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Djinndigo
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Message par Djinndigo » mar. janv. 30, 2018 10:15 pm

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Le logo de la chaîne télévisuelle d'information et de culture EuskoTV.

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Le plateau d'EuskoTV, avec les deux présentateurs habituels.


EuskoTV, de son vrai nom Eusko Telebista, est une chaîne télévisuelle d'information et de culture directement financée par l’État txiléen (Ministère de la Culture), ainsi que divers groupes d'investisseurs posunois (de la région autonome de l'Aerugo, majoritairement peuplée d'euskals) et kapayanais (la Cité-État kaiyuanaise de Kapayane, ancienne concession txiléenne au Kaiyuan sous le nom de Kapañoa, elle aussi peuplée d'euskals). Grâce au parc satellitaire txiléen (une vingtaine de satellites de télécommunications), la chaîne diffuse en continu, et dans une majorité de pays, dont le Kaiyuan, le Posun, le Txile, l'Amarantie, l'Hachémanie, le Vonalya, le Deseret, le Zeederland... EuskoTV a pour principal but de populariser la langue euskale, mais également de faire découvrir la civilisation euskale dans son ensemble, avec divers reportages, mais aussi des émissions sur l'actualité (notamment traitée et analysée du point de vue du Txile et du peuple euskal), qu'elle soit internationale, nationale ou même régionale : fêtes traditionnelles, culture, gastronomie, information, élections...

La chaîne diffuse ses programmes en continu, 24 heures sur 24, intercalant de la musique et des longs/courts/moyens-métrages entre chaque émission d'actualité. Les présentateurs et les reportages sont en euskara (langue basque), mais des sous-titres sont disponibles dans toutes les langues, et les émissions sont traduites en certaines langues : amarantin, surinois, posunois, italique... Les deux présentateurs, Horazio Goyechea (à droite sur la photo) et Aldontza Andupe (à gauche sur la photo), se chargeront de présenter les actualités quotidiennes tandis que des invités qualifiés viendront présenter les émissions spécialisées.
Plus réfléchi qu'on ne l'est ordinairement à l'âge que j'avais alors, révolté sans puissance, indigné sans oser ni devoir le dire, je fus au séminaire d'une tristesse qui, à seize ans, a bien peu d'exemples. Je ne formais aucune liaison. J'en avais contre mes supérieurs, contre mes parents, contre les institutions et surtout contre la puissance qu'on donnait aux convenances sociales auxquelles je me voyais obligé de me soumettre.

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Re: EuskoTV

Message par Djinndigo » mer. janv. 31, 2018 5:47 pm

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Île de Labegaray : deux mois après
31 mars 2035

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Horazio Goyechea (à droite sur la photo) : « Bonjour et bienvenue, chers téléspectateurs et euskalophiles, sur notre émission d'actualité quotidienne autour de la civilisation euskale. Aujourd'hui, nous allons revenir sur un événement majeur qui s'est déroulé il y avait seulement deux mois encore... Je parle bien sûr du départ des troupes uhmanéennes stationnées sur l'île de Labegaray, petite île de 5 100 kilomètres carrés, le 1er février dernier, alors que les troupes de la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne, reprenaient lentement possession du territoire dans une ambiance générale triste et morbide. En effet, l'arrivée puis le départ de l'Uhmali sur la petite île avait été l'occasion de nombreuses atrocités de guerre, que nous détaillerons plus loin dans cette émission. Aujourd'hui, nous tâcherons donc de revenir sur les événements autour du débarquement des forces uhmanéennes sur l'île labegarayenne pour fournir un schéma d'ensemble, et permettre de restituer l'information dans sa neutralité, mais également dans son atrocité. »

