Actualité scientifique | Institutt for forskning

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Galaad
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Re: Actualité scientifique | Institutt for forskning

Message par Galaad » lun. sept. 30, 2019 1:44 pm

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30. mars 2040


La fusion des laboratoires Novo Industries et Astra, deux acteurs majeurs de l'industrie pharmaceutique au Jernland a donné naissance à un challenger majeur pour Den Nordisk Kjemiskfabrikk qui a longtemps misé sur la croissance interne pour se développer. Ce rapprochement, qui s'apparente davantage à une prise de contrôle de Novo Industries par Astra, dont Åsmund Vetlesen est devenu le président-directeur général pour les deux groupes, a permis au nouveau géant des médicaments de se hisser sur la deuxième marche du podium des plus importantes entreprises du secteur depuis le troisième trimestre de l'année dernière. Mais c'est bien en matière de production de traitements à l'usage des hôpitaux et des particuliers que le laboratoire s'illustre particulièrement ces derniers mois. En effet, à l'aide de nyGEN - il s'agit du spécialiste incontesté au Jernland en matière de séquençage ADN et de recherches sur le génie génétique, qui travaille aussi bien avec Den Nordisk Kjemiskfabrikk ou l'Institut Hammer - NovoAstra entend bien généraliser largement les usages de l'insuline d'origine humaine. Si depuis de nombreuses années, cette dernière est synthétisée et préparée à base de substances animales, l'entreprise entend bien grâce au génie génétique réussir à synthétiser une insuline d'origine humaine, sans avoir besoin de recourir aux dons massifs et réguliers des populations. Pour Åsmund Vetlesen, le nouvel homme fort de la société, « cela représenterait une avancée notable pour l'ensemble du milieu médical national, puisque nous pourrions dès lors multiplier fortement la production d'insuline et ainsi améliorer les conditions de soins pour les patients ».

Très concrètement le processus devrait être, sur le papier du moins, assez simple, puisqu'il s'agit de recourir au génie génétique pour amener une bactérie à fabriquer le médicament. En effet, l'insuline est une hormone synthétisée dans le pancréas de tout individu normal et en bonne santé. « Grâce au séquençage de l'ADN nous comprenons déjà beaucoup mieux par nous même le fonctionnement de l'organisme humain, et nous espérons que le génie génétique va nous ouvrir la voie vers de nouvelles applications en matière de génome, dont la fabrication d'insuline dans notre cas » confie le président-directeur général du groupe. Longtemps spécialisé dans la diabétologie, Novo Industries dispose d'une expertise certaine, mais continuait de souffrir de son retard technique en la matière. « Notre ambition est de réussir la fabrication d'insuline en laboratoire. Pour cela nous prévoyons dans un premier temps la culture de bactéries en éprouvettes grâce aussi à du patrimoine génétique collecté, afin que ces bactéries unicellulaires produisent ensuite la protéine voulue » explique le professeur en charge des travaux scientifiques. Cette manière de procéder, si elle devait finir par être pleinement maîtrisée par NovoAstra, ferait du laboratoire le premier jernlander à parvenir à synthétiser ainsi un traitement à l'aide du génie génétique. « Etant donné que les bactéries utilisées dans le cas de la fabrication d'insuline se multiplient rapidement, nous pourrons produire sans problème de l'insuline par génie génétique en quantité suffisante » se réjouit Åsmund Vetlesen. Cette capacité ferait surtout de NovoAstra le leader incontesté de ce type de traitements, en lui offrant notamment une position presque monopolistique sur ce segment ; les coûts de production sont nettement inférieurs que dans le scénario d'une production à base d'hormones animales.

Actuellement testé en laboratoire, avec la phase de test sur les souris et cobayes animaux, les résultats de cette fabrication révolutionnaire pour le Jernland, le produit des travaux devrait être prochainement disponible pour les phases d'essai sur des humains, préalable inconditionnel avant une commercialisation à vaste échelle. Ces nouvelles interviennent à un moment où les agences sanitaires et les hôpitaux témoignent d'une recrudescence du diabète. Principale mise en cause, l'amélioration du niveau de vie des habitants, avec une modification profonde de leurs habitudes alimentaires, le sucre étant de plus en plus présent dans les consommations au quotidien. Si le seuil d'alerte est encore loin d'être atteint, le ministère de la santé, ainsi que le Trygd (ndlr. l'assurance sociale) ont lancé une importante campagne de communication et de sensibilisation pour attirer l'attention des Jernlanders sur l'importance d'une alimentation saine, variée et équilibrée. Si dans de nombreux pays le fait de n'avoir que trois repas par jour est commun depuis plusieurs années, les importants gains de pouvoir d'achat ont provoqué des dérèglements dans le respect de ce genre de précautions en Dytolie norroise, dérèglements que le gouvernement entend bien compenser par l'éducation alimentaire des citoyens.

Régulièrement évoqué, y compris dans nos colonnes, le ciseau à ADN, CRISPR/Cas pourrait devenir dans les prochaines années un outil majeur pour les traitements, leur fabrication et les thérapies au Jernland. C'est en tout cas ce que laisse clairement entendre nyGEN qui cherche de plus en plus à s'imposer comme un acteur majeur de la génétique sur le continent, et au delà. Nicolai Thoresen, son président-directeur général, ne désespère pas de faire davantage travailler ensemble les grandes entreprises spécialistes du génie génétique et de la génomique, pointant les gains importants qui pourraient être réalisés ainsi que les avancées scientifiques notables à attendre d'une mise en commun des connaissances humaines dans cette filière qui reste encore à ses balbutiements, alors que les maladies, les virus et les bactéries mutent de plus en plus vite et semblent s'être adaptés en partie aux traitements auxquels l'humanité avait recours jusqu'à présent. S'il n'est pas question d'abandonner des brevets, il estime qu'il y a « des défis majeurs qui nécessitent de regarder moins le profit et davantage les potentialités pour l'amélioration de l'espèce humaine et une vie en meilleure santé ». Ses propos ont déclenché un début de polémiques, puisque plusieurs associations de croyants ont dénoncé une volonté de se prendre pour Dieu, largement encouragée par les pouvoirs publics. Si ces derniers ont refusé de prendre part à cette polémique inutile, Nicolai Thoresen dénonce quant à lui une mauvaise foi qui confine presque à vouloir garder l'homme fébrile et faible alors que potentiellement il sera un jour confronté aux risques d'une extinction de masse qui pourra être d'origine bactériologique ou virologique.

