Grande Encyclopédie du Royaume

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Re: Grande Encyclopédie du Royaume

Message par Gwenael » jeu. juin 28, 2018 7:19 pm




LES GWERZIOÙ


La Gwerz est un type de chant traditionnel du Lagac'hann. Semblable à une complainte, elle est avant tout centré sur la voix, et aborde des thèmes mythologiques ou tragiques. Bien que chantée la plupart du temps a cappella, la gwerz est parfois accompagnée d'une mélodie instrumentale discrète. Elle est caractérisée par une mélodie monotone et des notes longues qui, souvent chantées en vibrato, font l'effet d'un cri de douleur. Relatant parfois des tragédies personnelles (décès d'un proche, etc...), la gwerz évoque le plus souvent des drames collectifs (guerres sanguinaires, épidémies meurtrières, etc...) ou des légendes relatives à la mort.

La représentation d'une gwerz peut être très longue (certaines d'entre elles durent plusieurs heures), dans la mesure où le texte s'attache à la description des détails du récit qu'il raconte. Toutefois, le plus important reste la charge émotionnelle transmise, qui se doit d'être particulièrement intense. Traditionnellement, elle l'est à la fois par la forme du texte, riche en métaphores et en figures de style, et la manière dont elle est chantée.

Contrairement aux genres très populaires que sont le duo bombarde-biniou et le kan ha diskan, la gwerz est réservée à un contexte plus solennel. Particulièrement appréciée par les élites de la noblesse et du clergé, qui peuvent assister à des représentations de gwerz de manière relativement régulière, on la retrouve également au cours des cérémonies officielles, notamment commémoratives, impliquant la famille royale. Il n'est pas rare qu'une gwerz assez brève soit interprétée au cours des enterrements, y compris dans le milieu paysan, afin de relater la vie du défunt et de l'accompagner dans son voyage vers les cieux.



19 octobre 2018 (An I) : « Il vous suffira de dire : j'étais au couronnement de l'Empereur Administrateur, pour qu'on réponde : voilà un brave ! »
Je ne reconnais que l'autorité de l'Empereur-Administrateur en exil. Je vous laisse une porte de sortie.
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Re: Grande Encyclopédie du Royaume

Message par Gwenael » dim. juil. 01, 2018 5:17 pm




CUISINE AU BEURRE - CUISINE À L'HUILE

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Cuisine au beurre - Cuisine à l'huile

Lorsque l'on pense à la cuisine lagarane, on pense de suite au beurre. Krampouezhoù, Kouign-Amann : tant de mets si gras et pourtant si représentatifs de la culture locale. Toutefois, le Lagac'hann ne s'est pas construit en un jour, et les différentes provinces qui s'y sont agglutinées au fil des années n'ont pas toutes adopté les mêmes traditions culinaires. Il est courant que les territoires conquis, après une certaine période d'assimilation, adoptent les us et coutumes celtes, le Lagac'hann étant lui même une ancienne terre franque. Toutefois, il est de ces régions qui, pour une multitude de raisons, ont conservé une grande partie de leurs us d'antan, y compris en ce qui concerne l'alimentation. C'est le cas d'une large partie de l’Évêché d'Arc'hantev. Correspondant à l'ancien Duché d'Argentône, pris des mains de la Santogne au milieu du XXème siècle, ce territoire garde une proximité géographique et culturelle forte avec son ancienne nation. À cela s'ajoutant un climat davantage propice à la culture de l'olivier qu'à l'élevage de bovins, il est de coutume dans la région que les aliments soient cuits à l'huile d'olive. Il en est de même dans les chaînes de montagnes qui parcourent la frontière sud du Royaume, où les barrières naturelles semblent avoir ralenti la progression du modèle gastronomique lagaran.



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Re: Grande Encyclopédie du Royaume

Message par Gwenael » jeu. août 09, 2018 7:44 pm




LE KIG HA FARZ

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Le Kig ha Farz est un plat traditionnel du Lagac'hann. Signifiant littéralement « viande et farz », il s'agit d'une variante du pot-au-feu impliquant une pâte particulière, le farz. Celui-ci se décline en deux catégories selon la farine employée lors de sa confection : le farz noir, fabriqué à partir de farine de sarrasin, et le farz blanc, issu de la farine de froment. Il est de coutume parmi les gastronomes d'associer les deux types de farz, afin de garantir une pluralité des saveurs, bien que la plupart des Lagarans n'utilisent que le farz noir, le sarrasin étant moins onéreux que le froment. Sa cuisson se fait traditionnellement dans un sac de toile fine, plongé dans le jus de cuisson.

La viande utilisée est, le plus souvent, du bœuf, associé à des pièces de porc (lard et jarret). Elle est cuite dans un grand faitout rempli d'eau avec les légumes (carottes, chou, navets, pommes de terre, oignons...), dans lequel sont plongés les sacs qui renferment le farz en vue de sa cuisson. Le plat est généralement servi avec une sauce réalisée à base de beurre et d’échalotes : le lipig.

