Presse katherinoise

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Re: Presse katherinoise

Message par Steve » jeu. mai 16, 2019 7:35 pm

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Les conservateurs menacent de bloquer « toute politique en faveur des sauvages »
18 février 2039

Le chef intérimaire du Parti conservateur prévient avec fougue la première ministre Gardner : les députés conservateurs s'efforceront d'utiliser leurs droits et privilèges parlementaires pour bloquer toute politique ou mesure qui serait en faveur d'une hausse des conditions de vie des autochtones. Dans une conférence de presse du chef intérimaire Barry Packard où il était accompagné d'une dizaine de députés de sa formation politique, celui qui devrait laisser la chefferie conservatrice d'ici 2040 a accusé le gouvernement pékathe de vouloir « déstabiliser la Katherina » en mettant un terme à l'« équilibre ethnique » qui y règne, selon eux, depuis l'accession à l'Indépendance de 1956. Saisissant au bond les nombreuses rumeurs qui veulent la création de la Commission de consultation nationale sur les droits des peuples natifs de la Katherina, visant notamment à remplacer l'Accord Méknak, les conservateurs estiment que le gouvernement du Parti Katherinois « gouverne en amateur en agitant les drapeaux de la division et de la discorde ». Pour les conservateurs, l'équilibre actuel est celui qui a permis à la Katherina de se préserver durant toutes ces décennies et de ne pas sombrer dans « la perte de l'identité lorthonienne ». Barry Packard, d'origine gaélique, estime qu'en donnant plus de liberté aux autochtones, ceux-ci prendront confiance et feront « la guerre aux blancs ».

Pour contrer la menace des communautés autochtones trop puissantes, les conservateurs ont annoncé qu'ils allaient bloquer tout projet de loi visant les autochtones. Une menace qui, à l'heure actuelle, n'a pas le poids escompté devant un gouvernement majoritaire, mais qui pourrait causer de grands remous. Les conservateurs, conscients de leur pouvoir d'opposition limité, espèrent en effet créer une division suffisante auprès des Katherinois pour réussir à renverser rapidement le gouvernement de Hannah Gardner. Si Barry Packard refuse d'admettre qu'il souhaite diviser pour mieux régner, il affirme qu'il rempli le mandat que leur a confié les Katherinois : « Ils n'ont pas confiance en ce gouvernement qui menace l'équilibre de notre pays. Il faut les recadrer ». Barry Packard n'exclut pas de présenter une proposition de loi visant à « castrer encore plus les droits offerts aux sauvages ».

Cavendish « dépassée par la haine gratuite »
La ministre des Affaires étrangères et vice-première ministre Elizabeth Cavendish s'est dite « dépassée comme jamais » de la haine gratuite que livre le Parti conservateur aux autochtones depuis l'élection du gouvernement du Parti Katherinois. La ministre, qui a longtemps été ministre sous différents gouvernements conservateurs avant de rejoindre Hannah Gardner, se dit incapable d'expliquer la position des conservateurs, mais elle estime que cette position « ne sert les intérêts de personne ». Elizabeth Cavendish souhaite que les conservateurs de Barry Packard ne mettent pas à exécution leur menace et les prévient : « Nous n'allons pas demeurer impassibles devant les menaces, le chantage et la possibilité que la démocratie katherinoise soit en péril ». La ministre Cavendish n'a pas souhaité discuter de la rumeur concernant la création de la Commission.

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Re: Presse katherinoise

Message par Steve » ven. mai 24, 2019 6:09 am

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Sa Majesté le Roi Richard III a présidé la séance du budget d'une main de maître
7 mars 2039

Le souverain de la Katherina, Sa Majesté le Roi Richard III, a réussi son retour historique au pays sans aucun faux pas. Invité à présider la séance de la Chambre des communes pour l'adoption du premier budget du Parti Katherinois, un moment historique alors que les quatre-vingt-huit derniers budgets avaient été publiés par les conservateurs, Sa Majesté le Roi devait pourtant avoir un rôle moindre. Le président de la chambre devait prendre en charge la gestion des débats et les tours de parole, mais Sa Majesté le Roi s'est prêté l'espace de quelques minutes à ce jeu purement protocolaire et parlementaire. « Moi, Richard III, roi des Îles Lorthon et de la Katherina, déclare cette séance parlementaire ouverte en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la Constitution de la Katherina », a affirmé Sa Majesté en chambre parlementaire avant une ovation chaleureuse de plusieurs minutes. Durant la présence de Sa Majesté à la chambre parlementaire, les trois députés du Mouvement républicain ont choisi de ne pas être présents : ceux-ci n'ont pas participé au vote et leur voix a été comptabilisée comme abstentionniste en vertu du règlement de la Chambre des communes.