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Message par Galaad » mar. oct. 01, 2019 10:18 am

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02. april 2040


L'Institut Hammer a rendu public que les travaux sur le génie génétique pourraient bien porter leurs fruits également en matière de traitements contre le cancer. En effet, l'identification d'une molécule inhibitrice de PARP - il s'agit de molécules actuellement en phase d'étude en oncologie pour traiter tout particulièrement les cancers du sein et des ovaires et qui agissent sur le système de réparation de l'ADN - pourrait déboucher sur la production de nouveaux traitements améliorant sensiblement la stabilisation de la maladie et reportant le délai d'apparition de la douleur. Si initialement les recherches de l'établissement scientifique devaient davantage porter sur d'autres applications, finalement c'est par hasard que les médecins impliqués sur le projet ont identifié la molécule en question avec encore cependant de nombreuses zones d'ombre à éclaircir. Selon plusieurs sources impliquées dans les travaux, « les récentes découvertes ne devraient pas déboucher immédiatement sur des applications médicales concrètes », notamment faute de moyens actuellement disponibles pour accentuer les efforts sur ce volet du génie génétique, mais aussi en raison de priorités mises ailleurs par la direction de l'Institut Hammer, notamment la maîtrise de la technique du ciseau à ADN CRISPR/Cas. Cependant, l'équipe a pris le soin de déposer un brevet sur cette molécule afin de pouvoir à terme reprendre pour potentiellement permettre la fabrication en série de médicaments de nouvelle génération.

Ces déclarations récentes traduisent surtout une autre réalité qui est celle de l'attrait de plus en plus de chercheurs pour les travaux actuellement en cours au Jernland. Comme s'en faisait écho un article du Courrier santognais, la Dytolie norroise s'impose de plus en plus comme une locomotive technologique sur le Vieux Continent, au point d'attirer des chercheurs et ingénieurs qui pourraient se montrer bien utiles dans leur propre pays. Loin de s'en inquiéter au contraire, le ministère jernlander de l'instruction et de la recherche se félicite de cet engouement des centres de recherches et projets scientifiques qui contribuent à l'attractivité du pays. De ce point de vue, le gouvernement ne lésine d'ailleurs pas sur les moyens mis à disposition des communautés scientifiques expatriées. Alors que la législation sur l'immigration se durcit, celle pour l'accueil des cerveaux étrangers reste très permissive et rend particulièrement facile de s'installer au Jernland, au point que les immigrés scientifiques, universitaires et économiques pourront vraisemblablement continuer de profiter d'aides sociales, en exonération des nouvelles dispositions réglementaires. Pour Oddvar Odegaard, le ministre de l'instruction et de la recherche, « derrière cette décision politiquement courageuse se cache évidemment des intérêts nationaux, la facilité à s'installer au Jernland et à y bénéficier de fonds publics et privés en faveur de la recherche et de projets de nature scientifique contribue largement à un climat très favorable pour le dynamisme de ces activités ».

Loin d'être la seule filière à profiter fortement de ces contributions étrangères, celles de l'électronique mais également de l'informatique tournent à plein régime. « Le département de recherche de la Ligue de Lébira m'offrait une bourse pour conduire mes travaux sur place, mais l'écosystème scientifique jernlander, même s'il dispose de moins de moyens financiers, fait preuve d'une plus grande activité et la collaboration avec des chercheurs étrangers, venus des quatre coins du continent est beaucoup plus prometteuse en terme de carnet d'adresse et d’opportunités pour la suite » confie Rutilo Gelardi, jeune étudiant nouvellement diplômé d'une école d'ingénieur lébirienne et qui travaille actuellement sur des résistances miniaturisées et d'autres composants électroniques. Ou encore Sławomir Dziadosz, quarantenaire slézan qui s'est expatrié pour les trois prochaines années au Jernland, où le niveau de vie est meilleur et les travaux sur les logiciels nombreux, lui offrant par là-même l'occasion de s'illustrer auprès d'Altek qui cherche à moderniser ses solutions logiciels pour les particuliers et les professionnels. « Dans la concurrence internationale, nous n'avons pas d'autre choix que de nous montrer très accueillant et très offensif vis-à-vis des cerveaux, ingénieurs, chercheurs étrangers pour les convaincre de venir s'exiler, au moins temporairement, au Jernland et y contribuer aux nombreuses recherches en cours » estime le directeur général de la recherche au ministère de l'instruction.

Et cette tendance ne devrait d'ailleurs que peu ralentir, puisque les années à venir vont encore être très riches en projets divers. Si l'issue des recherches sur la robotique de service ne sont qu'un préalable à la maîtrise de la robotique industrielle - des partenariats et transferts technologiques sont déjà prévus sur ce volet avec les établissements valdaques et liangais et permettront certainement d'accélérer l'aboutissement jernlander - d'autres filière entière sont extrêmement dynamique, comme la médecine et la pharmaceutique. « L'émergence d'un très important hub de recherche à Trondheim, dans le comté de Rodinland, dans le Nordland, constitue une chance inouïe puisque notre pays de devenir véritablement leader mondial dans ce secteur, avec des améliorations de qualité de vie d'ordre planétaire » considère Arne Haukelid, le président-directeur général de Den Nordisk Kjamiskfabrikk. Pour encourager d'autres jeunes ingénieurs et cadres de recherche à faire le choix de venir s'installer en Dytolie norroise, le ministère des relations extérieures, en coopération avec celui de l'instruction et de la recherche, va profiter du réseau des centres culturels norrois installés dans les ambassades nationales à l'étranger, pour faire la promotion de la destination Jernland. Les bourses d'étude et de science devraient d'ailleurs se multiplier, avec notamment la possibilité de les cumuler avec des cours de langue offerts par le gouvernement jernlander. La Ligue de Lébira, les Etats de la Communautés des NAtions Dytoliennes et du Caeturia sont particulièrement ciblés au regard de la réputation de leurs établissements d'enseignement supérieur, alors que Black Lotus est de plus en plus visé de son côté par des offres de recrutement de cadres par Altek, qui escompte bien s'implanter prochainement sur les marchés ventéliens et janubiens.

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Message par Galaad » mer. oct. 02, 2019 2:24 pm

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Rapport d'activité | Classifié secret défense


Consignes de sécurité

La maîtrise du génie génétique n'est que le préalable au développement de projets plus complexes mais dont l'aboutissement conduirait le Jernland à devenir potentiellement un géant de la santé, avec des potentialités en matière d'humain augmenté. Ainsi, de façon complémentaire aux travaux Hydra et Genesis, Kimære ambitionne de réduire les difficultés relatives aux greffes et transplantation d'organes. En effet, à la lumière des importantes avancées sanitaires réalisées depuis deux ans, les difficultés rencontrées à disposer de suffisamment d'organes humains transplantables risquent de poser à terme des problèmes pour l'amélioration de la santé et de l'espérance de vie des ressortissants jernlanders. Aussi, en prévision de ces problématiques, l'Institut Hammer, passé véritablement maître dans les recherches génétiques, et associé à nyGEN, dont il a pris le contrôle au travers de plusieurs entreprise écrans, constitue un vaste écosystème scientifiques pour décupler les moyens de la recherche.

