Extrait de vies au Yogodaï (rp ponctuel sans lien)

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Extrait de vies au Yogodaï (rp ponctuel sans lien)

Message par mark » mer. mai 02, 2018 11:21 am

Extrait de vies au Yogodaï (rp ponctuel sans lien)

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"Méfiez vous du peuple car, à l'image de l'eau, il peut aussi bien porter votre bateau... que l'engloutir dans une fureur digne des plus grandes tempêtes."
Cixi, Impératrice douairière de la dynastie Qing, 1835-1908

Sommaire :
Les gouvernements doivent satisfaire le peuple, les mauvais l'ont oublié...

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Message par mark » jeu. mai 03, 2018 4:42 pm

Mémoires du Tun Fahran Dak-Di


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Il existe des légendes selon lesquelles de grands hommes serait à l'origine du monde dans lequel nous vivons. Mais, comme il s'agit justement de légendes, nous nous devons toujours de prendre avec précaution les avances qu'elles nous font.

Je le sais car, j'ai moi-même été jeune un jour et prompt à estimé, juger, et catégoriser. Je dirais qu'en ce temps j'étais surement bien plus agréable à regarder que maintenant mais je me dois d'avouer que si j'ai pu échanger un corps plein de vigueur et avec peu de défauts contre une âme qui pourrait l'être bien plus, alors en ce cas, je pourrais rejoindre le ciel en paix, comme Bouddha pu le faire.

Aussi, et parce qu'il faut bien commencer quelques part, je vais tâcher de revenir, au moment ou ma vie à commencer à voir son train quotidien bousculé.
Je m'en souviens, ça devait être, à l'aube de l'année 2036...

Le roi avait convoqué la haute assemblée et le sujet du débat du jour nous était encore inconnu.
Comme à son habitude, il entra avec cérémonie, nous nous inclinâmes jusqu'à toucher le sol avec notre tête.
Lorsqu'il fut assit, et seulement à ce moment, nous nous redressâmes pour écouter la proclamation du Grand Chambellan, son frère.

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Il annonça que sa très haute majesté avait résolu de rencontrer des étrangers, venus de la lointaine Dytolie, car son désir était, si ma mémoire ne me joue pas des tours, de faire rayonner le royaume et de l'amener à l'égal de nos grands voisins Ventélien.
Il est vrai que nous avions une image d'arriérés auprès de beaucoup d'étrangers. Mais, si je m'abstiendrais de juger la paysannerie, je me souviens pour ma part, avoir reçu une excellente éducation qui me permettait de maitriser sans peine notre langue, mais aussi la plupart des langues de commerce utilisées dans le monde. Cela incluait principalement le montalvéen, l'amarantin et le caskar, que je désignerais comme langue hellène puisque fortement similaires, le vonalyan, ainsi que le lianwanais. A côté de cela, beaucoup de personnages à la cour maîtrisait aussi, et avec beaucoup d'aisance, le principal dialecte Kaiyuanais.

Le débat s'engagea lorsque le Grand Chambellan indiqua que le roi avait choisit de contacter les Caskar pour cette tâche.
Si une grande partie de l'assistance ne fit que peu d'objection, ne connaissant que de loin ce royaume, à mon image, une petite partie en revanche, constituer des plus grands seigneurs du royaume, critiquèrent vivement, mais poliment la décision de sa majesté.

Afin que les étrangers ne se fassent pas de fausse idée, il ne faut pas se représenter quelques jeunes hommes bondissant de leurs coussins pour crier à l'offense, mais plutôt des personnages expérimentés qui, après s'être inclinés poliment, exposaient avec calme et logique les raisons de leurs craintes.

Celles-ci étaient que les Caskars avaient la réputation de pratiquer couramment la néo-colonisation, qu'il s'agissait d'un pays de marchands et de mercenaires, dont le cœur est à acheter.
Et, si ils supposaient que le roi avait certainement une excellente raison de les contacter, il demandèrent néanmoins pourquoi le Paon devrait-il se compromettre avec le rapace qui se prenait pour un aigle ?