Sa Majesté le Roi a notamment dû suivre quelques formations « à la dernière minutes » par le président de la Chambre des communes pour exercer le rôle qui lui est attribué par la Constitution. Les codes et procédures, qui n'avaient pas été revus depuis James VI, ont été modifiés afin de répondre à la réalité de la quatrième décennie du siècle actuel. Parmi les modifications, il a été convenu par tous les députés que cette invitation royale allait être la dernière à être systématiquement envoyée à Sa Majesté lors des périodes d'adoption du budget. « C'est un jour historique, parce qu'essentiellement, on assiste à peut-être la dernière présidence royale de la Chambre des communes dans l'histoire de la Katherina », note l'expert en politique katherinoise Adam Pugh.

Des déclarations malaisantes
Comme avant chaque vote sur un budget, les chefs des différents partis politiques représentés à la Chambre des communes ont eu un temps de parole pour s'adresser à la présidence de la Chambre. Même si ceux-ci se trouvaient face à Sa Majesté le Roi, une vieille loi les empêchaient de s'adresser directement au souverain. Les députés devaient donc appeler le Roi « monsieur le Président », provoquant de nombreux malaises parmi les députés. « On a senti une certaine hésitation », note l'analyste Pugh, qui croit que « les députés avaient l'impression de manquer davantage de respect au Roi ». Dans les déclarations, le chef intérimaire conservateur s'est dit « extrêmement navré que Sa Majesté assiste au pire budget katherinois déposé depuis l'Indépendance ». À la sortie du parlement, plusieurs députés ont souligné la maladresse du chef conservateur de politiser la présence de Sa Majesté. Pour sa part, la première ministre Gardner a salué « la présence exceptionnelle en ces lieux [NDLR : la Chambre des communes] d'une figure marquante de l'âme katherinoise ».

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Re: Presse katherinoise

Message par Steve » jeu. juil. 04, 2019 8:38 pm

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La Commission Reed ajourne ses travaux sur un fond de division
12 juillet 2039

La Commission royale sur les droits des peuples natifs de la Katherina, appelée également Commission Reed en l'honneur de son président Dominic Reed, ajourne ses travaux jusqu'en septembre. Cette Commission, qui vise notamment à remplacer l'Accord Meknak et à attribuer davantage de droits aux autochtones, s'est ajournée sur un fond palpable de tension et de division au sein de ses participants. Si la Commission Reed a publié un compte-rendu qui fait état « d'avancées significatives », il en est tout autre sur le terrain. Citoyens et spécialistes se déchirent sur le point central du conflit : la Chambre des communes doit-elle amender l'Acte de Katherina, la constitution katherinoise, pour affirmer que les autochtones sont des Katherinois à part entière? Comme le stipule l'article IX, paragraphe III : « Dans tous les cas, les Katherinois [...] ne sont pas membres d’une communauté indigène ». Au sein de la Commission, nombreux sont ceux qui s'opposent à une reconnaissance constitutionnelle des autochtones à titre de Katherinois, ce qui leur permettrait d'obtenir les mêmes droits qu'un Katherinois reconnu, comme le droit d'être élu et le droit de possession. Parmi ceux-ci, le député conservateur du 70e district Ralph Spill, qui considère que « leur donner davantage de droits, c’est renier l’identité de notre pays ».