Le projet Kimære ne fera l'objet d'aucune publicité et ne sera pas rendu public, de même que les projets Hydra et Genesis ont été classifiés secret défense avec une mise sous scellé de l'ensemble des découvertes et avancées réalisées jusqu'à présent. Officiellement, il s'agit de mieux protéger les travaux des établissements scientifiques du Jernland face à une concurrence internationale qui va se renforcer. L'ensemble des chercheurs associés font l'objet d'enquête concernant leurs liens familiaux, amicaux et personnels pour identifier les risques potentiels de compromission de la confidentialité des travaux. Les mesures de sécurité à l'entrée et à la sortie des laboratoires sont en cours de renforcement substantiel, de sorte que les potentialités d'exposition à l'espionnage scientifique et industriel soit réduit notablement. Tout participant aux projets, avec des antécédents étrangers ou dont la fiabilité n'est pas garantie, se verra limité à des tâches subalternes et ne pourra détenir d'informations sur la réalité des recherches. Les exclusions et mesures d'éloignement seront prises au cas par cas, sous la coordination des services du contre-espionnage du Sikkerhetsjeneste.

Projet Kimære

Le président du Statsråd personnellement est seul informé de la nature véritable des travaux relatifs au projet Kimære. En attendant l'augmentation des fonds secrets du Sikkerhetsjeneste, qui à terme permettront le financement de projets de recherche confidentiels, il a été autorisé un prélèvement sur les lignes budgétaires du ministère de l'instruction et de la recherche, ainsi que du ministère de la santé pour couvrir officiellement les frais liés à un projet fictif autour du ciseau à ADN CRISPR/Cas, par ailleurs déjà étudié dans le cadre d'autres travaux de recherche. Les scientifiques participant seront sélectionnés sur les mêmes bases que celles énoncées ci-avant.

L'objet des travaux est de travailler sur les embryons et cellules souches pour potentiellement les transformer et réaliser des essais de croissance de cellules humaines au sein d'embryons d'animaux. Si à première vue l'idée semble entièrement contre-nature, les applications pourraient se révéler nombreuses, avec la capacité à multiplier des organes et ainsi pouvoir accroître le volume de ces derniers à des finalités de transplantation. Les travaux sur ce qui se rapproche le plus de chimères - c'est-à-dire des animaux ayant subis des transformations importantes de leur anatomie - présentent à ce stade de faibles chances de réussite, mais constituent toutefois une piste qu'il convient de ne pas négliger. Les organes hybrides obtenus par des manipulations génétiques devront présenter finalement les mêmes caractéristiques de viabilité qu'un organe non modifié et issu d'un porteur humain normal. Dans un premier temps, ce sont les souris qui feront office de cobayes, eu égard leur période de gestation faible, de l'ordre de deux semaines, contre neuf mois chez les humains. Le professeur à la tête de l'équipe est un disciple de spécialistes des mutations génétiques qui avaient réussi, au temps de la Grande Hégémonie, à fabriquer un pancréas implanté sur un rat, à base de cellules souche de souris.

Très concrètement, l'ambition est d'injecter des cellules souches pluripotentes d'homme dans des embryons de porc - il s'agit de l'animal, génétiquement, le plus proche de l'être humain - dont le génome aura été préalablement modifié pour empêcher la formation du pancréas. La naissance d'un embryon chimère porteur d'un pancréas hybride constituerait une opportunité scientifique permettant d'envisager de poursuivre plus avant les recherches. Cet embryon chimère ferait dès lors l'objet d'une implantation dans une truie porteuse avant d'être transplanté sur un organisme humain. Si à ce stade cela relève plus de la curiosité scientifique, l'Institut Hammer espère pouvoir disposer finalement d'usines animales de production d'implants à destination de l'homme pour faire face au déficit d'organes disponibles pour des transplantations. Plusieurs verrous resteront cependant difficilement surmontables et la réussite de l'expérience entre la souris et le rat s'explique par des ancêtres récents - de l'ordre de seulement deux millions de décennies - alors que la distance génétique séparant l'homme et le porc ou le mouton est fortement supérieure, de l'ordre de cent millions d'années. Des avancées en matière de modification génétique ou de biologie de synthèse permettraient éventuellement de surmonter les difficultés à faire communiquer les cellules humaines et porcines ou ovines. Pour rappel, réussir à reconstituer une chimérisation entre le rat et la souris - elle était de l'ordre de 25% - comme du temps de la Grande Hégémonie constituerait une réussite scientifique majeure à mettre au crédit du Jernland, ouvrant d'autres perspectives intéressantes en matière de mutations génétiques et de création d'espèces hybrides.

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Message par Galaad » jeu. oct. 03, 2019 4:39 pm

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09. april 2040


Si jusqu'à présent le génie génétique est une technologie qui a surtout été envisagée par nyGEN pour ses applications médicales et en santé, le récent accord entre le Jernland et la République de Valdaquie devrait à terme permettre d'élargir les applications de la génomique à l'agriculture et à la production d'organismes génétiquement modifiés. C'est en tout cas ce qu'espère le ministère de l'agriculture, de la pêche, de l'environnement et des forêts qui a décidé de contribuer à hauteur de plusieurs dizaines de millions de dalers au financement des travaux de l'entreprise privée pour compléter le volet agricole de ses travaux. Au sein de nyGEN on se réjouit d'ailleurs de cet apport, qui permettra de compléter, côté jernlander, les fonds très importants débloqués par le groupe agroalimentaire valdaque Avia Agro-Banat. Nicolai Thoresen, le président-directeur général du spécialiste national de la génétique a d'ailleurs rappelé que l'ensemble du groupe de recherche « bénéficiera assez largement de ces fonds neufs ; ils contribueront d'ailleurs à fortement accélérer les travaux ». Teodosie Chiritescu, dirigeant du géant valdaque de l'alimentaire a d'ailleurs conformé qu'une partie de ces financements servira à la maîtrise génétique, avant de lancer le partenariat scientifique autour des organismes génétiquement modifiés (ndlr. OGM). Son ambition est d'ailleurs de positionner son entreprise comme un acteur incontournable des cultures agricoles en développant des espèces et plants plus résistants aux conditions climatiques afin d'éviter que ne se réédite des épisodes de pénuries de grains comme lors de l'été 2039, avec le phénomène climatique El Pepito.

