RP - Scène de vie au Gandhari

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Plutark38
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Re: RP - Scène de vie au Gandhari

Message par Plutark38 » mer. oct. 09, 2019 2:47 pm

Sur les sentiers de la guerre (3)


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Jasbir Kejar et Harbir Dilbar s'imaginant arriver triomphants à la réunion de l'Internationale Communiste au Westrait


Le gouvernement gandharien se préparait à la paix mais aussi à l'éventualité d'une poursuite de la guerre par le rejet du traité de paix par le Maharajah. Jasbir Kejar était reçu dans le bureau du président qui devait être tenu informé des prochaines décisions.

Harbir Dilbar: Je suis très satisfait de la manière dont la guerre a été menée. Nos soldats ont fait preuve d'une bravoure exemplaire et désormais je pense qu'on cessera de regarder le Gandhari de haut. Le traité de paix demandé me semble étonnamment indulgent au vu du comportement du Maharadjah mais vous avez sans doute votre propre stratégie j'imagine.

Jasbir Kejar: Annexer le Raja-Tika en partie serait nous tirer une balle dans le pied. Le Maharadjah a tout de même su dresser une haine anticommuniste dans les campagnes. Nos services de renseignements nous indiquent de nombreux massacres de personnes soupçonnées comme étant sympathisantes communistes. Le Gandhari ne peut se permettre de s'approprier des terres rebelles qui mettraient en danger la stabilité du pays. En revanche l'annexion de la bande de Battiganga est une bonne chose. Certes notre production de gaz ne s'envolera pas mais c'est la caution nécessaire pour sortir triomphants de ce conflit. Les pertes que nous avons engendrées dans le conflit seront largement compensées par la paix que nous proposons et qui humiliera à coup sûr les soutiens indirects du Raja Tika tels que le Kaiyuan et les autres membres de l'OCC.
Imaginez, les combats prennent fin le premier mai, jour des travailleurs, aucun civil gandharien n'aura péri, nous aurons infligé une humiliation à nos détracteurs et nous irons au Congrès de l'Internationale Communiste au Westrait en position que tout le monde nous enviera.

Harbir Dilbar: Et ne croyez-vous pas que nos adversaires ont plutôt intérêt à ce que la guerre se poursuive plutôt que de nous voir triompher et parader fièrement en tant que fer de lance du communisme expansionniste ? Si le Raja-Tika signe cette paix le Gandhari aura été bien trop conforté pour nos adversaires et ça ils ne peuvent se le permettre. Le bilan de la guerre serait trop bon et le peuple renforcer son soutien au communisme.

Jasbir Kejar: Nous sommes prêts à poursuivre la guerre mais c'est nous qui menons la danse, nous ne plierons pas aux injonctions de nos adversaires qui prennent d'ailleurs bien soin de se tenir à l'écart du conflit. Nous avons reçu des satellites par le Bykova qui a décidé de contribuer à sa manière au conflit en nous apportant un soutien précieux. Les injonctions de l'OCC ne sont que des aboiements pour nous intimider et tenter de renverser la vapeur. Nous avons ici un avantage diplomatique indéniable et le soutien du Saog qui est inestimable permet d'être pris davantage au sérieux.
Si le Maharadjah refuse la paix, il commettra une erreur immense car nous continuerons à avancer et le prochain traité de paix proposé par nos soins sera plus draconien et moins indulgent. Nous pourrions également réclamer plus de territoires et occuper en permanence des territoires du Raja-Tika pour en exploiter les ressources tout en veillant à contenir la fièvre anticommuniste là-bas. Et à un moment donné nous finirons par conditionner la paix à l'abdication du souverain et imposer un régime calqué sur le notre. Nos diplomates ont donc fortement conseillé au Raja-Tika de coopérer.

Harbir Dilbar: Bien. Si je puis me permettre, je souhaite qu'à l'issue de la guerre on mène une politique de réarmement pour se doter d'une véritable arme de dissuasion.

Un blanc se produisit. Jasbir Kejar regarda le président interloqué.

Jasbir Kejar: Monsieur le président... Vous n'y pensez pas ?! Le Gandhari ne pourra pas lancer un programme de dissuasion nucléaire sans s'attirer encore plus d'hostilité. Si je puis me permettre, je trouve dangereux de se lancer une telle course à l'armement.

Harbir Dilbar: Non, non. Le Gandhari ne se lancera pas dans un programme nucléaire. Cependant je veux que nos armes chimiques soient perfectionnées et que notre armée soit modernisée. Nous devons imposer le respect avec nos forces armées, c'est ce que je voulais dire, pardonnez mon expression maladroite...

Jasbir Kejar: L'armée sera bien évidemment modernisée, nous y veillerons avec la commissaire à la défense nationale Tara Mamrai. Mais sachez que je refuse de doter le Gandhari d'une arme nucléaire tout comme je suis réticent à l'idée de renforcer les armes chimiques.
Au sujet des soldats défunts pendant la guerre, nous créerons un grand mausolée qui célébrera ces sacrifices pour le triomphe de l'honneur du communisme gandharien...

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