Aldontza Andupe (à gauche sur la photo) : « Effectivement Horazio, comme vous l'avez souligné, ces événements, surtout lorsqu'ils sont sortis de leur contexte, sont parmi les atrocités que la guerre laisse les hommes commettre. Tout d'abord, pour commencer cette émission, nous débuterons avec une chronologie des événements, qui sont désormais entrés dans l'Histoire avec un grand H. Ainsi, dès le 12 juin 2034, les navires uhmanéens, en collaboration avec la flotte nechinayoquaine, arpentent les eaux de Ventélie orientale, près du Vanuaha, pour tenter d'intercepter une potentielle incursion navale du Txile en Ventélie, qui avait adressé quelques jours plus tôt un ultimatum au comptoir britonnique de Yanaon. Après trois mois de flottement sur le front néchinésien, où le Txile n'a pas bougé et l'Uhmali attend, supportée par la flotte de guerre nechinayoquaine, l'Uhmali et le Nechinayoco passent finalement à l'offensive le 21 septembre 2034, profitant des opérations de l'Algarbeko Gortzula (Corps d'Algarbe) en Algarbe-du-Sud pour arriver dans les eaux territoriales txiléennes. Début octobre 2034, la flotte uhmanéenne, seule après le départ de la flotte nechinayoquaine à cause de l'instabilité de ce pays, forme un périmètre de blocus autour du Txile, sur plusieurs milliers de kilomètres de long. »

Horazio : « Après avoir déployé un important blocus naval pour forcer le Txile à signer les traités de paix déjà en rédaction sous l'égide d'une délégation txiléo-vrye, la flotte uhmanéenne brise finalement le pourparlers pour débarquer à l'improviste le 27 octobre 2034 sur la petite île txiléenne de Labegaray, séparée du continent et du reste du Txile (dont la province de Pomaroak) par le petit détroit de Labegaray. Cependant, l'Itsas Indarra (littéralement, la « force de la mer »), la marine de guerre txiléenne, revient à temps de l'expédition militaire en Algarbe-du-Sud - où elle a opéré un débarquement près de Dorban - pour contrer une potentielle offensive de l'Uhmali sur le continent, et parvient à stabiliser la situation et à restreindre un potentiel fiasco militaire à une simple défaite peu significative. Cependant, le débarquement uhmanéen sur l'île de Labegaray est acté : les troupes uhmanéennes occuperont ainsi l'île de Labegaray pendant trois mois, durant lesquels la population et les infrastructures seront soumises à de rudes épreuves. »

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Le quartier de l'Aerugo, à Igoera, détruit par les bombardements.

Aldontza Andupe : « En effet, la population locale sera malmenée durant ces trois mois d'occupation, du 27 octobre 2034 au 1er février 2035. L'île de Labegaray est déjà fortement peuplée à l'arrivée des uhmanéens, avec cent milles habitants et une densité de population de 19,3 habitants au kilomètre carré, soit une densité démographique plus forte que sur le reste du territoire txiléen, d'environ 16,3 habitants au kilomètre carré en 2034 au niveau national. Ainsi, c'est sur le front néchinésien du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs » que les pertes civiles ont été les plus importantes, avec 5 185 morts civils directement tués par les bombardements de l'Union Panocéanique et de l'Uhmali, mais aussi la déportation puis l'exil de quelques soixante-dix milles labegarayens, tous exilés de leur île natale par les forces uhmanéennes. Dans les bombardements successifs d'Urutzalde, dans la province de Pomaroak, puis d'Igoera, dans la province de Pomaroak Behera, plus de civils sont morts que sur le front d'Algarbe-du-Sud, avec plus de quarante pourcents des pertes civiles de tout le conflit réuni sur le front de Néchinésie, et ce, dans un seul camp, alors que les pertes uhmanéennes se sont résumées à 4 783 soldats, contre au total 10 762 morts pour le Txile. »

Horazio : « Mais il ne faut pas oublier que l'arrivée, puis le départ des troupes uhmanéennes sur la petite île de Labegaray ne se sont pas fait sans quelques désagréments. Ainsi, pendant toute la période de l'occupation uhmanéenne, du du 27 octobre 2034 au 1er février 2035, l'autorité provisoire d'occupation, directement dirigée par l'état-major combiné des forces armées de l'Union Panocéanique, a organisé la déportation sommaire d'une majeure partie des habitants insulaires labegarayens, quasiment 90%, dans des camps à la pointe occidentale de l'île, là où son influence dans les combats serait minimale. Après que l'Uhmali se soit rendu compte que les infrastructures sommairement dressées en guise de camps sur l'île dorimarienne ne suffiront pas à palier au problème de l'approvisionnement des populations civiles labegarayennes en denrées continentales, agricoles notamment, 70% de la population insulaire a donc été jetée à l'eau par les soldats uhmanéens, supportés par les vryes et les mahajanubiens. Outre les conditions humaines épouvantables de ce conflit, les dégâts sont réels au Txile : pour les villes bombardées, il faudra reconstruire les infrastructures, et pour les habitants de l'île de Labegaray, le retour à la normal se fera difficilement. En effet, on observe parmi ces derniers un fort rejet à l'encontre des labegarayens ayant collaborés auprès des troupes uhmanéennes, allant jusqu'à lyncher les personnes en question, et pour les femmes tombées enceintes pendant l'occupation, tabassées jusqu'à la fausse couche. Ainsi, des images cruelles ont circulé sur le sort desdits hommes et femmes sur le net, quelques heures avant que l'Ertzaintza, la police txiléenne, ne soit déployée à son tour sur l'île, après la Txileko Gudarostea, pour rétablir l'ordre. »