Le grand chambellan, comme c'était son rôle, répondit que le roi avait observé avec beaucoup d'attention l'évolution de ce pays et qu'il était la marque d'un remarquable développement. Avançant même qu'il nous ressemblait sur le plan du développement avant que la dynastie régnante ne vienne illuminer le pays pour le sortir de l'obscurité.
Il précisa également que les seigneurs avaient probablement raison, mais que malgré cela, il notait aussi que cet état était pris en compte par les autres puissances de ce monde, même si ses méthodes ne leurs plaisaient pas.

Les seigneurs avancèrent qu'ils ne comprenaient pas pourquoi le royaume devrait se corrompre avec ces étrangers pour sortir de la nuit, précisant qui si ces derniers y étaient parvenus seuls, le Yogodaï le ferais également.
Là, le frère du roi regarda les grands seigneurs et leurs demanda simplement si depuis qu'ils régnaient, ils avaient aperçu la moindre évolution dans le pays.

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Les grands s'inclinèrent et le roi prit la parole : "J'ai choisit ce pays parce qu'il à accomplit à de nombreuses reprises des choses que l'on jugeait jusque là impossible, et même s'il avait échoué, ce peuple est d'une détermination remarquable, il ne désarme pas devant l'échec. Il est curieux et il expérimente, il essaye et tente. S'il est vrai qu'il à les nombreux défauts que vous nommez fidèles et loyaux seigneurs, il y en a un qu'il n'a pas avec la majorité des autres peuples de ce monde; la division. Presque tout les états qu'il y a sur cette planète remettre leurs destins entre les mains de gens qui au nom de la voix du peuple, profite du pouvoir et se le dispute comme des chiens autour d'un os.
Les caskars incarnent l'ordre et l'unité absolue qui à prit conscience que parfois, même la diplomatie à ses limites."

A cette époque, nous ne le savions pas encore, mais sa majesté faisait référence à la guerre civile qui avait chassé les seigneurs, petit et grands, et été le principal facteur d’émergence d'un état moderne.
Quand j'ai compris cela, j'ai aussi saisit pourquoi le roi évitait au possible que l'on parle de l'histoire de ce pays ou qu'on l'enseigne, probablement car il avait une intention similaire vis à vis des seigneurs qui, régulièrement, contestait son pouvoir dans de grandes révoltes.

C'est en tout cas ainsi que le roi annonça sa volonté de rencontrer ces étrangers Caskar, qui, à l'entendre, serait capable de nous porter jusqu'à la place légitime du royaume du Paon dans le monde.
Pourtant, et c'est sans aucun doute de ma part, que je dirais qu'on commencée à naître les premières dissensions et craintes au sein de la haute assemblée que le roi ne se fasse erreur en pensant que le faucon à qui il comptait demander assistance, parvienne à résister à sa nature de rapace...

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Message par mark » mer. mai 09, 2018 5:18 pm

Intrigué par cette affaire, j'obtint de sa Majesté la permission de me rendre à Nion-Kaï afin de me renseigner davantage sur ces dytoliens auprès des moines et de leurs archives.
Pendant le trajet, je fus forcé d'admettre que si le royaume du Paon ne manquait en rien d'éclat, ses plumes aurait gagnée à être lavée. Les campagnes étaient le domaines des fiefs et les villes ceux de la bourgeoisie. Et de ces deux ordres, je ne savait honnêtement lequel était le plus progressiste...

D'un côté, des seigneurs attachés au résultat des récoltes, au impôts de leurs paysans, mais aussi à leur sécurité et leur protection. Bien entendu, les bons seigneurs ne couraient pas les rues, et ce qui était certains, c'est que je n'en comptais aucun parmis les grands qui s'entendait les uns les autres pour échapper le mieux possible à la fiscalité royale.
Je me dois de reconnaître que leurs pouvoirs était assez larges, pour ne pas dire supérieur à ceux de notre monarque lorsqu'ils s'alliaient...