Pour le député élu depuis 2030, les autochtones ne devraient pas attendre de la Commission « des droits et libertés plus vastes », et rappelle que l’Accord Meknak, qui a été conclu en 1993, répond notamment aux besoins des autochtones. « L’Accord Meknak permet d’encadrer les sauvages pour leur permettre de vivre au sein de cette société. Oui, avec des limites, mais c’est pour leur assurer un meilleur avenir », avait-il affirmé devant la Commission, il y a quelques semaines. Si le député reconnait que les « efforts d’assimilation » n’ont pas été un succès entre les années 1960 et 1990, il exprime néanmoins sa volonté de voir les autochtones « vivre avec ce qu’on leur donne ». Un son de cloche qui n’attire pas du tout le député pékathe (Parti Katherinois, au pouvoir) du 43e district Roosevelt Deal. Député à la Chambre des communes depuis 2018 (sous la bannière de l’Union des forces katherinoises puis du Parti Katherinois), Deal est à l’origine de nombreux projets d’amendements constitutionnels en faveur des autochtones. Tous rejetés. Le vieux routier, qui a affirmé récemment qu’il en était à son dernier mandat à titre de député, estime pour sa part que l’Acte de Katherina de 1956 est un « objet de propagande conservatrice » et que le temps est venu d’« actualiser le pays ».

Les deux députés ne sont que la pointe de l’iceberg au sein de la Commission Reed, où très peu d’autochtones reçoivent la permission d’être entendus, puisque l’article XVIII de l’Acte attribue expressément le droit de participer aux affaires publiques aux Katherinois, ce qu’ils ne sont pas en vertu du même texte fondamental. Dans son discours de fin de session de la Commission, le président Dominic Reed a réitéré sa « plus ferme volonté de remplir adéquatement la mission » de celle-ci. Une volonté partagée par la première ministre Hannah Gardner et le ministre des Affaires municipales et de la cohabitation Christopher Joyce. « À la fin de cette Commission, nous remplacerons l’Accord Meknak », a promis le ministre Joyce.

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Re: Presse katherinoise

Message par Steve » sam. juil. 06, 2019 6:18 pm

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[LIFE - EDUCATION] PRÈS D'UN SAUVAGE SUR DEUX PROFITE DU SYSTÈME ÉDUCATIF
17 juillet 2039
Par Leon Hudson

L'Accord Meknak, signé en 1993 entre les communautés de sauvages et le gouvernement conservateur éphémère de John Woodworth (1992-1994), stipule que « seuls les autochtones méritant et munis d'un avenir gratifiant pour l'État katherinois disposera d'un accès au système éducatif national ». Or, un récent rapport publié par le ministère de l'Éducation fait état d'une situation toute autre. Tandis que l'Accord Meknak prévoyait qu'environ le quart des sauvages éligibles pourrait fréquenter l'école, il s'agit plutôt de quarante-huit pour cent des autochtones éligibles qui fréquentent des établissements scolaires. Le rapport du ministère de l'Éducation stipule que, dans près d'un cas sur cinq, les jeunes sauvages sous-éduqués fréquentent les mêmes classes que l'élite estudiantine blanche : un problème de taille auquel doit s'attaquer le gouvernement du Parti Katherinois de Hannah Gardner. Dans une étude publiée en 2034 par la chercheure Phoebe Farrell, l'élève blanc a trente-neuf pour cent plus de chance d'échouer son parcours scolaire s'il côtoie des élèves à la peau foncée par la crasse dans la même classe. L'étude affirme également de manière scientifique, concrète et irréfutable que l'élève blanc « est à risque de perdre entre six et treize points de QI » s'il est exposé « plus d'une année scolaire » aux élèves peau rouge.

Le Collectif pour une Katherina blanche (Cowka) a publié sur les réseaux sociaux, hier après-midi, une liste de revendications auprès du gouvernement Gardner, alors que la Commission royale sur les droits des peuples natifs de la Katherina s’est ajournée pour la période estivale. Le Collectif, légitime et nécessaire au maintien d’une Katherina forte, estime que les élèves à la peau rouge ne devraient « en aucun cas avoir le privilège non-mérité de fréquenter les élèves blancs » et demande au gouvernement de Hannah Gardner d’appliquer « la totalité des engagements de l’Accord Meknak ». Le Collectif dénonce également la Commission Reed qui vise à remplacer l’Accord Meknak pour permettre plus de droits et de libertés aux sauvages. Selon le Cowka, le nouvel accord qui sera mis en place brimera les droits des Katherinois au profit de communautés qui n’apportent rien à la société katherinoise.