Recette complète :

Éplucher huit carottes, huit navets, quatre poireaux, deux oignons et un chou
Faire bouillir les légumes dans un faitout contenant cinq litres d'eau
Poivrer et saler
Ajouter deux kilos de bœuf, un kilo de lard et un jarret de porc

Mélanger cinq cent grammes de farine de froment, quatre œufs et un litre de lait pour la préparation du farz blanc
Mélanger quatre cent grammes de farine de sarrasin, deux œufs un litre de bouillon et du beurre salé pour la préparation du farz noir
Mettre chaque morceau de farz dans un sac de toile, plonger les sacs dans le faitout et laisser cuire le tout deux heures

Servir le kig ha farz avec le lipig, fabriqué en faisant roussir du beurre et des échalotes, mélangés au bouillon



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Re: Grande Encyclopédie du Royaume

Message par Gwenael » sam. sept. 15, 2018 1:29 pm




LES FACTIONS POLITIQUES

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Malgré les apparences véhiculées par son régime monarchique très centralisé, le Royaume de Lagac'hann est loin d'être un modèle d'unité politique. Le pays est divisé en une multitude de factions aux aspirations plus ou moins divergentes, chacune soutenue par plusieurs franges de la population et disposant de ses vecteurs de puissance économique et militaire propres. En effet, le Royaume est dénué de toute institution de représentation démocratique, et la politique mise en place par le pouvoir royal est uniquement le fruit du rapport de force entre les différentes factions qui composent le pays à un instant donné. Chaque groupe politique ayant les moyens d'agir concrètement sur le terrain avec des moyens rivalisant parfois avec ceux dont disposent les institutions royales officielles, l'unité du Royaume en tant qu'entité politique unique ne dépend que de la propension du titulaire du titre royal au compromis.

PRINCIPALES FACTIONS DU ROYAUME :
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Re: Grande Encyclopédie du Royaume

Message par Gwenael » dim. sept. 16, 2018 12:17 pm




LES TRADITIONALISTES

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Les Traditionalistes sont la principale faction du Royaume. Ne disposant pas de structure politique formelle, il s'agit simplement de tous les soutiens du pouvoir royal sous sa forme actuelle. Les Traditionalistes partagent généralement les valeurs véhiculées par la couronne, à savoir un conservatisme fort, un certain centralisme (moins important au sein des franges féodalistes), une piété tournée vers le catholicisme et un attachement particulièrement vif aux traditions populaires lagaranes, qu'elles soient d'origine chrétienne ou païenne celte.

IDÉOLOGIE :
  • Monarchisme
  • National-conservatisme
  • Traditionalisme chrétien
  • Traditionalisme païen
  • Centralisme (modéré)
  • Écologie

PRINCIPAUX SOUTIENS :
  • La noblesse, bien que proche des milieux féodalistes, soutient le pouvoir royal. Malgré la centralisation, elle continue de jouer un rôle prépondérant dans l'administration du Royaume, et voit en la monarchie la garantie de conserver ses derniers privilèges.
  • La paysannerie représente la part la plus importante de la population, et le principal soutien de la monarchie. Fondamentalement attachés à leurs traditions et leur mode de vie, les paysans lagarans voient en l'éventualité de l'émergence d'un autre régime, au mieux une situation désavantageuse, au pire une aventure à la finalité catastrophique. Le pouvoir royal accorde lui-même un intérêt prépondérant à la conservation du mode de vie et de l'écosystème ruraux, qui constituent « l'âme du Lagac'hann ». La mémoire paysanne garde un mauvais souvenir de la brève industrialisation promue sous la période impériale.
  • Une partie du clergé est acquise à la cause traditionaliste. Représentée par l’Évêque d'Ysnevez, ces clercs ne croient pas à l'émergence d'un modèle théocratique, qu'ils voient comme une menace pour l'identité organique du Lagac'hann.

RESSOURCES FINANCIÈRES :
Les ressources financières des traditionalistes sont celles de la monarchie lagarane, c'est-à-dire de l’État. Toutes les factions du Royaume contribuent donc, malgré elles, au financement des structures traditionalistes en payant l'impôt.

RESSOURCES MILITAIRES :
  • L'Armée Royale, force militaire institutionnelle du Royaume, est le principal outil de coercition militaire dont disposent les traditionalistes. Sa loyauté reste toutefois à relativiser, dans la mesure où son objectif premier n'est pas de soutenir la cause traditionaliste, mais bien d'assurer la défense du Royaume. De ce fait, aucun contrôle n'est exercé sur l'orientation idéologique de ses membres, qui peuvent tout aussi bien, le moment venu, faire défection pour prêter allégeance aux autorités théocrates ou fascistes. La question concerne en premier lieu les troupes de conscription, rassemblant l'ensemble de la population du pays, toutes classes confondues.
  • Les milices paysannes ne sont pas institutionnalisées. Il s'agit le pus souvent des milices communales, chargées du maintien de l'ordre dans les communes rurales. Leur seul équipement est celui reçu par les hommes mobilisés au cours de leur service militaire.

COURANTS INTERNES :
  • Les centralistes soutiennent l'hypercentralisation du Royaume et la capacité d'ingérence du pouvoir royal dans les affaires locales. Ce courant est principalement nourri par la population de la capitale et des communes avoisinantes.
  • Les féodalistes revendiquent la restitution des fiefs de la noblesse assujettie au pouvoir royal. Il s'agit avant tout de la haute noblesse, qui défend cette position par intérêt.
  • Les traditionalistes païens demandent la reconnaissance du paganisme comme religion d’État officielle aux côtés du catholicisme, en tant que mouvement spirituel constitutif de l'identité organique du Lagac'hann. Cette tendance minoritaire est portée par les populations païennes et le clergé druidique.