De son côté, nyGEN et l'Institut Hammer escomptent bien tirer également avantage des travaux sur les OGM, mais davantage sur les questions animales et de santé publique, l'objectif étant de faire du Jernland un champion des thérapies géniques et sur la lutte contre les maladies affectant le génome. « Nous étudierons d'ailleurs en temps voulu les potentielles applications des OGM et des manipulations génétiques pour les êtres humains, avec en ligne de mire une maîtrise de l'ensemble de la chaîne de soins autour de la génétique » confirme le responsable des groupes de travail communs aux deux principaux établissements de recherche de la filière. De son côté, le ministère de la santé pointe le renforcement de l'attention relativement aux avancées en matière d'OGM et a rappelé que les travaux sur la génétique humaine feraient vraisemblablement l'objet d'une réglementation ou d'une circulaire à l'ensemble des entreprises et instituts bénéficiant d'aides publiques de la part de l'Etat. En revanche, sur le volet agricole des organismes génétiquement modifiés, le ministère de l'agriculture, de la pêche, de l'environnement et des forêts a redit se montrer très intéressés par le développement de ces technologies, qui combinées aux autres avancées valdaques en la matière pourraient grandement améliorer les rendements de l'agriculture jernlander également. « Si la Valdaquie est bien positionnée pour devenir le futur grenier à grain de l'ensemble du continent, nous ne voulons pas dépendre trop fortement des importations, même si elles viennent de nos principaux alliés, ce qui nécessite évidemment d'accroître les rendements des cultures nationales ».

Du côté du monde agricole, la perspective de plants mieux adaptés aux températures plus rudes du nord du Hovedland, ou des fourrages plus riches pour nourrir les cheptels en hiver, lorsqu'ils sont dans les étables, semble rencontrer plutôt l'adhésion des principaux intéressés. Toutefois, des questions émergent petit à petit sur les conséquences en matière sanitaire - plusieurs agriculteurs et coopératives agricoles se sont inquiétées des risques que cela pourrait représenter pour la santé des individus et des bêtes - ou encore des augmentations potentielles des coûts d'achat des semences. Interrogé, un agriculteur du comté de Heldmark résume les interrogations de la profession face aux mutations scientifiques très importantes. « La mécanisation et la commercialisation de produits phytosanitaires par les géants de la chimie ont déjà permis d'augmenter nettement les rendements. Est-ce que les OGM ne vont pas avoir des conséquences sur notre propre organisme pour nous les agriculteurs qui les manipuleront ? ». Face à ces doutes, l'administration se veut surtout très rassurante et rappelle que les agréments de mise sur le marché seront attribués seulement aux semences présentant une absence absolue de danger pour l'organisme humain. « Personne, y compris en Valdaquie, n'a intérêt à voir des populations, humaines ou animales, être empoisonnées par des céréales transgéniques. l'objectif est véritablement de disposer de productions mieux adaptées aux réalités géographiques et climatiques, à des coûts raisonnables » a précisé le ministre de l'agriculture.

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Message par Galaad » ven. oct. 04, 2019 2:11 pm

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11. april 2040


Deux anciens diplômés de la Sentral Teknisk Høyskole (ndlr. collègue central technique), prestigieux établissement de formation des ingénieurs jernlanders, ont montré grâce à leurs calculs quels critères d'efficacité il est nécessaire d'utiliser dans la construction des usines d'enrichissement de l'uranium pour permettre de réduire considérablement leurs coûts de construction et de fonctionnement. En effet, dans le cadre du programme Uran sur les techniques d'enrichissement de l'uranium pour le transformer en carburant pour centrales nucléaires un groupe d'étude avait été constitué pour travailler sur les différents scénarii pour les deux futurs centres de traitement de l'uranium importé depuis le Gänsernberg et le Xhilinhar, au travers d'entreprises liangaises qui exploitent les gisements locaux. Ces travaux, ainsi que leurs conclusions, vont permettre d'optimiser l'efficacité des éléments de séparation et les centrifugeuses à gaz en cascade, plutôt que selon le fluide traversant lesdites centrifugeuses. Si a priori ces données paraissent très techniques, elles représentent un grand intérêt pour les spécialistes de la filière nucléaire, au premier rang desquels figure Kjernland. C'est justement l'entreprise jernlander qui aura la charge de procéder à l'enrichissement de la matière première de sorte de la transformer en combustible fissible utilisable dans les quatre centrales nucléaires nationales - actuellement deux sont déjà en exercice, tandis que deux autres sont encore au stade de projet et devraient sortir de terre d'ici quatre à cinq ans, selon Statskraft, l'énergéticien qui exploite déjà les autres réacteurs jernlanders.

« Ces découvertes représentent une grande avancée dans nos travaux parce qu'elles vont faciliter la maîtrise du processus en réduisant autant que possible les dépenses non essentielles. Jusqu'à présent l'ensemble de nos travaux avec nos alliés karmalis reposaient sur le postulat que c'est le fluide actif traversant les centrifugeuses qui était crucial, alors que le critère optimal d'efficacité reposait bien davantage sur le nombre minimal d'éléments de séparation et centrifugeuses à gaz en cascade ». Pour parvenir à ces conclusions, les connaissances apportées par les scientifiques gänsernbergeois associés au projet ont grandement facilité les calculs des ingénieurs de la Sentral Teknisk Høyskole. Grâce à leur statut militaire, ces derniers sont très impliqués sur la question énergétique nationale, compte tenu notamment du caractère très protégé des travaux et des nombreuses mesures de sécurité et accréditations nécessaires pour y être associé. Puisque les réacteurs nucléaires du pays doivent être approvisionnés en uranium faiblement enrichi, la quantité de combustible doit être d'autant plus importante ; c'est ce qui implique que dans le futur, lorsque le Jernland produira son propre carburant fissible, la matière première puisse être enrichie dans des séparateurs multiniveaux, c'est-à-dire des centrifugeuses à gaz qui seront disposées en cascade. Si longtemps, la communauté scientifique nationale a buté sur les techniques de construction de ces centrifugeuses, le partenariat de recherche avec le Karmalistan, puis le transfert par les énergéticiens du Gänsernberg ont grandement accéléré les découvertes de la filière. La découverte de l'optimisation des dépenses ont cependant été faites grâce aux connaissances acquises sur le secteur depuis plusieurs années.

Les économies qui seront réalisées grâce à ce constat appliqué concrètement aux futures usines d'enrichissement permettront de renforcer la sécurité des sites. L'Energikommisjonær (ndlr. Commissariat à l'énergie) a en effet déclaré par la voix de son directeur qu'à la lumière de ces éléments nouveaux, les budgets affectés à la construction des deux usines ne seront pas revus à la baisse mais que c'est la sécurisation des sites qui s'en verra améliorée encore. Ainsi, les infrastructures en construction dans les Thorkjeder - il s'agit d'un important complexe, digne d'une forteresse, construit dans la montagne pour résister à de potentielles attaques aériennes - accueilleront leur propre unité d'enrichissement expérimental, dans un département spécialement dédié au sein de la direction en charge des énergies nucléaires et de leurs applications. Si pour de nombreux non-initiés, cela n'a pas une véritable traduction concrète, en réalité les spécialistes s'accordent à dire que le Jernland chercherait dans un avenir proche à se positionner comme un leader en matière d'énergie atomique. « En positionnant plusieurs milliers de centrifugeuses au sein de l'important complexe scientifique et militaire du Heldmark, le Jernland va se doter d'un puissant outil pour développer une énergie nucléaire plus sûre et surtout renforcer son indépendance énergétique, étant entendu qu'à moyen terme les luttes pour la souveraineté des réseaux d'approvisionnement électrique pourraient aller en se renforçant » estime le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail.