Le Cowka appelle aux armes, s’il le faut
Le Collectif a prévenu le gouvernement Gardner que si les conclusions de la Commission royale étaient « inacceptables », il préviendrait ses membres de « se prévaloir de leur droit historique de protéger les acquis et les valeurs de la Katherina ». Un message fort qui respecte l’Histoire de la Katherina, entachée par le parcours peu glorieux de l’époque des sauvages qui s’assassinaient et se mangeaient entre eux comme des barbares, démunis de tout sens commun et d’encadrement. Le Collectif demande également aux parents d’élèves blancs de « contacter l’établissement scolaire de [votre] enfant et d’ordonner, au nom des lois katherinoises, le respect des conventions de l’Accord Meknak ».

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Re: Presse katherinoise

Message par Steve » jeu. juil. 11, 2019 7:17 pm

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Brève| Cavendish n'est « pas froissée » par la non-invitation de la Katherina sur le débat d'une monnaie panolgarienne
02 août 2039

La vice-première ministre et ministre des Affaires étrangères Elizabeth Cavendish a été forcée ce matin, alors qu'elle se promenait dans les rues de son quartier avec son époux, de répondre à plusieurs questions contre son gré. Alors que la Katherina se trouve, entre autres, au milieu de tirs croisés verbaux entre le Caeturia et le Berlim au sujet de la création d'une monnaie panolgarienne pour le commerce international, Cavendish a dû tempérer une tempête qu'elle estime « disproportionnée ». C'est que le Caeturia a proposé à ses plus proches collaborateurs commerciaux l'idée d'une monnaie panolgarienne pour le commerce international. Ces proches collaborateurs étant le Berlim, le Westrait et le Nuevo-Rio. Des personnalités politiques berlimoises y ont vu toutefois une volonté du Caeturia d'accroître son pouvoir sur la région du sud de l'Olgarie, puisque de nombreuses nations olgariennes n'avaient pas été invitées dans le débat. Le Caeturia s'est défendu d'ignorer certains pays comme la Katherina, le Txile ou le Tlaloctlitlal, faute de liens économiques serrés ou de présence diplomatique satisfaisante. Le mal était toutefois fait : la Katherina est-elle à ce point invisible qu'elle est ignorée de ces voisins du sud? Ce n'est pas du tout de l'avis de la ministre Cavendish qui estime « tout à fait normal que le Caeturia tâte le pouls chez ses plus proches alliés » avant de réfléchir à inclure les autres nations olgariennes dans le projet. « Je crois que l'initiative caeturienne [de ne pas inclure immédiatement la Katherina] était justifiée », affirme la vice-première ministre, qui croit qu'un projet de cette envergure doit avant tout « passer le test » des alliés économiques les plus proches du Caeturia. « Je crois que le Caeturia a appris beaucoup de l'échec berlimois de l'Organisation olgaro-dorimarienne », avance Cavendish. « Mieux vaut réfléchir le projet en petit nombre et présenter quelque chose de solide par la suite. » Cavendish s'est dite toutefois « intéressée » par le projet de monnaie panolgarienne dans la mesure où le dollar katherinois maintiendra sa suprématie sur le territoire nationale, une assurance déjà validée par le Caeturia.

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Re: Presse katherinoise

Message par Steve » lun. juil. 15, 2019 10:44 pm

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Amender l'Acte pour considérer les autochtones comme des Katherinois, pas facile
15 août 2039

Le ministre de la Justice Thomas Fletcher n'en a que faire d'attendre les recommandations de la Commission royale sur les droits des peuples natifs de la Katherina qui est attendu pour l'automne 2040. Si la première ministre Gardner a ouvert la porte à une possibilité d'amender l'Acte de Katherina de 1956 pour permettre aux membres des communautés autochtones d'être considérés comme des Katherinois aux yeux de la loi, le ministre qui dirige la Justice katherinoise souhaite aller de l'avant et proposer dès le premier mandat du gouvernement du Parti Katherinois (appelé pékathe) un projet de révision de l'article IX, paragraphe III. Le paragraphe litigieux affirme que « dans tous les cas, les Katherinois [...] ne sont pas membres ou n’ont pas été membres d’une communauté indigène ». En d'autres termes, tous les droits et les privilèges que l'Acte et la loi accordent aux Katherinois ne sont pas offerts aux autochtones, ceux-ci n'étant considérés qu'à titre de citoyens. Le ministre Fletcher estime toutefois que l'élection surprise du Parti Katherinois en 2038 est un « message plus que clair que les mentalités de la Katherina doivent changer à propos » des peuples natifs. Une vision partagée que par une proportion d'à peine 36% du peuple katherinois selon un dernier sondage. Ce chiffre, plutôt décevant admet le ministre Fletcher, viennent se buter à un autre problème de taille : l'Acte demande que tout projet de réforme ou de révision du texte fondamental fasse l'objet d'un appui de soixante pour cent des députés de la Chambre des communes. Dans le scénario idéal où les députés du Parti Katherinois étaient tous en faveur de politiques favorables aux autochtones, le parti au pouvoir posséderait déjà cinquante-deux pour cent des sièges requis.