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Re: Grande Encyclopédie du Royaume

Message par Gwenael » dim. sept. 16, 2018 1:53 pm




LES THÉOCRATES

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Les Théocrates souhaitent la dissolution du Royaume au profit de la création d'un Archevêché de Lagac'hann administré par l'Evêque de Pouldon et directement soumis aux injonctions de la Papauté. Loin d'être négligeable, cette faction peut compter sur un important soutien du clergé et des franges les plus dévotes de la population. Elle appuie sa puissance sur la prospérité de l’Église lagarane et la loyauté des ordres religieux militaires.

IDÉOLOGIE :
  • Théocratie
  • Ultra-conservatisme réactionnaire
  • Dogmatisme catholique

PRINCIPAUX SOUTIENS :
  • Les aspirations théocratiques trouvent un important écho au sein du clergé. Bien que celui-ci soit difficile à évaluer, on estime qu'il est l'affaire d'une majorité de clercs.
  • Une partie de la paysannerie de l'évêché de Pennlagac'hann, particulièrement dévote, est favorable à l'appropriation du pouvoir politique par l’Église et l’Évêque de Pouldon.
  • L'armée n'est pas épargnée par l'emprise de la mouvance théocrate, qui y trouve même un écho particulier. En effet, les ordres militaires religieux hérités des Croisades disposent toujours d'une puissance significative en terme d'effectifs et de matériel, capable de rivaliser avec l'armée régulière du Royaume.

RESSOURCES FINANCIÈRES :
Les ressources financières des Théocrates sont avant tout celles de l’Église lagarane, dont les revenus sont partagés entre les aides versées par la Papauté, les impôts religieux prélevés de manière obligatoire sur la population (essentiellement la dîme), et les dons effectués par les paroissiens les plus fervents.

RESSOURCES MILITAIRES :
  • L'Ordre de la Kroaz ar C'hist, est le plus puissant ordre militaire du Lagac'hann. Il compte un nombre important de soldats entrainés de manière professionnelle et équipés en matériel de dernière génération. Bien qu'étant théoriquement placé sous la juridiction de la Couronne, l'Ordre obéit prioritairement aux ordres de l’Église lagarane, de l’Évêque de Pouldon, et du Souverain Pontife.
  • Les milices religieuses sont des appendices des milices communales. Il s'agit d'unités irrégulières, dont la mission principale est d'accompagner les clercs et les ordres religieux professionnels dans leurs travaux d'inquisition, là où celle-ci est pratiquée.

COURANTS INTERNES :
  • Les suprémacistes inquisiteurs souhaitent que l'inquisition soit pratiquée sur l'ensemble du territoire lagaran, alors qu'elle n'est aujourd'hui limitée qu'à un nombre restreint de communes. L'objectif serait de faire du catholicisme l'unique religion du futur archevêché, en éliminant définitivement les dernières traces de paganisme celte et les autres religions.
  • Les pontifistes revendiquent le placement du Lagac'hann sous l'autorité directe du Souverain Pontife, voir son intégration aux États Pontificaux, sans passer par l'intermédiaire d'un archevêque.



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Re: Grande Encyclopédie du Royaume

Message par Gwenael » dim. sept. 16, 2018 6:04 pm




LES FASCISTES

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Les Fascistes lagarans portent assez mal leur nom. Leur dénomination tient son origine dans l'inspiration qu'ils tirent du régime impérial qui dirigea brièvement le Lagac'hann dans les années 30, et qui fut marqué par une industrialisation rapide du pays et une prédominance exacerbée du rôle de l'armée dans l'administration. Les Fascistes prônent un nationalisme de conquête (au sens non militaire) et revendiquent une atténuation de la réaction lagarane à la modernité, quand celle-ci constitue une entrave au développement de la puissance de la nation. Leur dénomination étant avant tout héritée d'une période et d'un contexte particuliers, les Fascistes lagarans ne sont pas favorables à une ingérence systématique de l’État dans les affaires privées de la population.

IDÉOLOGIE :
  • Nationalisme
  • Conservatisme
  • Militarisme
  • Centralisme
  • Industrialisme (modéré)

PRINCIPAUX SOUTIENS :
  • La petite bourgeoisie est l'un des premiers soutiens des Fascistes, voyant dans l'assouplissement des normes environnementales une manière de développer leurs activités et rentabiliser leurs affaires, sans toutefois tomber dans les excès d'un libéralisme exacerbé et destructeur.
  • L'armée est facilement séduite par les discours militaristes des représentants fascistes, y voyant une occasion d'obtenir davantage de moyens afin de développer le potentiel militaire et stratégique de la défense du Royaume. Le Parti Néo-Impérial de Lagac'hann est en partie dirigé par des officiers de l'armée régulière.
  • Une partie de la paysannerie, tantôt nostalgique de la pompe du fugace régime impérial, tantôt issue des anciennes régions désindustrialisées du Royaume, éprouve de la sympathie à l'égard du mouvement fasciste.

RESSOURCES FINANCIÈRES :
Les ressources financières des Fascistes sont celles du Parti Néo-Impérial de Lagac'hann, officiellement financé par les cotisations des adhérents et les dons des sympathisants. Toutefois, il est de notoriété publique que le parti bénéficie de versements réguliers de la part des groupes industriels désireux de voir s'assouplir les normes environnementales empêchant le développement de l'industrie à l'extérieur de l’Évêché de Penmarc'hmor. Le bruit court également que la trésorerie du parti bénéficierait de la corruption qui ronge la lourde machine d’État, au sein de laquelle les officiers haut-gradés bénéficient d'une influence trop souvent sous-estimée.