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Re: Actualité scientifique | Institutt for forskning

Message par Galaad » lun. oct. 07, 2019 10:13 am

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20. april 2040


Il y a un petit peu plus de douze mois, la Communauté des Nations Dytoliennes se dotait d'un nouveau forum entièrement dédié aux coopérations culturelles et scientifiques, dont l'un des volets importants est la mise en commun du produit des recherches fondamentales les moins stratégiques ou ne conférant pas un avantage compétitif ou monopolistique. Ainsi, depuis le 5 février 2039, de nombreuses entreprises ont saisi l'occasion de s'appuyer sur ces résultats de travaux scientifiques pour développer des produits à usage commercial. Les industries pharmaceutiques et chimiques jernlanders sont ainsi deux exemples de l'envolée de l'économie nationale, puisque Den Nordisk Kjemiskffabrikk s'est imposé par exemple comme le leader continental incontestable dans son secteur d'activité, ou encore Statskraft, l'énergéticien, qui installe de plus en plus de panneaux solaires qui alimenteront les constructions d'habitation qui sortent de terre comme des champignons et qui viennent remplacer le parc immobilier vieillissant. Le Forum Doriana Soubeyre est devenu en l'espace d'une courte période le plus important espace de collaboration scientifique au monde, puisque avec six Etats membres, il permet l'émergence de savoirs nouveaux dans l'un ou l'autre des pays, sans devoir passer par de longues tractations posant les conditions des partenariats. Tandis que beaucoup s'enthousiasment encore d'un caskar géant technologique et pourtant littéralement à genoux, ayant eu à affronter un tsunami cataclysmique, et à présent au bord de la guerre civile - mais dont les centres de recherches ont visiblement été miraculeusement été épargnés de toutes les horreurs - la Communauté des Nations Dytoliennes conserve encore une très nette avance concurrentielle, et surtout une capacité de recherche cinq à six fois supérieures à n'importe quel autre pays au monde.

Cependant, le Jernland a décidé d'aller encore plus loin dans la coopération scientifique avec ses alliés dytoliens communautaires en ouvrant dorénavant ses travaux, y compris sur les recherches considérées comme plus sensibles et stratégiques (hrp : c'est-à-dire les technologies violettes) de manière unilatérale. Ainsi, alors que des discussions sont en cours pour la préparation du prochain congrès de la Cpmmunauté des Nations Dytoliennes, Oddvar Odegaard, le ministre de l'instruction et de la recherche, a annoncé lors d'une visite de l'Institutt for forskning (ndlr. Institut pour la recherche) et de son département de la recherche génétique et des traitements du génome du vivant que le Jernland « a l'intention de se montrer novateur en matière de collaboration entre les grands centres de recherches dytoliens et de rendre plus accessibles les résultats de la recherche publique nationale » afin d'améliorer l'ensemble des écosystèmes scientifiques communautaires. Si la nouvelle a été plutôt bien accueillie du côté des attachés d'ambassade en charge des questions culturelles des Etats-membres de la Communauté des Nations Dytoliennes, du côté des professionnels scientifiques jernlanders, le ministre a dû faire preuve de beaucoup de pédagogie et de patience pour que son message puisse être compris dans son entièreté. En effet, loin d'être une voie à sens unique, cette initiative prépare surtout l'introduction d'une réciproque pour l'ensemble des pays partenaires communautaires. « Entendons-nous bien, l'ensemble de l'administration que je dirige travaille activement avec le ministère des relations extérieures pour que ce point soit très précisément à l'ordre du jour du prochain Conseil des nations et que nos amis ennissois, santognais, lorthoniens, valdaques et slézans puissent faire de même au bénéfice des entreprises et laboratoires de recherches jernlanders » précise-t-il.

Du côté des entreprises du Jernland et des centres de recherches, on se dit plutôt optimiste sur les perspectives pour la recherche nationale au cours des années à venir, puisque des partenariats ont déjà été conclus avec la République de Valdaquie pour travailler sur le génie génétique, puis dans un second temps autour des organismes génétiquement modifiés, à des fins médicales et agricoles, ou parallèlement sur la robotique industrielle, avec un important transfert technologique - la robotique de service étant encore en phase de développement avec des investissements importants des acteurs principaux de la filière, comme Hete ou NT Technologies. Oddvar Odegaard en a toutefois profité pour rappeler que ces coopérations systématiques « se limitent exclusivement aux Etats-membres de la Communauté des Nations Dytoliennes et de son Forum Doriana Soubeyre et qu'il n'est absolument pas question de rendre automatique ce type de transferts pour les pays du monde qui n'en seraient pas membres ». « Si nous avons des accords de coopération avec le Karmalistan ou le Gänsernberg sur le carburant nucléaire, ou avec le Protectorat de Liang pour les composants électroniques, nous ne comptons pas sortir du cas par cas dans les transferts, même si naturellement, au regard de la proximité géographique évidente avec notre voisin méridional, nous espérons le voir un jour rejoindre a minima se rapprocher de la Communauté des Nations Dytolienne et du Forum Doriana Soubeyre ». Les avancées jernlanders en matière de logiciels, grâce cette fois au soutien du Royaume de Slézanie, ou en matière d'énergie et de médecine, devraient dans les mois et années qui viennent rendre toujours plus intéressantes pour ses partenaires les initiatives de ce genre qui augmentent la mobilité des technologies, mais rendent aussi beaucoup plus attractif pour les scientifiques les centres de recherche nationaux, étant donné qu'ils rayonnent ensuite sur l'ensemble de la Communauté des Nations Dytoliennes. Le ministre confirme d'ailleurs ce qui apparaît comme de plus en plus évident pour l'ensemble de la communauté internationale, c'est-à-dire que le Jernland entend se positionner toujours davantage comme locomotive technologique et économique de l'alliance. « Il s'agit évidemment d'une forme d'influence mais aussi de renforcement de la position de notre pays dans les relations extra-communautaire, en témoigne l'affaire des satellites lébiriens, où grâce à sa technologie notre pays a pu influer sur la ligne diplomatique de toute l'organisation » témoigne plusieurs experts.