Toutefois, ce n’est pas le cas : plusieurs députés pékathes s’opposent au remplacement de l’Accord Meknak et à l’idée de rouvrir l’Acte de Katherina pour modifier l’article IX. On estime à l’heure actuelle que vingt-et-un députés pékathes s’opposent aux politiques d’ouverture de la première ministre Gardner. Vingt-et un députés sur cinquante-et-un, c’est un pensez-y bien pour la première ministre qui pourrait bien y laisser sa peau politique si son propre parti en décide ainsi. Le défi est de taille, et le labyrinthe dans lequel le gouvernement se trouve pourrait bien s’avérer être fatal. Mais pour qui? La première ministre Gardner a été élue grâce à sa promesse de mettre sur pied une version plus progressiste de l’Accord Meknak. Son idée de réviser l’article IX et la volonté de son ministre de la Justice d’aller jusqu’au bout pourront-ils convaincre l’unanimité du caucus pékathe d’embarquer dans le train dangereux du projet politique? Il semblerait que la première ministre devra user de stratégie et d’imagination pour y parvenir dans un premier mandat. L’urgence est néanmoins bien présente pour Hannah Gardner : ce mandat pourrait bien être l’unique, elle qui a réussi à faire trembler les cordes du navire conservateur qu’est la Katherina. L’appui des autochtones à Gardner pourrait chuter drastiquement si rien n’est fait : pour les membres des communautés indigènes en Katherina, le Parti Katherinois est leur dernier espoir d’aspirer à quelque chose de mieux.

Le gouvernement serait très mal conseillé de lancer le projet de réforme de l’Acte à l’aveuglette. Une défaite pourrait être l’ultime clou dans le cercueil de ce gouvernement, en plus d’octroyer aux conservateurs des munitions sans fond pour le renverser. Si la Katherina devait entrer dans une crise constitutionnelle, il y a fort à parier que Hannah Gardner ne resterait pas à la tête d’un gouvernement majoritaire, quoi que fragile, bien longtemps. Et toute minorité est plus que dangereuse : une simple motion obligerait le Gouverneur-général à dissoudre la Chambre des communes et à déclencher des élections générales hâtives. La crainte de tous les pékathes. Et aussi, celle de tous les républicains qui perdent des plumes constamment dans les sondages. Quelle option alors? L’abandon de tout projet de révision de l’Acte? Comment le gouvernement Gardner pourra-t-il se sortir indemne du plus grand viol politique de l’histoire moderne des promesses électorales?

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Re: Presse katherinoise

Message par Steve » jeu. juil. 18, 2019 5:59 pm

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Le Westréen James Jenkins condamné à 20 ans d'emprisonnement, dont 12 sûrs
23 août 2039

La Justice katherinoise a tranché : le Westréen James Jenkins, qui avait réussi à passer la frontière le 11 mai 2038 dans le but d'armer les autochtones katherinois dans ce qui devait être une « lutte à ne plus finir », passera au moins les douze prochaines années de sa vie dans un centre de détention de la Katherina. C'est ce que le magistrat de la Cour supérieure royale a tranché après vingt-et-un jours de procès où le Westréen a été mis à mal sur tous les aspects de sa défense. L'homme de vingt-neuf ans, qui se qualifie lui-même de « président du Front de libération des peuples natifs d'Olgarie », a traversé la frontière westro-katherinoise le 11 mai 2038 et souhaitait mettre en marche un conflit racial armé entre les Katherinois et les autochtones. Il s'agit d'un contrôle de routine des agents frontaliers katherinois qui a sonné l'alarme. L'homme a été arrêté sur-le-champ le temps qu'une enquête plus approfondie soit menée par les forces policières.