RESSOURCES MILITAIRES :
  • Les Escadrons de l'Hermine constituent une milice paramilitaire organisée, directement dirigée et financée par le Parti Néo-Impérial. Ses membres, en nombre croissant, sont majoritairement équipés de leur matériel de conscription. Toutefois, il arrive que les autorités militaires du parti investissent dans du matériel plus spécialisé. La plupart du temps, les Escadrons se cantonnent à l’organisation de défilés et de fanfares dans les rues et les campagnes du Royaume afin de montrer l'influence du parti. Cependant, leurs activités sont surveillées de très près par les autorités royales, afin de prévenir le moment où les Escadrons ne se contenteront plus de simples spectacles.
  • L'Armée Royale compte un certain nombre d'officiers et de soldats acquis à la cause fasciste.

COURANTS INTERNES :
  • Les impérialistes radicaux souhaitent le rétablissement total du régime impérial. Une aspiration purement cosmétique, qui en séduit toutefois quelques uns.
  • Les expansionnistes prônent un nationalisme de conquête au sens militaire du terme. Les frontières du Lagac'hann ne sont jamais assez larges, et il faut repousser.
  • Les productivistes réclament l'abolition totale des normes environnementales au profit de l'émergence d'une industrie lagarane puissante.
  • Les totalitaristes aspirent à l'abolition de la monarchie lagarane au profit d'un régime totalitaire à parti unique.
  • Les suprémacistes celtes revendiquent la préservation de la pureté de la race celte, au détriment des populations latines incorporées via l'annexion de l'Argentône.



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Re: Grande Encyclopédie du Royaume

Message par Gwenael » mar. sept. 18, 2018 12:03 am




LES LIBÉRAUX

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Les Libéraux sont caractérisés par un ancrage géographique à la fois très fort et très restreint. En effet, ils sont concentrés au sein de la population de l’Évêché de Penmarc'hmor, particulièrement favorable à l'évolution moderne de la société et aux transformations qu'elle implique sur la nature et le mode de vie des personnes. Les Libéraux appellent à une libéralisation économique (suppression des normes environnementales, diffusion de l'industrie et des services sur le territoire, allègement de l'appareil d’État...) et politique (suppression des privilèges de classe, démocratisation de la politique nationale...) du Lagac'hann.

IDÉOLOGIE :
  • Libéralisme politique
  • Libéralisme économique
  • Démocratie libérale
  • Capitalisme financier
  • Progressisme

PRINCIPAUX SOUTIENS :
  • La haute bourgeoisie des centre-villes de l’Évêché de Penmarc'hmor est le premier vecteur du mouvement libéral. Son militantisme est disséminé entre de multiples associations aux revendications diverses, mais relevant d'une idéologie commune, visant à diffuser le modèle économique et politique Pays de Penmarc'hmor au reste du Royaume.
  • Les industriels participent activement à la progression du mouvement libéral, davantage par intérêt que par conviction, dans l'espoir de pouvoir développer leurs activités sur l'ensemble du territoire lagaran et conquérir de nouveaux marchés.

RESSOURCES FINANCIÈRES :
Les organisations libérales sont majoritairement pourvues par les groupes financiers et industriels qui trouvent un intérêt dans la promotion de cette idéologie. Les syndicats d'entrepreneurs industriels, comme la Corporation des Industries, constituent en eux-mêmes des vecteurs du développement de la pensée libérale, et exercent une importante influence sur l’État.

RESSOURCES MILITAIRES :
  • Les milices privées financées par les groupes industriels lagarans, à mi-chemin entre des organisations paramilitaires de mercenaires et des mafias, sont un moyen pour les libéraux de disposer d'un contrepoids à la force coercitive que représente l'Armée Royale, bien que leur puissance financière leur permette déjà de rivaliser avec le pouvoir royal.

COURANTS INTERNES :
  • Les minarchistes réclament la réduction des prérogatives de l’État à leur strict minimum afin de laisser la marge de manœuvre la plus large possible au secteur privé.
  • Les sociaux-démocrates aspirent à davantage de démocratie au niveau national, tout en maintenant un État protecteur au service des assistés des plus faibles.
  • Les défenseurs des droits demandent une reconnaissance des minorités sexuelles et ethniques par l’État et la garantie de la pérennité de leurs droits. Personne ne les prend au sérieux.
  • Les conservateurs souhaitent davantage de liberté sur le plan économique, sans pour autant remettre en cause l'organisation politique et sociétale du Lagac'hann.
  • Les communistes... non je déconne, pas de ça chez moi.



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Re: Grande Encyclopédie du Royaume

Message par Gwenael » mar. oct. 16, 2018 1:42 am




LA FICHE ADMINISTRATIVE

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La Fiche d'Information Administrative est un document produit de manière systématique chaque fois qu'un individu, lagaran ou étranger, entre en contact avec l'appareil d’État du Royaume. Le Lagac'hann ne dispose pas de système de recensement obligatoire, si bien que personne ne connait la population exacte du pays, tant en terme quantitatif que qualitatif. Toutefois, tous les individus ayant eu affaire, de près ou de loin, à l’État sont fichés, et de ce fait recensés auprès de celui-ci. En principe, le pouvoir royal est donc informé de l'existence de tous les hommes valides du pays, dès l'instant où ceux-ci ont entamé leur service militaire obligatoire. De même, tous les fonctionnaires royaux au service de l’État sont automatiquement fichés, allant de Sa Majesté la Reine à la simple secrétaire provinciale.