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Message par Galaad » mar. oct. 08, 2019 1:51 pm

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23. april 2040


Sur la base militaire de Fosnavågøy, sur l'île de Nordostrundingen, les travaux de construction d'un laboratoire de classe 4 pour conduire des travaux de recherche autour de souches potentiellement pathogènes et à haute létalité arrivent enfin à leur terme et le site pourra accueillir dès le mois de mai 2040 les premières unités scientifiques militaires. Placées sous le commandement du Sykdomskontrollsenter (ndlr. Centre de contrôle des maladies), essentiellement composé d'unités des forces armées, dont des chercheurs rattachés à l'un des bataillons de lutte NRBC stationné au Nordland. De même, l'hôpital de Tønsberg, particulièrement en pointe sur les questions génétiques, mais également dans le traitement des maladies infectieuses et des épidémies virales, sera associé aux avancées en matière de traitements à grande échelle des crises sanitaires en relation avec les grippes. En effet, après l'expédition makengaise et la réussite de l'isolement des souches causant des fièvres hémorragiques, Den Nordisk Kjemiskfabrikk, mais également l'Institut Hammer travailleraient à améliorer les vaccins antigrippe afin de mieux prévenir les dangers de contamination au Jernland.

Si le leader jernlander de la production médicamenteuse et de l'industrie pharmaceutique reste l'acteur majeur dans la production des vaccins et solutions médicales, les récentes avancées de nyGEN, ainsi que ses recherches pour intégrer davantage le génie génétique dans la conception de médicaments, laissent envisager des possibilités majeures pour la vaccination, potentiellement dès la campagne de cette année qui devrait débuter autour du mois d'octobre. Alors que les mutations des virus sont très rapides, il faut généralement compter environ six mois pour la production à grande échelle de vaccins. « Le génie génétique pourrait représenter l'une des solutions en comprenant mieux aussi comment mutent les souches pathogènes virales des différentes formes de grippes hémorragiques et en apportant ainsi des adaptations sur le génome même des souches utilisées » explique le professeur en charge du projet pour l'Institut Hammer.

Des vaccins pourraient à terme être obtenus par génie génétique ; c'est en tout cas le scénario sur lequel s'appuie l'armée et nyGEN, tandis que Den Nordisk Kjemiskfabrikk serait déjà en train d'adapter son outil de production mais également ses méthodes pour pouvoir intégrer les innovations à venir et qui ne tarderont vraisemblablement plu à révolutionner encore la médecine moderne jernlander. Pourtant, si les applications de la modification génomiques à des fins purement médicales ne semblent pas heurter la communauté scientifique nationale, plusieurs voix se sont faites entendre pour dénoncer les risques de dérives que pourrait représenter cette biotechnologie, avec in fine des conséquences en matière d'eugénisme et de sélection des individus. Pour rassurer l'ensemble du monde scientifique, le porte-parole militaire du laboratoire de recherche du Sykdomskontrollsenter rappelle que l'ensemble des travaux de l'unité sont soumis aux réglementations en vigueur au Jernland et qu'il n'est pas dans l'intention de l'armée de développer ce genre d'approche. Pour éteindre toute polémique naissante, le porte-parole de la présidence du Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sûreté de l’Etat), et donc du chef de l'Etat, est également intervenu pour redire que « personne au Jernland n'a l'intention de pratiquer des politiques raciales de cette nature et que tous les travaux ont une vocation purement médicale et contribueront à terme à améliorer la qualité et l'espérance de vie des personnes ». Si une petite minorité scientifique a émis des interrogations, cette dernière n'a pas tardé d'ailleurs à se retrouver tancer par des collègues travaillant pour nyGEN ou pour d'autres grands noms du secteur de la recherche génétique en rappelant que souvent tous les éminents spécialistes de la génomique ont étudié, puis travaillé ensemble avant de se retrouver à la tête de différents laboratoires. « Ceux qui critiquent aujourd'hui tous ces projets sont les mêmes qui n'ont pas eu la chance d'y être associés » raille un membre du programme du laboratoire de classe 4, pointant également que les plus critiques sont pour certains justement sans véritable activité aujourd'hui...

L'Institutt for forskning (ndlr. Institut pour la recherche) a annoncé de son côté que les personnels scientifiques militaires de Fosnavågøy pourront bénéficier des avancées réalisées au cours des derniers mois, tout particulièrement en matière de ciseau génétique CRISPR/Cas. « L'animation d'une communauté scientifique est un enjeu essentiel pour améliorer également l'aboutissement des différents travaux ; d'autant plus lorsque le sujet est aussi essentiel que l'amélioration du cadre de vie et de l'espérance de vie en bonne santé ». L'objectif du Statsråd est d'ailleurs justement de considérablement faire progresser le Jernland et de le positionner en pointe sur les sujets scientifiques médicaux. Avec les réflexions de pays étrangers de faire davantage appel aux compétences jernlanders - la Ligue de Lébira avait ainsi pris attache avec des experts du secteur dans la construction et la gestion des hôpitaux et des cliniques - la stratégie gouvernementale semble porter enfin ses fruits avec une reconnaissance forte de l’expertise nationale. Pour le ministre de l’instruction et de la recherche « les ambitions de notre pays deviendront cependant véritablement concrètes lorsque le processus de génie génétique et de traitement d’organismes génétiquement modifiés seront concrètement atteints, offrant la possibilité d’entrer dans une nouvelle dimension pour la recherche fondamentale et appliquée ».

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Message par Galaad » mer. oct. 09, 2019 3:10 pm

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27. april 2040


Netweave s'est fixé pour objectif de redevenir dans les prochaines années un acteurs importants du marché des logiciels à destination des administrations et des agences de l'Etat alors que les entreprises du Royaume de Slézanie, dont Złośliwa Firma est la plus éminente représentante, dominent assez largement le secteur de la conception et de la commercialisation des logiciels particulièrement réputés pour procurer un niveau de protection très supérieur à ce que peuvent proposer d'autres sociétés de la filière. En effet, alors que se profil d'ici l'année prochaine de nouveaux marchés publics pour équiper les postes de travail des agents des principaux ministères du Jernland, l'entreprise nationale spécialisée dans les logiciels et progiciels de gestion, se verrait bien rafler la mise et ainsi s'imposer comme un concurrent sérieux pour Złośliwa Firma. Pour mettre toutes les chances de son côté et accélérer les travaux de recherche actuellement en cours pour la maîtrise des nouveaux standards de qualité pour ces outils de travail, Netweave a décidé de renforcer ses moyens humains en recrutant plusieurs codeurs et techniciens informatiques qui rejoignent tout spécialement les équipes qui développeraient actuellement les logiciels du futurs. Pour Eigil Jensen, le président du conseil de surveillance, la perspective des appels d'offre à venir du gouvernement est surtout l'occasion de réaffirmer l'attachement à la souveraineté nationale et à la sécurité des systèmes d'information de l'Etat ; sur cet aspect Hengelås Secure pourrait d'ailleurs être associé à la proposition qui sera formulée si les recherches avancent selon le calendrier prévu et que les versions bêta-test le permettent.

