoire.
Des proches du Président du Conseil des Commissaires n'excluent pas une manœuvre calculée pour pousser Jasbir Kéjar vers la sortie afin de mettre en place un gouvernement sur une ligne encore plus radicale.

"Il y a urgence, nous n'avons pas vu venir cette tentative de révolution de palais. Jasbir Kéjar va bien évidemment consulter et prendre les décisions qui s'imposeront. Mais une chose est sûre, le pays est à la croisée des chemins. Le grand mystère est de savoir si l'opinion publique va suivre cette ligne radicale ou bien va privilégier le soutien à Jasbir Kéjar qui dispose, rappelons-le, d'un capital sympathie jamais vu depuis 60 ans. Mais en politique nous ne sommes sûrs de rien et visiblement, l'union du PSTUG n'aura duré qu'un an..."

Au vu de la situation, il semblerait que le texte sur le rétablissement de la peine de mort pour haute trahison soit mis entre parenthèses tant la situation est dégradée...

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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » ven. janv. 17, 2020 7:00 pm

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21 février 2041


Ramindar Dahang remplace Vidia Tatli à la surprise générale


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Le chef de file des communistes révolutionnaires, partisan d'une répression féroce contre les "ennemis du Peuple", devient Commissaire du Peuple à la Justice


Dans un communiqué laconique, le Palais du Gurbaghat Taoni a annoncé la nomination de Ramindar Dahang à la place de la modérée Vidia Tatli, démissionnaire suite à un désaveu cinglant de la Chambre du Peuple. Cette nomination intervient alors que l'intéressé menaçait le gouvernement Kéjar d'une motion de censure.
Volonté de calmer le jeu et de satisfaire l'aile la plus radicale du PSTUG ? Probablement.
Le nouveau commissaire est réputé favorable à la peine de mort mais Jasbir Kéjar l'aurait convaincu de renoncer pour éviter que le PSTUG ne se fracture plus et implose. En échange d'une latitude dans son action, Dahang a accepté de renoncer au retour de la peine capitale. Mais dans son discours d'investiture il a prévenu et lancé un sévère avertissement aux ennemis de la République des Conseils.

"A partir de maintenant, nous serons implacable contre ceux qui, insidieusement, entretiennent le désordre et la haine à l'encontre de la victoire du prolétariat sur le bloc bourgeois. Nous allons nous doter des instruments nécessaires pour débarrasser la société des éléments perturbateurs et garantir l'ordre au nom du Peuple."

Le dossier épineux qui devrait occuper le nouveau Commissaire à la Justice est le sort des milliers de miliciens au service des forces conservatrices mises en échec. Selon nos informations, Ramindar Dahang privilégierait l'ouverture de camps de détention et de travail forcé. La piste reste encore à l'étude et devrait faire l'objet d'un débat au Parlement au cours du mois de mars.
Cette alternative à la peine de mort semble convaincre l'ensemble des forces de gauche qui s'y disent favorables. Les Verts aimeraient en revanche limiter les camps aux personnes ayant commis des crimes de sang et d'atteinte à la sûreté de l’État quand les communistes révolutionnaires entendent l'étendre au trafic de drogue, à la prostitution et à la corruption. Le débat risque d'être passionné mais il semblerait qu'un accord ait été scellé entre Dahang et Kéjar car aucun communiste ne semble s'opposer à ce durcissement spectaculaire de la politique carcérale.
Un député communiste kéjariste semble aller dans le sens de Ramindar Dahang.

"Nous allons enfermer ces milliers de traîtres dans ces camps. Ce sera à la justice de trancher sur la dureté des peines mais, indéniablement, la réponse contre ces agents indésirables sera exemplaire et à la hauteur des torts causés."

Furieuse, la droite a fustigé une retour des pratiques des régimes communistes "archaïques". Une attaque inacceptable pour les députés communistes qui ont réclamé que la droite conservatrice cesse son discours incendiaire et adopte enfin une position de responsabilité.