Aldontza Andupe : « Chers téléspectateurs, nous vous remercions de votre attention sur cette émission touchante, au travers de laquelle nous avons cherché à donner un hommage vibrant à ces hommes et femmes, morts pour la patrie. Tout de suite, une courte pause musicale, qui sera suivie de l'émission quotidienne de cuisine traditionnelle euskale, et nous vous souhaitons une bonne journée sur EuskoTV. »
Plus réfléchi qu'on ne l'est ordinairement à l'âge que j'avais alors, révolté sans puissance, indigné sans oser ni devoir le dire, je fus au séminaire d'une tristesse qui, à seize ans, a bien peu d'exemples. Je ne formais aucune liaison. J'en avais contre mes supérieurs, contre mes parents, contre les institutions et surtout contre la puissance qu'on donnait aux convenances sociales auxquelles je me voyais obligé de me soumettre.

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Message par Djinndigo » lun. avr. 23, 2018 11:05 pm

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Sommes-nous dans une véritable crise économique ?
9 décembre 2035

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Horazio Goyechea (à droite sur la photo) : « Bonjour et bienvenue, chers téléspectateurs et euskalophiles, sur notre émission d'actualité quotidienne autour de la civilisation euskale. Aujourd'hui nous allons aborder un sujet que vous avez sans doute lu et vu de façon récurrente dans les grands titres de la presse, txiléenne comme mondiale : d'après de nombreux experts économistes, le monde serait entré dans une phase de mutisme économique particulièrement prononcé, qui sera à terme, toujours selon ces mêmes économistes, l'initiateur d'une grave crise économique dont nous pouvons retrouver la prophétie en quelque sorte dans les cycles économiques décrits par l'économiste bykovien Kondratiev au siècle dernier, qui prévoyait des crises économiques longues d'une quarantaine d'années ; or, depuis la date fatidique approche où l'économie mondiale pourrait à nouveau être soumise à une crise généralisée. Pour répondre à cette question aujourd'hui, Aldontza Andupe est présente à nos côtés pour nous éclaircir au sujet des raisons de cette même crise, qui reste hypothétique rappelons-le. »

Aldontza Andupe (à gauche sur la photo) : « Effectivement, comme vous le soulignez si justement vous-même Horazio, cette crise économique est pour l'instant relativement théorique dans la mesure où la plupart des conséquences ne sont pour l'instant qu'envisagées comme des potentialités et ne sont pas encore visibles. Bien sûr, l'un des premiers signes est l'inflation : l'absence relative de celle-ci auprès des petits commerces nous rappelle cependant que la crise, si elle doit avoir lieu, se passera l'année prochaine, où nous atteindrons sans doute un seuil critique de goulot d'étranglement. Mais un goulot d'étranglement, qu'est-ce que c'est ? Et bien, en économie, il s'agit du phénomène correspondant à l'afflux rapide de l'offre avec une arrivée plus lente, voire pas d'arrivée du tout, de la demande. Cela ralentit le système en général, les flux sont moins intenses, les producteurs produisent à perte, ils sont obligés de stocker ou pire, de brûler pour pouvoir continuer à produire. Cela mène à des situations on ne peut plus révoltantes, mais a des réelles conséquences sur le plan économique : faillite, d'abord déflation (chute des prix car trop d'offre) puis après une période, inflation et explosion de la demande par effet inverse. »