De l'autre, la bourgeoisie des villes qui avait très rapidement colonisé les marchés, les banques, les tripots et autres marques de la richesses d'une ville. Mais ils étaient aussi ceux qui avait créer les premier mendiants forcés au sein de notre bel état.
Sans parler de l'état de salubrité de ces cités qui, à la seule exception de certains quartier de Gong-Mah, étaient de véritable foyer de maladies.

Au vu de ces facteurs, il était aisé de comprendre une partie des motivations du roi qui résistait encore bien à ces deux puissances en jouant sur leur différences, tout en exploitant l'amour infini que le peuple lui portait.

Nion-Kaï était un temple au sud du pays, le plus important si ma mémoire ne m'abuse pas.
Même si les moyens, comparé à ceux de maintenant, était limité, les moines qui l'occupaient était itinérants et gardaient des liens avec leurs communauté parcourant le monde, les renseignant par le même biais.

En arrivant, je fut introduit auprès du moine de garde qui, après explication de ma requête, m'autorisa, accompagné par un moine bibliothécaire qui manipulerait les ouvrages, à les consulter.
Bien que je l'ai déjà vu dans ma jeunesse, je n'oublierais jamais cette impression écrasante d'être minuscule à côté des piles de savoirs empilés dans ce lieux.
Le moine ne me dit pas un mot au cour de cette visite, il se contenta de monter sur une échelle et de retirer trois énormes manuscrit qui révélait que, malgré sa petite taille et son air chétif, il était loin d'être faible.
Ces ouvrages ne portaient aucun titre, juste un faucon héraldique qui paraissait néanmoins très anciens.
Le moine m'indiqua un tapis sur le sol à côté duquel il s'assit, le premier ouvrage en main.
Il faut dire que leur assistance était nécessaire étant donné qu'il avait inventé leur propre système de codage afin de protéger leurs savoirs et leurs éviter le pillage.
Le moine me lut l'ouvrage, je savait à ce moment que je resterais là pour plusieurs jours au vu de la masse d'informations compilée.

Mais je me souviens encore aujourd'hui que ce fait m'avait surpris, les religieux semblaient être bien mieux renseigné sur ces étrangers que ne l'étaient les archives royales...

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Re: Extrait de vies au Yogodaï (rp ponctuel sans lien)

Message par mark » mar. mai 15, 2018 5:58 pm

La Grande Duchesse arriva à la fin du mois de Janvier. Le roi s'était assuré que la réception se fasse en grande pompe. Curieusement, le navire par lequel elle débarqua était un voilier, un grand trois mats de croisière.

Malgré tout, cela fit évènement, et il y eue une vraie foule pour la voir débarquer. Comme l'on s'y attendait, elle fut conduite au devant du frère de sa Majesté, le Grand Chambellan qui, suivant la coutume, lui donna la date à laquelle le Très-Haut s'entretiendrait avec elle.
Curieusement, et j'avoue avoir été moi-même surpris, les Caskar s'inclinèrent (au sens littéral) devant cette décision. L'élément amusant de la scène fut que, étant présent, je fut désigner pour me charger des invités.

Bien entendu, je n'étais pas affecté à tout ces travaux réservés au serviteurs comme montrer la chambre, et j'en oublie... Non, mon rôle était d'impressionner ces étrangers en leur montrant le meilleur de notre pays afin qu'ils soient dans de bonnes condition pour voir sa Majesté. J'étais également chargé de choisir les plats, les visites ainsi que de sonder via d'habiles discussions, les attentes de l'invitée de sorte à ce que notre monarque puisse toujours conserver l'avantage dans la discussion.

Aussi, une fois que j’eus été introduit et qu'ils furent informé de ma tâche par le Grand Chambellan, les Caskar se retirèrent dans l'aile du palais de réception qui leur avait été réservée.
Si la plupart des membres de la délégation s'avérèrent être aisé à séduire, la plupart semblant comme le racontait les rumeurs, "amoureux de notre culture"; j'étais insatisfait de constater que cette béatitude simple ne concernait pas la Duchesse, ni d'ailleurs celui qui semblait être son proche conseiller dans cette affaire.

