Fenêtre sur le pays [utilisable sur demande]

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Zaldora
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Re: Fenêtre sur le pays [utilisable sur demande]

Message par Zaldora »

Les lignées de Mótsognir (8)
5 avril 2041,


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Le convoi traversant Jumfrúheimr à l’aller, empruntant la même voie et unique voie au retour.
Le chariot royal se situait derrière le chevalier arborant une bannière, caché derrière les branchages et les feuilles.


En route vers Hurðborg, le long convoi de la Reine traversait la forêt de Jumfrúheimr, empruntant le même sentier qu’à l’aller. La traversée de lieux boisés était toujours délicate et laissait les gardes, autant que les occupants des divers chariots, sur le qui-vive. La Reine se trouvait dans celui du milieu et serrait son bébé contre elle. A ses côtés, Valdríkr (écuyer) ne lâchait plus son poignard et observait à travers les meurtrières. En face, le Westréen Tom, lige de Marie, paraissait remarquablement serein et faisait la sieste malgré les secousses. Le véhicule était un chariot de type lourd, en bois massif bardé de fer, et constellé de meurtrières latérales. L’intérieur n’avait pas plus de fioritures et arborait seulement deux bancs de bois recouverts par des fourrures. Les chevaux hennissaient, se cabraient et s’agitaient terriblement. Les chevaliers, jusqu’aux porte-bannières, s’affairaient à les calmer, sans être eux-mêmes très confiants. Chacun ne craignait pas tant une attaque de brigands que de rencontrer la Askrfrú (« femme du Frêne »), malicieuse créature norroise réputée pour vivre dans cette forêt. Même le Roi Austmarr, chevauchant à l’avant-garde, d’origine hellène et moins superstitieux que ses peuples d’adoption, n’était pas tranquille. Seul Tom s’en foutait et pensait que si l’Askrfrú apparaissait, sans y croire, il la tuerait en moins de deux.

La Reine jeta un coup d’œil méfiant à travers la meurtrière tandis qu’une arbalète se tenait à ses pieds en cas de danger. Le bébé, Óláfr, dormait quant à lui innocemment et paisiblement dans ses langes. Sa naissance fut pour Marie un soulagement et un véritable rayon de soleil qui la rendit radieuse. Toutefois, l’enlèvement de sa fille restait toujours dans un coin de sa tête. Les riches bourgeois assuraient bien la traiter mais la Reine en doutait. Une rencontre était prévue à la fin du printemps sur le pont d'Allfriðhross. En attendant, la suzeraine avait envoyé ses espions pour tenter de localiser le camp des rebelles et secourir sa fille. Cependant, d’après des renseignements d’Edna la Westréenne, les clans bourgeois auraient engagé au moins deux compagnies de mercenaires. Les choses ne seraient donc pas faciles… Au fond, Marie n’avait pas grande idée de ce que lui réservaient les prochains mois : allait-elle battre Ragnarr III ou se retrouver exclut de la société ? Allait-elle marcher sur la capitale et retrouver sa fille ou refuser et risquer de ne plus jamais la revoir ? Perdre un troisième enfant en seulement quatre ans serait assurément beaucoup trop lourd à porter. La Reine était certaine d’au moins une chose : que sa petite lui revienne vivante ou non, les clans à l’origine de son rapt avaient signé leur arrêt de mort.

