Communautés autonomes au Nephiland

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luc57
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Communautés autonomes au Nephiland

Message par luc57 » lun. mai 07, 2018 9:12 pm

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COMMUNAUTES DURABLES DES SAINTS DES DERNIERS JOURS

ET

COMMUNAUTES DES ENFANTS DU CHRIST-SEIGNEUR

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luc57
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Re: Communautés autonomes au Nephiland

Message par luc57 » lun. mai 07, 2018 9:12 pm

La majorité de la population nephiliane vit en milieu rural. Si les villes sont très prospères et massées sur les côtes, elles ne sont que la vitrine du Nephiland, et ne pourraient tenir sans le soutien de la campagne en arrière-plan. Etant donné que les Etats-Unis du Nephiland sont une nation jeune et constituée de colons venus il y a maximum deux siècles, la conquête des campagnes s’est réalisée de manière extrêmement rationnelle et calculée, et c’est encore le cas aujourd’hui, selon un modèle soigneusement établi.
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Au début de l’année 2036, il existe à peu près 11 500 communautés autonomes, réparties inégalement sur le territoire du Nephiland, évidemment à cause de l’immense jungle tropicale qui occupe plus de la moitié du territoire. Chacune de ces communautés compte environ 1500 âmes, à quelques dizaines près. Dès qu’une communauté atteint les 3000 âmes ou qu’elle en passe de les atteindre, des arrangements sont réalisés afin qu’une partie des villageois aillent, avec le surplus d’autres communautés, fonder une autre communauté, toujours plus loin dans les terres du Nephiland. Il serait toutefois bien triste et bien utopique d’imaginer que chaque communauté fonctionne exactement de la même manière. Il existe quelques variantes mais, de manière générale, une trame commune forme le socle de chacune d’entre elles. C’est précisément ici que nous verrons toute la diversité de ces communautés et leurs différents modèles d’organisation. Il s’agit toutefois de débuter par l’information essentielle de cette présentation, à savoir qu’il existe deux types de communautés. La première, c’est la Communauté durable des Saints des Derniers Jours, elle est fondée, habitée et gérée par les Mormons et on en dénombre environ 8650. Les autres sont des Communautés des Enfants du Christ-Seigneur, et elles sont fondées, habitées et gérées par les Témoins de Jéhovah. Si ces deux types de communautés sont généralement loin les unes des autres, de part la répartition des deux confessions dans le pays (Mormons au Sud, Témoins au Nord), elles entretiennent des relations souvent assez cordiales et bon enfant. Toutefois, elles diffèrent, parfois même entre elles, sur un certain nombre de points que nous allons rapidement évoquer : les activités économiques, l’organisation politique ou encore le rapport aux institutions religieuses centrales.