Malgré tout, je décida qu'il serait profitable au relations qu'ils visitent le pays, et tout en le faisant, je recommandait humblement au Grand Chambellan de suggérer au roi d'être du voyage, de sorte à pouvoir sortir la galère royale.
Je dois avouer qu'elle n'avait pas un comportement très... souverain, et à cette époque, j'ignorais encore où elle avait été élevée. Mais ce manque de protocole me surpris, autant par le fait que la cour risquait de le faire noter à sa Majesté, mais aussi du fait qu'elle ne se comportait en rien au quotidien en monarque.

A titre d'exemple, je prendrait le premier repas qui fut servit dans les appartements. Comme le voulait le protocole, je fit disposer les assiettes et les couverts sur une longue table basse au centre de la pièce, avec deux places en bout de table, la première pour son Altesse, en tant qu'invitée principale, l'autre pour moi-même en tant que chargé du bien être des invités et pour avoir vu sur l'ensemble d'entre eux afin de pouvoir répondre au moindre de leurs désirs.

Si je n'eut pas à me plaindre de leur ponctualité, tous se présentant au repas comme convenu, ce fut en revanche leur disposition qui me surprit au plus haut point. En cause, le fait que son Altesse se soit excusé d'un léger retard du fait d'un besoin naturel tout à fait compréhensible.
Aussi, j'appris qu'elle avait horreur d'attirer l'attention et qu'elle avait par avance, et depuis longtemps, permis à l'ensemble des personnes qu'elle côtoyait, de se comporter comme elles se comporteraient avec quelqu'un d'autre. Tous s'assirent donc, mais, par politesse, attendirent malgré tout son arrivée.
Ayant été quelque peu surpris par cette nouvelle, je n'avait pas remarqué que le principal conseiller de son Altesse avait prit place en bout de la table, sans que cela ne dérange les autres convives qui toutefois, demandèrent auparavant où je comptais m'asseoir, veillant attentivement à ce que cette place reste libre. mais ils se disposèrent au hasard à toutes les autres place, si bien que son Altesse prit une des places restantes, en milieux de table, entre deux des membres de sa suite. Et cela ne parut en rien la gêner. La première fois, j'avoue que je laissa entendre un regard qui marqua mon désarrois et également mon embarras.
je pense qu'elle sentit que quelque chose n'allait pas puisqu'elle me demanda elle même, mais, en égal, et non en personne à rang social plus élevé, si ils (les caskars) devait se considéré être en privé dans ces appartements, ou en publique du fait de ma présence.
Je lui répondit bien évidemment avec le sourire de circonstances correspondant, qu'elle et sa suite pouvait se comporter comme bon lui semblait ici, et que ma présence ne devait en rien les déranger.
Malgré tout, je resta très surpris de ce point et plus encore de la simplicité de sa vie.

Je vit qu'elle ne portait que très peu de bijoux, en comparaison d'autres femmes de la suite, elle n'était également pas très portée sur le maquillage et n'avait visiblement reçu aucune éducation de cour.... comme l'ensemble de ceux qui y suivait.
Que l'on ne se trompe pas en me lisant : ils étaient polis, propre et soigné, mais disons qu'une cour est une pièce de théâtre, chacun doit y avoir un rôle, le jouer à la perfection, de sorte à rendre l'ensemble gracieux et majestueux. Ces gens n'avait aucun sens de la chose et pendant ce repas, j'avoue que je m'inquiétait fortement sur le déroulement qu'allais avoir la rencontre avec sa Majesté qui elle, à l'image de son frère, était très attachée au protocole.