"Nous n'y pouvons rien si c'est un symbole funeste. Mais le nombre de prisonniers et l'ampleur de leurs crimes ne nous laisse pas le choix."

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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » sam. janv. 18, 2020 12:04 pm

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23 février 2041


Un sommet Gandhari-Ölan-Westrait en préparation pour cette année


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Le dirigeants des trois grandes nations communistes vont se rencontrer en sommet tripartite à Cewell


Les trois figures du communisme mondial réunies dans la même pièce: c'est le vœu de nombreux citoyens westréens, ölanais et gandhariens qui est en passe de se réaliser.
La chancellerie gandharienne affirme qu'un accord de principe a été trouvé pour organiser un sommet tripartite. A l'heure actuelle, la rencontre est prévue pour se dérouler à Cewell, la capitale du Westrait mais la date reste encore à fixer.
Un tel sommet sera l'occasion de montrer l'union et la solidarité des trois nations mais le but sera aussi de renforcer la coopération dans tous les domaines possibles. Certains se prennent déjà à rêver de la fondation d'une organisation structurée qui dépasse le simple cadre de l'Internationale Communiste qui n'est au fond qu'un rassemblement de partis à travers le monde.
Bien évidemment un rendez-vous de ce calibre risque bien d'attirer les regards du monde entier, notamment ceux qui se battent vigoureusement contre le communisme, mais le risque semble assumé.
Un diplomate gandharien, en étroite collaboration avec les diplomates des deux autres nations concernées assure que l'envie d'un tel sommet est partagée par les trois gouvernements.

"Nous assumons notre démarche visant à rapprocher nos trois nations qui ont décidé de prendre une voie différente des autres. Ce sommet sera aussi l'occasion de montrer que nous ne sommes pas la menace que certains prétendent que nous sommes. Le but sera bien évidemment de terminer ce sommet avec un traité conséquent."

Ce "G3" du monde socialiste semble créer une sorte d'effervescence et même une forme d'impatience tant les trois dirigeants sont respectés et soutenus dans leurs propres pays.
Eyaz Kéjal, le Président de l'URPÖ dégage une authenticité et incarne le révolutionnaire devenu guide du peuple. Son charisme ne fait plus débat et son intransigeance récente face aux gesticulations de la République Fédérale d'Ennis ont forgé une stature d'homme d’État solide et respecté.
Douglas Reed, réputé pour son calme légendaire est également l'homme d’État le plus reconnu au Westrait, en témoigne son rappel au pouvoir dans une période difficile pour la République Socialiste Libre des Conseils.
Enfin Jasbir Kéjar, le plus jeune, semble asseoir progressivement sa légitimité sur le Gandhari après une année 2040 chaotique et cache une détermination de fer sous une timidité apparente.
La réunion de ces trois figures fera assurément sensation et peut déboucher sur une entente encore plus étroite entre leurs pays respectifs. Entente qui semble être en réalité déjà effective au vu de l'envoi de troupes westréennes et gandharienne en Ölan pour y défendre la révolution.
Finalement, ce sommet qui aura une couverture médiatique très grande sera le parachèvement de la stratégie de regroupement des nations communistes qui étaient jusque là dispersées malgré la conscience d'un but commun.

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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » dim. janv. 19, 2020 2:15 pm

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26 février 2041


Dranavie: Le Grand Imam de Bunaghar alerte sur la possibilité d'un massacre des musulmans


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Huraira al-Kazemi redoute une intervention slézane en Dranavie


Lors de la célébration habituelle du vendredi à la Grande Mosquée de Bunaghar, le Grand Imam Huraira al-Kazemi a alerté ses fidèles sur le risque d'un massacre des musulmans en Dranavie. Ce dernier affirme que le déplacement du président de Dranavie en Slézanie laisse peu de doute sur l'intervention de la première puissance militaire au monde dans cet espace colonisé de Marquésie. Al-Kazemi n'hésite pas à affirmer que la Dranavie court droit à une guerre de religion meurtrière sans aucune démarche de négociation des camps belligérants dans la guerre civile en cours.