Ce document présente également un intérêt pour l'individu qui y est renseigné. En effet, il est possible d'en demander à tout moment une copie à l’État, qui fera office de passeport au demandeur lorsque celui-ci se déplacera en territoire étranger. De ce fait, il est possible pour les Lagarans sans lien avec l’État d'entamer une procédure de fichage afin de disposer eux aussi de ce document. Dans les faits, seule une très faible proportion des femmes et des enfants du Lagac'hann sont fichés, et donc recensés, la plupart n'en ayant simplement pas l'utilité.

Toutes les Fiches d'Information Administrative sont standardisées en fonction du sexe du titulaire, et les mêmes champs d'information figurent sur chacune d'entre elles. La fiche de la Reine Gwennhaelle IV, en illustration ci-dessus, n'échappe pas à cette règle. Sa consultation permet de relever un certain nombre de points intéressants, significatifs de la manière dont les Lagarans définissent un individu :

  • La mention Épouse/Fille de ne figure que sur les fiches d'information des femmes. Elle est remplacée par la mention Fils de sur les fiches masculines. Tant qu'une jeune fille n'est pas mariée, la mention Épouse est barrée et le nom de son père est renseigné. Une fois la femme mariée, la mention Fille est barrée, et le nom de son époux est renseigné. Ainsi, tandis qu'un homme lagaran reste tout au long de sa vie défini par rapport à celui dont il est le fils, c'est-à-dire son père, une femme mariée est définie par rapport à son époux une fois son mariage consommé, et son ascendance est oubliée à présent qu'elle porte le nom de sa famille par alliance.
  • On remarquera que la mention Commune remplace la mention « Lieu de naissance » que l'on trouve dans la plupart des documents administratifs étrangers. La raison en est simplement que le Lagaran, profondément enraciné, n'est pas censé vivre ailleurs que dans sa communauté de naissance (sauf exceptions). En principe les communes de naissance et de résidence ne font qu'une.
  • La mention Religion rappelle que le Royaume de Lagac'hann n'est pas un État laïque. La religion d’État est le catholicisme, et les hérétiques et païens n'y bénéficient pas des mêmes droits que le reste de la population. Dans certaines communes théocratiques, l'inquisition est toujours pratiquée.
  • La mention Race est un héritage de l'époque coloniale. Le champ est rempli suivant la classification raciale de Carleton Coon, en fonction de critères morphologiques vérifiés en pratique par une mesure des proportions crâniennes. Cette mention figure dans le même groupe que les couleurs de peau, d'yeux et de cheveux, ainsi que la masse et la taille. Il s'agit donc d'un moyen d'identification physique des individus, complémentaire à la photographie qui figure sur la fiche.
  • La mention Premier contact administratif renseigne le motif pour lequel l'individu renseigné est entré en contact avec l’État lagaran pour la première fois, et donc pour laquelle la présente fiche existe. Sans contact entre l'individu et l’État, le premier ne sera jamais recensé, et le second ignorera l'existence même de l'autre.



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Re: Grande Encyclopédie du Royaume

Message par Gwenael » mer. oct. 17, 2018 8:51 pm




LE DROIT ET LA LOI

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Le Lagac'hann n'a jamais fait figure de pionnier en matière de philosophie du droit, ni même en matière de philosophie tout court. La philosophie, vue comme une activité oisive et futile par les Lagarans dont la culture privilégie l'action concrète à l'abstraction, est globalement une discipline assez mal vue par la population. Par conséquent, le droit lagaran est assez peu développé de manière générale, exception faite de quelques particularités locales dans les régions au mode de pensée le plus moderne du pays (principalement les grandes métropoles et l’Évêché de Penmarc'hmor), qui disposent d'une base légale assez fournie, majoritairement composée d'emprunts à la conception du droit des pays voisins. Les principales civilisations ayant influencé ces codes judiciaires locaux développés sont les mondes gallique (Santogne, Vasconie) et anglo-saxon (Lorthon, Britonnie).

Au Lagac'hann, le droit est divisé en trois couches : le droit religieux, le droit national (ou royal) et le droit local. Celles-ci sont hiérarchisées, et présentées ici dans un ordre décroissant de prédominance. De ce fait, le droit religieux est prioritaire par rapport au droit national, qui lui-même l'emporte sur le droit local. Les trois couches diffèrent par leur nature (écrite et coutumière), leur origine institutionnelle, ainsi que leurs domaines d'action.

Le droit local peut être coutumier ou écrit. Il est fixé par l'administration des communes autonomes, dont la nature diffère d'une commune à l'autre (assemblée populaire, mairie élue, administration cléricale...), et allie généralement des portions coutumières et écrites, dans des proportions qui dépendent de la culture et du modèle politique locaux. Son champ d'application touche à peu près tous les domaines de la société (sécurité, fiscalité, propriété...), tant que ceux-ci ne sont pas traités par le droit national ou religieux.

Le droit national est le fait de la couronne. Promulgué par édits royaux, sa nature est uniquement écrite pour des raisons évidentes de clarté, nécessaire au respect de l'autorité de la couronne, et afin de pouvoir être diffusé à l'ensemble des administrations locales. Si, en théorie, les édits royaux peuvent imposer une norme globale dans n'importe quel domaine, le champ d'action du droit national se cantonne en pratique à réglementer ce qui touche à la défense et la sécurité du Royaume (immigration, impôts militaires, conscription...).