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Re: Extrait de vies au Yogodaï (rp ponctuel sans lien)

Message par mark » dim. mai 20, 2018 12:27 am

Quelques jour plus tard, je trouva une solution pour ravir la totalité des invités : je les invtèrent à participer à une balade en éléphants.
La cour accpeta de m'en dispensé depuis les écuries royales et je fus amusé de constater que le rythme de marche de nos parchydermes en mis quelques uns mal à l'aise, tout peuple marins qu'ils soient.

Fort heureusement, cela se résuma à quelques nausées et le voyage n'en fut pas perturbé.
Le but que je visais, étaient que ses invités se sentent respectés à la hauteur de ce que nous attendions d'eux, et comme le peuple aviat l'habitude de voir des dignitaires se déplacer à dos d'éléphants, ils s'inclinèrent sur le passage du cortège.
Néanmoins, cela parut surprendre son Altesse qui me demanda pourquoi ils agissaient ainsi.
une fois que je lui eut expliquer, elle sembla quelque peu désemparer, comme si elle se sentait au centre d'une imposture et ce bien que je lui précisa qu'il s'agissait d'un honneur réservé à quelques uns. Je sentis bien que cela ne suffit pas à lui faire retrouver sa sérénité, mais elle eue la politesse et la décence de ne pas me le signaler et de se plier au programme pour le reste du voyage.

Il n'y eu qu'un aparté qui me fit définitivement sentir qu'elle n'était pas issue de sang noble, mais qui me fit comprendre que j'avais affaire à un personnage atypique :
En passant au travers d'un village, elle sembla noter la misère qui y régnait. Certes, j'aurais pour ma part estimé qu'il s'agissait de paysans moyens, mais il et vrai qu'au yeux d'une souveraine d'un état moderne, ils devaient apparaître miséreux.
Là, elle fit signe à quelques membres de sa suite qui prirent des bagages du pain et les firent déposer au pied des éléphants.
Je manqua d'être gêné en voyant les paysants se précipiter dessus.

"Est-ce ainsi partout ?" Me demanda-t-elle.
"Non," lui répondis-je, "mais presque."

J'admet aujourd'hui que les seigneurs n'étaient pas ce qu'il y avait de plus préoccupé par le sort des paysants à cette époque, même moi je ne l'étais que peu. Mais dans le même temps, c'était l'époque.

Au retour, nous fûmes informé que sa Majesté allait être disposé à recevoir la Grande Duchesse d'ici quelques jours. Ne perdant nullement patience, elle accepta de faire, par petit groupe, une visite de Gong-Mah.

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Message par mark » sam. mai 26, 2018 11:09 pm

Au moment de sortir, je fut surpris de constater que sa tenue différait largement de celles qu'elle arborait d'ordinaire.
Elle avait abandonné sa robe à la Dytolienne pour privilégier un style plus décontracté, elle portait même un pantalon.
Bien que je sentis qu'elle perçue ma surprise, cela n'eut aucune conséquence et comme convenu, nous descendîmes en ville en groupe réduit, bien que je la força quelque peu à être protégé. Des gardes la suivait donc.
L'une de ses premières curiosité fut la bibliothèque. Je fut enchanté de sa requête tout en me disant en riant intérieurement qu'elle ne verrait qu'un dixième de nos savoirs.
En entrant dans la bibliothèque. Elle prit un temps non négligeable à en admirer l'organisation, cherchant des ouvrages rares pour le plaisir de les caresser. Je nota ce jour là qu'elle avait cet amour si spécial qu'on les gens qui côtoies les livres, où dont un mentor leur à enseigner combien ils peuvent être précieux. Le plus surprenant est qu'elle n'était pas abusé par les copies conçues pour ressembler à l'original. Elles les délaissaient et se concentrait sur les œuvres rare voir très rares. Son faciès ne changea guère, elle se contenta d'un petit sourire, similaire à celui que l'on arbore quand on est fier de ce que l'on fait... ou nostalgique d'un temps.
Toutefois, il n'y eut qu'un seul livre qu'elle rechercha, il n'était pas rare, pas même précieux. Il se nommait "En attendant Godo". Je dois avouer que pour l'avoir feuilleter... je le trouvait sans queue ni tête, désemparant et complètement fou. Néanmoins, nous le possédions, je me demande d'ailleurs par quel miracle, mais l'on dit que les bibliothèques ont tendance à stocker tout ce qu'il faut, sauf ce que l'on cherche.