Horazio : « Voilà pour ce qui est des détails économiques ; mais maintenant, nous allons nous pencher sur les circonstances et le contexte d'une telle situation. Quelle serait la cause de l'apparition de goulots d'étranglement ? Un brusque afflux de l'offre par la libération brutale de nombreuses sources simultanées ? C'est ce qui semble être la cause la plus plausible. Le Vonalya, qui vient tout juste de sombrer pour cause de conflits internes, avait, par le biais de la Société Vonalyanne des Gaz, le quasi-monopole sur le gaz, ce qui avait mené à un contrôle strict et rigoureux des cours des hydrocarbures par ce monopole. Mais l'effondrement vonalyan a entraîné dans sa chute la SVG, dont les nombreuses filiales ont dû être nationalisées dans des pays producteurs comme l'Horbarash, le Kaiyuan ou le Vryheid. Ces nationalisations ont menés à un dérèglement des cours de production et de vente du gaz au mètre cube, et donc d'un afflux important de l'offre pour une demande sans doute en déclin au vu de la transition énergétique déjà en cours dans plusieurs pays. »

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Les petits commerces, plus nombreux au Txile, ne sont pour l'instant pas impactés.

Aldontza : « Mais la vraie question qui intéresse l'audimat aujourd'hui est la suivante : quel va être l'impact de la crise économique si elle doit avoir lieu ? Tout d'abord, il faut se situer : pour les citoyens txiléens, les principales denrées - vitales ou non, comme les denrées alimentaires ou les produits d'hygiène - sont achetables dans l'épicerie la plus proche, et il s'agit du modèle de commerce le plus répandu au Txile. L'une des conséquences les plus connues de la crise est l'inflation, c'est-à-dire la hausse générale des prix. Pour l'instant, aucune hausse notable des prix n'est à signaler, malgré, comme nous le soulignons plus tôt dans l'émission, la dérégulation des cours du gaz par la disparition du Vonalya. Mais cette dérégulation n'est qu'un prélude à ce qui risque d'arriver ensuite : l'ensemble des hydrocarbures vont être victimes de l'inflation, notamment à cause des frictions et conflits en Cérulée, bloquant l'un des principaux flux commerciaux, notamment pour le pétrole d'origine hachémanienne, caskare ou kandjari. Mais en quoi l'inflation des prix pour les hydrocarbures aurait une quelconque conséquence sur l'inflation du prix des autres denrées ? »

Horazio : « En effet Aldontza, l'inflation du prix des hydrocarbures, notamment le pétrole, aura un effet décisif sur l'inflation des prix des principales denrées, qu'il s'agisse des produits de l'alimentation de base ou de produits à plus forte valeur ajoutée, comme des objets manufacturés. L'inflation aura une conséquence directe sur le coût du transport de ces mêmes denrées, et si la crise se généralise, alors les produits locaux deviendront bien plus avantageux, au mépris de la concurrence étrangère ou extra-régionale dont l'avantage se verra diminué par le coût de plus en plus important du transport desdits produits. Pour la République txiléenne, cette crise et l'inflation aura des conséquences négligeables lors de son potentiel éclatement l'année prochaine, puisque le Txile s'est déjà lancé sur la voie du carburant alternatif, notamment le bioéthanol, dont le cours semble être stable et à même tendance à baisser grâce à l'appui de la production txiléenne. Le Txile en sera-t-il donc exempté ? Non, car les premiers coups de semonce de la crise, dans les bourses montalvéenne et lianwadaise, ont également leurs propres échos à la Burtsa, la principale place financière txiléenne. Je laisse donc à Aldontsa le mot de la fin pour cette émission sur la crise économique. »

Aldontza : « Pour finir cette émission, je citerais un authentique économiste et ministre planificateur dytolien : les hommes ne voient la nécessité que dans la crise. La crise économique, malgré les nombreux battements de bras de la presse internationale pour tenter de la comprendre et de la croire inéluctable, semble finalement hypothétique et, si les gouvernements du monde entier et des principales économies capitalistes agissent à l'unisson, elle peut être évitée. Je finirai donc par une interrogation : la crise est-elle nécessaire, est-elle si périlleuse ? »
Plus réfléchi qu'on ne l'est ordinairement à l'âge que j'avais alors, révolté sans puissance, indigné sans oser ni devoir le dire, je fus au séminaire d'une tristesse qui, à seize ans, a bien peu d'exemples. Je ne formais aucune liaison. J'en avais contre mes supérieurs, contre mes parents, contre les institutions et surtout contre la puissance qu'on donnait aux convenances sociales auxquelles je me voyais obligé de me soumettre.