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  • COMMUNAUTES DURABLES DES SAINTS DES DERNIERS JOURS
    Un nom à l’image de l’église qui les fit fonder, ces communautés sont surtout présentes au Sud du pays et dans la jungle. Elles se caractérisent par une très grande diversité dont on peut rapidement brosser le portrait ici. Une différence majeure sépare ces communautés de celles des Enfants du Christ-Seigneur, à savoir l’âge moyen, beaucoup plus bas ; il s’agit en effet le plus souvent de familles nombreuses, les Mormons enregistrant environ 4,3 enfants par femme en moyenne.
    • Organisations politiques – Les communautés durables de saints des derniers jours sont organisées selon trois grands modèles politiques. Le premier, c’est celui de l’oligarchie patriarcale, c’est-à-dire que dans une communauté, seuls les pères de famille participent à de réguliers (souvent hebdomadaires) « conseils de communauté », où toutes les décisions se prennent. Ce système exclue les jeunes hommes et les femmes en général, les deux seuls critères d’intégration des institutions dirigeantes est d’être un homme et d’avoir au moins un enfant (si un père n’a qu’un seul enfant et que celui-ci meurt, il ne peut plus participer au conseil). Il s’agit là du modèle le plus ancien, et sa présence dans une communauté est souvent la preuve de l’ancienneté de celle-ci, datant de l’époque des Pères Fondateurs du Nephiland. Les décisions du conseil sont prises à l’unanimité, et uniquement à l’unanimité. Si jamais un conflit divise le conseil et ne permet que l’obtention d’une courte majorité, un vote à bulletin secret peut être demandé à toutes les personnes majeures de la communauté pour départager les parties en conflit. Le second modèle est celui de l’aristocratie familiale, lui aussi ancien, quoique plus récent que l’oligarchie patriarcale. Comme nous l’avons déjà dit, les communautés sont constituées d’une mosaïque de familles d’implantation plus ou moins récentes. Dans ce modèle, chaque famille envoie deux de ses membres, généralement un homme et une femme, participer au conseil communautaire. Rappelons que les Mormons, mordus de généalogie, ont une conception très large de la famille. Sont membres d’une même famille toutes les personnes descendantes du même arrière-grand-père, selon une logique patrilinéaire. Ce qui fait que, dans beaucoup de ces communautés, les conseils sont relativement petits, et les deux personnes envoyées sont choisies dans chaque famille selon le mode d’élection qui lui convient. Les décisions se prennent, dans ce type d’organisation, à la majorité relative. Le dernier modèle politique est celui du triumvirat mormonique, le plus récent, fruit d’une réforme de l’Eglise de Mormon il y a quelques années. Comme son nom l’indique, trois hommes dirigent la communauté. Tout le monde peut venir au Conseil, mais la décision revient au final à ces trois hommes qui ne sont pas n’importe qui : ils sont les prêtres mormons (il y en a en effet un pour 500 à 1000 personnes environ) de la communauté. Ils sont nommés directement par les autorités mormones de New Zion et en répondent directement. Il leur est sommé d’être très proche des fidèles pour gérer au mieux la communauté. Il existe, dans ces communautés, des moyens pour la plèbe de surpasser l’autorité du triumvirat (référendum d’initiative populaire, constitution de tribunaux populaires etc.). Tous ces systèmes politiques ont comme principal atout le pragmatisme certain de leurs institutions.
    • Activités économiques – Les Mormons sont massés dans le Sud du pays. Ainsi, les économies des communautés durables des saints des derniers jours sont largement conditionnées par les ressources qui s’y trouvent, parmi quoi on peut notamment trouver l’or et les phosphates. Les mines d’or représentent une source d’emploi assez considérable, en pleine expansion par ailleurs. C’est un travail en pleine modernisation, et il n’est pas rare, dans la mentalité mormone, de commencer par travailler comme orpailleur pour ensuite aller faire des études supérieures à New Zion pour développer de nouvelles techniques industrielles pour extraire encore mieux l’or. Plus loin dans la jungle se trouvent quelques gisements de phosphates, ils sont beaucoup plus difficiles d’accès mais demeurent malgré tout exploités. Accéder à chacune de ces ressources nécessite deux opérations de grande envergure : déboisement et construction routière. Il faut savoir qu’il existe des Mormons « nomades », qui possèdent le statut de communauté, mais dont la seule tâche est de construire des routes. Ils signent régulièrement des contrats avec les états, qui les paient pour étendre le réseau routier dans la jungle, en échange de quoi ils peuvent garder le bois et même toucher un petit pécule régulier sur les péages. Ces communautés sont souvent assez riches et réputées pour leur sens très aigue du travail. A côté de ces industries, il existe évidemment des communautés entièrement dévouées à l’agriculture, qui cultivent de vastes champs, avec souvent plusieurs hectares et deux ou trois tracteurs par famille. Là encore, ces champs rognent la jungle, mais beaucoup sont très anciens. Ces communautés vivent essentiellement de leurs exportations, soit aux autres communautés, aux grandes villes, ou plus rarement à l’étranger. Il ne faut toutefois pas adopter une vision binaire des activités des communautés durables des saints des derniers jours. Il y a des communautés uniquement minières et des communautés uniquement agricoles, mais dans l’ensemble, la plupart d’entre elles sont mixtes, composées de tout type de métier. Si on évite au maximum l’emploi de la voiture, il y a cependant des réseaux de transport en commun assez nombreux, permettant à certains Mormons d’aller travailler dans une communauté voisine, bien ce que cela demeure assez rare, toute l’économie et les besoins étant planifiés loin en amont.
    • Rapport à l’Eglise Mormone – Basée à New Zion, l’Eglise Mormone contrôle assez rigoureusement ses communautés. Contrairement à la Société de la Tour de Garde –Témoins de Jéhovah-, l’Eglise Mormone se veut une structure politique, et non seulement religieuse. Chaque aspect de la vie chrétienne doit être en accord avec les principes de l’Eglise. Ainsi, les pasteurs Mormons, généralement nommés par le centre de New Zion, sont triés sur le volet, et même si leur influence dépend assez du type politique de la communauté, ils n’en demeurent pas moins qu’ils ont un grand pouvoir de délation et de contrôle des mœurs. D’ailleurs, il n’est pas rare que le pasteur exerce aussi une magistrature judiciaire dans la communauté. Le contrôle n’est donc pas aussi lâche qu’il ne l’est chez les Témoins de Jéhovah (voir plus bas), et chaque communauté est dirigée par un pouvoir à la main de fer, mais tout ça, pour la gloire de Dieu.