Enfin, je suis mauvaise langue. Lorsqu'elle eut l'ouvrage entre les mains, elle s'intéressa à la police que nous utilisions, à la tranche de l'ouvrage et surtout, elle l'ouvrit et sembla un temps chercher une page. Quand elle la trouva. Elle poussa un profond soupir de satisfaction.
N'en pouvant plus, je lui demanda ce qu'elle trouvait de si intéressant dans cet ouvrage.
Elle me répondit ceci : "Ne vous ait-il jamais arrivé qu'une étape entière de votre vie soit marquée par un événement ?

- Tout le temps lui répondis-je.

- Ceci, me dit-elle en présentant l'ouvrage, est, trait pour trait, l'ouvrage que j'ai eu entre les main le 4 Mai 2026, quand j'ai été accepté comme employée de la bibliothèque royale Thorvaloise. Il avait fait plusieurs dizaine de milliers de kilomètres pour parvenir à des moines qui pensait y trouver quelques réponses et messages d'ordres religieux du fait que leur père supérieur, un homme très érudit, adorait cet ouvrage.
Ils ne trouvèrent jamais ce qu'ils cherchaient. En revanche, ce fut le premier ouvrage que je tint entre les mains, et l’amoncellement de circonstances qui avait été nécessaire à son bon acheminement, de l'un des points les plus reculés du monde à partir d'un autre point des plus reculé du monde m'avait fasciné.
Bien des gents sous-estime les états isolés dans le passé, cependant, eux, savent déployer des efforts pour des choses qui en valent la peine, qui en valent vraiment la peine."

Lorsqu'elle me parla ainsi, je dois admettre que je ne compris pas : Était-elle en train de dire que convoyer à grand efforts cet... ouvrage pour rester polit, était un effort qui en valait la peine ?

Après avoir répondu, elle reposa l'ouvrage à sa place, presque comme si elle accomplissait un rituel.
Elle ne me le dit pas, mais je compris plus tard qu'elle avait définitivement refermée une des pages de son existence.
Après cela, nous visitâmes le reste de la cité, mais rien n'eut autant de force que cet instant. Et demain, nous allions rencontrer sa Majesté.

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Message par mark » sam. juin 16, 2018 8:34 pm

Il avait tenue à rencontrer la délégation en privée, sans les seigneurs qui formaient le conseil, se méfiant de réactions trop brutales de leur part.
La salle du trône avait donc été vidée. Il était là, sur le trône du Paon, accompagné par son frère penché par dessus son épaule.
J’étais juste devant la délégation Caskar, étant chargé de les introduire. Fort heureusement, il s'était montré aussi curieux que compréhensif des protocoles royaux. Toutefois, avec ce que j'avais vu de leur part les jours précédent, je n'était pas complètement rassuré.
Je fit donc les introductions protocolaire puis m'écarta pour laisser passer la Grande Duchesse Alexandra, qui était à la tête de sa délégation.
Elle avança de trois pas, se trouvant presque au pied du petit estrade et là, autant à ma surprise qu'à mon soulagement, elle s'inclina profondément, presque jusqu'au sol au travers d'une magnifique révérence, imitée par l'ensemble des membres de sa délégation. Tous fermaient les yeux, c'était beaux à voir, dans ce quasi-silence du petit matin.
Conformément à ce que je leur avait dit, il attendirent que le Grand Chambellan, appuyant un petit mouvement de la main du roi, ne les invites à se redresser.

"Sa Majesté vous salue respectueusement et vous remercie d'avoir fait un si long voyage en personne pour vous entretenir avec elle." Annonça-t-il.