Pourtant, la volonté de monter en gamme et de moderniser ses outils pourrait ne pas être la seule innovation proposée par Netweave, puisqu'elle a choisi de complètement changer de modèle en se tournant de plus en plus vers des logiciels en ligne et donc d'opérer un basculement important puisque jusqu'à présent, c'est davantage les autres formats qui étaient privilégiés. L'idée du logiciel en ligne a d'ailleurs de quoi séduire puisqu'il s'agit d'un logiciel hébergé sur des serveurs en ligne plutôt que sur les ordinateurs ou les serveurs des clients. Si cette solution devrait a priori plutôt s'adresser à des particuliers et des professionnels davantage qu'à des organismes étatiques pour des raisons évidentes de sécurité, le Statsråd n'exclut pas à terme, lorsque les capacités technologiques assureront des niveaux de sûreté supérieurs encore, de recourir également à cette nouvelle manière de « consommer » du logiciel. D'ailleurs cette volonté de progresser sur le logiciel en ligne est venu à Netweave de récentes études commandées sur les priorités technologiques des acheteurs. Ainsi, si la majorité cite évidemment l'adaptation au web mobile, c'est à dire au format des téléphones intelligents, une part non négligeable considère que l'hébergement sur des serveurs en ligne permettrait d'accroître leurs capacités professionnelles. En effet, en n'ayant plus besoin de s'occuper de l'hébergement sur leur hardware ou sur leurs propres serveurs, les clients se libèrent de l'espace de stockage et de travail pour d'autres d'applications. C'est en ce sens que témoignent justement les responsables des services informatiques des grandes entreprises jernlanders. « Les solutions offertes par le cloud computing permettent aujourd'hui de profondément revoir les manières de travailler et les outils que nous utilisons doivent pouvoir suivre cette transition vers plus de services en ligne » estiment-ils.

Ce recours de plus en plus accru au stockage en nuage (ndlr. cloud) se confirme d'ailleurs très largement avec un envol fort des abonnements à @Cloud, le service fourni par le géant de l'informatique Altek. Ce dernier a d'ailleurs fait le choix récemment de proposer à chacun de ses clients de souscrire un abonnement pour différentes capacités de stockage. Si les cinq premiers gigas sont totalement gratuits, pour 50GB il faut débourser environ 75 dalers (ndlr. 0,5 dollars), 4,5 dalers pour 200GB (ndlr. 2,99 dollars) et 15 dalers pour 2 terrabits (ndlr. 9,99 dollars). Cette tendance à se tourner de plus en plus vers ces solutions particulièrement pratiques - elles ne nécessitent pour l'utilisateur de s'encombrer d'aucun support physique en dehors d'un appareil connecté - est en parfaite cohérence avec numérisation de plus en plus importante de la société jernlander mais également de ses entreprises, y compris les plus modestes d'entre elles. Le président du conseil de surveillance de Netweave, Eigil Jensen, confirme d'ailleurs que les petites et moyennes entreprises, à l'instar des grandes entreprises et de celles de taille intermédiaire, font le choix de la transformation numérique en retenant des solutions en « software as a service ». Néanmoins, à ce stade, seulement un tiers des recettes des principaux éditeurs implantés au Jernland proviennent des logiciels en ligne, tandis que la maintenance des modèles traditionnels reste une très importante source de revenu pour ces dernières. « Evidemment dans un avenir plutôt proche il faudra que nous réinventions la façon dont les entreprises comme Netweave se rémunèrent parce qu'une dispariition des logiciels classiques entraînera également une baisse notable du chiffre d'affaires lié à leur entretien chez les clients. Nous nous y préparons en réfléchissant à d'autres services commerciaux que nous pourrions également proposer ».

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Re: Actualité scientifique | Institutt for forskning

Message par Galaad » jeu. oct. 10, 2019 2:56 pm

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30. april 2040


C'est une étude commandée par le ministère de la santé, en partenariat avec le Trygd (ndlr. sécurité sociale) qui risque de faire couler beaucoup d'encre tant son contenu est explosif. Alors que le budget cumulé des deux administrations dépassent les quinze milliards de dalers (ndlr. dix milliards de dollars) intégralement destinés aux soins et à la couverture des risques sanitaires, le document remis par la direction du trésor révèle que les frais liés à la santé devraient littéralement exploser dans le cadre de la modernisation du réseau hospitalier jernlander, mais également dans la perspective du développement de nouveaux médicaments et traitements par les principales entreprises du pays. Alors que Den Nordisk Kjemiskfabrikk, NovoAstra, nyGEN ou encore l'Institut Hammer travaillent tous à la conception de nouveaux produits et de thérapies qui pourraient potentiellement révolutionner la médecine mondiale, cette annonce a provoqué des réactions très variées selon les interlocuteurs interrogés, mais a surtout incité le ministre de la santé à réagir en rappelant que la priorité absolue du Statsråd serait toujours d'assurer la meilleure couverture sanitaire possible aux citoyens. Le rapport pointe surtout deux éléments majeurs qui font actuellement l'objet d'investissements coûteux et qui mobilisent une partie des ressources affectées dans le budget pour 2040.

Ainsi, tout d'abord, la décision récente de mobiliser cette année jusqu'à presque un demi milliard de dalers (ndlr. 320 millions de dollars) pour des programmes immobiliers gourmands en argent public - à noter que la construction de nouveaux établissements publics de soins et leur extension mobilisera plus de la moitié de cette enveloppe, tandis que le reste servira essentiellement à la mise aux normes et à la modernisation des hôpitaux au travers l'intégration des nouvelles technologies d'hospitalisation - a retenu largement l'attention des agents des finances publiques qui pointent « un risque certain de faire croître durablement les frais liés à l'entretien et à l'exploitation des infrastructures hospitalières et médicales urbaines et périurbaines au cours de la décennie à venir ». En clair, la construction de nouveaux hôpitaux va avoir pour conséquence d'immobiliser toujours plus de crédits du ministère de la santé, avec potentiellement pour perspective de devoir procéder à des arbitrages douloureux concernant les politiques publiques de santé que le gouvernement souhaitera conduire. Pour les auteurs de cette étude, la maîtrise de la masse salariale devra dès lors faire l'objet d'une attention toute particulière puisqu'elle conditionnera la capacité des décisionnaires à concevoir et conduire d'autres actions en faveur du milieu sanitaire.

Par ailleurs, il a été mis en évidence que les récents programmes de recherche et les partenariats scientifiques nombreux avec des établissements et des entreprises étrangères, notamment en matière de compréhension de l'ADN et du génie génétique, représentent un coût non négligeable pour les finances publiques. Si c'est essentiellement le budget du ministère de l'instruction et de la recherche qui a été sollicité - ce dernier dispose de près de 4,5 milliards de dalers (ndlr. 2,96 milliards de dollars) de crédits pour la recherche fondamentale et appliquée auxquels s'ajoutent les 106 millions de dalers (ndlr. 70 millions de dollars) pour la mission « Recherche et médecine du futur » du ministère de la santé - le travail pour l'élaboration de thérapies de nouvelles générations basées sur la maîtrise du génome pèse lourd dans les dépenses de l'Etat. « Depuis le début du projet pour l'élaboration de traitements pour les maladies génétiques et les affections les plus graves, ce sont près de deux cent millions de dalers qui ont été mobilisés et engagés » estime le rapport de la direction du budget. Pour autant, le ministre de la santé a reçu le soutien de son homologue en charge de l'instruction et de la recherche qui a redit que certains enjeux dépassent largement les petites questions comptables.