"Notre devoir est de prier Allah pour nos frères et nos sœurs de Dranavie. Si Dieu le veut, la tension redescendra et un massacre aura été évité. Mais hélas pour le moment tout semble réuni pour qu'un bain de sang se déroule sous nos yeux. Il faut éviter ça."

L'imam a également dénoncé la démarche colonialiste de la Slézanie qui "n'a rien à faire en Marquésie, terre de foi musulmane". Le fait que la Dranavie se tourne vers la Slézanie illustre selon lui la persistance d'un rapport colonial.
Désireux de porter le combat sur le terrain politique, une marche pacifique est prévue pour soutenir les musulmans de Dranavie et s'opposer à la minorité catholique dytolienne.
Al-Kezami a affirmé que les musulmans du Gandhari ainsi que du monde entier ne pourraient pas se taire si une intervention militaire avait lieu contre la majorité musulmane de Dranavie.

"En vérité l'avancée des troupes musulmanes sera l'argument pour procéder à un nettoyage religieux et ethnique. Nous devons êtres vigilants et dénoncer ces crimes s'ils venaient à être commis".

L'imam Al-Kezami est à ce jour le seul haut-dignitaire sunnite qui a réagi à la situation préoccupante de Dranavie.
Désireux de ne pas se mêler d'affaires qui ne concernent pas le Gandhari, le gouvernement semble décidé de son côté à rester discret sur le sujet et a refusé de répondre à nos sollicitations visant à réagir sur les propos du Grand Imam de Bunaghar.


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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » dim. janv. 19, 2020 6:17 pm

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27 février 2041


2 ans et demi de prison et 50 000 livres d'amende pour les vandales du temple de Krishna


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Les condamnés ont été transféré à la très ancienne et controversée prison royale de Bunaghar


Le verdict est tombé comme un couperet: 36 mois de prison ferme avec mandat de dépôt et 50 000 livres d'amende pour chacun des prévenus originaires de Santogne (1), de Lantanie (2), d'Ennis (2), du Westrait (1) et de Sarkhovie (1). Si deux d'entre eux ont décidé de faire appel, les cinq autre ont renoncé de peur de voir leur sanction renforcée.
A l'issue du verdict du juge, les sept prisonniers ont été conduits vers la vieille prison royale de Bunaghar, souvent décriée pour sa vétusté et sa surcharge carcérale atteignant les 150%. Les deux prisonniers ayant fait appel restent sous le régime de la détention provisoire et purgent déjà la peine à laquelle ils seront condamnés.
Ce verdict, plus que sévère, a été motivé par le juge par la nécessité de rappeler que la profanation de lieux sacré est quelque chose de très mal vu au Gandhari et vecteur de malheur pour la plupart des croyants hindous.
L'Association de Défense des Lieux de Culte s'est dite satisfaite par le verdict qui vient rappeler que le patrimoine religieux du Gandhari est totalement sacré et que s'y attaquer représente un risque personnel conséquent.
Concernant le rapatriement des prisonniers, seul celui du Westrait sera renvoyé dans son pays pour y purger sa peine en vertu du traité d'extradition automatique qui a cours entre le Gandhari et le Westrait. Les six autres devront donc purger leur peine au Gandhari sans possibilité d'extradition.
Le juge a toutefois apporté des garanties pour que les prisonniers puissent rester en contact avec leurs proches. Moyennant paiement mensuel, ces derniers pourront passer un appel hebdomadaire à leurs familles.
La sévérité du verdict devrait également inciter les touristes à faire preuve de plus de respect des lieux sacrés qui parsèment le Gandhari mais le juge rappelle qu'il a fait preuve d'une certaine clémence puisque la peine maximale encourue était de 4 ans de prison et 170 000 livres d'amende. Pas sûr que si un tel cas se représente, la clémence toute relative soit de mise.