Le droit religieux dépend du Saint-Siège. Il s'agit du dogme catholique, scrupuleusement suivi par les Lagarans. Sa nature (écrite ou coutumière) est donc le fait des autorités cléricales, et son champ d'action concerne avant tout les mœurs sociétales, notamment le mariage et la sexualité. L'application du dogme n'est pas contrôlée dans toutes les communes, mais certaines d'entre elles sont dotées d'une autorité inquisitrice chargée de punir les contrevenants.

Globalement, la législation en un lieu donné du Lagac'hann est très légère, toutes couches du droit comprises. Les seules normes effectivement imposées à tous sont les lois nationales. Le reste du corpus législatif est le seul fait des gouvernements communaux, laissés totalement libres en la matière : aucune compétence n'est imposée, ce qui fait qu'une commune peut, en théorie, être exempte de toute norme locale. À l'exception des métropoles à forte densité de population, où un maintien d'un ordre assez strict est nécessaire pour que la coexistence soit possible, les lois locales sont elles-mêmes généralement assez peu nombreuses, les Lagarans préférant naturellement faire justice par eux-mêmes. En cas de litige opposant deux individus ou groupes d'individus, une résolution directe entre les acteurs concernés est préférée au recours à une autorité extérieure. Par exemple, un litige concernant la propriété d'un talus séparant les domaines de deux paysans se soldera le plus souvent sur un accord de partage entre les concernés, là où les mœurs d'autres nations privilégieraient le recours à l'autorité d'un notaire ou d'un document cadastral. Par ailleurs, tous les litiges ne se résolvent pas de manière pacifique. Les Lagarans ont un rapport assez décomplexé à la violence, et son utilisation est généralement tolérée, voir vue comme légitime, tant qu'elle ne concerne que des hommes adultes et n'entraîne pas de séquelles graves auprès d'un ressortissant local.



19 octobre 2018 (An I) : « Il vous suffira de dire : j'étais au couronnement de l'Empereur Administrateur, pour qu'on réponde : voilà un brave ! »
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Re: Grande Encyclopédie du Royaume

Message par Gwenael » mer. janv. 02, 2019 4:41 pm




LE BAGAD

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Les bagadoù sont des groupes musicaux similaires à des orchestres. Typiques du Lagac'hann, ils jouent un rôle important dans les traditions musicales et la vie des villages. En effet, chaque commune compte au moins un bagad, dont la taille varie selon la densité de la population locale et l'intérêt porté à la culture musicale. Un groupe de sonneurs peut revendiquer officiellement l'appellation de bagad s'il compte au moins sept membres, dont le nombre ne peut dépasser la centaine. Il est ainsi fréquent que des communes composées de plusieurs villages géographiquement séparés comptent plusieurs bagads, chacun implanté localement, tandis que les bagadoù des grandes villes sont répartis entre les quartiers afin de respecter les limitations de taille.

L'organisation interne d'un bagad est très codifiée. Accessibles seulement aux hommes à partir de douze ans, le bagad est dirigé par un penn-sonner, qui n'est autre que le doyen du groupe. Il peut ensuite être décomposé en trois sous-groupes, ou pupitres :
  • Le pupitre des bombardes (talabarderien) est dirigé par le penn-talabarder. Rassemblant les sonneurs au plus grand coffre, il peut être enrichi d'instruments de tonalités et de tailles multiples, dont le son produit constituera la mélodie principale de la musique jouée par le groupe. Les bombardes les plus impressionnantes peuvent mesurer plus d'un mètre cinquante de long, c'est pourquoi ce pupitre est rarement fréquenté par les sonneurs les plus jeunes.
  • Le pupitre des cornemuses est dirigé par le penn-binaouer. Il est principalement composé de binioù-kozh, instrument typiquement lagaran, mais peut également compter d'autres instruments du groupe celtique, comme les grandes cornemuses lorthoniennes, plus puissantes. Les plus jeunes sonneurs débutent généralement leur carrière au sein du bagad par ce pupitre.
  • Le pupitre des percussions est dirigé par le penn-tabouliner. Il est composé de tous types d'instrument, allant de la caisse claire de batterie au tambour de fanfare, en passant par les cymbales. Les percussions sont ce qui donne un ton militaire aux marches lagaranes, et permettent au bagad d'être entendu de très loin.
Le bagad peut ponctuellement intégrer des instruments n'entrant dans aucune de ces trois catégories, selon le type de la musique jouée et l'occasion à laquelle le groupe se produit. La voix et les instruments celtes, comme la harpe, sont les instruments optionnels les plus communément ajoutés. Certains bagadoù à tendance plus moderne, notamment issus des grandes villes, peuvent également intégrer des instruments plus contemporains, comme la guitare électrique ou le synthétiseur électronique.
Si les femmes ne peuvent être acceptées parmi les sonneurs, elles jouent tout de même un rôle de danseuses au cours des représentations. En effet, il est courant que les bagadoù se produisent au cours de défilé en étant suivis ou précédés de danseurs, parmi lesquels figurent les femmes et les enfants dont la participation pleine et entière au sein du groupe n'est pas admise.