Face à ce constat sur le coût croissant de la santé au Jernland, le président du Statsråd est intervenu pour rappeler que l'amélioration du système de soins constituait un engagement lors de sa prise de fonctions et qu'il entend bien respecter la parole donnée en agissant en faveur de la santé des Jernlanders. De même, il a rappelé que les très bons résultats économiques du pays amènent mécaniquement avec eux un accroissement des recettes publiques au travers les prélèvements obligatoires ; même si ces derniers devrait continuer de baisser pour accompagner la maîtrise de la dépenses publiques qui sera ainsi passée de 55% du produit intérieur brut en 2039 à 48% du PIB prévus en 2045. « C'est bien la preuve qu'il est possible de mener des actions ambitieuses, y compris sur des programems politiques coûteux comme le génie génétique et la santé de manière générale, tout en restant maître du budget et donc souverain » estime le chef de l'Etat.

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Re: Actualité scientifique | Institutt for forskning

Message par Galaad » mer. oct. 16, 2019 4:45 pm

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18. mai 2040


Avec la construction de nouveaux réacteurs par les acteurs de la filière nucléaire jernlander - Staskraft et Kjernland figurent parmi les plus importants exportateurs de centrales nucléaires - l'Energikommisjonær (ndlr. Commissariat à l'énergie) a pour objectif de renforcer la compétitivité des entreprises de la filière en accentuant le volet recherche et développement dans les travaux des organismes publics. Si le futur centre de recherche autour de l'énergie, dont notamment le nucléaire, enfoui sous les Thorkjeder et protégé très conséquemment au regard de la sensibilité des travaux, doit dans un futur assez proche faire figure de référence en la matière, le Statsråd est conscient de la nécessité d'aller plus loin et de faire émerger également des coopérations plus larges que le seul niveau national. En effet, si le Jernland maîtrise déjà un certain nombre de technologies relatives à la production d'énergie d'origine nucléaire et travaille à se doter des infrastructures pour enrichir son propre combustible issu de la fission de l'atome, lors d'une réunion au ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail, les spécialistes de la filière ont émis l'hypothèse que le Jernland puisse être à l'origine d'une vaste collaboration scientifique plurinationale dont l'objectif pourrait être d'étudier les voies les plus opportunes pour améliorer la qualité des carburants nucléaires et potentiellement à terme parvenir à des innovations de rupture.

Pour Steinar Tobiassen, le ministre de l'industrie, de l'énergie et du travail, l'ambition du pays doit être de fédérer très largement les principaux acteurs du nucléaire, au premier rang desquels figurent évidemment le Royaume de Gänsernberg et la République du Bykova - tous deux maîtrisent l'intégralité du cycle, c'est-à-dire de l'enrichissement de l'uranium à la production d'électricité d'origine nucléaire - mais également le Jernland et le Karmalistan qui, à des niveaux différents, sont des pays d'avenir où la filière de l'atome se développe rapidement. « Si nous parvenons à faire émerger un groupe de travail et d'étude entre ces quatre nationalités rassemblant les principaux experts du secteur, nous pouvons espérer construire un monde où le nucléaire sera d'abord plus efficace, plus sûr, mais également mieux employé » résume le ministre à la sortie de la rencontre. Selon lui, l'idée n'est pas de faire fusionner les entreprises ou de réduire la souveraineté des Etats en supprimant la concurrence, mais bien que les grands centres de recherche qui s'occupent avec la question du développement et de la modernisation des installations et des méthodes de production nucléaire mettent davantage en commun leurs savoirs pour faire avancer plus vite et plus loin des projets qui pris individuellement nécessiteraient plus d'investissements financiers, plus de personnels scientifiques humains et matériels mais également beaucoup plus de temps.

Pour parvenir à la constitution de ce groupe de travail, le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail du Jernland met sur la table une proposition audacieuse de création à proximité des installations futures de l'Energikommisjonær d'un laboratoire avec vocation de devenir le plus important centre de recherche et développement au monde sur l'énergie nucléaire, qu'elle soit issue de la fission, mais également de la fusion. Avec plusieurs infrastructures nucléaires de base il deviendrait potentiellement le plus important foyer d'émulation intellectuelle et scientifique autour de la filière nucléaire qui depuis plusieurs décennies semble stagner et ne plus parvenir à faire émerger des innovations de rupture capable d'améliorer tant la capacité productive que la sûreté de l'énergie. « Bien sur que la maîtrise de la fusion nucléaire serait un bond de géant pour les pays partenaires, mais si nous pouvions déjà, grâce à des partenariats majeurs entre ces quatre pays, faire progresser nos techniques autour de la centrale nucléaire du futur, ou l'amélioration de la qualité de nos combustibles pour notamment mieux prendre en compte la question essentielle du traitement et retraitement des déchets produits par nos installations productrices, alors ce serait déjà un important pas en avant pour la science et la souveraineté énergétique de nos Etats » ajoute Steinar Tobiassen.

Pour pouvoir espérer obtenir des résultats conséquents, l'Energikommisjonær estime qu'il faudrait doter ce centre d'un budget de six cent millions de dalers (ndlr. quatre cent millions de dollars), que les quatre Etats pourraient se répartir au prorata de leurs budgets nationaux. Ainsi les puissances économiques les plus avancées contribueraient davantage que les Etats les moins fortunés sans pour autant que ces derniers ne soient lésés dans l'accessibilité aux résultats des travaux. « Bien utilisé et non dévoyé, le nucléaire est un don fait à l'humanité et nous nous devons d'inscrire notre démarche dans cette lignée et cet état d'esprit ; c'est notamment la raison qui nous pousse à proposer ce mode de financement ». Seul, le Jernland ne serait pas en mesure de financer intégralement ce centre qui verra de toute façon le jour selon le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail, ce qui le contraindrait à en revoir le périmètre et revoir également à la baisse les ambitions en matière d'énergie issue de la fusion nucléaire. Ainsi, très concrètement, si le Karmalistan, le Bykova et le Gänsernberg, déjà liés pour beaucoup au travers d'accords de transferts bilatéraux, accepteraient de mettre en commun leur maîtrise de la construction de centrales nucléaires, mais également d'enrichissement de l'uranium, pour faire émerger une technologie commune (hrp : centrale électrique nucléaire ▮▮ et centrale électrique nucléaire ▮▮▮) et être à l'initiative du nucléaire de prochaine génération.

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