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Re: EuskoTV

Message par Djinndigo » mer. nov. 28, 2018 10:46 pm

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L'archipel paskoan, entre bénéficiaire et victime de la politique txiléenne
24 septembre 2037

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Horazio Goyechea (à droite sur la photo) : « Bonjour et bienvenue, chers téléspectateurs et euskalophiles, sur notre émission d'actualité quotidienne autour de la civilisation euskale. Aujourd'hui, nous allons aborder un sujet particulièrement récent, mais dont les événements se sont étalés sur plus d'une année : le rapprochement économique puis politique entre les Provinces-Unies du Txile et la République des îles Paskoak. Thème épineux que voilà ! En effet, l'intégration politique de l'archipel paskoan au sein de la fédération txiléenne n'a été entérinée que récemment par une loi-cadre qui n'a été signée par le Parlement paskoan que grâce à une courte majorité législative favorable au Lehendakari (président) en place. Si au sein du spectre politique des Provinces-Unies txiléennes les politiciens sont assez enclins à une telle fusion, comme en témoigne la majorité claire dégagée par la coalition libérale-conservatrice lors du vote de la loi-cadre au Parlement txiléen, ça n'est pas le cas de l'hémisphère politique de l'archipel. Il s'agit donc d'un fait politique qui reste encore à être accepté par tous les responsables politiques des îles Paskoak, même si la population paskoane semble être plus largement favorable à la fusion avec le Txile. »

Aldontza Andupe (à gauche sur la photo) : « En effet, comme vous le dites vous-même Horazio, cette « annexion », comme est qualifiée la fusion txiléo-paskoane par certains membres de l'opposition parlementaire dans les îles Paskoak, est un sujet de discorde entre le peuple paskoan et les élites. Ainsi, alors que les partis politiques libéraux se sont prononcés en faveur de la fusion dans le vote de la loi-cadre du 30 juin 2037, des citoyens se revendiquant comme libéraux ont protesté contre la collusion entre élites dirigeantes et gouvernement txiléen, notamment au sujet des largesses fiscales et financières de l'archipel paskoan qui en avaient fait un pôle d'attractivité économique notable en Néchinésie méridionale ; avec la cession de la souveraineté et de l'autonomie financière des îles Paskoak, les insulaires souffriront d'une importante baisse de popularité auprès des organismes internationaux, au profit d'un réseau txiléen métropolitain plus attractif. Maintenant que les îles ont perdu leur attrait fiscal, une décrue économique est redoutée par de nombreux libéraux qui rejettent une potentielle récession sur les décisions du gouvernement central de Donostia, la capitale txiléenne. »

Horazio : « Mais l'avis de certains citoyens paskoans ne semble pas être celui de la plupart des txiléens : ces derniers, avec une large majorité législative, ont soutenu le projet de loi-cadre. Il faut dire que les Provinces-Unies jouent ici leur carte de « champion de l'euskalité » : le Txile, en tant que principale puissance dorimarienne et euskale, est légitime en tant que souverain de l'archipel paskoan dans l'opinion publique txiléenne. Cette domination de la culture euskale, qui s'inscrit dans une politique étrangère impérialiste de la part du prince Gaspar II d'Esparza, est un des objectifs à moyen terme de la monarchie txiléenne. Avec un large soutien d'une coalition majoritaire libérale-conservatrice au Parlement ainsi que l'appui d'une majeure partie des nationalistes euskals et des patriotes, le monarque txiléen s'est assuré une large base populaire dans le cadre de l'expansion des Provinces-Unies du Txile. Face aux vingt-huit millions d'habitants de la fédération txiléenne, les deux millions de paskoans n'ont qu'un faible impact démographique. Si le Produit Intérieur Brut par habitant paskoan est plus haut que la moyenne au Txile, quasiment huit milles dollars contre un peu plus de trois milles dollars par habitant txiléen, les îles Paskoak sont également insignifiantes sur le plan économique, avec un Produit Intérieur Brut représentant moins d'un cinquième des richesses du reste du territoire txiléen. »

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Les citoyens txiléens moyens se disent « satisfaits » de la situation dans les îles Paskoak.