Alexandra, comme elle demandait qu'on l'appel simplement sourit et répondit avec complaisance :
"Votre Majesté, c'est moi qui vous remercie de vous accueillir en ces terres sacrées de Ventélie."

Le Grand Chambellan traduisit la réponse bien que le roi parle parfaitement le Caskar en plus d'une d'une dizaine d'autres langues, une technique classique de nous utilisons pour tester les étrangers.

A cette réponse factice, le roi se contenta de faire un petit hochement de tête. Son frère poursuivit alors :
"Comme annoncé dans notre lettre, nous désirerions avoir une collaboration avec votre État en vue de développer le nôtre. A cet effet, nous souhaiterions savoir si cette idéal est envisageable.

- Bien entendu messire, il est possible à n'importe qui de se développer, du moment qu'il le veuille.

- Ces choses, vous devez le savoir, ne sont plus suffisante dans notre monde, il faut les grâces de puissants." Remarqua le Grand Chambellan.

- Si je puis me permettre messire, vous devez être loin d'ignorer que vous disposez de ressources enviables sur vos terres, pourquoi ne pas faire appel à ceux qui peuvent les développer ?

- Votre Altesse.
Annonça alors le frère du roi. "Ces gens disposent peut-être d'une excellente technologie, mais nous avons besoin de personnages qui sachent également amener, en peu de temps, un pays de l'ère médiéval à celle moderne."

La Grande Duchesse s'inclina, prenant cela comme un compliment avant de demander, sur un ton de mise en garde : "Votre peuple le désir-t-il votre Majesté ?"

Pour toute réponse, le Grand Chambellan se redressa, dans une posture fière pour annoncer presque avec dédain : "Le gracieux peuple de sa Majesté vit pour elle."

La réponse parut satisfaire la Caskar qui n'émit pas plus d'objection.

"Toutefois, nous souhaiterions aussi vous demandez pourquoi nous devrions privilégier vos services à ceux d'autres peuples, comme nous voisins Ventéliens dont l'illumination semble admirée de par le monde ? Après tout, nous savons que nos richesses attirent la convoitise de nombres de pays, y compris et particulièrement le vôtre.

- Sauf votre messire, si vous avez fait appel à nous, c'est que vous avez du mûrement réfléchir à la question, toutefois, pour défendre ce que je reconnais être des intérêts importants, voici la façon dont je conçois les choses :
Votre Majesté peut-être entourée par des pays Ventélien, ceux qui auraient l'aura ou la puissance pour développer le royaume du Paon, sont aussi des états parlementaires, chose qui, d'après ce que nous en avons apprit, déplaît au plus haut point à votre Majesté; notamment pour le risque de conquête de cet idéal politique, en particulier auprès d'une noblesse qui serait de fait par trop turbulente, au plus grand dam de votre peuple.
D'autre part, peut de pays on, récemment, réussit à dompter leurs noblesse sans l'éliminer.


A cette réponse, le Roi s'avança légèrement et dit dans un Caskar qui parut parfait : "Et qu'est-ce qui vous fait croire que je ne suis pas en mesure de dompter ma noblesse ?

- Sans vouloir vous offensez, si cela vous avait été accessible, cela aurait depuis longtemps été fait, et je ne serais point ici."


Il y eut un silence, le roi la fixa un temps, regarda son frère, puis, éclatant de rire, il lui confia dans notre langue que cette étrangère lui plaisait, tant pour ses formes que pour son esprit vif.
Ce à quoi son frère lui répondit : "Mon Roi, n'oubliez point que ce sont des marchands, et qu'elle est de surcroit une catin. De sang noble, certes, mais une catin; l'art du plaisir est sien, et depuis longtemps d'après mes sources."

Le Roi redoubla ses rires et se leva, ouvrant les bras en invitant la Grande Duchesse à se lever, et à laisser le protocole s'évanouir (bien qu'un minimum, comme je l'avait expliqué à Alexandra, reste de rigueur.)

Ils se retirèrent dans la chambre des négoces, il allait en ressortir l'un des traités les plus importants de notre histoire.

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