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A plusieurs centaines de lieues, au nord-est, la princesse Marie était assise, recroquevillée au fond de l’écurie communale du village. Une écuelle de bouillie d’avoine gisait à ses pieds, elle n’y avait pas touché. Deux écorcheurs montaient la garde, et elle osait à peine les regarder. Depuis l’enlèvement, trois familles bourgeoises signataires de la revendication prirent peurs et s’étaient débinées. Les autres tenaient bons, même si l'inquiétude s’insinuait aussi en eux. Avaient-ils été trop loin ? Le désespoir justifiait-il un acte si radical et surtout si DANGEREUX ? De leurs côtés, les habitants de la Cité de Valborg coulaient des jours heureux. Peu menacés par la Fraternité et protégés des féodaux, les Valborgeois se tenaient à l’écart des intrigues menées par les lignées de Mótsognir. Parmi eux [Valborgeois], le clan Tryggving possédait l’unique château de la ville. La branche cadette y habitait et gérait les affaires de famille. Celle-ci faisait peu de bruits et vivait comme tous à chacun au sein du monde Thorvalois. La branche ainée, quant à elle, quitta le Thorval au XVIIIème siècle et, le temps passant, fit fortune dans le cuivre en Gégavénie et en Assarénie. Là-bas, on les connaissait comme la famille Zorvalès. La branche cadette eut évidemment vent du complot mené contre la royauté mais, face au risque, refusa de s'y joindre, préférant soutenir les vainqueurs et s'en attirer les bonnes grâces…
Le Thorval en un clin d’œil.
« Il faut pardonner à ses ennemis mais pas avant de les avoir pendus. » Proverbe thorvalois.
« Qui est le plus puissant ? Le roi ou le paysan ? Le paysan. Pourquoi ? Parce que si le paysan n’existait pas, le roi mourrait de faim. » Nasreddin Hodja

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Zaldora
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Re: Fenêtre sur le pays [utilisable sur demande]

Message par Zaldora »

† Le saint Thorval †
6 avril 2041,


Image
L'église romane du village de Sainct-Eiríkr, et une partie de son cimetière.


La Confrérie Sainct-Óláfr et la Fraternité considéraient comme saintes toutes les terres du royaume ; et que le péché des Hommes les souillaient. Les autres estimaient plutôt que le Thorval recelait de lieux saints tels que les églises, les monastères, les abbayes, les cathédrales, les oratoires, les calvaires, certains arbres, certaines forêts, certaines rivières ou lacs, certains animaux ou... toute partie des paysages ruraux et urbains fréquentés ou touchés par un saint, voir par le Saint Esprit. Si les Thorvalois étaient loin d'être parfaits dans leurs comportements, malgré leur Foi, ils n'en niaient pas l'existence du péché comme au sein des pays sécularisés. Le Royaume était chrétien et la sacralisation de ses villes, ses campagnes, ses montagnes et ses horizons, autant que l'omniprésence de Dieu dans les discours et les discussions, rappelaient chaque jour ses racines chrétiennes.

Édifices sacrés

Églises rurales : ~ 14 580
Églises citadines : ~ 1 220
Cathédrales (villes) : 3
Grandes Abbayes (campagnes) : 30
Monastères et abbayes : ~ 1 900

Soit 265 habitants pour 1 édifice religieux.

Oratoires et calvaires : ~ 35 000
Arbres, rivières et pierres sacrés : innombrables
Animaux sacrés : innombrables


Architectures sacrées

Norroise ancienne : ~ 14 238 (27%)
Romane : ~ 13 183 (25%)
Gothique : ~ 12 656 (24%)
Mélange Gothique-Romane : ~ 12 652 (23,992%)
Byzantine : 3 (0,006%)
Renaissance : 1 (0,002%)


Matériaux

Pierre : ~ 38 292 (72,61%)
Bois : ~ 14 238 (27%)
Brique (gothique de Jensgård) : 203 (0,03%)

Enfin,

~ 43% des toponymes de villes et de villages comprenaient le mot Sainct ou renvoyaient vers les choses sacrées ; pour ~ 50% des noms de rivières, forêts, collines, montagnes, sites naturels, lieux-dits ou autres.
Le Thorval en un clin d’œil.
« Il faut pardonner à ses ennemis mais pas avant de les avoir pendus. » Proverbe thorvalois.
« Qui est le plus puissant ? Le roi ou le paysan ? Le paysan. Pourquoi ? Parce que si le paysan n’existait pas, le roi mourrait de faim. » Nasreddin Hodja

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