  • COMMUNAUTES DES ENFANTS DU CHRIST-SEIGNEUR
    Moins nombreuses que les précédentes, et moins anciennes, ces communautés sont beaucoup moins rurales, et massées dans le Nord du pays. Ayant une structure sociologique fort différente et une pyramide des âges plus âgée, elles ne peuvent que se constituer bien différemment de leurs voisines du Sud. On connaît deux grands modèles politiques, assez extraordinaires et variés, gérant les communautés. En revanche, en ce qui concerne le nombre de personnes, elles sont aussi soumises à la loi des 1500-3000, qui est une directive nationale.
    • Organisations politiques – Les communautés des Enfants du Christ-Seigneur sont séparées en deux groupes. Le premier type fonctionne selon un modèle de démocratie populaire. Chaque Témoin de Jéhovah de plus de 16 ans peut se rendre aux assemblées communautaires et possède un droit de vote sur les directives en question. N’importe quel citoyen peut proposer quelque chose (décret local, travaux, directive judiciaire…) à condition qu’il réunisse au moins deux cents signatures pour le soutenir. Il doit alors demander une ouverture de séance aux prédicateurs de la communauté, séance qu’il présidera lui-même, organisant un débat qui se conclura par un vote à main levée. Ce système, très facile à mettre en place, est privilégié par beaucoup de ces communautés, pour son caractère impliquant et responsabilisant. Le second modèle est celui de l’anarchie xénocratique, beaucoup plus original et n’étant connu que parmi quelques centaines de communautés d’un état très particulier dans la jungle. Ce modèle est généralement répandu dans les communautés de Témoins ayant accepté des indigènes dans leurs villages. Il n’y a, comme l’indique le nom, aucune institution de pouvoir en tant que tel. C’est un ordre sans loi, d’une certaine manière. Seules s’appliquent les lois nationales et fédérales. Si jamais un conflit survient sur une directive ou une proposition quelconque, un réseau informatique lié à la Tour de Garde permet aux membres de la communauté de faire appel à un homme, ou une femme, d’une autre communauté des Enfants du Christ-Seigneur, afin de revenir et de régler les problèmes. Généralement, on fait appel à une personne assez éloignée, afin que celle-ci ne soit pas compromise dans les réseaux locaux et soit donc totalement impartiale dans la résolution du conflit et l’application de nouvelles lois. Ainsi, ces deux modèles présentés ont comme véritable atout la volonté de responsabilisation de chacun.
    • Activités économiques – Pendant de longues décennies, les Témoins de Jéhovah ont exploité les nombreuses ressources présentes sur leurs terres : bauxite, fer, coltan mais aussi le très précieux uranium. Les états des Témoins de Jéhovah sont généralement les plus exportateurs et les plus ouverts au monde. Ainsi, l’exportation de ces minerais a servi de base à la construction d’une économie solide et puissante, dont les revenus servaient d’abord à acheter de la nourriture aux Mormons, avant de constituer à leur instar des communautés autonomes durables –bien que les terres des Témoins soient beaucoup plus urbanisées-. Aujourd’hui, on peut affirmer qu’une grande partie de l’économie du Nord est tertiarisée, bien que la part de l’industrie minière soit encore très importante. Contrairement aux communautés mormones, où chacun reste plus ou moins dans sa communauté, les Témoins de Jéhovah sont beaucoup plus mobiles, ils ont beaucoup plus de voitures, et de manière générale sont plus « modernes ». Leur capitale, Rutherford City, est florissante, et contient des banques, une bourse, et plein de sièges sociaux de nombreuses entreprises. Les communautés des enfants du Christ-Seigneur vivent souvent dans une autarcie relative au niveau alimentaire, avec des fermiers vivant dans chaque communauté, mettant en commun la nourriture, partagée selon les besoins de chaque famille. Aujourd’hui, beaucoup de communautés s’installent là où de nouvelles ressources sont à exploiter : notamment dans la grande chaîne de montagne de l’Ouest, où se trouvent des gisements de fer, ou au plus profond de la jungle de l’Est où se cachent quelques mines d’or souvent convoitées par les orpailleurs clandestins. Par ailleurs, on assiste à une différenciation de plus en plus marquée dans les communautés des Témoins. Là où les Mormons tentent de conserver une certaine mixité, les Témoins organisent leur territoire selon une logique plus souple, plus adaptée. On a donc un premier plan de villes sur la côte, très riches, vitrine du Nephiland, puis un second plan de communautés assez petites, dont la plupart des personnes travaille sur la côte, puis un troisième plan de communautés rurales, où la majorité des habitants travaille dans les secteurs dits secondaires et primaires. Plein de petites communautés se concentrent autour des grands bassins miniers, et les pouvoirs nationaux et fédéraux songent déjà à leur reconversion quand la « ruée vers les métaux » sera définitivement terminée.
    • Rapport à la Société de la Tour de Garde – Cette dernière est l’organe central de la foi des Témoins de Jéhovah. Son siège est à Rutherford City et sa gestion des communautés se limite strictement au religieux. Régulièrement, la Société envoie des prédicateurs faire le tour des communautés (il est quasiment impossible de revoir le même prédicateur prêcher deux fois à la même Salle du Royaume –lieu de culte des Témoins-) pour rappeler aux fidèles les éléments essentiels de la foi. Ainsi, les Salles du Royaume et les écoles sont les deux centres visés par la Société depuis Rutherford City. Le reste lui importe très peu, une grande liberté est laissée aux citoyens pour leur gestion.

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