Le bagad joue un rôle social d'importance, notamment dans le milieu rural. Bien que seuls les hommes puissent y participer, la fourchette d'âge des membres est très large, c'est pourquoi le bagad permet de faire le lien entre les générations. Une fois par semaine, les hommes du village se réunissent afin de travailler à la poursuite d'un but commun : l'amélioration des performances du groupe. En dehors des entraînements hebdomadaires, le bagad se produit à chaque événement d'importance à l'échelle de la commune : fêtes nationales, fêtes religieuses, mariages, baptêmes, kermesses, etc... L'animation musicale est assurée par ces groupes locaux qui jouent bénévolement, avec un répertoire allant de la marche militaire au cantique religieux, en passant par les danses et les complaintes.

Une fois par an, les entraînements du bagad perdent leur aspect convivial et bon-enfant pour adopter un ton plus sérieux et professionnel. En effet, chaque été a lieu le Compétition Nationale des Bagadoù, qui voit s'opposer tous les bagadoù du Royaume afin de sacrer le meilleur d'entre eux pour la saison. Chaque année, les paysans, artisans et commerçants qui composent les bagadoù redoublent de travail et de rigueur pour espérer faire honneur à leur village natal en portant ses couleurs devant la représentation royale. En effet, les membres de chaque bagad sont vêtus de l'habit traditionnel de leur village d'origine, c'est pourquoi la Compétition Nationale des Bagadoù, très médiatisée, constitue une véritable vitrine pour chaque localité qui parvient à se hisser dans les hautes sphères du tournoi, leur permettant de déballer leur savoir-faire aux yeux du reste du Royaume, et plus particulièrement de la Reine, qui assiste en personne à la finale de la compétition.



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Re: Grande Encyclopédie du Royaume

Message par Gwenael » mer. janv. 02, 2019 5:32 pm




LES PARDONS

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Les pardons sont des fêtes religieuses récurrentes dans les campagnes lagaranes. Elles ont lieu aux alentours d'un site religieux (le plus souvent une chapelle, mais également parfois un calvaire, une statue ou une église) et sont organisées une fois par an à une date fixe. Véritable événement à l'échelle d'une village, les pardons sont avant tout un phénomène d'ampleur à l'échelle du Royaume, où plusieurs dizaines de milliers de fêtes de ce type se tiennent chaque année sur l'ensemble du territoire.

Si leur déroulement diffère selon les traditions locales, les pardons lagarans sont liés par trois constantes communes à toutes les localités :
  • La messe, donnée à la première heure par l'abbé local, marque le début du pardon. D'une durée d'une heure environ, elle constitue la base du fondement religieux du pardon.
  • La procession suit directement la messe. Depuis l'église où celle-ci s'est déroulée, les fidèles transportent à pied une idole à l'effigie du saint-patron local, en l'honneur de qui le pardon est donné, ainsi qu'une croix, afin de les conduire dans un lieu sacré (fontaine, calvaire, etc...), ou de les ramener dans l'église après avoir effectué un aller-retour.
  • La foire suit les cérémonies religieuses. Elle commence souvent par un grand repas réunissant les habitants du village autour d'un plat à base de porc ou de gibier grillé, mais ce n'est pas systématique. Arrivent ensuite les festivités musicales et dansantes, les représentations des bagadoù, les jeux traditionnels divers et les beuveries.

La vocation première des pardons est religieuse. Ces cérémonies permettent notamment aux fidèles de racheter leurs péchés en faisant pénitence auprès du saint-patron de la localité, mais peuvent aussi avoir des fonctions plus originales selon les lieux où elles se déroulent, comme la bénédiction de lieux, d'objets, de bétail, ou encore de malades. Toutefois, bon nombre de participants s'intéressent avant tout aux festivités qui suivent la messe et les processions. Elles sont l'occasion de retrouver les autres villageois dans un contexte festif et convivial en mangeant, dansant, buvant, et plus si affinités. Les lendemains de pardon sont souvent difficiles pour les hommes du village qui, une fois leurs péchés pardonnés le matin, se permettent toutes sortes d'excès au cours de l'après-midi, si bien que l'ivresse s'est elle aussi ancrée parmi les éléments traditionnels qui font d'un pardon un pardon réussi.



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Re: Grande Encyclopédie du Royaume

Message par Gwenael » jeu. janv. 03, 2019 4:08 pm




LE BEURRE

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Le beurre est un met bien connu qui occupe une place particulièrement importante dans la gastronomie et l'économie alimentaire lagaranes. La quasi totalité des plats nationaux incluent une proportion significative de cet ingrédient, qui est également consommé couramment de manière brute (en tartine ou à la cuillère). Sa fabrication est, à l'instar du reste de la production alimentaire nationale, essentiellement artisanale. La tradition du barattage, qui consistant à séparer extraire la matières grasse du lait afin d'obtenir du beurre par un mouvement de va-et-vient, est profondément ancrée dans les traditions villageoises. Sa pratique manuelle récurrente par les laitières, qui sont souvent de jeunes femmes, donne lieu à toutes sortes de fantasmes exprimés de manière crue dans la culture et l'humour populaires.

La consommation intensive de beurre par la population lagarane fait de sa production un pilier de l'économie agricole du pays. S'élevant à plus de sept cent mille tonnes chaque année, la production de beurre requiert un cheptel de vaches laitières particulièrement développé, ainsi qu'une industrie salicole importante. En effet, la salaison est une caractéristique majeure du beurre lagaran, qui se consomme uniquement salé (avec un teneur en sel de plus de 3%) ou demi-sel (avec un teneur en sel variant entre 0,5% et 3%). Originellement destiné à des fins de conservation, le sel est depuis lors admis dans les esprits comme étant un élément essentiellement constitutif du beurre lagaran. À l'inverse, la consommation de beurre doux est communément associée à la préciosité, la fragilité, voir l'homosexualité. Ces clichés furent volontairement promus par le pouvoir royal et le clergé au cours du XVIème siècle, afin de rentabiliser au mieux la gabelle du sel.