Aldontza : « La véritable question qui se pose maintenant pour les décisionnaires de l'ancienne République, c'est celle de la direction à prendre ; alors que l'ancien gouvernement a repris ses fonctions sans pause grâce à la compatibilité institutionnelle entre l'administration insulaire et l’État txiléen, les contestations semblent se tarir face à l'arrivée imminente du bulletin économique de l'année 2037. En effet, alors que le Produit Intérieur Brut des Provinces-Unies du Txile a dépassé cette année les cent milliards de dollars grâce à la fusion fictive entre les économies paskoane et txiléenne, les performances économiques semblent ne pas être au rendez-vous pour la métropole txiléenne - ni pour sa province excentrée d'ailleurs, qui risque d'afficher cette année une croissance économique pitoyable rappelant ses performances des années précédant 2036 - où, par sa libéralisation, l'archipel avait bénéficié d'un boost économique significatif. Les performances économiques et démographiques annuelles pourraient jouer un rôle déterminant dans la pérennité de l'union txiléo-paskoane, d'après plusieurs militants d'opposition. Mais si l'entente entre majorités au pouvoir s'est faite sans trop de difficulté entre les deux Parlements, maintenant que le Parlement paskoan est devenu une assemblée provinciale, le courant ne semble pas passer entre les deux oppositions : les socialistes txiléens, favorables à une République, redoutent le libéralisme des mœurs des anarchistes paskoans ; la question morale pourrait bien être le point de rupture dans la convergence des luttes. »

Horazio : « Mais les questions politiques ne font pas tout ! En effet, comme l'a déjà démontré par le passé la population paskoane, l'opinion publique est capable de se révéler aux antipodes de la pensée politique entretenue par les élites parlementaires. C'est également ce défi-là que Gaspar II devra relever pour obtenir la souveraineté légitime sur un archipel réputé comme « irréductiblement ingouvernable » : le souverain-monarque du Txile devra s'attirer la sympathie populaire locale et parvenir à contourner l'habituel mépris de la politique par les paskoans pour gagner leur confiance. Le monarque avait déjà su se montrer pragmatique et détaché des sphères politiques par le passé, notamment en accédant au pouvoir de manière pacifique et avec un très large soutien populaire et parlementaire, et les citoyens des îles Paskoak n'en attendent pas moins. Une fois ces écueils passés, les txiléens pourront enfin s'assurer de paisibles vacances à moindre frais sur les plages tempérées d'Aroñari tandis que les paskoans bénéficieront d'un pouvoir d'achat très important par leur revenu très élevé par rapport au reste du territoire txiléen. »

Aldontza : « Bien sûr Horazio, cela profitera à de nombreux citoyens du Txile, peu importe qu'il soit en « métropole » ou dans les îles Paskoak ! Car oui, à l'exception de quelques rares exceptions - sujets à vérification -, la quasi-totalité des citoyens paskoans ont reçu jeudi dernier leur nouvelle nationalité, avec tous les droits correspondants. L'intégration des îles Paskoak au sein de la fédération de provinces est déjà bien entamée, et d'ici quelques mois les dernières anomalies d'incompatibilité entre les systèmes seront effacées. L'ensemble de l'administration paskoane, placée sous la tutelle de l'administration fédérale pour la durée d'un an, sera libre d'opérer en toute autonomie d'ici 2038, tandis que le gouvernement provincial changer comme convenu dans la loi-cadre en avril 2040, comme dans l'ensemble des provinces txiléennes. Les craintes des citoyens paskoans restent en suspens au-dessus de l'union, mais le lien étroit qui maintient l'ensemble txiléo-paskoan ne semble pas en péril, malgré de piètres performances économiques à prévoir pour cette année. Pour finir cette émission sur les relations entre le Txile et les îles Paskoak, nous vous invitons à écouter le morceau suivant, finaliste et gagnant de Mondovision 2036. »

Plus réfléchi qu'on ne l'est ordinairement à l'âge que j'avais alors, révolté sans puissance, indigné sans oser ni devoir le dire, je fus au séminaire d'une tristesse qui, à seize ans, a bien peu d'exemples. Je ne formais aucune liaison. J'en avais contre mes supérieurs, contre mes parents, contre les institutions et surtout contre la puissance qu'on donnait aux convenances sociales auxquelles je me voyais obligé de me soumettre.