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Re: Presse: Nouvelles du Gandhari

Message par Plutark38 » lun. janv. 20, 2020 11:03 pm

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28 février 2041


Jasbir Kéjar: "Cette opposition entre chrétiens et musulmans suite au conflit en Dranavie me gêne profondément"


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Le Président du Conseil qui était resté silencieux sur la situation en Marquésie est sorti de sa réserve


Alors que la situation s'est finalement apaisée en Dranavie suite au renoncement de la Slézanie sur ses projets d'intervention, Jasbir Kéjar s'est exprimé sur le sujet à l'occasion du congrès annuel des maires du Gandhari. Devant une assemblée de maires venant de tout le pays, le chef du gouvernement a livré son opinion sur la situation en cours et a l'a assumée. Le silence du gouvernement avait intrigué plus d'un observateur qui se demandaient quelle décision allait être prise si l'allié ölanais se retrouvait engagé dans un conflit armée. La perspective de voir le Gandhari replonger dans une guerre n'était certainement pas une idée à même d'enchanter l'ensemble de la classe politique, qui après une année 2040 mouvementée aspire à un peu de stabilité. Un note interne du Commissariat à la Défense Nationale aurait même recommandé de ne rien faire dans l'immédiat.
L'état-major gandharien semble avoir vu assez d'expéditions aventureuses et aspire probablement à des instants plus tranquilles.
Devant les édiles gandhariens, Jasbir Kéjar a détaillé sa position:

"La situation en Dranavie n'a rien de simple. La minorité chrétienne y existe depuis 800 ans et même si la cohabitation a parfois été tumultueuse, elle a pu exister. Lorsqu'il est question de conflits religieux et ethniques, j'ai tendance à prendre de la hauteur et à chercher les causes profondes. Il est vrai que le gouvernement aux mains des catholiques a pu blesser les musulmans par son attitude mais la coexistence de plusieurs religions n'est pas insurmontable. Le Gandhari en est la preuve car nous réunissons hindous, sikhs, musulmans et aussi chrétiens. Notre rapport à la religion a certes toujours été celui de l'ouverture et du respect des croyances de l'autre et je dénonce cet état d'esprit d'intolérance. Aussi bien du côté chrétiens que du côté musulman. Le départ organisé des chrétiens de Dranavie vers la Dytolie est un échec immense de la coexistence pacifique entre peuples et religions.
Cette opposition entre chrétiens et musulmans qui a semblé alimenter cette crise internationale m'a profondément dérangé. Non pas uniquement sur le plan de la Dranavie mais sur les logiques d'alliances presque enclenchées dans cette histoire. Les marquésiens musulmans contre les dytoliens catholiques ? Les marquésiens qui protègent "leurs" terres contre les dytoliens qui font de même et prennent le prétexte d'une minorité en danger pour tenter intervenir. Voilà ce qui a failli nous plonger dans une guerre régionale d'ampleur difficile à mesurer. Outre les considérations stratégiques qui ne sont pas à nier, cette connotation religieuse du conflit récent m'inquiète profondément et augure d'autres secousses de ce genre à l'avenir. Il faut cesser de voir sa terre comme une forteresse à défendre, nous ne sommes plus au temps des croisades. Et le Pape dont le discours a été incendiaire et irresponsable devrait s'en aviser à l'avenir !"


Fortement applaudi par les maires présents, Jasbir Kéjar a donc fait le choix de se démarquer du conflit et d'adopter une position propre au Gandhari en voulant faire passer un message. Le concorde religieuse qui reste un trait majeur du Gandhari est un principe porté par le chef du gouvernement pour la Dranavie.
Nombreux remarqueront sa charge contre le Pape qui a appelé à des "représailles de la part de l'ensemble de la Chrétienté" en cas d'intervention en Dranavie. Ces propos n'étant nullement dans l'optique d'apaiser la situation témoigne d'une position offensive de la chrétienté qui est assurément une erreur et un combustible efficace pour les tensions entre musulmans et chrétiens qui sont exacerbés par cette crise.

"Le Gandhari ne cautionne pas ces tensions religieuses et les dénonce avec fermeté car il s'agit d'un poison pour la paix mondiale", a ainsi conclu le Président du Conseil des Commissaires.
Un avertissement envoyé au monde entier.

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