La profusion du beurre dans l'alimentation des Lagarans n'est cependant pas sans conséquence pour la santé publique. En effet, la consommation intensive de ce met riche en acide gras n'est pas sans provoquer des affections cardio-vasculaires comme l'athérosclérose qui, rarement diagnostiquées en milieu rural où les infrastructures hospitalières restent peu développées, donnent parfois lieu à des insuffisances cardiaques entraînant la mort des anciens comme des plus jeunes. Ce phénomène est toutefois moins présent en milieu urbain, plus coutumier de la médecine moderne et éloigné des traditions alimentaires de la populace rurale.



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Re: Grande Encyclopédie du Royaume

Message par Gwenael » ven. janv. 04, 2019 7:57 pm




LE GROUPE TIGNAN

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Le logotype du groupe figure sur la façade de la Tour Tignan, dans les quartiers est de Porzh-Araok

Le groupe industriel Tignan Stroll est la holding de sociétés détenue par le multimilliardaire lagaran Padrig Tignan, dont le rôle politique au Lagac'hann est assuré à travers son poste de Président de la Corporation des Industries. Solidement implanté dans les secteurs de la défense et de la sécurité, le groupe possède des filiales œuvrant dans des domaines très variés, comme la presse écrite, la médecine ou encore la restauration. Son important chiffre d'affaires, s'élevant à près de 5,6 milliards de dollars en 2037, fait de cet empire industriel le plus puissant du Royaume. Son quasi monopole dans l'industrie de défense à l'échelle nationale lui confère une place de choix auprès de l’État lagaran, de par son statut d'interlocuteur incontournable lorsqu'il s'agit d'équiper en matériel les forces armées du Royaume. La grande influence du groupe Tignan sur le trône et les localités où il est implanté est souvent sujette à controverse, s'ajoutant à cela le rôle éminemment politique de son propriétaire présidant la Corporation des Industries.

Principales filiales :
  • Tignan Armerezh, filiale la plus importante, spécialisée dans l'industrie d'armement
  • Tignan Surentez, compagnie de sécurité privée
  • Kartan Embreg, filiale automobile spécialisée dans les véhicules à essence, majoritairement utilitaires
  • Cliniques Klañvdi, chaînes de cliniques privées de haut standing, implantées dans les grandes métropoles du Royaume
  • Madeotre, chaîne de restauration rapide
  • Res Publica, journal écrit à tirage national, d'inspiration libérale
  • Waraok FM, chaîne de radio d'information

Historique du chiffre d'affaires :
2036 : 5 142 657 372 $
2037 : 5 617 239 615 $
2038 :




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Re: Grande Encyclopédie du Royaume

Message par Gwenael » lun. janv. 14, 2019 11:18 pm




LES COMMUNES

Les communes sont les plus petites divisions administratives du territoire lagaran, et la cellule de population reconnue la plus restreinte après la famille. Leur étendue géographique et démographique est très variable, allant de la communauté rurale de quelques dizaines d'âmes à la métropole de plusieurs centaines de milliers d'habitants. Historiquement liées aux paroisses catholiques, les frontières des communes sont aujourd'hui fixées administrativement, sans toutefois rester figées dans le temps : des réajustements sont fréquents en cas d'accord impliquant les autorités des communes concernées, ou en cas de litige arbitré par les institutions des évêchés. Cependant, les institutions chargées de la gouvernance des communes et les processus de décision au sein de celles-ci ne sont pas édictés par l’État. Chaque commune peut disposer de son propre gouvernement, dont le modèle varie fortement selon les aspirations de la population locale. De nombreux villages ruraux sont régis par des assemblées paysannes qui votent les résolutions à adopter et les orientations à prendre, tandis que les métropoles sont le plus souvent régies par des institutions représentatives (mairies). Des particularités géographiques existent, notamment dans l’Évêché de Pennlagac'hann, réputé pour sa piété, où le pouvoir est souvent exercé directement par le clergé.

Bien que soumises aux décisions du pouvoir royal, qui primera toujours sur les législations locales, les communes possèdent en réalité des prérogatives bien plus larges que L’État lagaran. Celles-ci sont en effet entièrement auto-financées, et sont libres de gérer comme bon leur semble tous les aspects de la société sur lesquels les autorités étatiques n'ont pas choisi de légiférer. Leurs compétences concernent aussi bien les domaines sociaux et fiscaux que la sécurité civile, les normes entrepreneuriales, les douanes, l'énergie, et même l'aménagement du territoire, qui reste davantage le fruit d'accords intercommunaux que des orientations de l’État.

L'autonomie communale, bien qu'elle nuise sous certains aspects à la cohérence globale du territoire et à l'unité du Royaume, permet une gestion précise des collectivités en fonction de leur besoin, et évite les troubles liés à la déconnexion sociale et géographique entre les instances décisionnelles et la population que peuvent connaitre les pays plus centralisés. Toutefois, utiliser pleinement l'éventail de ses prérogatives impose à chaque commune de les financer, en levant elle-même des impôts et taxes s'ajoutant à ceux prélevés par l’État.



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