Le magistrat Allen Shepperd a conclu que Jenkins avait délibérément mis sur pied un « projet de guerre civile sophistiqué, professionnel et meurtrier ». Dans son jugement final, le magistrat s'est indigné du « manque de sens moral » de l'accusé et du « terrible sort » qu'il souhaitait aux Katherinois. Lors de son témoignage, le Westréen a qualifié les Katherinois de « dégoûtants », les accusant de commettre «une ségrégation disproportionnée » à l'égard des autochtones, un crime « bien plus grave que tout se qui se passe en Aleka depuis des décennies». Dans son jugement, le juge Shepperd rappelle l'importance d'« observer et de faire observer l'Acte de Katherina », et accuse le Westréen d'« interpréter avec fausseté l'Acte de Katherina». « Monsieur Jenkins, il n'en tient pas à vous, ni à quiconque autre que les gens qualifiés, d'interpréter les dispositions de notre Loi fondamentale », a lancé le magistrat à l'accusé.

Accusé d'orchestration de projet terroriste, de tentative de création de désordre civil et de mise en danger de la vie d'autrui, le Westréen a été déclaré coupable aux deux premiers chefs, lui valant ainsi au moins douze années derrières les barreaux. Dans sa conclusion, le magistrat a affirmé qu'il était « profondément désolé de garnir [nos] prisons de personnages comme [vous] ». L'Agence correctionnelle de la Katherina a affirmé dans un communiqué qu'en vertu de la nature « extrêmement dangereuse » de James Jenkins, celui-ci serait confié « à un centre de détention de sécurité maximale » jusqu'à ce qu'il démontre « des signes de repentances ». Depuis 2020, Jenkins est le sixième Westréen à être emprisonné en Katherina pour des crimes semblables. Des cinq pionniers avant lui, trois sont toujours derrière les barreaux, un a été libéré et renvoyé au Westrait en 2037 et le dernier, Brett Porter, a été battu à mort en 2028 après qu'un gardien ait oublié de verrouiller sa cellule.

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Re: Presse katherinoise

Message par Steve » sam. juil. 20, 2019 5:36 am

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L'entraîneur du Kitaskino Crown fête ses vingt ans à la tête de la plus grande équipe du pays
28 août 2039

L'entraîneur de l'équipe de hockey sur glace du Kitaskino Crown Cameron Stone fête ses vingt années à la barre de l'équipe la plus titrée de la Ligue nationale de hockey. Le 28 août 2019, l'homme qui a maintenant soixante-et-un ans quittait l'univers des joueurs pour faire son entrée derrière le banc. Avec la pression énorme qui venait avec l'équipe, le très jeune entraîneur avait beaucoup à faire : les partisans souhaitaient que leur équipe favorite retrouve le chemin des victoires. Entre 1927 et 2019, le Kitaskino Crown avait remporté quarante-et-une Coupe Hargreaves, mais aucune entre 2002 et 2019. Les dirigeants de l'équipe avaient vu en Stone une fougue qui pourrait, selon les témoignages de l'époque, remettre le Crown sur le droit chemin. Sous la gouverne de l'entraîneur sacré onze fois meilleur entraîneur du circuit (dont huit années consécutives), le Crown a soulevé à huit reprises la Coupe Hargreaves en 2023, 2025, 2029, 2030, 2031, 2032, 2034 et 2036.

Rejoint au téléphone, l'entraîneur refuse de recevoir les fleurs offerts pour la longévité record d'un entraîneur à la tête d'une équipe de sport professionnel en Katherina. « Tous les jours, je me lève avec une seule volonté, c'est de rendre les joueurs encore meilleurs et de faire de cette équipe la fierté du pays. » L'homme de soixante-et-un ans, originaire du Westrait, ne mesure pas les deux dernières décennies qu'il a passé à diriger les meilleurs joueurs de hockey du monde, comme il le dit. « C'est hier, il me semble, que je prenais part à mon premier entraînement à titre de coach. Le temps passe vite », tranche-t-il, ajoutant qu'il souhaite que l'équipe ne se concentre pas sur cette vingtième année. Actuellement en saison morte, le Crown de Kitaskino aura à mettre les bouchées doubles pour retrouver le sentier victorieux. Et hors de question pour l'entraîneur qu'une quelconque statistique mette en péril la cohésion du jeu de l'équipe : « C'est une distraction inutile ».