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Re: EuskoTV

Message par Djinndigo » mer. oct. 09, 2019 3:10 pm

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Élections au Txile, la droite rejetée dans l'opposition
26 avril 2040

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Horazio Goyechea (à droite sur la photo) : « Bonjour et bienvenue, chers téléspectateurs et euskalophiles, sur notre émission d'actualité quotidienne autour de la civilisation euskale. Aujourd'hui, émission spéciale sur un événement récent dont beaucoup de nos téléspectateurs sont déjà au courant : les élections générales txiléennes de 2040 ont mené à la formation d'une majorité parlementaire placée à gauche de l'échiquier politique, tandis que l'ancienne coalition au pouvoir, composée de partis allant de la droite libérale à la droite abertzale - patriote ou nationaliste selon que l'on soit placé à droite ou à gauche -, s'est vu rejetée dans l'opposition avec une forte minorité. Cumulant cent quatorze députés élus, la nouvelle coalition au pouvoir doit faire face à une opposition de seulement quatre-vingts deux sièges, en excluant la minorité officiellement neutre uniquement composée du jeune parti Demokraziaren Aurretik (DA, « En Avant la Démocratie »). Une composition du Parlement txiléen (Txileko Parlamentua) qui n'est pas sans rappeler la situation de 2029 où la gauche txiléenne avait une large assise parlementaire similaire à celle-ci ; cela dit, de nombreux éléments viennent cette fois-ci changer la donne notamment auprès de l'électorat, expliquant ce résultat électoral atypique et bien plus prononcé que la démocratie txiléenne n'a l'habitude d'être. Ainsi, cette émission spéciale tentera d'expliquer cette alternance brutale et initialement inattendue de la part des votants. »

Aldontza Andupe (à gauche sur la photo) : « En effet Horazio, comme vous l'avez souligné, ces élections ont eu des causes et des conséquences inattendues au Txile. Tout d'abord, il est important de les replacer dans leur contexte : premières élections générales depuis la restauration de la monarchie par le désormais prince Gaspar II d'Esparza, le scrutin s'est déroulé dans une atmosphère relativement calme mais cette ambiance plutôt sereine n'a pas réussi à camoufler les véritables dynamiques qui animent ce retour aux urnes. Depuis les élections précédentes datant de 2035, les Provinces-Unies du Txile se sont vues confrontées à de nombreux éléments perturbateurs. Tout d'abord, la multiplication des menaces internationales parfois directement adressées au Txile, mais aussi le ralentissement généralisé de l'économie nationale se traduisant par un effet « entonnoir » sur l'ensemble des secteurs du marché : ce rétrécissement de la demande pourrait en effet se produire d'ici à quelques années, provoquant une importante crise économique sur l'ensemble du système. Une échéance que de nombreux txiléens redoutent et que les politiques budgétaires inefficaces de la droite txiléenne au cours du mandat du libéral-conservateur Iñaki Bidaurre (2035-2040) n'ont pas réussi à apaiser. »

Horazio : « Comme le souligne ma collègue ici présente, le Txile est dans une situation plus ou moins comparable à une « crise existentielle » : pourtant destiné au rôle de puissance continentale majeure en 2035, voilà qu'un seul quinquennat aura suffi à démolir les ambitions géopolitiques txiléennes pour ramener l'intérêt des citoyens sur la politique intérieure de leur pays, à commencer par l'économie en plein ralentissement ou encore la défense nationale perpétuellement remise en cause. La gauche récemment élue souligne ainsi l'inaction des précédents mandataires, présentant les politiques étrangère, défensive et économique des libéraux-conservateurs txiléens précédemment au pouvoir comme une bombe à retardement à l'échelle d'un pays. À l'inverse, les politiciens de la droite maintenant mise à mal avancent le nombre de difficultés croissants avec lesquelles le gouvernement précédent a dû appliquer sa politique, nonobstant les boulets laissés par l'ancien gouvernement de gauche du très controversé Lehendakari (président) Pantxiko Eraul. Alors que la gauche txiléenne tend à réhabiliter sa mémoire au sein des organes de pouvoir comme un homme « de circonstance », l'opposition tient encore à rappeler les déboires diplomatiques et militaires rencontrés par le dernier gouvernement républicain. »

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Des élections générales qui auront eu des conséquences bien inattendues pour un Txile qui se dirige vers la crise.