Stone est salué par beaucoup
Sur les réseaux sociaux, de nombreux joueurs, entraîneurs et dirigeants du circuit ont salué l'exploit de Cameron Stone. L'entraîneur des Empereurs de Jackson Valley Robert Holmes, qui en est à sa huitième équipe en onze saison, a salué l'exploit sous le trait de l'humour en saluant « un homme presque aussi stable que moi à la tête d'une équipe ». Le dirigeant de la Ligue nationale de hockey a salué l'« extraordinaire accomplissement d'un surhomme à la tête d'un surrêve ». Benjamin Duncan, ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme, dont dépend le sport, a remercié Cameron Stone pour son engagement dans la société katherinoise. « À titre de grand partisan du Kitaskino Crown, je ne pourrais être plus heureux. »

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Re: Presse katherinoise

Message par Steve » lun. juil. 29, 2019 8:37 pm

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Révision de l'Acte : un échec qui pourrait coûter cher
27 septembre 2039

Le chef intérimaire du Parti conservateur Barry Packard, également en tête de liste dans la course au leadership conservateur, a donné une conférence de presse ce matin dans laquelle il a prévenu la première ministre Gardner que le dépôt d'un projet de révision de l'Acte de Katherina de 1956, la constitution du pays, pourrait avoir de « lourdes conséquences ». Le chef intérimaire conservateur a accusé la première ministre Hannah Gardner, du Parti Katherinois, de « jouer avec les braises de l'instabilité des races » au sein de la Katherina, et croit que le dépôt d'un projet de révision de l'Acte afin de considérer les autochtones comme des Katherinois à part entière pourrait « freiner l'esprit de la cohabitation ». Barry Packard, peu enclin à offrir aux autochtones des conditions sociales plus permissives, croit que la modification de la loi fondamentale du pays pourrait remettre en déséquilibre l'ordre social établit depuis près d'un siècle. Packard s'explique d'ailleurs très mal pourquoi le gouvernement du Parti Katherinois cherche absolument à déposer un tel projet de loi, alors qu'il est impopulaire jusque dans les rangs des députés membres de la majorité parlementaire. Le projet de révision, qui sera déposé dans les prochains jours, ne devrait pas prendre plus que de quelques heures avant d'être tué dans l'oeuf, prévient le chef Packard : « Nous n'en voulons pas, les pékathes [ndlr: les députés du Parti Katherinois] n'en veulent pas. Il ne passera pas l'étape de la lecture ».

De son côté, le porte-parole des principales communautés autochtones Eddy Waknia’a a salué sur les réseaux sociaux le dépôt prochain d'un tel projet, même s'il s'est dit peu confiant d'en arriver`a une victoire. « Notre combat est quotidien », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux, « mais nous sommes confrontés à des gens qui, loin d'être chez eux, cherchent à nous éradiquer. Il faut se tenir debout, fiers, et poursuivre nos efforts pacifistes ». Dans la partie des commentaires de sa publication, Eddy Waknia'a n'a pas caché sa déception face à la situation, accusant la majorité des députés élus (tant chez les conservateurs qu'au Parti Katherinois) d'être « le plus féroce des bâtons dans la roue de nos droits sociaux ». Le porte-parole autochtone a toutefois réfréné certains utilisateurs qui appelaient à une lutte armée : « Nous n'y gagnerons que le sang, la noirceur et la mort ».

Le ministre des Affaires municipales et de la cohabitation Christopher Joyce, qui devrait parrainer le projet de révision, a critiqué la sortie du chef conservateur, l'accusant de « gonfler à bloc » les partisans d'une Katherina blanche. « Nous avons été élus avec le programme très limpide d'améliorer les conditions des communautés autochtones et c'est ce que nous allons faire. » Pour le chef du Parti conservateur, il est à prévoir que le fossé se creusera davantage entre les Katherinois et les autochtones si le projet est soumis au vote : « Je crains le pire : si des conflits éclatent, nos enfants pourraient se retrouver dans le camp des blessés ». Selon plusieurs observateurs politiques, il n'y a que très peu de chance qu'une telle révision de l'Acte soit adoptée. Le bureau de la première ministre a refusé de répondre à la question à savoir si le gouvernement allait démissionner en cas d'échec.

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