Aldontza : « Si les principaux partis politiques txiléens continuent encore leurs échanges épistolaires en public à propos des conséquences néfastes de leurs derniers mandats respectifs, il est désormais temps pour la nouvelle coalition socialiste au pouvoir de constituer un gouvernement : une tâche que de nombreux politologues présentent comme compliquée étant donnée la configuration du nouveau bloc politique au pouvoir. En effet, constituer un gouvernement hybride entre les social-démocrates du Txilen Berritzeko Alderdia (TBA, « Parti Txiléen du Renouveau ») et les communistes du Txileko Alderdi Komunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen ») semble être un programme rendu bien difficile par les nombreux désaccords existants entre les propositions radicales des socialistes et les réformes ambitieuses des socio-démocrates. Les politiciens de gauche demeurent cependant sereins d'après diverses entrevues, étant donnée la majorité absolue confiée à la gauche par les citoyens txiléens et la nature du compromis fait par les deux partis membres du « Front républicain » (Errepublikaren Frontea). »

Horazio : « En parlant de république, une nouvelle problématique est soulevée par l'arrivée de ce fameux « front républicain » au pouvoir : même si l'alternance entre les partis et la tenue d'élections libres a confirmé et installé le prince au sommet de l’État comme figure monarchique relativement distante des rênes du pouvoir et laissant libre-cours à la démocratie parlementaire représentative, la question du maintien de la stature princière au sommet de la chaîne de commandement - notamment en ce qui concerne les mesures militaires d'ordre international et la politique étrangère - risque d'être soulevée d'ici à quelques semaines avec la mise en place d'un gouvernement possiblement antimonarchiste et l'arrivée des premiers projets de loi des ministres membres du nouveau cabinet. Comment la gauche txiléenne et ses représentants au pouvoir comptent-ils traiter le jeune monarque alors que leur programme initial, annoncé dès la défaite de la gauche aux élections d'avril 2035, comprenait la destitution ou du moins la mise à mal de monarchie lors du retour des républicains au pouvoir. Qu'en sera-t-il, alors qu'une majorité de la population txiléenne voit encore le prince comme un homme providentiel depuis les événements de 2035 ? »

Aldontza : « Rien n'est sûr à l'heure actuelle alors que la gauche tâte encore le terrain de son électorat tandis que les cadres des deux partis politiques au pouvoir tentent de s'accorder pour trouver un terrain d'entente au sujet du nouveau gouvernement. L'homme - ou la femme - qui dirigera ce dernier semble encore être un sujet sensible, puisque la cheffe du « Front républicain », Temistokles Oñatebia, s'est retirée de la liste des candidats à ce poste alors qu'elle partait gagnante dans ce même classement. Le retour d'un parti communiste, longtemps considéré comme renégat par son nom et par ses idées radicales, est également mal perçu par de nombreux txiléens par la nature du parti, ses origines ainsi que ses très controversés membres ; le Txile demeure encore meurtri par les mémoires des conflits idéologiques et le dogme meurtrier du communisme rappelle à trop de txiléens le « péril rouge » connu dans les années 1960. De nombreuses dynamiques internes émergent au sein de la vie politique txiléenne alors que plusieurs questions restent encore en suspens au niveau national, notamment en ce qui concerne le domaine de la défense armée et les moyens employés par le futur gouvernement pour re-dynamiser une économie qui a pris du plomb dans l'aile. »
Plus réfléchi qu'on ne l'est ordinairement à l'âge que j'avais alors, révolté sans puissance, indigné sans oser ni devoir le dire, je fus au séminaire d'une tristesse qui, à seize ans, a bien peu d'exemples. Je ne formais aucune liaison. J'en avais contre mes supérieurs, contre mes parents, contre les institutions et surtout contre la puissance qu'on donnait aux convenances sociales auxquelles je me voyais obligé de me soumettre.

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